‹ Traité de zoologieChapitre 144 sur 434 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

— Développement de la Planula de la Chrysaora. Fig.353. — Scyphistoma à huit tentacules, à bou-

| qu la, dont l'enveloppe du corps est formée de che largement ouverte; M, muscles longitu-

rs

Jette cuticulaire.

e les premiers, sans

»4). Ces noufacules indiquent la position des rayons intermédiaires de la future jeune Mée ou Ephyra. Il est que ce nombre de tentacules soit dépassé ; cependant. il peut en

ment jusqu'à . trente-

tion d’un périderme ba- __silairetransparent (Chry- saora), le Scyphistome est en état de se repro-

duire par bourgeonne- :

ment et division. La cavitè gastrique parait divisée, par les quatre bourrelets longitudimaux fixés au disque

it s'intercaler en-

exister exceptionnelle

deux. Après la formation de la couronne de.

tentacules et la produc-

és céllulaires et présente une étroite fente dinaux dans les bourrelets gastriques; Csk, ue; 2, la même, après qu’elle s’est fixée; la nou- . squelette cuticulaire,

bouche o,vient de se former et les tentacules se

oppent; 3, Polype présentant quatre tentacules

. Fig. 554. — Scyphistoma à seize tentacules, faiblement grossi, Gw, bourrelets gastriques.

buccal, en à larges chambres, qui, comparées aux poches gstro-i se des Actinozoaires, restent incomplètes, parce que la par-. tie centrale du disque buccal ne s’ invagine pas pour former un tube œsophagien, dont la paroi extérieure. se souderait avec le bord libre des bourrelets, maïs” reste au contraire libre et excessivement mobile, e tantôt, par suite de l'élargissement de la bouche devient carrée, forme autour d'elle une sorte de col- 4 lerette, tantôt s'aplatit complètement et me an pas au-dessus du plan du disque buccal.. Vue Au début, les Scyphistomes pari se ne 4 plier seulement par bourgeonnement ; ils produisent | en effet sur différents points de leur corps des sto= « lons, qui se transforment en nouveaux SeÿPRMIapRS L Plus tard seulement, probablement dans certaines. conditions de nutrition et à des époques déterminées, se montre le deuxième mode de reproduction; da © strobilisation, qui consiste essentiellement . dans | l'étranglement et la division successifs de la partie | antérieure du corps en une série de segments et | transforme le Scyphistoma en Strobila (fig. 355). Le premier étranglement annulaire se fait à quelque distance en arrière du cercle de tentacules, il est.

Fig. 355. — Commencement de la suivi d'un second, d'un troisième, etc., Éd strobilation du Scyphistome.

produit la forme de Scyphistoma originaire, la p antérieure s’est Re en une colonie de

du segment qui È précède (fig. de ire devient filiforme, se rompt, et le segment discoïdes sépare du Strobila et revêt la forme d'une jeune Méd de la forme des Ephyra avec quatre filaments ; 8

Fig. 557. — Ephyra devenue libre

Fig. 356. — Strobila divisé en dis- (diamètre : 1,5 à 2 mm).

quessuccessifs,qui en se séparant constitueront autant d'Ephyra.

qui deviennent libres. L'Ephyra provenant du premier segment ne porte qu'exceptionnellement pendant longtemps encore la première couronne de tentacules du Polype; il en est de même des longs tentacules que possèdent les jeunes Méduses, produites après elle. Après disparition de ces tentacules, se développent les huit paires de lobes marginaux allongés avec un corps marginal dans l’incisure qui sépare les deux lobes d'une même paire et qui donnent au bord de l'ombrelle des Éphyres sa forme si caractéristique. La jeune Éphyre acquiert plus tard graduellement la forme et l'organisation des Méduses arrivées à la maturité sexuelle. Aux huit vaisseaux ralliaires primitifs s'ajoutent un égal nombre de vaisseaux intermédiaires, qui, comme les premiers, tantôt se transforment en canaux radiaux étroits communiquant entre eux par des anastomoses ainsi que par un vaisseau cireulaire, tantôt se transforment en larges poches (Pélagides), de la périphérie desquelles peuvent se répandre dans la lamelle vasculaire les prolongements ramifiés. Tous ces vaisseaux et ces réseaux vasculaires, qui varient énormément dans les détails, se développent secondairement, à l'exception des huit vaisseaux radiaires primitifs, dans l'épaisseur de la lamelle vasculaire qui est produite par oblitération de la cavité gastrique primitive, simple et large. Quand le développement a lieu sans génération alternante par simple métamorphose, comme chez les Pelagia, la Planula devient directement campanuliforme par rétraction du bord de la bouche, et en s’aplatissant et se différenciant graduellérment se transforme en Ephyra.

. Les Méduses de grande taille se nourrissent principalement de matières animales. Des animaux doués d’une organisation élevée, tels que les Crustacés et les Poissons, sont capturés vivants à l’aide des filaments marginaux et des bras buccaux, et par l'action des nématocystes entraînés peu à peu dans la cavité gastrique et digérés. Chez les Rhizostomides la digestion commence en dehors du corps pour la proie qu'elles tiennent entre leurs bras; les liquides nourriciers sont aspirés par les nombreux orifices que ces derniers présentent. Beaucoup de Mèduses peuvent provoquer des sensations brûlantes, quand on les touche, par l'action des nombreuses capsules urticantes accumulées sur la surface du disque, sur les bras buccaux et les filaments marginaux. Beaucoup d'Acalèphes, tels que les Pelagia, sont phosphorescents. D’après Panceri, le siège de la phosphorescence se trouve dans certaines cellules épihésates superficielles

à contenu graisseux.

Malgré la délicatesse de leurs tissus, quelques Méduses de grande taille ont laissé leur empreinte dans les schistes lithographiques de Solenhofen. Chez les unes, c'est seulement le contour de l’ombrelle qui s'est conservé (Medusites circularis); chez les autres, le contour des organes internes (Rhizostomites admirandus, Leptobrachites (Pelagiopsis), Semaeostomites, etc. ). Hæckel a décrit aussi sous le nom de Xerarhizites insignis une Rhizostome 6-radiée, munie de 6 bras et de 6 poches sexuelles.

348 CALYCOZOATRES.

Calycozoa!, Cylicozoa. Calycozoaires

| Acalèphes en forme de coupe fixés par le pôle aboral, présentant quatre larges poches vasculaires séparées par d’étroites cloisons, et huit appen: dices en a de bras, pourvus de tentacules sur le bord de l'ombrelle, 1w

Débus Cuvier et Lamarck les zoologistes sont partagés d'apinitet sur et : position que doivent occuper les Lucernaires, les uns les considérant comme des : Aetinies et des Polypes, les autres les réunissant aux Méduses. Ces deux manières de voir s’appuient toutes les deux sur la structure de ces animaux; épondant . | un examen approfondi et surtout la connaissance du développement milite décidément en faveur de la seconde; en effet, pour apprécier la nature des Lucernaires elle prend pour point de départ le Scyphistoma, la forme jeune des, Acalèphes qui présente, il est vrai, de grandes affinités avec la larveides. Actinies. Huxley est le premier qui ait montré nettement les analogies anatomiques des” Lucernaires avec les Acalèphes; tandis que L. Agassiz faisait ressortir leurres= semblance avec des formes larvaires persistantes de Discophores?. Par contre Clark les considère comme « cœnotype of Acalephæ » intermédiaires aux Le méduses et aux Acalèphes. DURE el

Effectivement on ne peut avoir une meilleure idée de la forme et FR = structure des Lucernaires qu'en se représentant un Scyphistoma dépourvu: de ses-ten= tacules, qui, du reste, ne sont que transitoires, allongé en coupe ‘et: offrant: une série de caractères correspondants à la phase de Méduse (fig. 358). Par. la soudure des quatre bourrelets gastriques avec le large disque buccal devenu concave comme une sous-ombrelle se formeraient les quatre larges poches gas= triques, avec lesquelles se continue la cavité gastrique centrale, HARANE AR ET à bord de la coupe développe huit prolongements coniques sur lesquels naissent des groupes de petits tentacules capités. Les quatre cloisons étroites indiquent par suite la position du rayon du second ordre; les rayons de premier ordre correspondent par conséquent au milieu des larges poches gastriques; cet les

1 Voyez, outre les travaux déjà anciens de 0. Fr. Müller, Fabricius, Lol Cuyier. L, siz, Sars, etc., R. Leuckart, Beiträge zur Kenntniss relie Thiere. Braunschweig, 184 à Id., Jährésberichte in Archiv für Naturgeschichte. — Allman, On the structure of Car cyalhiformis. Journ. and Transact. of microsc. science. T. VIII, 1866. — Th. Huxley, ! general natural history. Medic. Times and Gazette, vol. XII. London, 1856. — Keferstein, suchungen ueber niedere Thiere. Leipzig, 1862. — H. J. Clark, Luberndbid, the éoroEl of lephæ. Proceed. of the Boston Soc. of nat, hist., vol. IX. Boston, 1862. — Id., Prodromus« history, structure and physiology of the order Lucernari iae. Boston Journal of nat. hist., Boston, 1863. — Korotneff, Versuch eines vergl. Studiums der Cœlenteraten. 1. Lucernami ihre Stellung im System. Bericht der K. Gesells. für Liebh. per Naturwiss. T. XVIIL.. 1876 (en russe). — Id., Histologie dè l'Hydre et de la Lucernaire. Archives de Zool. ÿ t. V. 1876. — E. O0. Taschenberg, Anatomie, Histologie und Systematik der Cylicozoa. Malle, 1872

? « They see to bear the same relation to the free Discophoræ with the Pentacrinus one Comatulidæ. » |

CALYCOZOAIRES. 349

rayons intermédiaires aux prolongements coniques portant les tentacules (fig. 559).

1e gélatine épaisse et solide située entre l'ectoderme et l'entoderme corres-

Fig. 358. — Lucernaria. — G, organe génital; Gw, Fig. 559. — Lucernaria vue par la face orale; grossic bourrelet gastrique dans le pédoncule. A la base environ huit fois. — S$, cloisons des quatré poches se trouve la glande pédieuse. gastriques; L, rubans musculaires longitudinaux

avec les rubans génitaux ; Rt, tentacules marginaux.

LÉ à. Pile des Acalèphes; elle s'étend dans la partie aborale du corps étirée en pédicule et y atteint sa plus grande épaisseur. La face antérieure

: creusée en forme de coupe représente la nome avec son bord musculaire

e circulaire épais, interrompu au niveau des rayons intermédiaires, et porte au … centre un tube buccal ou gastrique contractile et très saillant, de forme quadranà gulaire, avec quatre bras buccaux bien marqués, situés dans les rayons corres-

pondants (de premier ordre). La symétrie de l'organisme, bien que tétramère par . Je nombre des poches gastriques et des cloisons, concorde donc entièrement avec la symétrie des Discophores, dont la conformation différente du système gastrovasculaire dérive du stade morphologiquement supérieur des Éphyres; par lequel du reste la forme ancestrale des Calicozoaires n’est jamais passée. Cepen-

dant, peut-être peut-on considérer comme équivalents des corps marginaux pédiculés, huit papilles marginales creuses, tentaculiformes, tantôt transitoires, existant pendant le jeune âge seulement (L. campanulata), tantôt permanentes (L. octoradiata), situées dans les sinus du bord de la coupe. Ces papilles, correspondent au moins par leur situation dans les rayons de premier et de second ordre aux corps marginaux des Acalèphes!.

Par contre un autre caractère très important des Calicozoaires, dont on ne retrouve aucune; trace dans l'organisation des Éphyres, mais qui rappelle une disposition semblable des Anthozoaires, consiste dans la disposition des muscles longitudinaux sur les faces des cloisons. À la place de ces étroits rubans musculaires situés au-dessous des bourrelets gastriques du Scyphistoma, il existe sur chaque clope une paire de larges bandes musculaires longitudinales, qui

! La comparaison de ces organes avec les tentacules interradiaux transitoires des Gé yonides

paraît d'autant moins justifiée, que ces derniers sont toujours solides comme les tentacules des Sc yphistomes.

550 | © CALYCOZOAIRES.

partent des faisceaux de tentacules et convergent vers la base de la coupe, où, | tantôt elles se terminent après s'être réunies par paires, tantôt traversent la masse gélatineuse du pied, ou pédoncule, sous la forme de quatre cordons simples. ”

Les organes génitaux sont représentés par huit bourrelets rubanés, plissés,

qui s'étendent sur la paroi orale du disque jusque dans les bras, et se réunissent … par paires à la base de chaque cloison, au fond de la cavité gastrique. Ce sont donc quatre bourrelets glandulaires recourbés en forme de fer à cheval, dont Jes branches divergent du centre vers la périphérie de la coupe. Leur portion basilaire recourbée est entourée par le groupe correspondant des filaments gastriques. Dans tout leur parcours ils affectent des rapports déterminés avec les quatre paires de cordons musculaires longitudinaux, qu'ils accompagnent dans toute leur longueur sur la face tournée vers les rayons de la croix buccale. Par « conséquent, si on limite par les cordons musculaires les quatre zones de la cavité sous-ombrellaire, qui sont partagées par les cloisons ou bandes de soudure, les rubans génitaux qui longent ces cordons musculaires indiqueront les limites de ces quatre zones, par le milieu desquelles passent les rayons de la croix buccale, ou les quatre plans qui partagent en deux moitiés égales les quatre larges poches musculaires. Comme les organes génitaux déterminent de fortes saillies entodermiques, on pourra les considérer avec Huxley comme des épaississements longitudinaux des parois de la cavité gastrique. Par suite chaque chambre ou poche vasculaire renferme les deux branches tournées l'une sur l’autre de deux organes génitaux voisins, tandis que les deux branches d'un même organe génital, séparées par la cloison et les cordons musculaires, sont situées sur les deux moitiés latérales contiguës de deux chambres voisines. Une autre complicätion résulte de la formation de poches génitales, dans les-. quelles sont placés les renflements superficiels, c'est-à-dire saillants à la surface. de l'ectoderme des organes génitaux. Elles peuvent être aussi représentées Sim: « plement par quatre enfoncements peu profonds situés dans les angles saillants du tube gastrique, et, dans ce cas les bourrelets ectodermiques des organes géni- « taux sont en grande partie libres et saillants sur la face sous- “pinbfoliites de “ coupe leutbérocürpides et Cleistocarpides de Clark).

L'œuf se transforme, après une segmentation totale, d'après Fol, en une blastosphère à une seule couche de cellules. Celle-ci devient une larve ciliée, munie : d'une paroi double et d’une bouche, qui nage librement et finit par se fixer. Le « développement ultérieur est probablement direct, sans génération alternante.

Les Lucernaires sont des animaux exclusivement marins, qui sé distinguent par leur faculté surprenante de reproduction. Suivant A. Meyer, la coupe repro-« duit le pédoncule, que l’on a artificiellement retranché, et de même des individus mutilés ou des parties séparées peuvent se compléter de manière à r “constituer un animal. |

1. Fan. Eceuruerocarpipar. Calycozoaires à structure simple. Quatre poches radiaires. Pas de poches génitales, ni de diverticulums accessoires de la cavité gastrique alternant, avec elles. Calvodosia Cik. Pédoncule dépourvu de muscles. Quatre bourrelets longit dinaux internes à l'extrémité du pied. Quatre chambres avec des glandes. C. campanulata Lamx. Bras à égale distance les uns des autres. Cloche profonde infundiphsIeSS haute de 12-40 mm. Helgoland, Adriatique.

CHARYBDÉES. 51

cernaria O. F. Müll. Bras longs, rapprochés deux par deux. Pédoncule avec quatre lets longitudinaux renfermant quatre cordons musculaires. L. quadricornis O. Fr. cicularis Flem.). Haut, 70 mm. Côtes du Danemark jusqu'au Groenland,

lystus CIk. Bras courts, équidistants, 8 grosses papilles marginales. Pédoncule à > chambres avec ques enr H. ocloradiatus Lamx. Côtes d'Angleterre jusqu’au land.

Fan. GLEISTOGARPIDAE. Calycozoaires avec des poches génitales et quatre divertims de la cavité gastrique alternant avec elles. Cra rolophus CIk. Bras équidistants. Pédoncule à quatre chambres, sans muscles. Cr. Leuckarti. Tschb. (helgolandica Lkt.)., Helgoland. Haut. 30 mm. SE ES HAREN profonde en forme d'urne. Bras courts équidistants. Huit papilles édoncule à une seule chambre avec quatre larges cordons musculaires. br., Groenland.

se. Pas de bras. Tentacules distribués sur le bord (type jeune). Pédoncule bres avec quatre cordons musculaires. D. “Loti Sars., îles Hindoë.

| Marsupiatida', RÉ nébudrs Charybdées

s quadriradiées ayant la forme d'une bourse profonde, pour- Sn à bord entier contenant des vu, de quatre lobes

# D: remarquables par la forme en cloche profonde de leur corps, ngées tour à tour dans des groupes très divers (fig. 360). Tandis ltz, se basant sur leur symétrie quadriradiée et sur l'absence de

velum à bord entier, les plaçaient parmi les Hydroméduses, ou bien lüller) les réunissaient avec les Æginides dans un groupe spécial interméaire aux Hydroïdes et aux Acalèphes, ou enfin (L. Agassiz), associées aux Lucernaires, en faisaient un ordre spécial d’Acalèphes à côté des deux ordres de” Discophores, les Rhizostomes et les Semæostomes. Effectivement on rencontre dans Porganisme des Charybdées' des caractères des Méduses Hydroïdes à côté d'autres caractères appartenant manifestement en propre aux Acalèphes. Parmi les premiers il faut citer en première ligne la présence d'un velum à bord entier. Cependant il n’est pas douteux que le remarquable velum très vasculaire des Charybdées avec ses quatre suspenseurs musculaires dans les rayons de la croix ee ne un organe morphologiquement différent du velum

fé: do, outre les travaux de Péron et Lesueur, Eschscholtz, Lesson, Milne Edwards, L. Agassiz, Gegenbauer et E. Hæckel : Fr. Müller, Zwei neue Quallen von St. Catharina (Brasilien). Abhandlder Naturf. Gesellschaft zu Halle, 1859. — 1d., Ueber die system. Stellung der Char “ybdeiden. Axchiv für Naturg., 1861. — C. Semper. Bemerkungen über Charybdeiden der Philippinen. Reisebericht. Zeitschr. für wiss. Zoologie, T. XILE et t. XIV. — C. Claus, Untersuchungen über Charybdea mes Arbeiten des Zool. Instituts zu Wien. Heft. 2, 1878.

352 CHARYBDÉES,

davantage des lobes ets re également musculeux des Acalèphes, d'autar plus que l'on peut y rencontrer des ramifica tions entièrement semblables (Cyanéides). 2 d’un autre côté la présence de filaments gas= triques, ainsi que de corps marginaux recou= verts et situés dans des fossettes spéciales indique clairement la parenté avec les Acalè-. phes, opinion que vient encore corroborers bien que la symétrie soit quadriradiée,'la con formation tout entière de l'organisme, dans laquelle on trouve reproduite avec quelques modifications importantes l'organisation des | Lucernaires. l Pour comprendre la conformation du corps, 4 il est important de remarquer que les quatre bandes de soudure ou zones eloisonnaires de « la lamelle vasculaire (dans les rayons des fila- « ments gastriques) correspondent à un même nombre de saillies longitudinales ou côtes sur la surface de l'ombrelle, qui par suite pren une forme nettement quadrangulaire jusqu'à la zone apicale convexe, lisse et aplatie.

A l’extrémité inférieure de ces quatre côtes se trouvent, près du bord de la cloche, quatre lobes de la masse gélatineuse, qui pc les longs tentacules vermiformes: Les” marginaux sont situés sur les quatre r alternes de la croix buccale, à peu près au | niveau de l’origine des lobes marginaux, dans des fossettes recouvertes, creusées sur les Ja ges faces latérales de la ciobhei Le Fig. 360. — rides marsupralis de gran- Le sy Jeteiie Herve es rapproche de pre deur naturelle. 7, tentacules ; Rk, corps Méduses Hydroïdés par la présence d'a DRRRPRUE CR nerveux nettement différencié. I est placé à face sous-ombrellaire de la cloche, et, comme au niveau de la base des corps marginaux, il s'éloigne beaucoup plus du bord qu’au niveau de lextr des côtés de la cloche; il en résulte qu’il est en zigzag. Les fibrilles nerve qui en partent se rendent principalement dans les muscles de la sous-omb et forment de nombreux plexus entremélés de grosses cellules ganglionnair. siformes. On ne rencontre que dans les rayons des corps marginaux des n plus gros formés par des faisceaux de fibrilles, qui après avoir traversé des glions radiaux suivent la direction des fibres musculaires radiales de. ombrelle (nerfs radiaux). Fe "Les corps marginaux présentent un tait degré de développement: st portion terminale élargie se trouve, outre le sac à otolithes, un appareil

CHARYBDÉES. 353

complexe composé de deux gros yeux médians impairs et de quatre petits yeux latéraux pairs (Charybdea marsupialis). La base du corps marginal repose directement sur la face externe de l'anneau nerveux et en recoit deux faisceaux de fibrilles, qui, en traversant le pédoncule du corps marginal, se mélangent avec des cellules ganglionnaires dans la profondeur de l'épithélium nerveux et aboutissent dans le segment terminal à un appareil central très compliqué de cellules nerveuses et de fibres.

L'estomac occupe le fond de la cavité de la cloche et : se continue avec un pédoneule buccal de longueur moyenne, terminé par quatre bras. Les bras buccaux, très contractiles, tantôt pendent perpendiculairement à la face inférieure, limitant une sorte de canal infundibuliforme, tantôt s'étalent horizontalement et constituent une sorte de disque buccal quadrangulaire (fig. 361). Les filaments gastriques sont insérés sur quatre lignes courbes transversales, alternant avec des fentes également transversales, par lesquelles l'estomac communique avec les quatre larges poches vasculaires qui s'étendent au-dessous des faces latérales de la cloche. Elles présentent des valvules . qui peuvent interrompre la communication avec la ;

cavité gastrique. Elles s'étendent jusqu'au bord de la cloche, d'où elles envoient des vaisseaux ramifiès dans le velum; au niveau des côtes de la cloche, au-dessous de chaque lobe de l’ombrelle, elles communiquent ensemble, et se continuent avec le vaisseau central de ce lobe et du tentacule mar- * | ginal. La lamelle vasculaire est naturellement, par suite de la grande largeur des poches, réduite aux quatre minces cloisons, auxquelles s'ajoutent ce- . pendant quatre bandes de soudure transversales, er apcse “ral 4 . courbes le long des groupes de filaments, et un vue par la face sous-ombrellaire. même nombre de bandes de soudure courtes, au- a hors trop … dessous des corps marginaux, dans les rayons des O4, orifices des poches gastriques ; AL : : Gf, filaments gastriques.

poches vasculaires. [l est à remarquer que l’on

. peut encore distinguer, même chez les animaux adultes, sur la lamelle vasculaire, en apparence constituée par une seule couche de cellules, les deux couches entodermiques pressées l’une contre l’autre, c’est-à-dire la paroi supérieure et la paroi inférieure des vaisseaux.

Les organes sexuels montrent une structure très différente. Ce sont de minces plaques assez larges, entièrement séparées des filaments gastriques, fixées par paires sur quatre cloisons et occupant toute la longueur des poches vasculaires. Les lamelles sexuelles femelles sont relativement plus étroites et moins longues que les organes sexuels mâles remplis de spermatoblastes.

Il est probable que les produits sexuels tombent par déhiscence de leur paroi dans les poches vasculaires et sont expulsés au dehors après avoir traversé l'estomac et la bouche. On ne sait malheureusement encore rien de leur développement.

Ov Ost S DT LE

sr rar Ve

NS

# Fan. Guarvenemas. Caractères du sous-ordre. Charybdea Pér. Cloche plus haute que large. Estomac séparé des larges poches vasculaires par des valvules. Vaisseaux du voile

394 DISCOPHORES.

peu ramifiés. Ch. marsupialis Pér, Les. (Marsupialis Planci Les.), Méditerranée. Ch: (Tamoya) haplonema Fr. Müll., Brésil. Tamoya Fr. Müll. A l'entrée de l'estomac, dans les poches vasculaires, un bourrelet ovale avec deux appendices digités. T. quadrumana Fr. Müll, Chaque lobe de lombrelle porte une houppe de tentacules creux. Brésil. S

Discophora!, Acraspeda. Discophores Méduses discoïdes le plus souvent octoradiées, à bord de l'ombrelle | ° lobé, présentant huit (rarement douze ou seize) corps sub-marginaux dans « des fosseltes et un même nombre de lobes oculaires. Dans la règle, quatre cavités, creusées dans l'ombrelle pour les organes génitaux.

Les Discophores, qui sont bien supérieures aux Calycozoaires et aux Charyb- A om déides par labon-

a A, dance des formes et À 1) la variété des types,

Ÿ sont faciles à recon- …

LR naître, au premier …

S IX abord, par leur om- Ÿ NZ, brelle discoïde, apla- QUE UE tie et lobée, et par le () L 1@f | développement con- Mon = sidérable des bras

= gs = — buccaux (fig. 362).

pur à Ù è = . : 1 —| à (© 16 Quelques différences CE à 3 que les lobes pré- Ÿ > sentent, on peut tou-

GE bi, à S . LL .

| à jours les ramener JE aux huit paires de | 4 ; N NO T lobes de l’Ephyra, EE 1) \ point de départ com- CAEN T A 3 AA mun des Discopho-

Fig. 562. — Medusa aurila vue par la face orale. — MA, bras buccaux ; GK, pes , qu présen

glandes sexuelles; GH, orifices sexuels ; RK, corps marginaux ; RG, vais- déjà de la manière radiai s tentacul gi 5 .

seaux radiaires ; T, tentacules marginaux la plus manifeste

symétrie octoradiée de ces dernières. Suivant que ces huit paires de lobes persiste

1 Voyez, outre les travaux de Eysenharüt, Eschschoitz, Tilesius, Brandt, Sars, v. Siebold, Huxley L. Agassiz : Ehrenberg, UeberAcalephen des rothen Meeres und den Organismus der Medusend Ostsee. Abh. der Berliner. Acad. 1835. — R. Wagner, Ueber den Bau des Pelagia noctiluca wr . über die Organisation der Medusen. Leipzig, 1846.—E. Hæckel, Ueber die Crambessiden. Leïtseh für wiss. Zool., t. XIX. 1870. — AL. Brandt, Ueber Rhizostoma Cuvieri. Ein Beitrag zur phologie der vielmundigen Medusen. Mém. Acad. Imp. Saint-Pétersbourg, X, XVI, 18%

Grenacher und Noll, Beitrag zur Anatomie und Systematik der Rhizostomen. Abh. der Se kenb. Gesellsch., t. X. Frankfurt, 4876. — C. Claus, Studien über Polypen und Quallen der Adria.… Deukschr. des Kaïis. Acad. der Wiss. Wien, 1877.

DISCOPHORES. 355

que AT (Nausithoë), quelles que soient d'ailleurs les modifications de forme l'accroissement ultérieur leur ait fait subir, ou se divisent par des incisures ires en lobes radiaux des corps marginaux et en lobules intermédiaires, dont le nombre peut varier dans des limites déterminées, ou enfin sont de plus x plus écartés les uns des autres (Aurélides, Sthénonides) par suite de la soudure lobes intermédiaires, le bord de l'ombrelle revêt chez la Méduse adulte une conformation différente, caractéristique des genres et des familles, qui est comk plétée par la position et le nombre des tentacules marginaux. De même la forme fondamentale de l'appareil gastro-vasculaire, quelques différences qu'il puisse présenter à l'état adulte, est représentée par les huit vaisseaux radiaires de ivre, entre lesquels apparait toujours tôt ou tard un même nombre de

idérable (Polyclonia 12, Phacellophora 16), ouest devenu anormalement lier, le nombre des corps marginaux présente des variations corresponet le nombre des rayons est déjà modifié pendant la phase d'Éphyre. stème nerveux possède dans les corps marginaux un nombre correspone centres, qui, bien qu'on n'ait pas encore découvert de véritable anneau . comme chez les Craspédotes et les Charybdées, doivent cependant, es incisures du bord de l'ombrelle, communiquer ensemble par des res fibrillaires.

corps marginaux, recouverts par la partie commissurale de chaque paire entacules, bien que remplissant Les fonctions d'appareil Fa el visuel,

vrent les corps marginaux.

scles striës de la droniuelle présentent un ag considé-

à autres, qui augmentent ainsi id sur laquelle s'étend l’épithélium re avec ses fines fibres annulai- "et analogues à ceux que l’on voit grosses Méduses Hydroïdes, tel- Ÿ

les Æquorea (fig. 365). Les mus- \Y ee culaires striés sont limités à une D margin, quien dedans s'étend :

à peine jusqu'à la région des organes . Les museles, que l'on observe ans cette région sur’ la sous-ombrelle > sont pas striés et sont composés de cellules fusiformes allongées qui revêtent les cavités de l'ombrelle. Les éléments Fig. 363.— Épithéliuni musculaire d'Aurelia. musculaires montrent encore un autre caractère sur l'épithélium. des Pras. buc- Caux; ils constituent en effet des réseaux délicats de fibres ,”-qui éfifourént, dans la profondeur des cellules entodermiques, les bourrelets urticants et les … saillies de la masse gélatineuse. Les faisceaux de fibres de l’épithélium museu-

356 | DISCOPHORES.

laire des lobes marginaux et des tentacules marginaux peuvent présenter les mêmes dispositions (Ghrysaora); dans d’autres cas, au contraire, ils forment des « muscles tentaculaires distincts (Aurelia). Le revètement entodermique cilié de la |! cavité gastro-vasculaire produit sur un grand nombre de points, chez les Aca- M lèphes comme aussi déjà chez les jeunes Scyphistomes, des Cnidoblastes (fig. 564); . ils sont principalement abondants sur la partie M terminale des filaments gastriques, ainsi qu'à M Ja surface des replis génitaux, dans lesquels paraît du reste régner une grande activité wi tale. Dans cette portion de l'épithélium entodermique on rencontre aussi dans de nom « breuses cellules des produits d’excrétion, sous forme de granules brunâtres, de cristaux | ou de concrétions brillantes, probablement Fig. 364. — Amas de Ab tnt à l'extré- de nature azotée et comparables à la sécrétion mité du tentacule d’un Scyphistoma. urinaire des animaux supérieurs.

Les glandes génitales sont représentées par quatre rubans plissés presque toujours situês dans les cavités de la sous-ombrelle largement ouvertes, qui dans quelques cas exceptionnels, ne se développent pas (Nausithoë, Discomedusa). L'épithélium germinatif, qui est toujours contenu dans la substance gélatineuse vet recouvert par un revêtement entodermique continu, est très probablement, comme chez les Méduses Hydroïdes, une production profonde de Spenec qui ; ne s’est enfoncée que secondairement dans la masse gélatineuse. |

Par exception, chez les Pelagia le développement se simplifie, la larve se trans forme directement en Éphyre sans passer par si phase de Seyphistone ne et de Strobile (Krohn). ”

1. MONOSTOMEAE. — Méduses discoïdes pourvues d'une bouche large, centrale, entourée de quatre bras plus ou moins considérables, souvent Aobés; portés sur le pédoncule buccal. Le bord de l'ombrelle lobée est dans la règle « muni de filaments marginaux, qui peuvent être remplacés par des touffes de très longs filaments sur la face inférieure du disque (Cyaneidae), ou par une“ frange constituée par de courts tentacules à la face supérieure (Aurelidae). Organes génilaux au nombre de quatre, renfermés dans des cavités de la sous-ombrelle-« Le développement peut être réduit à une simple métamorphose, sans ds -. tion alternante (Pelagia).

1. Fan. Nausrrmomwar. Petites Méduses semblables à des Éphyres, avec huit tentacules pleins dans les incisures de huit paires de lobes marginaux. Corps marginaux dans u niche en forme de casque, avec un œil ventral et un sac à otolithes terminal. Les glandes génitales sont situées dans les rayons intermédiaires. La sous-ombrelle présente pas de cavités pour les organes génitaux. Pédoncule buccal avec Le Job buccaux courts.

Nausithoë Küll. Le seul-genre de cette famille a été à tort, à cause de son as larvaire semblable à celui d’une Éphyre, considéré par L. Agassiz comme une jeu Pelagia. N. albida Küll., Méditerranée.

2. Fam. PeLaGinar. Ombrelle hémisphérique, dont les paires de lobes marg

are À

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peuvent se diviser sécondairement en lobes oculaires et en lobes tentaculaires intermé-

diaires; 8, 24, 48, etc., très longs tentacules vermiformes au bord de l'ombrelle, Pédon-

cule buccal grêle, avec quatre bras buccaux rubanés et plissés. À l'estomac se rattachent

huit poches radiaires très larges et un même nombre de poches intermédiaires alternes,

qui toutes se bifurquent à la périphérie, Les tentacules reçoivent leurs vaisseaux exclusi- yement des poches intermédiaires.

Pelagia Pér. Les. Huit longs tentacules principaux dans les rayons intermédiaires; pas

- de tentacules accessoires, ni de lobes tentaculaires spéciaux au bord du disque. Développement direct. P. noctiluca Pér. Les., Méditerranée. P. cyanella Pér. Les., côtes de l'Amérique du Nord. P. flaveola Esch., Mer du Sud. | Chrysaora Pér. Les. Vingt-quatre longs filaments marginaux; huit sont des tentacules … principaux et sont situés dans les rayons intermédiaires, les seize autres sont situés entre les lobes oculaires et les lobes tentaculaires. Poches gastriques radiaires et intermédiaires notablement différentes. Chr. hysoscella Esch. Le disque a un pied de diamètre et est remarquable par la tache située au milieu, et dont partent en rayonnant des stries de … pigments. Hermapbrodites. Mer du Nord et Adriatique. Melanaster Ag. et Polybostricha

Brdt., ne doivent pas former des genres distincts. … …Dactylometra Ag. Quarante longs tentacules, savoir : huit tentacules principaux, 16 tenta-

ules accessoires de premier ordre et autant de second ordre; lobes tentaculaires en nombre correspondant. D. lactea Eschr.

… 3. Fan. Discomenusmmas. Méduses à disque aplati et lobé sur le bord, présentant . comme chez les Pélagides huit paires de lobes oculaires alternant avec huit lobes tenta- - culaires intermédiaires, à tentacules marginaux longs, Pédoncule buccal très large, “portant de grands bras buccaux munis de petits tentacules. Cavité gastrique avec un : ï vaisseaux ramifiés entre les étroits vaisseaux radiaires et intermédiaires. organes sexuels, légèrement courbés en arc, ne sont pas renfermés dans des cavités Ja sous-ombrelle.

“Discomedusa Cls. Bord de l’ombrelle comme chez les Chrysaora, avec vingt-quatre filaments marginaux, huit paires de lobes oculaires plats et un même nombre de lobes u aires. D. lobata Cls., Trieste et l'Adriatique. Diamètre de l'ombrelle quatre à

ces.

4%. Fam. Cyanedar. Filaments réunis par groupes à la face inférieure d’un disque is et profondément lobé; bras buccaux très larges, plissés; poches radiaires de deux (huit radiaires, huit intermédiaires) plus ou moins larges, se continuant à leur mité avec les vaisseaux dendritiques des lobes marginaux. Sous-ombrelle présendes replis concentriques nombreux. Les huit corps marginaux éloignés du bord isque. Cyanea Pér. Les. Bord présentant des incisures profondes, dont les huit diales correspondent aux fossettes des huit corps marginaux, les huit intermédiaires beaucoup plus profondes. C. capillata Esch., Baltique. C. ferruginea Esch., côtes du Kamtschatka. C. artica Pér. Les., côtes de l'Amérique du Nord. G. versicolor Ag., Caroline du Sud. Stenoptycha Ag., Couthouyia Ag.

à. Fax. Srsenonpar. Lobes oculaires séparés par de larges zones intermédiaires, rapprochés du bord sur la face sous-ombrellaire et portant de courts tentacules. Appareil . Bastro-vasculaire avec des. vaisseaux longitudinaux ramifiés entre les vaisseaux radiaires et intermédiaires.

… Phacellophora Brdt. Seize corps marginaux et autant de paires de lobes oculaires. eh camtschatica Brdt. Se trouve aussi dans la Méditerranée (Messine). Heccædecomma Fe Sthenonia Esch. Huit corps marginaux et huit faisceaux de tentacules sur le disque, St. albida Esch., Kamtschatka. Fr

6. Fax. Aurezmas. Méduses à ombrelle aplatie, à tissu gélatineux extrêmement délicat, L bras buccaux très développés étalés horizontalement et frangés. Les paires de lobes

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oculaires petits et en forme de casque sont réunis par’ des plis latéraux repliés à lan manière d’un velum, et dont Ja face dorsale porte de nombreux tentacules très courts. disposés comme une frange. Les vaisseaux intermédiaires restent simples, les troncs radiaux émettent des branches latérales qui se divisent, comme les vaisseaux des Sté nonides, presque dichotomiquement et aboutissent au vaisseau circulaire. Les organes génitaux dans quatre diverticulums sacciformes de la cavité gastrique au-dessus de larges cavités creusées dans la sous-ombrelle, :

Aurelia Pér. Les. Genre cosmopolite. A. aurita L. (Medusa Aurita L.), mer du Nord, mer Baltique, Méditerranée, etc. A. flavidula Ag., côtes de l'Amérique du Nord. A. clausa … Less., Nouvelle-Zélande. A. limbata Brdt., Kamtschatka. A. labiata Cham. Eysenh:,.« Californie. , TR

2. RHIZOSTOMEAE. — Méduses dépourvues de filaments marginaux, munies deu nombreux petits suçoirs sur les huit bras buccaux, et de huit, rarement douze, corps marginaux sur le bord lobé du disque. La bouche, qui existait primitive ment au centre, se ferme pendant le développement de la larve par la soudure des lèvres. Il en est de même des bords plissés des quatre paires de bras, qui « ne laissent que de petites ouvertures représentant les petits suçoirs. Ceux-c communiquent avec le canal central de chaque bras, qui débouche dans la cavité gastrique. Les canaux radiaires forment le plus souvent dans la péri phérie de l’ombrelle, par leurs anastomoses, un réseau de vaisseaux. On manque d'observations précises et suivies sur le développement depuis la phase d' Éphyre n. jusqu’à celle de jeune Acalèphe monostome. D'après des recherches PE (Claus), la division du bras buccal s’effectuerait de la façon suivante : on serve déjà sur des formes jeunes à quatre bras, de taille excessivement petit , que non seulement les deux moitiés latérales, mais aussi le segment termina chaque bras se replie, et de la sorte le bras et la gouttière brachiale se t vent divisés à l’extrémité en deux; ces deux branches de division s'accrois rapidement en longueur, et plus tard sont à leur extrémité le pis pr même phénomène. +461 5500

1. Fam. Raizosrominar. 8 corpuscules marginaux, 4 cavités series "Te d'organes sexuels. Les huit bras simples, soudés par paires à la base, présentent bords plissés, sur lesquels sont disposées les ouvertures buccales. Dans un te brachia), ces ouvertures sont placées à l’extrémité des bras seulement.

Rhizostoma Cuv. Les bras avec deux groupes de lobes marginaux, l'un plus petit, Da l’autre plus grand, distal. Les bras se terminent par des prolongements tubuleux sim R. Cuvieri Pér. Les., océan Atlantique. R. pulmo L. (Aldrovandi Pér. Les.), Méa ‘ R. capensis Less.

Stomolophus meleagris Ag. Les bras sont soudés dans toute leur longueur en un # cylindrique. Le groupe inférieur basal de lobes est long. Côtes de Géorgie. Salons Mastigias, Himantostoma Ag., etc.

Ici se place la famille des Leprosracmines. Les tentacules ne présentent de bords que près de leur extrémité. Leptobrachia leptopus Brdt. 8 corps pare 4 génitales et autant d'organes sexuels. °F

2. Fam. Cepmenar. Bras buccaux courts et ramifiés, pourvus de nématocystes € longs filaments. Cephea Pér. Les. GC. octostyla Forsk., mer Rouge. C. ocellata C. (Polyrhyza Ag. ne se distingue que par le grand nombre des filaments) cephea mer Rouge. C. fusca Pér. Les., Nouvelle-Hollande. Diplopilus Ag. D. Couthouyi. Co Ag. C. tuberculata Esch. (Cassiopea borbonica Delle Ch.), Méditerranée et Adri: Phyllorhiza chinensis Ag. EL à

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e 3. Fan. Pozycconnpar. Douze corps marginaux, quatre cavités génitales et autant d'organes génitaux. Bras buccaux allongés, ramifiés, dépourvus de suçoirs pédonculés et de filaments. Polyclonia Brdt. P. Mertensii Brdt., Pacifique. P. frondosa Pall., Océan Atlantique. P. theophila Lam., Nouvelle-Hlollande. Et en outre Salamis Less. et Homo-

pneusis Less.

… A. Fan. Cassropemar. 8 corpuscules marginaux, 8 cavités génitales et autant d’or-

… ganes génitaux. Les bras dépourvus de filaments forment une rosetie à 8 rayons. Cas-

. siopea Pér. Les. Les bras forment une rosette à 8 rayons avec de nombreuses ramifi-

. cations latérales. C. Andromeda Esch. C. (Crossostoma Ag.) frondosa Til. Stomaster Ag. Rosette centrale double. S£. canariensis Til. Holigocladodes Ag. H. anglicus Til.

UE

5. Fan. Cramerssinas. 8 corpuscules marginaux, 4 cavités ‘génitales, organe génital | apparence simple et en forme de croix. Bras longs, simples, portant plusieurs rangées longitudinales de suçoirs, dépourvus de filaments. Crambessa E. Hæck., Méduse d’eau

saumâtre dans le Tage. C. Taji Hæck.

; He Ars

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