VI. EMBRANCHEMENT
MOLLUSCA'. MOLLUSQUES
— Animaux à symétrie bilatérale, non divisés en mélamères, dépourvus de squelelte locomoteur, mais munis d'un pied ventral, en général recou- ; verts par une coquille calcaire univalve ou bivalve, et présentant un cer- … veau, un collier æsophagien et des ganglions sous-æsophagiens.
… Depuis Cuvier, on comprend sous le nom de Mollusques, à l'exclusion des Carri -pèdes, divers groupes d'animaux que Linnérangeait encore parmi les Vers. Des - études récentes sur l'organisation et le développement de quelques-uns de ces groupes paraissent avoir démontré leur. parenté étroite avec les Annélides, par suite surtout des grandes ressemblances des phases larvaires. De même que la ressemblance des Cirripèdes avec les Lamellibranches, basée sur la conformation de la coquille, n'est que purement extérieure, de même aussi a-t-on été amené à reconnaître que les Brachiopodes bivalves différent de ces derniers par leur structure et leur mode de développement, et ne sauraient être considérés comme de
. véritables Lamellibranches. Ils sont au contraire proches parents des Bryozoaires
. et doivent former avec ceux-ci un groupe à part sous la dénomination de Molluscoïdes. Quant aux Tuniciers, dont l'organisation et le développement sont si différents, ils doivent constituer un embranchement à part, intermédiaire aux Mollusques et aux Vertébrés.
Les Mollusques proprement dits, dont nous retranchons ainsi non seulement les Bryozoaires, mais encore les Brachiopodes et les Tuniciers, présentent toujours un corps non articulé, sans différenciation de métamères et dépourvu d'appendices articulés. Le corps est recouvert d’une peau molle, humide, visqueuse, manque de squelette moteur interne et externe, et semble surtout organisé pour vivre dans l’eau. Une très petite partie des Mollusques, en effet, sont terrestres, et, dans ce cas, n’offrent qu'une locomotion lente et bornée, tandis que chez les formes aquatiques la vivacité et l’aisance des mouvements témoignent que le séjour des eaux leur est de beaucoup le plus favorable.
1 Poli, Testacea utriusque Siciliae eorumque historia et anatomia. 3 vol. 1191-1795 et 1826. =—6G. Cuvier, Mémoires pour servir à l'histoire et à l'anatomie des Mollusques. Paris, 1817. — R. Leuckart, Ueber die Morphologie und dieVerwandtschaftsverhältnisse der wirbellosen Thiere. Braunschweig, 1848. — T. Huxley, On the morphologie of the Cephalous Mollusca as illustrated by the anatomy of certain Heteropoda and Pteropoda, etc. Philos. Transact. 1853. — — C. Gegenbaur, Grundriss der vergl. Analomie. Leipzig, 1878.
Kiener, Species général et iconographie des coquilles vivantes. 12 vol. Paris, 1839-1879. — Reeve, Conchologica iconica, complete repertorium of species. 20 vol. London, 1845-1878. — GB. Sowerby, Thesaurusconchyliorum. London, 1842-1878. — Adams, The genera ofrecents Mollusca. 5 vol. London, 1878. — P. Fischer, Manuel de conchyliologie et de Paléontologie conchydiologique. Paris, 1883. Grand in-8° avec nombreuses figures.
L'enveloppe musculo-cutanée joue un rôle très important dans la loco des Mollusques ; elle peut, du re manquer à plusieurs espèces. Sur la inférieure, correspondant à ventrale, elle constitue un plus ou moins saillant, et de . très diverse, qui a été désigr le nom de pied (fig. 800).
se divise souvent en une st tronçons que Huxley appelle dium, er et métap
droite el à gauche un
à pair. Au-dessus du pied €
Fig. 800. — Larve de Vermet (d’après Lacaze-Duthiers). — général un épaississement sc S, voile; Br, branchie ; F, tentacule; P, pied; Oc, œil. forine de à peau, le man
les bords s ‘agrandissent, constituent un repli cutané et recoenl
Fig. 801. — Loligo vulgaris vu par la face buccale. — L'on voit au centre les mandibules entourées par la lèvre circulaire, la membrane buccale avec deux rangs de petites ventouses sur ses lobes, les huit bras sessiles et les deux longs tentacules pédonculés (£) avec leurs extrémités élargies en massues (e). Les bras dorsaux sont indiqués par d, et l’entonnoir par / (d’après Fischer).
4 l'ouvert cale, deux dices en forme de lobes, les lobes bucceaux (très développés pendant la larvaire sous la forme de voile); il ressemble à un sac musculeux enve les viscères, sur lequel apparaît plus tard, par suite des progrès du dév ment, une différenciation en régions distinctes. Chez les Mollusques élevés, ou Cephalophores, la partie: antétié corps, ou têle, avec les voiles buccaux, l'orifice du tube digestif, les centr veux et les organes des sens, est plus ou moins nettement distincte. L qui lui fait suite et qui constitue la masse principale du corps, subit vent à sa partie postérieure, où sont contenus les viscères, une torsion en qui détruit extérieurement la symétrie latérale; il peut aussi conserver plate ou cylindrique. La coquille, qui l’environne, est, dans ce groupe forme ou spiralée; d'autres fois elle est rudimentaire, aplatie et cacl peau du dos. Chez les Céphalopodes (fig. 801), la tête présente tout
de orifice buccal une couronne de bras organisés pour la nage et la reptation, aussi bien que pour la préhension des aliments. Pour Leuckart sont des lobes du vén modifiés; d'autres listes les considèrent, peut-être avec raison, comme des ten- Fig. 802. — Hyalea (Gavoli- Fig. 803. — Helix desertorum (d’après Fistacules. Eomamelon el oise g (d’après cher).
conique, creusé en entonnoir, par lequel s’échappent au dehors les excrétions et l'eau qui a servi à la respiration, et qui fonctionne en outre comme organe Fig. 804. — Mya truncata (d'après Forbes et Hanley). natatoire, correspond probablement aux lobes $ soudés de l’épipodium, qui restent distincts chez les Ptéropodes (fig. 802) et, semblabies drdes ailes, serventà la locomotion dans l’eau. Dans la classe des Gastéropodes (fig. 805), les tentacules et les lobes buccaux sont situés | sur la tête, le pied est ventral et a la forme RS | d'un vaste disque aplati; rarement il constitue (RE | ui lobe membraneux vertical (Hétéropodes). = Ce n'est que très exceptionnellement que le pied fait complètement défaut, en tant qu'organe différencié. Chez les Acéphales ou Lamellibranches (fig. 804), la tête ne forme pas une région distincte, et le corps, comprimé sur les côtés, porte deux grands lobes palléaux latéraux qui sécrètent, sur la face dorsale, deux valves réunies par un ligament.
La conformation interne n'est pas moins variée que la forme et la structure externes. Elle offre une succession de degrés de développement, depuis une organisation très simple jusqu'à une organisation tout à fait D —— supérieure, et elle éprouve fréquemment, ddr __—. ps er de Me comme ces dernières, des altérations très ganglion buceal: Pest, cordon pédieux ; märquées de la symétrie bilatérale. Pete person, pallénl: Ur, Penghies. Le système nerveux semble, malgré d'importantes différences, se ramener à celui des Annélides (fig. 805)1. I se compose généralement d’un double ganglion
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Ë 1 Outre les nombreux mémoires de Lacaze-Duthiers, voyez principalement : H. von Thering, Vergieichende Anatomie der Nervensystem und Phylogenie der Mollusken. Leipzig, 1871.
supérieur reposant sur l’œsophage, le cerveau, ou ganglion cérébraux, exceptiot nellement représenté par une couche ganglionnaire entourant la commissu d'où partent les nerfs des sens, et d’un collier œsophagien formé de plus cordons d'où partent primitivement deux paires de troncs nerveux. La supérieure correspond aux nerfs palléaux (primaires), dont les branch distribuent dans les parties latérales du corps et du manteau, la paire infé aux nerfs pédieux, réunis entre eux par des commissures transversales et, innervent les muscles du pied. Cette disposition du système nerveux, que trouve réalisée sous la forme la plus simple chez les Chilon, a de grandes logies avec celle genres Neomenia Chaetoderma,si voi:
des Géphyriens. A degré d’organisati un peu supérieur (fig 806), on trouve à l'origine des nerfs F deux grosrenflen les ganglions pé qui ont été cor aux ganglions fu:
nés de la chaîne w trale des Arthropod Les nerfs pédieux sentent déjà toujo une disposition qui ( fère de la disposit primitive, et mér