ORGANISATION ET DÉVELOPPEMENT DES ANIMAUX EN GENERAL
vidu, on entend par le terme d'organe, toute partie du corps, qui, unité subordonnée à l'unité plus élevée de l'ensemble de l'organisme, présente une forme et une structure définies, exerce une fonction correspondante, est, enfin un de ces nombreux instruments, dont le jeu constitue dans son ensemble la vie de l'individu. Il existe aussi, il faut, le dire, parmi les animaux inférieurs beaucoup d'organismes auxquels l'invidualité, dans son acception habituelle, ne saurait être attribuée. Leur forme définie pourrait bien, si l'on considère leur développement, représenter morphologiquement un individu, mais réunis en grand nombre sur un tronc commun, ils constituent en quelque sorte une colonie animale, ils se comportent vis-à-vis de cet ensemble comme un organe vis-à-vis de l'organisme.
Ce sont des individus imparfaits ou morphologiques, qui, une fois séparés, ne peuvent le plus souvent pas vivre par eux-mêmes et qui périssent toujours lorsque, différant de structure et de fonction, ils se divisent la tâche à accomplir pour concourir à la conservation de la communauté.
Ces colonies animales polymorphes1 ont tout à fait l'apparence et les propriétés de l'individu, tandis qu'au point de vue morphologique il ne sont que des associations d'individus* qui se comportent physiologiquement comme des organes (fig. 15). Par contre des groupes d'organes peuvent acquérir une autonomie individuelle.
Tout organe n'est pas unique dans le corps de l'animal ; fréquemment on observe une répétition d'organes homologues. Leur nombre dépend du mode de symétrie, qui peut être radiaire ou bilatérale. Cbez les animaux rayonnes, on peut joindre deux points opposés au corps, deux pôles, par un axe, que l'on appelle l'axe principal, et faire passer par cet axe des plans verticaux, qui divisent le corps en fractions égales et symétriques, ou anti-
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