‹ Traité de zoologie (volume 2)Chapitre 35 sur 271 · CLASSIFICATION D'ARISTOTE · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION D'ARISTOTE

observer comparativement la structure des organes internes et de leurs fonctions; il exposa les mœurs, l'histoire de la reproduction et du développement, et soumit à une étude approfondie les activités psychiques, les penchants et les instincts, procédant toujours du particulier au général, et. établissant les rapports réciproques et les liens intimes des phénomènes. On peut aussi considérer, avec Aubert et Wimmer, l'œuvre du grand maître comme une biologie du règne animal appuyée sur une masse énorme de faits positifs, inspirée par l'idée grandiose de reproduire en un vaste tableau harmonique la vie animale dans ses modifications infinies, et dominée par celte conception du monde qui suppose une fin rationnelle aux lois de la nature. A un pareil dessein devait correspondre une division des animaux en groupes naturels, qu'il traça avec une perspicacité admirable, si l'on tient compte du nombre relativement restreint de matériaux, dont on disposait à cette époque. La division des animaux en animant' pourvus de sang (ÊWipa) et animaux exsangues (âvait/a), dont il ne se servit nullement comme principe de classification, repose, il est vrai, sur une erreur, car tous les animaux possèdent un liquide sanguin, et la couleur rouge n'est point, comme le croyait Aristote, une preuve de l'existance du sang, mais au fond il entendait opposer l'un à l'autre les deux groupes des Vertébrés et des Invertébrés.

Les huit groupes naturels d'Aristole sont les suivants :

Animaux pourvus de sang {ïvxiy.z). — Vertébrés.

1. Animaux vivipares (Quadrupèdes) (Çworo-zoùvra h âxnoï;), à côté desquels sont placées comme yévaç particulier les Baleines.

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