ORGANES DIGESTIFS
mence par un (Mammifères) ou deux cæcums (Oiseaux); ilpeut se diviser en plusieurs portions, telles que le côlon ascendant, le côlon transverse, le côlon descendant et le rectum, et à sa terminaison être en communication avec des glandes de nature diverse (organes urinaires et sexuels, glandes anales). Il peut encore remplir d’autres fonctions, par exemple servir à la respiration (larves de Libellules) ou sécréter un liquide particulier (larve du Fourmilion) (fig. 73 et 74).
Les glandes salivaires, le fvie, le pancréas ne sont pas autre chose qu des enfoncements de la muqueuse, qui ont subi des différenciations ultérieures et se sont transformés en glandes. Les premières déversent leurs sé- -rétions dans la cavité buccale et concourent à liquéfier les aliments, en même temps qu'elles exercent sur eux une action chimique, qui consiste essentiellement dans la transformation de
AU 4 Ad f,,
Fig. 71. — Tube digestif et ses Fig. 72. — Tube digestif Fig. 75. — Tubedigestif d'un Oiseau. 0e, glandes accessoires chez une Che- d’un Papillon. M, trom- œsophage; K, jabot; Dm, ventricule nille. 0, bouche; 0e, œsophage; pe; Sp, glandes sali- succenturié; Km, gésier; D, intestin Sp D,glandes salivaires : Se, glandes vaires; 0e, œsophage; moyen; P, pancréas situé dans une de la soie (sérictères) ; MD, intesltin S, jabot; Mg, tubes de circonvolution du duodénum ; H, foie ; moyen ; AD, rectum; MG, vaisseaux Malpighi; Ad, Rectum. c,cæcums; U, uretères; Ov, oviducte; de Malpighi. Ë Ad, rectum ; X!, cloaque.
l'amidon en glucose. Elles manquent à beaucoup d'animaux aquatiques et sont particulièrement développées chez les herbivores. Le foie, remarquable par sa grosseur et son développement, se trouve placé à la naissance de l'intestin moyen (duodénum). Représenté chez les animaux inférieurs simplement par une partie du revêtement épithélial de la cavité gastrique ou des parois de
distale d'un organe, s'appliquent la première, à l'extrémité centrale, la seconde, à l'extrémité phériphérique de l'organe,
l'intestin caractérisée par sa couleur (Cælentérés, Vers), il prend chez les petits Crustacés la forme de petits tubes aveugles, qui peuvent se ramasser, de manière
à offrir une structure très compliquée, à constituer des conduits excréteurs et
des follicules, qui sont plus ou moins pressés les uns contre les autres et forment :
en dernière analyse un organe volumineux et compact. Il ne faut cependant pas perdre de vue que, dans les différents embranchements du règne animal, on désigne sous le nom de foie des glandes très différentes morphologiquement et qui, même au point de vue physiologique, ne sont pas identiques. Tandis que chez les Vertébrés le foie, en tant qu'organe élaborateur de la bile, n’a aucun rapport essentiel avec la digestion, chez les / ss
Invertébrés beaucoup de glandes an- TE
nexes, que l'on considère comme des RS
Fig. 74. — Tube digestif de l'Homme. 0e, œsophage; M, estomac; L, rate; H, foie; Gb, vésicule biliaire; P, pancréas; Du, duodénum, dans lequel se déversent le canal cholédoque et le canal pancréatique ; IL, iléon; Co, côlon; Cæ, cxcum avec l'appendice ver miculaire; k;-rectum.
Fig. 75. — Tube digestif du Dentale. ab, poches buccales; b, palpes labiaux; {, poche linguale ; e, anse stomacale; f, foie; à, intestin; r, rectum; an, anus.
foies, mais auxquelles le nom d'hépaiopancréas conviendrait mieux, exercent une action digestive sur l'amidon et les principes albuminoïdes, quoiqu’elles contiennent aussi des produits accessoires et des matières colorantes analogues à ceux de la bile des Vertébrés (Crustacés, Mollusques) (fig. 75).
Le suc nourricier ou chyle, résultat ultime de la digestion, est répandu par un système de ramifications creusées dans toutes les parties du corps: Si l'on fait abstraction des Protozoaires, dont le corps, composé de sarcode, se comporte vis-à-vis du suc nourricier comme la cellule, chez les animaux à tissus cellulaires différenciés, c’est toujours la cavité digestive elle-même, et
de
particulièrement ses parties périphériques, qui, dans les cas les plus simples {(Cœlentérés), pourvoient à la circulation (diverticulums gastro-vasculaires des Polypes, canaux des Méduses et des Cténophores). Ce que l'on désigne chez ces animaux sous le nom de tube stomacal, est une invagination de la paroi du corps saillante dans la cavité gastrique centrale, et servant à l'admission des aliments.
Organes de la cireulation. — Quand il existe un tube digestif distinct, le liquide nourricier ou chyle pénètre à travers ses parois dans le parenchyme
Fig. 76. — Daphnie. C, cœur simple, montrant l’orifice du côté gauche; D, tube digestif; L, appendice hépatique ; A, anus; 6, cerveau; 0, œil; Sd, glande du test; Br, chambre incubatrice.
environnant (Vers parenchymateux), ou dans la cavité générale qui s'est développée entre l'enveloppe du corps et le canal intestinal; transformé en sang, il remplit cette cavité et tient d'ordinaire en suspension des globules, éléments cellulaires, qui se sont développés dans l’organisme. Dans cette cavité générale ou dans le système de lacunes qu'elle présente, la circulation du sang est d’abord très irrégulière et dépend des mouvements gènéraux du corps produits par l'enveloppe museulo-cutanée (A4scaris) ; parfois ce sont les oscillations, le jeu de certains organes, tels par exemple, que le tube digestif (Cyclops), qui font progresser le sang. C'est à un degré plus élevé seulement qu'apparaissent les premières traces des centres d’impulsion; le trajet parcouru par le sang se revêt en certains endroits d’une paroi musculaire, et ces parties sont autant de cœurs pulsatiles, comparables à des pompes aspirantes et foulantes, qui en-
tretiennent un courant continu. Tantôt le cœur a la forme d’un sac pourvu de deux ouvertures latérales et d’une ouverture antérieure (Daphnia, Calanus), tantôt la forme d’un vaisseau divisé en chambres et muni de nombreuses ouvertures paires (Insectes, Apus) (fig. 76). D'ordinaire chaque chambre possède à gauche et à droite une fente transversale, formée par des valvules disposées comme des lèvres, par laquelle pénètre le sang (fig. 71).
Du cœur, organe central de la circulation, partent des canaux nettement limités, ou vaisseaux Nes 2 sanguins, qui très
No souvent chez les In-
| | vertébrés font place à des lacunes dé-.
pourvues deparois propres. Dans le cas — 4 le plus simple, ces vaisseaux sont re- Y présentés par les tra-
jets que parcourt le
sang à sa sortie du M. cœur, et qui se revêtent d'une paroi propre (Copépodes marins, (Calanella, fig. 78). À un degré d'organisation plus élevé,non-seulement ces vaisseaux efférents ont une structure plus complexe, mais encore certaines parties du système lacunaire, prin-
cipalement dans le Fig. 77. — Mâle de Branchipus slagnalis. Rg, Fig. 78. — Cœur d’un . cœur ou vaisseau dorsal à plusieurs chambres; Copépode (Calanella), VOISINase du cœur,
Ds sit M, on sr pente du avec son artère ascen- S’entourent d'un re=: test; Br, appendice branchial de la onzième dante A; Os, orifices: x paire de paltes; T, testicule. V. valvules à lorifes Vetement "membra:
artériel; M, muscle. neux et se transforment ainsi en vaisseaux, qui ramènent le sang dans le sinus péricardique, d'où il passe dans le cœur par les orifices veineux (Décapodes, Scorpionides, fig.79). D’autres fois (Mollusques); le vaisseau afférent aboutit directement au cœur; on distingue alors dans ce dernier, outre le ventricule, une oreillette dans: laquelle se déverse le sang (fig. 80). Les vaisseaux qui partent du cœur el quirem= mènent le sang portent le nom d’artères, les vaisseaux qui le ramènent, caractérisés chez les animaux supérieurs par leurs parois flasques, sont appelés veines. Entre la terminaison des artères et l'origine des veines, est la cavité viscérale qui fonctionne comme un sinus sanguin, ou un système de lacunes,
ou bien se trouve intercalé un réseau de canalicules, appelés capillaires. Si ce dernier mode d'union des systèmes veineux et artériel existe dans toute l'économie, à l'exclusion du sinus viscéral, on dit que l'appareil circulatoire est clos.
Big: 79: — Cœur, vaisseaux et branchies de l'Ecrevisse. €, cœur contenu dans le sinus péricardique Ps;
M Cr Ac, aorte céphalique; À, ab, aorte abdominale; As, artère sternale.
Chez les Vers annelés et les Vertébrés, le système vasculaire a pris une grande extension avant qu'aux dépens d'une de ses parties se soit développé un vrai cœur. Au début, le cours du sang ést régularisé par certaines portions des vaisseaux animés de pulsations rhythmiques, qui sont le plus souvent le vaisseau dorsal, ou des anastomoses latérales, qui réunissent ce dernier au vais-" seau ventral (fig. 81).
Il en est ainsi chez l’Amphioæus lanceolatus. Chez cet animal, en effet, il
n'existe pas de cœur
À : Fig. 80. — Système nerveux et appareil circulatoire de la Paludina musculeux nettement dis- vivipara, d’après Leydig. F, tentacules; 0e, œsophage; Cg, ganglion tinct. La disposition des cérébroïde avec l'œil; Pg, ganglion pédicux avec l’otocyste; Vq, gan-
: : glion splanchnique; PAg, ganglion pharyngien; A, oreillette; Ve, troncs vasculaires qui se ventricule; Aa, aorte abdominale: Ac, aorte céphalique; V, veines; trouvent dans la portion Ve, veine afférente; Br, branchies.
pharyngienne de l'intestin, où s'exerce la respiration, désignée sous le nom de sac branchial, permet une comparaison avec l'appareil vasculaire des Vers annelés, en même temps qu'elle représente la forme la plus simple de ce Imème, appareil chez les Vertébrés. Le tronc longitudinal situé au-dessous du sac respiratoire envoie dans la paroi des branchies plusieurs arcs vaseu laires ascendants, contractiles à leur origine. Les deux arcs de la paire an-
térieure se réunissent derrière la bouche au-dessous de la corde dorsale pour former l'artère médiane (aorte descendante), qui reçoit successivement dans son trajet l'extrémité supérieure des autres ares vasculaires. Celle-ci: envoie à son tour des branches.
dans les muscles des parois du.
corps et dans les viscères, d'où le sang veineux, après avoir en. partie traversé un réseau capillaire du foie (cæcum de Vintestin), revient dans le vaissseau ventral. C’est à l'origine de ce dernier vaisseau que se développe chez les autres Vertébrèés la poche cardiaque; d’abord recourbée en S, elle prend bientôt la forme co-.
nique et se divise en oreillette et ventricule. L'oreillette reçoit le sang qui revient des différentes parties du corps et le déverse dans le ventricule, dont les contractions énergiques le chassent dans un vaisseau ascendant, dilaté à sa base”(aorte ascendante et bulbe aortique); de là, ül passe par des anses vasculaires latérales (arcs aortiques) dans l’aorte descendante, placée audessous de la colonne vertébrale.
Des valvules, situées aux deux bi orifices du ventricule, dirigent le LS cours du sang, de façon à empé- Fig. 81. — Por- Fig. 82. — Schéma de la circulation cher son reflux de l'artère dans tion antérieure chez un Poisson osseux. V, ventri-
de l'appareil cule; Ba, bulbe aortique et arcs le ventricule pendant la diacirculatoire d’u- artériels; 40, aorte descendante : stole, et du ventricule dans l’oreil-
ne Oligochète Ab, artéresépibranchiales ; N, rein; (Sænuris), d'a- D, intestin; Lk, circulation hépa- lette pendant la systole. près Gegenbaur. tique. A Le développement des organes
Dans le vaisseau Der we: ne de la respiration sur le trajet du système des arcs aortiques, riére en avant, amène une transformation et une complication variables dans pastis bre s la structure de ce système, aussi bien que dans celle du cœur. en arrière (dans Chez les Poissons quatre ou cinq paires de branchies apparaisua aies sent d'ordinaire sur le trajet de ces arcs aortiques, qui aboutislatérale élargie. sent dans le réseau des capillaires des lamelles branchiales (fig. 82). Le sang artérialisé dans son passage à travers les capillaires branchiaux se rassemble dans des arcs vasculaires efférents, ou artères épibranchiales qui se terminent dans l’aorte descendante. Le cœur, dans ce cas, reste simple
et ne renferme que du sang venieux.
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Dès que les poumons apparaissent (Dipnoïques, Pérennibranches, larves de Sala- 4 à. mandres et de Batraciens, fig. 83), le cœur présente une disposition plus complexe, ne par suite de la division de l'oreillette en deux cavités distinctes, gauche et droite, < dont la première reçoit par les veines pulmonaires le sang artérialisé dans les Se poumons. On distingue alors une oreillette gauche et une oreillette droite, dont paroi de séparation peut rester cependant encore incomplète (Dipnoïques, oteus). Les vaisseaux afférents du poumon, ou artères “te Rob sont toujours
Ti 4 3210NE
: Fig. 83. = *ÉLR Br et sacs pulmo- Fig. 84. — Appareil circulatoire de la Grenouille. P,
naires P d’un Pérennibranche. Ap, artère poumon gauche, le poumon droit a été enlevé; 4p, pulmonaire naissant du premier des artère pulmonaire ; Vp, veine pulmonaire; Ve, veine quatre arcs vasculaires; D, tube diges- cave; Ao, aorte descendante; N, rein; D, tube ditif; 4, aorte. gestif ; Lk, circulation hépatique.
1 morphose chez les urines et les Batraciens, les artères pulmonaires s’ac- . croissent considérablement et deviennent la continuation directe de l'arc vascu- * laire inférieur, dont.les parties terminales aboutissant à l'aorte descendante, nstituent. des branches accessoires (canaux de Botal) très réduites, qui s’oblièrent dans la suite. En même temps l'apparition d'un repli longitudinal dans … l'aorte ascendante amène la-séparation de l'arc vasculaire inférieur, qui conduit aux poumons le sang veineux que le ventricule reçoit de l'oreillette droite, l'avec l'ensemble des autres arcs situés au-dessus, d'où partent les artères de la et qui renferment le sang artériel venant de l’oreillette gauche, mélange . cependant dans le ventricule avec le sang veineux (fig. 84). Chez les Reptiles, la séparation des deux sortes de sang est plus complète; il TRAITÉ DE ZOOLOGIE. — 2% ÉDIT. 4
existe en effet chez eux une paroi interventriculaire encore incomplète, qui prépare la division définitive du ventricule en deux ventricules distincts, droit et gauche. Du premier part l'aorte, qui dans son trajet se divise en plusieurs troncs artériels. On distingue aussi un tronc commun pour les artères pulmonaires, ainsi que deux crosses aortiques, gauche et droite; cette dernière est rêunie aux vaisseaux de la tête (carotides), qui se développent aux dépens des arcs vasculaires supérieurs. Ces troncs vasculaires ne sont réunis qu'à leur base. Le tronc artériel, qui se continue avec la crosse gauche, ne renferme, comme le tronc des artères pulmonaires, que du sang veineux, tandis que la crosse droite, ainsi que les vaisseaux de la tête, contient principalement du sang artériel provenant du ventricule gauche (fig. 85): La cloison interventriculaire se complète chez les Crocodiles et entraîne par conséquent la séparation définitive du ventricule gauche et du ventricule droit, en même temps que l'origine de la crosse aortique droite reste dans le ventricule gauche. Cependant la séparation des deux sortes de sang est encore incomplète, par suite de l'existence d'un orifice de communication entre la base des deux troncs aortiques (foramen Panizzæ), et un peu plus loin par la réunion de ces deux vaisseaux en un tronc unique, l'aorte descendante.
La séparation du sang artériel et du sang veineux est complète chez les Oiseaux et les Vertébrés, dont le cœur est divisé comme chez les Crocodiles en deux moitiés, gauche et droite, sans communica- Fig. 85. — Cœur et troifé vasculaire d’une Tor- tion directe l’une avec l'autre (fig#86).
tue. Ad, oreillette droite; As, oreillette gau- Chez les Oiseaux, la crosse aortique droite
che; A0.d, crosse aortique droite; Ao.s, crosse É ,
aortique gauche; A0, aorte; C, vaisseaux de Persiste, tandis que la crosse gauche
shrnbôn ménage vcrmswiet s’atrophie; chez les Mammifères (fig. 87), c'est au contraire la gauche qui subsiste et qui devient l'aorte descendante. Dans ce cas, le sang diffère essentiellement du chyle par sa couleur et sa composition, et il se développe un système particulier de vaisseaux /ymphatiques et chylifères, qui prennent leur origine dans les interstices des organes, et renouvellent | le sang en recueillant le liquide nourricier ou chyle provenant du tube digestif | et la lymphe qui a transsudé dans les tissus à travers les capillaires. Certains organes glandulaires intercalés dans cet appareil lymphatique et dans lesquels la lymphe reçoit ses éléments figurés, sont connus sousle nom de glandes ou ganglions lymphatiques (rate, glandes vasculaires sanguines). AR
Organes de la respiration. — Outre ce renouvellement es par l’afflux des sucs:digestifs, le sang, pour ne rien perdre de ses propriétés, besoin d'être constamment en contact avec l'oxygène, à l'absorption duquel si
léchalation d'acide carbonique (et de vapeur d’eau). Cet échange des deux qui a lieu entre le sang et le milieu dans lequel vit l'animal, est l'essence e de l'acte de la piration et s'eflece au moyen d'ornes diversement rmés, suivant
ns l'eau. Dans le cas le plus simple ‘en el ppe exté- | corps
dre :
Fig. 86. — Schéma de la circulation dou- Fig. 87. —' Schéma de la transble et complète, d’après Huxley. Ad, formation des crosses aororeillette droite; Ves, Vei, veines caves tiques primitives en grands supérieure et inférieure; Dh, canal troncs artériels chez les Mam-
thoracique; Vd, ventricule droit; Ap, mifères, d’après Rathke. c, caartère pulmonaire; P, poumons; Vp, rotide primitive; c', carotide veines pulmonaires; As, oreillette gau- externe ; c”, carotide interne.
che; Vs, ventricule gauche; 40, aorte; À, aorte ; Aa, crosse aortique Œ D, intestin ; L, foie; Vp', veine porte ; Lu, Ap, artère pulmonaire. respiration veine hépatique.
jue est beaucoup plus défavorable à l'absorption de l'oxygène que la on aérienne, car elle ne peut profiter que de la petite quantité d'oxy-
Poissons) (fig. 88). Les organes de la respiration aquatique sont des appenextérieurs, aussi aplatis que possible; ils ont la forme d’un canal simple 89), de houppes présentant souvent des ramifications dendritiformes, ou eressemblant à de petites feuilles lancéolées, pressées les unes contre les et constituant par leur ensemble une vaste surface, les branchies (fig. 90). organes de la respiration aérienne se forment au contraire par une série d’inetions dans l'intérieur du corps; ils offrent aussi une surface étendue à
l'échange endosmotique, qui se produit entre l'air et les gaz du sang. Ce sont
Fig. 88. — Tête et anneaux antérieurs
de nombreuses
tantôt des poumons, espèces de sacs spacieux à parois alvéolaires, spongieuses, présentant
cloisons, sur lesquelles
s'étale un réseau excessivement riche de ca-
Br
Fig. 89. — Coupe transversale d’un segment du corps
d’une Eunice, vue de dos. T, tentacu- d’une Eunice. Br, appendices branchiaux; €, cirres; P,
les ou antennes du lobe céphalique; Gé,
parapodes avec des faisceaux de soics; D, tube diges-
cirres tentaculaires; C, cirres des pa- tif; N, système nerveux. rapodes; Br, appendices branchiaux des
parapodes,
pillaires (Araignées, Vertébrés), tantôt des trachées (fig. 91), qui constituent un
Fig. 90. — Coupe trans- ‘versale d’une branchie de Téléostéen.
b, lamelle branchiale avec ses capillaires; €, vaisseau afférent; veineux; d, vaisseau efférent artériel ; a, arc branchial osseux,
Vertébrés). Cependant les Insectes vivant dans l’eau sont quelquefois dépourvus | #
système de canaux ramifiés dans tout le corps et conduisent l'air dans tous les organes. Dans le premier cas, la respiration est localisée; dans le second, elle s'exerce dans tous les organes, dans tous les tissus de l'économie, qui sont en-
Fig. 9. — Fragment de trachée, d’après Leydig. Z, membrane cellulaire externe ; Sp, intima cuticulaire.
tourés par un réseau excessivement fin de tra-
chées (fig. 92). Les sacs
pulmonaires, ou poumons trachéens, établissent un passage entre les trachées et les poumons; ce sont de gros troncs trachéens, qui ne se ramifient pas et s’aplatissent de façon à constituer des lamelles creuses. Les organes de la respiration aérienne com-
muniquent au dehors au
moyen d'ouvertures percées
dans l'enveloppe du corps,
et qui sont disposées sy-
métriquement par paires nombreuses sur les côtes du corps
(stigmates des Insectes et des Araignées) (fig. 93), ou bien | sont en petit nombre et précédées de cavités complexes desti- …
nées à remplir des fonctions accessoires (cavités nasales des
D nee: ils absorbent alors l'oxygène à l’aide d'appendices analogues à
s branchies, dans lesquels circule un réseau très serré de chées. On désigne ces appendices, qui sont particulièreent remarquables chez les larves d'Ephémères (fig. 94) et e Libellules (Agrion) (fig. 95) sous le nom de branchies rachéennes. Dans quelques cas elles se développent sur la paoi du rectum. (Respiration rectale chez les Æschna, Libel-
Du reste le mécanisme rs la respiration est au fond le même dans les branchies et dans les poumons. Lorsqu'on observe les Mollusques aquatiques (Lymnées), on voit que la surface du poumon, quand la cavité de ce dernier est remplie d'eau, soit temporairement pendant le jeune âge, soit d’une façon perianente dans certaines conditions, telles que le séjour dans de eaux profondes, fonctionne comme la surface d’une chie; il n’est done pas étonnant que des branchies ou )pendices ramifiés de la peau, qui dans des conditions normales servent à la respiration aquatique, dans une atsphère humide où ils sont protègès contre le dessèchese comportent comme la muqueuse pulmonaire (Crabes, latro, Poissons labyrinthiformes) et permettent aux aniqui en sont pourvus de séjournér et de respirer dans
… Le renouvellement rapide du milieu oxygéné, qui entoure les surfaces respiratoires, est de la plus grande importance pour l'échange des gaz. Aussi rencontre-t-on très souvent des dispositions particulières destinées à éloigner l'air ou l’eau dont l'oxygène a déjà été absorbé et qui sont saturées d'acide carbonique, et à en amener dans l'appareil respiratoire une nouvelle quantité qui n'ait pas entore servi. Dans le cas le plus le, ce renouvellement peut s’effectuer, d’une manière très incom lète, il est vrai, par le mouvement du corps ou par des oscillations continuelles des appendices branchiaux; fréquemment, lorsque les surfaces respiratoires sont situées près
attirer les matières alimentaires.
C'est ainsi que très souvent les tentacules d'animaux sédentaires très divers servent à la respiration (Bryosoaires, Brachiopodes, Tubicoles, etc.). Très souvent les branchies sont des appendices des organes locomoteurs, par exemple des rames
dont les mouvements renouvellent
Fig. 92. — Système trachéen d’une larve e mouche. Tr, tronc longitudinal du côté droit avec des faisceaux de ramuscules ; S£', St", stigmates antérieurs et postérieurs; Mh, crochets buccaux.
de la bouche, ces mouvement produisent une sorte de tourbillon qui sert à
ou des pattes (Crustacés, Annélides) L Fig. 93. — Tête et thorax d'un Acridium. St, stigmates; T, organe tympanique.
constamment le milieu respiratoire autour des surfaces branchiales. La disposi-
tion est plus compliquée lorsque les branchies sont contenues dans des espaces spéciaux (Poissons, Décapodes), ou lorsque les organes respiratoires, comme c'est le cas pour les trachées et les poumons, représentent des cavités intérieures du corps qui, avec plus ou moins de régularité, se vident et se remiplissent alternativement. Ici encore ce sont les mouvements d'organes voisins ou le resserrement et la nouer rhythmique des cavités aériennes qui règlent le à 7 renouvellement ‘du Ke ’ mitieu respirable.
Chez les animaux supérieurs à Ssang rouge, ce liquide \ est si différent avant \ : £ et après son passage à travers l'organe respiratoire, que l'on reconnait à la couleur le sang richeen acide carbonique, de celui qui .
. contient beaucoup d'oxygène. Le premier est d'un rouge foncé, on l'appelle sang veineux; celui qui sort des branchies ou des poumons est, au con- NN traire, d’un rouge IN IR très vif et porte le K nom de sang artériel.
"4 Ainsi les mêmes ter- N mes dont on se sert en langage anatomique pour spécifier la nature des vaisseaux, suivant qu'ils apportent le sang au cœur ou qu'ils l'en ramènent, s'emploient dans le sens physiologique pour désigner les deux sortes de sang, avant ou après leur entrée dans l'organe respiratoire, mais comme ce dernier organe peut être intercalé dans le parcours soit des vaisseaux veineux, soit des vaisseaux artériels, on a dû distinguer, dans le premier cas (Mollusques, Vertébrés), des vaisseaux veineux qui donnent passage au sang artériel, dans le second (Vertébrés), des vaisseaux artériels qui donnent passage au sang veineux.
Chaleur animale. — L'activité de la respiration est en rapport direct avec l'intensité de l'échange de la matière. Les animaux à respiration branchiale et
SH UNSS er 7
Fig. 94 — Larve d'Ephémère grossie. Kf£, les six paires de branchies trachéennes. — Tk, une branchie trachéenne isolée et très fortement grossie.