CLASSE apr CRUSTACEA'. CRUSTACÉS
r'thropodes vivant dans l'eau, respirant par des branchies (Branchiata), unis de deux paires d'antennes, de nombreuses paires de pattes thoraciques en partie transformées en pattes-mâchoires, et fréquemment aussi
de pattes abdominales.
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Q ustacés — dont le nom, peu justifié pour les petites formes à téguments LrUS UC peu J P P 8
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& distinguent par le grand nombre | leurs paires de pattes, qui toués, même celles de la région céhalique, servent à la locomotion leo) En général la tête se soude avec le thorax ou au moins avec un ou plusieurs segments (horaciques, " Lr . : Fig. 557. — Gammarus neglectus (d'après G. 0. Sars.) — pour constituer une carapace (ce- 4, A", les deux antennes; Kf, patte-mächoire; F1 à F7, phalothorar) ; il existe cependant les sept pattes thoraciques; Sf', première patte nageuse. . des formes chez lesquelles tous les anneaux du thorax restent distincts. Rare- * ment la tête et le thorax sont aussi nettement séparés que chez les Insectes, car le plus souvent certains appendices, les pieds-mâchotres, exercent des fonctions q li tiennent à la fois des mâchoires et des pieds véritables, et, sur la limite. de ces deux régions, peuvent être aussi bien attribués aux uns qu'aux autres.
… !Milué Edwards, Histoire naturelle des Crustacés, Paris, 1854-4840. — J. Dana, Crustacea of … Uniléd-States exploringexpedition under capt. Charles Wilkes, Philadelphia, 1852. — Fr. Müller, … Für Darwin, LeipaigA854 — C. Claus, Untersuchungen zur Erforschung der genealogischen Grundlage des Crustaceensystems, Wien, 1876.
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620 CRUSTACES.
La fusion des anneaux peut être très étendue; non seulement la tête et le tho peuvent se réunir, mais encore toute ligne de démarcation entre le thor l'abdomen peut s'effacer; la division du corps en anneaux peut même complètement défaut. La forme du corps présente au reste une variété ex dans les différents groupes. Très fréquemment il existe un repli cutané, qi de la tête (région maxillaire), revêt les parties latérales du thorax, et,s forme d’un bouclier ou d'un test bivalve, recouvre une étendue plus ou grande du corps. Chez les Girripèdes, où il atteint le développement 1 considérable, il représente une enveloppe complète, un manteau dans le se forment des plaques calcaires, qui donne à ces animaux une ressem extérieure avec les Lamellibranches. Dans d’autres cas, quand toute trace di neaux a disparu, la forme du rappelle celle des Vers (Les La tête porte ordinairement paires d'antennes, qui servent fois aussi d'organes de locom ou de préhension. La b montée par une lèv. 1p est munie sur les côtés d'ui d’appendices solides (m au-dessous de laquelle es ment située une petite lan biée (paragnathes), que l'on la lèvre inférieure: Les.
sont simples mais très f
Fig. 558. — Larve de Homard (d'après G. 0. Sars). — plusieurs Jin de mächoires a. La larve vue de côté; R, rostre ; A’, A", les antennes ; Kf"!, 4roisième patte-mâchoire; F', première patte fortes, les mâchoires ‘e opi ambulatoire. — D. Mandibule avec son palpe. — c. dites (mâchoires inférieures Maxille antérieure avec ses deux lobes et son palpe. — : d. Maxille postérieure avec sa lamelle oscillante. -— les) et une ou plusieurs
e et f. et et deuxième patte-mächoire. PS qui resser mn
dans l'intérieur de buélle se trouvent és mandibules sous là pee È CAT aigus. Les pieds thoraciques, dont il existe dans la règle au. moins paires, présentent une conformatien très diverse suivant le genre d usages auxquels ils sont destinés; ce sont tantôt des pieds na foliacés (Phyllopodes), ou des rames bifurquées (Copépodes), don en s’allongeant constituent alors des cirres (Cirripèdes). Dans servent à ramper, à marcher et à courir, et se terminent souvent par
ou des dE: Les appendices de l'abdomen, sn sont tantôt des organes
sivement locomoteurs, tantôt des organes servant au saut et à la natation et, dans le cas ordinaire, différents de ceux du thorax, ou bien ils concourent avec leurs appendices à la respiration, à l'accouplement, et à porter les œufs.
. La structure interne n'est pas moins variée que la forme extérieure du corps. Le système nerveux peut être composé d'une masse ganglionnaire commune et indivise, qui représente le cerveau et la chaîne ventrale et d'où partent tous les nerfs. Dans la règle cependant il existe un gros cerveau parfaitement distinct, . suivi d’une chaîne ganglionnaire très développée, mais de configuration très - variable, et aussi un riche plexus de nerfs viscéraux et des ganglions du sympa-
thique. Parmi les organes des sens, les plus répandus sont les organes de la vision, tantôt sous la forme d’yeux simples, de stemmates ou ocelles (pairs ou impairs), tantôt sous la forme d'yeux composés à cornée lisse ou à facettes (yeux à facettes), et dans ce dernier cas sont soit sessiles, soit portés sur des pédon- cules mobiles. Il existe des organes auditifs, le plus souvent sur l’article basi- laïre des antennes internes (antérieures), rarement sur les lamelles caudales de
l'extrémité postérieure du corps (Mysis). Des poils et des filaments très délicats, placés sur ces mêmes antennes, servent pol bienent à recueillir les impressions olfactives.
Le canal digestif s'étend en ligne droite de la bouche à l'anus. Cependant l'œsophage musculeux décrit une courbe dorsale, et dans les formes qui possèdent une taille considérable, il s'élargit avant de se terminer dans l'estomac et constitue un estomac masticateur (gésier), armé de pièces solides. L'intestin moyen présente le plus souvent des tubes hépatiques pairs, simples ou ramifiés. . L'intestin terminal musculaire reste partout court, et est d'ordinaire fixé à la paroi du corps par de puissants muscles dilatateurs. On: peut considérer comme des organes urinaires des canaux glanduleux, qui rappellent les organes seg- . mentaires des Vers, les glandes du test des Crustacés inférieurs, ainsi que la glande qui débouche à la base des antennes postérieures chez les Malacostracés. 11 peut aussi exister sur l'intestin terminal de courts tubes glanduleux corres- ! pondant aux organes de Malpighi, qui remplissent les mêmes fonctions (Amphi-
L'appareil circulatoire présente tous les degrés de perfectionnement, depuis la plus grande simplicité jusqu'à constituer un système complexe, presque clos, de vaisseaux artériels et veineux. Le sang est ordinairement incolore, parfois cependant coloré en vert oumèmeen rouge. Il renferme généralement des globules. Les organes respiratoires peuvent manquer complètement. Quand ils existent, ce sont des branchies ramifiées, fixées aux pieds thoraciques ou abdominaux; dans le premier cas souvent renfermées dans une cavité branchiale spéciale, située sur
les côtés du céphalothorax.
A l'exception des Cirripèdes et ri Cymothoïdes, tous les Crustacés ont les sexes séparés. Les organes mâles et femelles débouchent le plus ordinairement à . la limite du thorax et de l'abdomen, soit sur le dernier ou l’antépénultième anneau thoracique, soit sur le premier anneau abdominal. Les deux sexes présentent dans la règle à l'extérieur une série de caractères différentiels qui permettent de les distinguer. Les mâles sont plus petits, parfois nains, et alors vivent comme des parasites sur le corps de la femelle ; ils possèdent presque
toujours des organes spéciaux pour fixer les femelles et pour introduire leurs organes génitaux les tubes séminaux pendant l’ accouplement. Les femel plus grosses, portent fréquemment avec elles dans des poches spéciales les pondus, dont les enveloppes sont formées par la sécrétion de glandes pa lières; d’autres fois les œufs arrivent dans des cavités initio: plus : ment encore ils sont déposés sur des plantes aquatiques, protégés ne ne av loppes douées de Le cor spéciales (Gypris, pes Ai:
On bbsenre presque bajéurs une edalétlé : et; db PHRrreNE sont destinés à mener plus tard la vie de parasites, une mr à
Nauplius, munie de trois paires de membres, forme q il est vrai, en Pre sautée (fig. . Cette Me
voir les impressions tactiles, à saisir les fo pr mouvoir. Les trois paires de membres correspond futures antennes et aux mandibules, et par suite 1 | du corps qui les porte aux trois arineaux anté Fig. 559. — Larve Nau- tête primordiale. Puis vient une région postérieure pins de dsl: sur laquelle se trouve l'anus, qui est terminal. C ecole, — À; appendice (première Joue dans le GÉAANSESS ultérieur et la proue antenne); À',second appendice (deuxième antenne); Mdf, troisième Annélides, l'abdomen encore indifférent, à la. dimite di tt dibulaire) Gén rieure duquel se forment les nouveaux anneaux: Li périeure; D, intestin. qui représente les trois segments céphaliques,
déjà les centres nerveux correspondants, c'est-à-dire le genes Lu
paire sert en même temps et de rame el d'organe dassal Pifurquée aussi la troisième paire plus petite de rc bé elle naît à droite et à g à sur les côtés d’une lèvre supérieure, qui recouvre la bouche et introdui la cavité buccale les aliments à l’aide de ses mouvements, ee coups de rames, qui font en même temps progresser le Corps, ainsi q
1 11 n’est pas besoin d’une discussion approfondie pour prouver l’invraisemblance des directs que Hatschek admet entre le Trochophora (larve d’Annélide) et le Nauplius considère le Nauplius comme une forme inarticulée et ne présentant pas encore de m Ce parallèle morphologique n'est en effét possible qu'indirectement par l’intervent forme ancestrale multiarticulée, qui aurait transmis les caractères d’un Arthropode à larvaire. a
des appendices en forme de crochet situés sur le côté interne de sa portion basilaire. Dans ces deux fonctions elle est aidée par la troisième paire de membres, sur la base de laquelle se développera plus tard l'appendice mandibuaire, qui est le plus important des organes masticateurs définitifs. Quant aux organes internes du Nauplius, ils se composent d'un œil simple médian reposant sur le cerveau, du canal digestif déjà divisé en æœsophage, intestin moyen etintestin terminal, et d'un amas glandulaire (glande antennale) dans la deuxième paire de membres. Au point de vue morphologique il faut attribuer une grande . importance à un faible repli de la peau du dos, qui suit les contours de la . région postérieure du corps et qui représente la première ébauche du repli du test ou du bouclier si répandu. À mesure que la larve s'accroît, se différencient, comme chez les Annélides, derrière le segment mandibulaire, à la base du segment anal, de nouveaux segments ou anneaux d'avant en arrière d'une manière continue, de sorte qu ‘il naît d'abord le quatrième anneau (anneau de la paire … de mâchoires), puis le cinquième, puis le sixième, etc., avec leurs paires de membres respectives. Ceux-ci ont, dès l'origine, le caractère de pattes et ce n’est que plus tard qu'ils se transforment en partie en organes qui concourent à la préhension des aliments, c'est-à-dire en mâchoires et en pieds-mâchoires. D'après cette loi embryogénique,-ce sont les anneaux du thorax qui apparaissent les pre- … miers, puis viennent ceux de l'abdomen jusqu'à ce que, après qu'il s’est formé un nombre déterminé d’anneaux dont les appendices respectifs revêtent la conformation la plus diverse, il reste une pièce terminale qui ne se segmente plus, ‘anneau anal avec ses appendices fourchus (te/son des Malacostracés). Chez les Crustacés supérieurs, la larve abandonne d'ordinaire les enveloppes de l'œuf dans un état d' organisation plus avancée, sous la forme de Zoea munie déjà de sept paires de membres.
Dans quelques cas (Cladocères, Artemia, Apus) on a constaté des phénomènes parthénogenèse. Les œufs non fécondés, qui sont le siège de ces phénomènes, que l'on désigne sous le nom d'œufs d'été (Daphnia), se distinguent par l’abondance des globules de graisse qu'ils contiennent et par la délicatesse de leur enveloppe, des œufs d'hiver, qui doivent subir la fécondation pour se développer et dont la coque est résistante.
. Presque. tous les Crustacés sont carnassiers; beaucoup sucent les humeurs … des animaux vivants, sur lesquels ils sont parasites. —. … Pourfaciliter l'étude systématique des formes si diverses qui rentrent dans la … classe des Crustacés, il est bon de ranger les nombreux ordres en séries. Sous le nom d'Entomostracés (0. Fr. Müller) nous comprendrons les petits . Crustacés à organisation simple, dont le nombre et la conformation des membres … sont excessivement variables; ils forment les ordres des Phyllopodes, des Ostra- | codes, des Copépodes et des Cirripèdes.
tt Une seconde série, celle des Malacostracés ( Aristôle) comprendra les deux ordres des Arthrostracés (Amphipodes et Isopodes) et des Thoracostracés (Cuma- | cés, Stomatopodes, Schisopodes et Décapodes), qui renferment les Crustacés supéà rieurs caractérisés par le nombre déterminé des anneaux et des appendices. I faut ajouter en outre le genre Nebalia, que jusqu'ici on a à tort rangé parmi ee Phyllopodes, et qui peut-être est très proche parent des genres de D
ch
624 PHYLLOPODES.
paléozoïques Hymenocaris, Peltocaris, Dictyocaris. On doit le considérer con le représentant d'un ancien groupe, qui réunissait les Phyllopodes aux Mal costracés, et qui, sous le nom de Leptostraca, doit être rangé parmi ces derni
Enfin, à côté des deux grandes divisions principales, il faut réunir dans troisième division, celle des Gigantostraces, un certain nombre d'ordres de. tacés, la plupart fossiles et appartenant aux formations les plus anciennes, dont l'histoire du développement ne présente aucune trace certaine de la phase de Nauplius si importante pour cette série, et qui selon toute vraisemblan les plus grands rapports de parenté avec les Arachnoïdes fossiles, Ge ordres des Mérosiomes et des Xiphosures, auxquels il faut. pisse celui des Frilobites. | Hat
ENTOMOSTRACA. ENTOMOSTRACES
PHYLLOPODA: PHYLLOPODES
Fa ane à corps np des netlement FE
des membres et des anneaux dont leur corps est formé, ainsi que par organisation interne. Par leur Forras di même que pa leur Wire
1 Outre les ouvrages de O. Fr. Müller, Jurine, Lilljeborg, Dana, Baird, etc., voyez
* De apodis cancriformis anatome et historia evolutionis, Bonnæ, 1841. — S. Fischer. in der Umgebung von St-Petersburg vorkommenden Branchiopoden und Entomostra prés. à l'Acad. de St-Péfersb., vol. VI. — E. Grube, Bemerkungen über die Phyllopoden für Naturg., 1853 et 1865. — F. Leydig, Ueber Artemia salina und Branchipus stagna für Wiss. z001., vol. III, 1851. — 1d., Monographie der Daphniden. Tübingen, 4861 Müller, Dénmaske otre: Naturh. Tidskrift IT, R., vol. V, 1867. — Id. , Bidr rernes Forplantninghistorie. Ibid., Kjô‘benhavn, 1868. — Claus, Zur Kennéniss di L der Entwicklung von Branchipus stagnalis und en cancriformis. Abh. der un. 3% der Wissensch. Gottingen, 1875.
PHYLLOPODES. 625
carapace à deux valves, entre lesquelles fait saillie l'extrémité de la région
céphalique chez les Cladocères, tandis que chez les Esthérides la carapace
enveloppe complètement l'animal. En gé-
néral les divisions principales du corps
ne sont pas distinctement indiquées. Ce-
pendant parfois la tète est séparéé du
thorax et de l'abdomen, entre lesquels il
est souvent presque impossible d'établir
de limite, car les nombreuses paires d'ap-
pendices locomoteurs se répètent dans
presque toute la longueur du corps. D'or-
dinaire cependant les anneaux posté-
rieurs n'ont pas de membres. Très sou-
vent l'abdomen se termine par un appen-
dice caudal recourbé en dessous, qui porte
deux rangées de griffes dirigées en ar-
rière, dont les deux dernières, placées à
son extrémité, sont les plus fortes. D'au-
tres fois cet appendice a la forme d’une
rame bifurquée (Branchipus).
La tête porte deux paires d’antennes,
qui chez lanimal adulte sont rudimen-
taires, ou revêtent une forme spéciale.
Les antérieures portent des filaments
olfactifs très ténus et se font souvent |
> remarquer dans le sexe mâle par leur # F
“il grand développement. Rarement elles Fig. 560. — Male de Branchipus stagnalis. — Rg,
jouent un rôle dans l'accouplement. Les Cœur ou vaisseau dorsal présentant une paire : s È d’orifices au niveau de chaque segment; D, tube
postérieures représentent fréquemment digestif: M, mandibules; Sd, glande du test ; Br,
de grosses rames bifides, mais peuvent appendice branchial de la onzième paire de
P A pattes; T, testicule.
aussi devenir chez les mâles des organes
préhensiles, par exemple chez les Branchipus. Chez les Apus, elles s’atro-
phient et disparaissent même complètement. Il existe partout une grosse lèvre
supérieure et au-dessous deux larges mandibules cornées, dentées, toujours
dépourvues de palpes chez les individus adultes, auxquelles font suite deux
paires de mâchoires peu développées. On trouve fréquemment aussi une sorte
de lèvre inférieure, sous la forme de deux éminences situées derrière les man-
dibules. Les membres, qui sont en général très nombreux, et qui deviennent de
plus en plus petits et simples à mesure qu'ils se rapprochent de la partie posté-
(n ure du corps, sont des rames doubles, foliacées et lobées. Elles sont à la
fois des organes accessoires servant à la préhension des aliments et à la respi-
ration. Leur portion basilaire courte, munie en général d'un appendice masti-
cateur, supporte une longue lamelle, dont le bord interne est divisé en lobes
sétigères, et se continue directement avec la branche interne de bifurcation,
également multilobée. Le bord externe porte une lamelle branchiale bordée
de soies; qui correspond à la branche externe de bifurcation, et près de la base TRAITÉ DE ZOOLOGIE, — % ÉDir. 40
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