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Fig. 1150. — Coupes optiques d’un œuf de Lapin à trois phases différentes de la segmentation (d'après E. van Beneden). — Ec ou Et, ectoderme; En, 4 Z, zone pellucide ; B, blastopore.
rapport de sa structure
Plus tard la partie périphé
de l'allantoïde s'applique le chorion, et pénètre d règle avec ses vaisseaux dar villosités, de telle sorte qu’ développe autour du fœt surface relativement étend verte de ramificalions ve
res, dont le sang est, avec le qui circule dans les pa l'utérus, le siège d’écha dosmotiques intimes. Cette étroite de l'allantoïde et du rion avec les parois utérin naissance au placenta, par médiaire duquel l'organis ternel pourvoit à la nutrit fœtus!. Le placenta ne fait que chez les Monotrèmes Marsupiaux; de là division mifères en deux groupes, dl côté les Monotrèmes et les M supiaux (Aplacentalia), de tous les autres ordres (I talia). Le placenta présente ces divers ordres des ces importantes, tant
son mode d'union :
de l’utérus. Tantôt es placentaires sont lächement ur à l'utérus et s'en séparent moment de la naissance (At duata), tantôt elles sont & timement unies à la mu utérine qu'une partie de « ci (membrane Me L
1 W. Turner, Lectiséhlle à of the placenta. Edinburgh, 1 76 Some general observations on !
centa, with special reference t« ry of evolution. Journ. of / Phys., t. XI, 1877. —G.B. Erco ani, N ricerche sulla placenta nei pesc laginosi e nei mamiferi. Bologn — Balfour, On the development « centa. Proceed. of the Lol.
London, 1881.
- jours éliminée avec le produit (Deciduata, fig. 1152). Dans le premier cas,
le placenta, tout en entourant complètement l'allantoïde, peut être divisé en un
grand nombre de villosités espacées régulièrement sposées à la suracedu chorion (placenta diffus, Périssodactyles, Suidés, Hippopotamidés, Tragulus, Lémuridés, Manis, Céta- cés), ou bien former en certains points des touffes de villosités ou co- “tylédons (placenta colylédonaire, Ruminants, fig. 1153).
Dans le second cas, le placenta constitue une large zone circulaire autour u chorion (pla- centa zonaire, Carnivores, Pinnipèdes), ou bien n'existe que sur une étendue limitée de l'œuf (placenta discoïde, Homme, Singes, Rongeurs, Insectivores, Chirop- Btères). "0 … Pendant la période fœtale, les poumons ne fonctionnent pas encore et le placenta remlit le rôle d'or- gane respiratoire;
a. circulation est-
Fig. 1151, — Figures schématiques destinées à montrer le dévelonpement des enveloppes fœtales d’un Mammifère (d'après Kôlliker). — a. Œuf montrant la première ébauche de l'embryon. — b. Formation de la vésicule ombili- Cale et de l’amnios. — c. Fermeture de l’amnios et apparition de l’allantoïde. — d. Œuf entouré de la membrane séreuse garnie de villosités. Embryon avec bouche et anus. — e. La couche vasculaire de l'allantoïde s’est appliquée contre la face interne de la membrane séreuse et a pénétré dans les villosités de cette dernière ; le sac vitellin s’atrophie et la cavité amniotique s'accroît. D, membrane vitelline (zone pellucide); D', villosités de la membrane vitelline; Sh, membrane séreuse; Sa, villosités de la membrane séreuse ; Ch, choriun; Chz, villosités du chorion; Am, amnios, Ah, cavité amniotique; E, embryon; À, ectodérme; M, mésoderme; J, entoderme; Ds, cavité de la vésicule blastodermique, plus tard cavité de la vésicule ombilicale; Dh, cavité intestinale; Dg, pédicule ombilical; A/, allantoiïde.
elle différente de ce qu’elle sera après la naissance (fig. 1154). Le sang, chassé par lecœur dans l'aorte, passe en grande partie dans le placenta par l'interméaire de deux grosses branches (artères ombilicales) qui se détachent des ilia-
ques primitives. Du place sang est ramené par une (veine ombilicale) ; une pi pénètre dans le foie, u portion plus considérah rive par le canal veiner rantius dans la veine.
férieure et de là dans 1 lette droite. L'existent valvule d'Eustache et de Botal, qui à cet n'est pas encore obli que la plus grande }
sang passe directemen reillette droite dans le:
cule gauche. Le sang di Fig. 1152. — Coupe théorique d'un utérus en état de gesla- tricule droit est distri tionet du produit qu'il renferme (d’après Louget). — a, «', J’aorte dans les différente: allantoïde transformée en chorion, pourvu sur presque toute sa ties dt Corps, à le -
surface de villosités choriales, les unes en voie d’atrophie (en a'), les autres extrêmement développées et formant le d’une petite portion, qu placenta fœtal (en a); e', masse vertébrale de l'embryon; i, in- CE testin; m1, m, amnios; n,#, muqueuse utérine (caduque pa- au poumon par 1 inter riétale, decidua vera); n', caduque séroline; s, caduque ré- du canal artériel de Bot fléchie; o, vésicule ombilicale; p, pédoncule de la vésicule RE Ms D NA ombilicale; q, villosités choriales formant le placenta fœtal; qui fait communiquer. q', villosités choriales implantées dans la caduque réfléchie et ; 7 à en voie de disparition; r, pédicule de l’allantoïde converti en avec l’artèr sé pulm pa ouraque; , lames et brides dé la caduque sérotine formant les résulte de 1 ensemble rois des lac dans le Iles s'engagent les villosités cho- }. +: . pars s lacunes dans lesquelles s'engagen illosi dispositions que, sauf ; ombilicale, tous les va artériels renferment di mélangé. .:}, 44i Enfin il faut menti si la persistance des vais omphalo-mésentériques, qui ramifiaient sur la vésicu bilicale et qui faisaient | de la première cir avant que le placent développé. ave La durée de la est généralement .
direct avec la gro Fe Mammifères ; mais elle « D. aussi du degré plus où
Fig. 1133. — Ülérus de Vache en étal de gestation, ouvert avancé du dévelop pour montrer ses rapports avec le produit qu’il renferme , | (d’après Colin). — V, vagin; U, utérus; Ch, chorion; C!, coty- JEUNES au moment de lédons utérins; €?, cotylédons du fœtus. sance. Elle est surtou:
rable chez les grands animaux terrestres et chez les gigantesques animaux
LA
(Ongulés, Cétacés), qui vivent dans des conditions alimentaires favorables et dont la locomotion est peu active et peu rapide. Dans ces espèces les jeunes sont assez développés, lorsqu'ils naissent, pour suivre la mère. La durée de la gestation est relatiement moins grande chez les farnivores, dont les petits vien-
los, incapables pendant longtemps encore de se suffire à eux-mêmes et ayant besoin par conséquent des soins maternels.
Mais c’est surtout chez les Implacentaires qu'elle est le plus courte. Chez ces animaux, en effet, les petits sont mis au monde de bonne heure (chez les anguroos ils ont la grosseur d’une noix), ils restent dans une poche formée dans la région inguinale par un repli de la
Das Fig. 1154. — Schéma de la disposition des principaux vais-
seaux dans un fœtus humain (d’après Huxley). — H, ventricule; V, oreillette; Ao, aorle; Cc, carotide primitive;
peau, où ïls sont suspendus aux tetins des mamelles, et là, comme dans un second utérus externe, ils sont nourris par la sécrétion des glandes mammaires qui représentent le placenta.
Le nombre des petits que com-
Ce, carotide externe ; Ci, carotide interne; S, artère sous-clavière; 1, 2, 5, 4, 5, ares aortiques. L'arc aortique gauche persistant ne se voit pas dans la figure. Aod, aorte descendante; 0, artère omphalo-mésentérique ; 0!, veine omphalomésentérique; U, artères ombilicales avec leurs ramifications placentaires (U"); U', veine ombilicale; Vp, veine porte; Ve, veine cave inférieure; C, veine cardinale antérieure ; DC, canal de Cuvier; D, canal veineux d’Arantius; A3, veine azygos; P, poumon; L, foie; N, vésicule ombilicale; Dr, pédicule ombilical (canal omphalo-mésentérique) ;
prend chaque portée varie avec 4° *mnios.
les genres. Les grands Mammifères, qui portent plus de six mois, ne mettent au monde qu'un seul et rarement deux petits; ce nombre augmente singulièrement chez les petites espèces et surtout chez queiques-unes de nos espèces domestiques (Porc), chaque portée étant de douze à seize et quelquefois vingt petits. D'ordinaire le nombre des tetins de la mère indique le nombre plus ou moins considérable de sa progéniture.
Beaucoup de Mammifères vivent isolés et ne se réunissent qu’à l'époque du rut, principalement les Carnivores qui chassent dans des cantons déterminés, tels que la Taupe, qui chasse sa proie dans des galeries souterraines qu’elle creuse elle-même. D'autres espèces se réunissent en troupes, que souvent les mâles les plus âgés et les plus forts sont chargés de défendre et de diriger. Bien que le plus grand nombre des Mammifères chassent pendant le jour et se reposent la muut, il existe pourtant dans tous les ordres et parfois en majorité des espèces nocturnes. Quelques Rongeurs, des Insectivores etdes Carnivores tombent pendant lasaison froide dans un sommeil hivernal continu (Loirs, Muscardins, Hérissons, Marmottes), ou interrompu (Ours, Blaireau, Chauve-souris). Pendant tout ce temps la température de leur corps s'abaisse, la respiration se ralentit, le cœur
bat moins vite, et ils se nourrissent, sans emprunter d'aliments à l'extérieur, & dépens de la masse de graisse qu’ils ont accumulée en automne. Il est rare les Mammifères recherchent les contrées chaudes, où les aliments sont en grande abondance, et qu'ils entreprennent des migrations comparables à des Oiseaux, bien que moins lointaines. Les exemples que l’on connaît de Me fères voyageurs, nous sont fournis par les Rennes, les Antilopes de l’Amé du Sud, les Buffles de l'Amérique septentrionale, par les Phoques, les Bal et les Chauves-souris, mais principalement par les Lemmings, qui émigre troupes nombreuses des montagnes du nord dans les plaines du midi, qu se laissent arrêter sur leur route par aucun obstacle et. tarot ns fleuves et des bras de mer. :
Les facultés intellectuelles atteignent un développement bien re élevé dans aucune autre classe, ce qui ressort du reste à priori de la structure plus parfaite du cerveau. Sans nier l'abime profond qui sépare l'intelligence humaine de l'intelligence des Mammifères les mieux doués, on peut cependant affinmmer que les conditions élémentaires de l'entendement et de la sensibilité se ren= contrent aussi dans ce qu’elles ont de plus essentiel chez ces animaux. Le Mammifère possède le discernement et la mémoire, il peut former des idées, juger et faire des inductions; il témoigne du penchant et de l’amour pour celui qui lui fait du bien, de l’aversion, de la haine et de la colère contre son ennemi. Les facultés intellectuelles des Mammifères sont susceptibles de développement et de perfectionnement, restreints cependant dans des limites relativement étroites, suffisamment indiquées par l'absence du langage articulé. La docilité de certain Mammifères, la facilité avec laquelle on les dresse et on les élève, ont fait les animaux domestiques, les compagnons de l’homme et les artisans les pl indispensables de la civilisation humaine (Cheval, Chien). Toujours le penche maturel et inconscient, l'instinct en un mot, joue un grand rôle dans la vie Mammifères. C'est lui qui pousse de nombreuses espèces à construire de vastes. galeries et des édifices, dont la perfection nous étonne, soit à la surface, soit de J la profondeur du sol, des habitations qui non seulement leur servent de retraite: pour se reposer et dormir, mais encore d'asile sûr pour mettre bas. Presque tous, les Mammifères se construisent dans ce but des tanières tapissées souvent. te matières molles, parfois même de véritables nids, formés d'herbes et de brot sailles, analogues à ceux des Oiseaux. Ceux d’entre eux qui habitent dans d des cavernes ou des galeries souterraines, y accumulent des provisions, qu'ils con» somment pendant la mauvaise saison, ou seulement pendant l'automne ou le printemps (animaux à sommeil hivernal). 4
Quant à la distribution géographique des Mammifères, il. faut noter toi d'abord que quelques ordres, tels que les Chiroptères et les Rongeurs, ont de s représentants dans toutes les parties du monde. La plupart des Cétacés et des Pinnipèdes appartiennent aux régions polaires. En général l’ancien et le no veau monde possèdent leur faune particulière ; cependant cette règle n'est absolue, car quelques espèces, l'Ours blanc, le Renard bleu et le Renne, se contrent dans les contrées polaires des deux hémisphères; de même quelqu espèces de Martes (Mustela martes, M. erminea), le Castor, le Loup, le Bison, ete” sont communs à l’ancien et au nouveau monde. La faune de l'Australie préser