CLASSE
CTENOPHORAE'. CTÉNOPHORES
— Méduses birayonnées sphériques ou cylindriques, rarement rubanées, urvues de huit rangées méridiennes superficielles de palettes ciliées ), d’un tube stomacal et d’un système de vaisseaux, et souvent de : filaments tactiles latéraux pouvant se retirer dans des poches spé-
Les Ciénophores, dont la forme très variable peut se ramener à celle de la hè e, sont des Cœlentérés libres de consistance gélatineuse, et dont la symétrie
St birayonnée et symétrique. À l'extérieur leur corps paraît déjà souvent comprimé sur deux côtés, de sorte que l'on peut distinguer deux plans, passant par longitudinal, perpendiculaires l’un sur l’autre : le plan sagittal et le plan
M EVE à
Le Noyez outre Eschscholtz, Lesson, Delle Chiaje, Fr. Müller, H. Mertens, Beobachtungen und D Üntersuchungen über die Beroeartigen Akalephen. Mém. Acad. Saint-Pétersbourg, 6° sér., … vol: I, 1855. — Will, Horæ Tergestinæ. Leipzig, 1844. — Milne-Edwards, Observations sur la …—.slructureet les fonctions de quelques Zoophytes. Ann. sc. nat., % sér., vol. XVI, 1841. — Id., … Dote sur l'appareil gastro-vasculaire de quelques Acalèphes. Ann. sc. nat., 4° sér., vol. VII, 1856. —L: Agassiz, On the Beroïd Medusæ of the Shores of Massachusetts, Mém. Amer. Acad. 1850. —C: Gegenbaur, Studien über Organisation und Systematik der Ctenophoren. Avchiv für Na-
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transversal, homologues aux plans médian et latéral des animaux à symétrie. bilatérale (fig. 365). L'organisation interne correspond à la disposition de ces deux plans principaux; en effet, sur l’un de ces plans, que nous désignons sou le nom de plan transversal, se trouvent placées presque toutes les parties paires du corps, le que les deux filaments tactiles et les vaisseaux” gastriques, les bandes hépatiques de l’estomac,. les troncs vasculaires, d’où partent les huit vai seaux des côtes; ds que le plan sagittal coïncide avec le grand axe du tube stomacal, avec les deux zones polaires et les deux vaisseaux terminaux de | l'entonnoir. Comme ces deux plans divisent Fig. 365. — Cydippe vue par le pôle corps en deux parties semblables, et que l'on rap TE, Puce “me Peut pas distinguer de face ventrale ni de face vasculaire. dorsale, la symétrie est birayonnée et n'est nullement bilatérale, bien que chacune des deux parties présente cette dernié 1 symétrie. Le corps se trouve ainsi divisé par ces deux plans PER pen quatre quartiers semblables deux à deux, en diagonale‘. La progression de l’animal est Hoduilé principalement par les asie) régulières de palettes nataloires hyalines, qui sont placées sur la surface, suivant huit rangées méridiennes, et de telle sorte que chaque quartier contient dew de ces rangées longitudinales (côtes), une transversale et une sagittale (fig: Les palettes, que l' on doit considérer avec Will comme des groupes de cil tiles soudés les uns aux autres, sont situées sur de petits bourrelets de l’entc qui est composé pr inbaloment de grosses cellules plates. En outre, la co tilité du parenchyme paraît prendre une part importante aux mouvements corps; chez les Cestides, qui ont une forme rubanée, elle est assez énergi pour provoquer des mouvements ondulatoires actifs: La cause de ces contx tions réside dans des fibres musculaires nucléées, souvent ramifiées, q disposées principalement horizontalement à la périphérie du corps ou a l'appareil gastro-vasculaire, ou qui traversent en rayonnant le tissu géla 1 On trouve aussi dans ce tissu fondamental gélatineux des cellules conjon étoilées et des cellules fusiformes à prolongements très ténus, qu'il bo diff
tissu conjonctif croisent à angle droit les cellules musculaires, et for réseau continu, constituant la substance de soutien.
cordance entre les noms différents se A aux mêmes plans,
c plan sagittah : . :..:. ... plan transversal. NL NS AE LIT Pa ; +
plan médian... plan latéral.
Me 5. à | plan cœliaque. . . . . . . . plan diacæliaque. MORE EST uerrs | plan transversal. . . . . . . plan tentaculaire. HACEBÉ nn ni. | plan sagittal.:..,: . .... plan latéral. c plan gastrique. . . : . . k plan de l’entonnoir. TE PE a plan latéral. . . .... . plan médian ou sagittal
(Trad. )
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L'ouverture buccale, parfois entourée de prolongements en forme de lobes de la substance gélatineuse, conduit dans un tube stomacal spacieux chez les Eurystomes, et chez les autres Cténophores, d'abord étroit, puis élargi et aplati, pourvu de deux bandes hépatiques, dont l'orifice postérieur, que des muscles spéciaux peuvent clore, donne entrée dans la cavité gastrique, désignée sous le nom d'entonnoir.: Le tube stomacal assez long fait saillie dans l'entonnoir, et est entièrement entouré par le corps gélatineux jusqu’au . niveau des deux vaisseaux longitudinaux, qui accom- pagnent les deux faces latérales dans le plan transwersal. Les deux vaisseaux gastriques, très larges dans jeune âge, presque contigus, seraient donc compa- | ‘aux poches gastro-vasculaires primaires des
ment ultérieur, acquièrent une grande extension. pace central, primitivement simple de la cavité du "ps kVéntonnoir, a également donné naissance de la L Mine façon à des vaisseaux symétriques, les deux vaisux de l’entonnoir et les huit vaisseaux costaux. En néral. l'entonnoir se prolonge dans l’axe du corps Ja forme d’un canal, canal de l'entonnoir, qui se rque, et les branches de bifurcation constituent vaisseaux sagittaux (chez les Beroë ces vaisseaux sent directement de l’entonnoir), qui se continuent ce les vaisseaux de l'entonnoir. Ceux-ci, renflés ampoule de manière à constituer chacun deux petits s terminaux, entourent l'organe sensoriel du pôle oral, connu sous le nom de sac à otolithes, et ! bouchent chacun par une ouverture, qui peut se pre SR dt GEns mer, et située dans un plan diagonal, qui croise les che (d’après Chun). deux plans principaux sous un angle de 45 degrés (les deux autres pelits sacs terminaux aveugles élant placés din le plan diagonal perpendiculaire au premier). L'entonnoir émet en outre, dans le plan transversal, en même temps … que les vaisseaux gastriques, deux troncs vasculaires, qui se bifurquent plus ouamoins loin de leur point d'origine pour fournir dans le plan diagonal une branche à chaque quartier. Cette branche donne naissance à son tour par dichotomie à deux vaisseaux costaux, qui accompagnent les deux côtes de cha- … que quartier. Comme: dans chaque quartier les côtes n’ont, ni une longueur, … miun trajet semblables, les vaisseaux qui les accompagnent présentent des diffé- .… rences correspondantes; c'est ainsi que, tantôt les paires de vaisseaux les plus rapprochées du plan transversal, ou vaisseaux sub-transversaux, sont les plus développées, tantôt ce sont les paires de vaisseaux alternes avec les premières ou vaisseaux sub-sagittaux. C'est surtout chez les Mnemiides, qui sont pourvues d'appendices en forme de lobes, que cette différence entraine un contraste frappant entre les deux formes de côtes et de vaisseaux costaux. Ici les paires de côtes sub- sagittales
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sont beaucoup plus longues, leurs vaisseaux décrivent des arabesques dans les deux … È lobes avant de se réunir par paires, tandis que les vaisseaux sub-transversaux plus. courts entourent, au-dessous de l'extrémité orale des côtes correspondantes, dés u appendices tentaculaires, puis se réunissent après avoir décrit une courbe simple ; dans les lobes. Il existe enfin une anse vasculaire horizontale, qui établit la com munication entre l'extrémité orale du vaisseau gastrique et la paire correspondante de vaisseaux costaux sub-transversaux. Jamais on ne rencontre d’annéau vaseulaire fermé autour de la bouche, pas même chez les Euramphaea. Chez les Cydip= pides, les deux vaisseaux gastriques, ainsi que les vaisseaux costaux, se terminent M en cul-de-sac. Enfin du fond de l’entonnoir partent deux vaisseaux tentaculaires, qui se divisent le plus souvent en. deux branches, et, de même que les vaisseaux tentaculaires des Acalèphes, communiquent avec la cavité du filament tactile. La face interne de l'estomac, de l’entonnoir et de D. ses vaisseaux paraît être entièrement ciliée. | A l'exception des Eurystomes, les Cténophores poditidee deux filaments latéraux analogues aux filaments préhensiles des Méduses et des Siphonophores, qui parfois présentent des appendices secondaires et qui, le plus souvent, peuvent « se retirer dans des poches spéciales. C’est au fond de ces M poches que naît le filament [chez les Cydippides), par deux ! racines musculaires. Sa paroi est formée par un grand M Fig.367. — Fibres muscu : : PR LT aires lisses, cellules nombre de fibres musculaires enveloppées d'une couche te de a cellulaire, dans laquelle on rencontre de nombreux Corps filaments latéraux du analogues à des nématocystes (fig. 367). Jadis on les cons Du ar sidérait généralement comme des nématocystes; mais, Sui= prolongement du fil vant Chun, ce sont de petites masses hémisphériques, à sur= DA plenaile (Te. face gluante, munies à la face inférieure d’un fil spiral M près R. Hertwig). épais, qui sont projetées en avant par l'allongement dufil,. de la même manière que les Vorticelles. Le filament spiral serait un muscle ét M sa portion terminale, divisée en fibrilles et pourvue de noyaux, serait comparable M au faisceau de fibres musculaires, situé dans la paroi du filament tactile: Chun appelle ces corps, qui n'auraient rien de commun avec les nématocystes, ce 4 lules préhensiles, et pense qu'ils servent à capturer les animaux qu trot viennent à toucher!. AE:
Milne Edwards le premier a décrit, comme système nerveux, un corps sembla ble à un ganglion, situé au pôle aboral, à la base du sac à otolithes, entr les deux vaisseaux de l’entonnoir, et qui envoie huit nerfs aux côtes. Will'et Leuckart ont également considéré le corps en question comme un centre nerveux: mais d’autres naturalistes, L. Agassiz et Külliker, ont combattu cette manière de
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