EMBRANCHEMENT
PROTOZOA. PROTOZOAIRES
Animaux de petite taille, à structure simple, dépourvus d'organes et de tissus cellulaires différenciés, à reproduction le plus souvent asexuelle.
Nous réunissons dans cet embranchement, à l'exemple de de Siebold, les - wrganismes les plus petits, situés à la limite du règne animal, qui ne pré-
sentent qu'une différenciation histologique à peine marquée et qui sont dépourvus d'organes complexes formés de tissus de cellules.
La similitude que tous présentent dans les propriélés de la substance, qui forme leur corps, a une importance considérable. On trouve toujours chez les Protozoaires une matière informe, contractile, qui ne présente jamais d'éléments nerveux, cellules ou fibres, mais qui parfois se différencie de manière à produire des bandes et des fibres musculaires. Le sarcode, tel est le nom que Dujardin a donné à cette substance contractile, est le substratum le plus simple de la vie animale; il est si peu différent du contenu contractile de la cellule vêgétale, du protoplasma, qu'à l'exemple de Max Schultze on le désigne aussi sous ce terme. Le sarcode présente chez les Protozoaires une série de modifications, soit dans sa structure propre, soit dans son mode de nutrition, qui permettent d'y reconnaître des formes d'organisation différentes. ;
Dans le cas le plus simple le corps tout entier est formé par une petite masse de sarcode, dont la contractilité n'est entravée par aucune membrane extérieure ‘résistante, aucun test, aucune coquille, qui tantôt pousse des prolongements, puis les rentre bientôt (Amibes, fig. 174), tantôt, quand les parties qui la composent: ont une plus grande consistance, émet sur toute la périphérie et en grand nombre des filaments et des rayons très grèles, (pseudopodes). Les noyaux peuvent manquer complètement (Monères), ou exister, tantôt un seul, tantôt, mais plus rarement, plusieurs ensemble. La nutrition se fait par pénétration des matières alimentaires dans la masse sarcodaire, où elles sont graduellement dissoutes.
Dans d'autres cas le sarcode sécrète des spicules calcaires ou siliceux, des tests calcaires percés de trous (Rhizopodes), et peut présenter dans son intérieur des éléments différenciés, tels qu'une capsule centrale et des cellules colorées (Radiolaires, fig. 475). C'est surtout chez les Infusoires, qui vivent Pro
Fig. 474. — Amoæba (Dactylosphæra) po- Fig. 175. — Acanthometra Mülleri (d'après E. Hæckel). lypodia. N, nucléus. Pv, vacuole con- Med ee NS tractile (d’après Fr. E. Schulze). SAM
lement dans l’eau douce, que la substance du corps présente le GE haut di
Er
de différenciation (fig. 176). Le corps de ces animaux est Mn d'une:
par endosmose à travers la membrane ont pirés par des suçoirs rétractiles (Acinètes); en génér existe sur un point déterminé du corps une ouverture: cale, par laquelle les aliments pénètrent dans l'intérieur. et sur un autre point une ouverture anale pour l'expulsio des résidus de la digestion. On rencontre encore dans | masse sarcodaire une vacuole pulsatile et des corps “parti Fig. 176. — Chilodon eu- Culiers désignés sous le nom de nucléus et de nucléole. culus daprésSielavec Outre les Rhixopodes et les Infusoires, que nous s0 œsophage en forme de > ; î à considérer comme des Protozoaires
nasse. N, nucléus etnu- autorisés à Las gene une foule d'organismes inférieurs, que l'on avait j rifice anal. nis aux Infusoires, à cause de leur propriété de se voir librement, mais qui paraissent d’après des recherches récentes avo rapports bien plus intimes avec les Champignons et les Algues. Ce sont hs Sc ie à les Myxomycètes les Flagellates.
. — Les scHiZomycÈTEs' ou Bactéries sont de petits corps g globuleux
4 F. Cohn, Ueber Organismen der Pockenlymphe, Virchow’s Archiv, 1872. — Id. B Biologie der Pflanzen, Meft 2 et 3, 1872 et 1875. — Id. Untersuchungen über Bacterie Erdam (Bacterium termo). — Oestel, Experimentelle Untersuchungen über Diphtherie, 1 Archiv für klinische Medicin, 1875. — Noyez en outre les travaux de Eberth et de klebs,
SCHIZOMYCÈTES. 183
forme de bâtonnets, parfois contournés en vrille, qui se trouvent dans les substances en putréfaction, et particulièrement à la surface des liquides corrompus, où ils constituent une pellicule mucilagineuse. D'après leur forme, ils se rapprochent beaucoup des Champignons de la levure, avec lesquels ils ont aussi les … plus grands rapports par leur mode de nutrition. De même que ceux-ci, ils pro- . voquent la décomposition et la fermentation des matières organiques, soit en leur enlevant leur oxygène, soit en l'empruntant à l'air atmosphérique (ferments . de réduction, ferments d'oxydation), mais ils s'en distinguent essentiellement par leur mode de développement; ils se multiplient en effet par division, tandis que les Champignons de la levure (Saccharomyces, Hormiscium) produisent de petits prolongements qui se séparent et constituent des spores. Jusqu'ici on n'a pas non plus observé chez les Schizomycèles de mode de fructification analogue à celui des Champignons de la levure (formation d'asques avec deux à trois spores). Leur place la plus naturelle semble devoir être près des Phycochromycées pourvues de chlorophylle (Oscillaires, Chroococcacées, Nostochinées) ; ils représentent un groupe parallèle dépourvu de chlorophylle. Ils possèdent un contenu azoté, généralement incolore, avec des granulations brillantes, et une membrane {Cohn) formée de cellulose ou d’un autre hydrate de carbone analogue. Dans quelques formes la membrane est mince et permet au protoplasma certains mouvements; dans d'autres Bactéries elle est rigide. Quand la division doit avoir lieu, la cellule s’allonge, le protoplasma s’étrangle en son milieu et il se produit en ce point une cloison transversale. Tantôt les cellules filles se séparent … immédiatement, tantôt elles restent unies et constituent alors de petits filaments … (Bactéries filiformes). Tantôt les différentes générations de cellules restent unies par une substance gélatineuse et produisent ainsi des masses irrégulières (200glæa) ; tantôt elles sont libres et dispersées par troupes. Elles peuvent aussi former des dépôts pulvérulents, dès que les matières nutritives du liquide où elles se développent sont épuisées.
La plupart passent par deux états caractérisés par leur mobilité ou leur immobilité ; dans le premier cas, elles tournent autour de leur grand axe; elles peuvent aussi s'infléchir et se redresser, mais elles ne présentent jamais de mouvements de progression analogues à ceux des Serpents. Leur mobilité parait être liée à la présence de l'oxygène. La division des Bactéries en genres et en espèces est d'autant plus impossible, que jusqu'ici l’on n’a pas observé chez elles de reproduction sexuelle ; il faut se contenter d'établir artificiellement des formes spécifiques et des espèces physiologiques ou variétés, sans pouvoir toujours prouver leur autonomie. F. Cohn distingue quatre groupes : les Bactéries globuleuses où Micrococcus (Monas, Mycoderma, fig. 177), les Bactéries en forme de bâtonnets ou Bacterium (fig. 178), les Bactéries filiformes ou Bacillus et Vibrio, les Bactéries en hélice ou Spirillum et Spirochæte.
Les Bactéries globuleuses ont les formes les plus petites, et ne présentent qu'un mouvement moléculaire; elles provoquent différentes décompositions, Mais jamais de putréfaction. On peut distinguer d'après leur aspect des espèces chromogènes (pigments), des espèces zymogènes (ferments), et des espèces pathogènes (germes contagieux). Les premières se rencontrent dans des masses gélatineuses colorées, et végètent sous la forme de zooglæa, par exemple, le
’ ments spontanés quand l’alimentation est suffisante et en présence de l'oxygène.
Micrococcus prodigiosus Ehr. dans les pommes de terre, ete. Aux espèces zymogènes appartient le M. uræe, ferment de l'urine ; aux espèces Fe du M le M: vaccinæ,
Fig. 178. — Bacterium termo, représenté * à à l’état de liberté ou sous forme de zooglæa, d’appês Cohn.
Fig. 177. — Micrococcus à l’élat de liberté et sous forme de zooglæa, d’après Cohn.
ferment de la vaccine, le M. septicus, ferment de la pyohémie, le H. diphtierieus. ferment de la diphthérie. Te Les Bactéries en bâtonnets forment de petites chaînes et montrent des mouve-
Les plus communes sont le Bacterium termo Ehr. répandu dans toutes les infu» sions animales et végétales, qui est le ferment nécessaire de la putréfaction, comme la levure celui indispensable à la fermentation alcoolique; le B. Lineola Ebr. de taille plus considérable, que l’on rencontre dans l’eau de. puits et dans l’eau dormante, mais qui, pas plus que le Micrococcus prodigiosus, ne produit la putréfaction. D’après Hoffmann, le ferment de l’acide lactique serait uns forme spéciale de Bactérie.
Parmi les Bactéries filiformes, le Bacillus (Vibrio) subtilis be Ft à de 1 mouvements, détermine la fermentation butyrique, et se trouve aussi avec le B: termo dans les infusions. La Bactérie du sang de rate, B. Anthracis, s'en distingue à peine, mais elle est immobile. Les Vibrio rugula et serpens Sont caractérisès.par leurs mouvements ondulatoires, et nous amènent aux formes en vrille, dont les unes, Spirochæte, représentent une hélice longue et flexible, à tours serrés, les autres Spirillum une hélice courte, rigide, à tours lâches, Men ï plicatilis, Spirillum tenue, undula, volutans.
. On doit ranger encore parmi les Bactéries le Mycoderma aceti, la mère ds: naigre. Petits corpuscules très nombreux, courts, en forme de bâtonnets, à à peine 0,001 de millimètre de largeur, souvent mobiles, se divisant en tra et parfois réunis en chaines, qui sont entourés par une sorte de matière g neuse et forment des pellicules à la surface des liquides qui tournent s ils. voquent, comme l’a prouvé Pasteur, l'oxydation de l'alcool dilué et sa trans mation en acide acétique.
2. — - Les MYXOMYCÈTES! ou Éhampienens muqueux, quand ps se Sd
Ya
1 À. de Bary, Die Mycetozoen, Leipzig, 1864. — Id. Morphologie und Physiologie der FW Pilze und Myxomyceten, Leipzig, 1866. — Rostafinski, Versuch eines systems der Myc Strasbourg, 1873. — Cienkowski, Zur E NOT me PARIS der Mycomyceten, Prin Juhrbücher, vol. HL et Botanische Zeitung, 1872.
APE MTENTS
4 | MYXOMICÈTES. 185
L oblongues de la grosseur d'un pois, colorées, ou, plus rarement, tubes cylindriques ou aplatis, dont l’intérieur est rempli de spores, parfois entourées d’un réseau de fibres particulières ou capillitium (Physarum, Trichia, Didymium, Stemonites, etc. fig. 179 et 180).
Les organes fructifères du plus vulgaire des Champignons muqueux, ceux de l'Æthalium septicum, appelés fleurs de tan, ont la forme de gâteaux qui atteignent jusqu'à un pied de longueur et de largeur et plus d'un pouce de hauteur. Ils sont formés d’une écorce rude, d’abord jaune vif, plus tard brunâtre, et d'une masse
intérieure consistant en tubes ana- L stommosès enr éseau, feutrés en tous Fig. 179. — Physarum album. 1, spore; 2, 5, sortie du sens, et qui possèdent d'ailleurs exac- corps protoplasmique; 4, 5, il devient une zoospore Ka ù à un cil; 6,7, il perd son cil et devient amiboïde; tement la structure des sporanges de $, 9, 10, 11, fusion progressive ‘des Myxamibes; 12, Physarum. Les spores germent, quand une jeune plasmodie (d’après Cienkowski.) elles se trouvent dans des lieux humides; le protoplasma se gonfle, fait éclater
Il change ensuite de for- me, il s'allonge, se ter- mine à une de ses extré- > mités par un long cil; il est devenu alors une 200- | spore, qui rampe ou nage de côté et d'autre. Après que ces zoospores se sont multipliées par divisions répétées, qu'elles ont perdu leurs cils, elles se réunissent tout en conservant leur nature amiboiïde, pour former un corps pro- = toplasmique, également
amiboïde, une plasmodie, dont l'aspect gélatineux a fait donner à ces Champignons le nom de Champi- gnon muqueux. Ces cor- donsmobiles, anastomosés :
en rêseaux ou parfois is0- Fig. 480. — Plasmodie du Dydimium leucopus és, qui vivent le plus (Rev “Denon Souvent dans l’intérieur des plantes en putréfaction, présentent une couche pa- riètale plus résistante et une substance fondamentale à moitié fluide, dans la- quelle se montrent des vacuoles tantôt persistantes, tantôt disparaissant pour
LA D Pr NE.
reparailre un moment après, ainsi que de nombreuses granulations de carbonate de chaux. Le mouvement de la masse est dû à une sorte de glissement lent de | la substance qui la compose et au développement . et parfois à la fusion des pseudopodes entre eux. Des corps solides tels que des grains d’amidon; des particules végétales, sont, comme chez les Rhizopodes, peu à peu entourés et attirés dans l'inté- « rieur; les plus gros d’entre eux sont ensuite expul= sés avant l’apparition des sporanges. Quand ceux-ci se forment, tantôt la plasmodie se divise en plu=. sieurs parties, tantôt, au contraire, plusieurs plasmodies se fusionnent, la couche extérieure se dessèche, et à l'intérieur se développent les spores et le capillitium. Des noyaux se produisent en grand nombre, et autour de chacun d'eux se groupent KP des masses arrondies de protoplasma qui s'entou- Fig. 181. — Zoosporesd'Æthaliumsep- Yent plus tard d'une membrane. Ht | lieum ; a; sortie du corps protoplas- En outre, quand la sécheresse empêche leur dé: | mique ; b, il devient une zoospore ; c, il devient amiboïde; d, une jeune Veloppement normal, les zoospores et les ha PNR aprés de Bars). dies peuvent passer des phases de repos, et forme des kystes auxquels on donne le nom de microkystes et de sclérolesiis: 15 tit 10 3. — Les FLAGELLATES ! sont des organismes semblables à des Infusoires, dont les organes locomoteurs sont formés par un ou plusieurs flagellums et parfois aussi par des cils disposés en ceinture. Ils passent par une période de repos, et se rattachent par leur mode de développement et de nutrition aux Champignons et aux Algues inférieures. Ils forment le groupe intermédiaire aux deux règnes le plus intéressant, parce qu'ils réunissent les caractères des végétaux aux caractères des Rhizopodes et des Infusoires : aussi certains naturalistes en rangent-ils une grande partie parmi les Infusoires. Ce qui a pu décider à les con. sidérer comme des animaux, c'est la contractilité du corps, que les zoospores… des Myxomycètes présentent du reste à un degré aussi élevé qu'eux, la contractilité des flagellums, les mouvements en apparence volontaires, la présence de vacuoles contractiles, et même, comme cela a été constaté dans certains cas, la pénétration de petits corps étrangers dans l'intérieur du corps par une ouver= ture située à la base du flagellum. Cependant ces phénomènes ne sont nulle:
Ueber Stephanosphæra pluvialis. eltschr, für asetaehalt Rod: vol. IY. — 1d., Nasisl schichte des Protococcus pluvialis. Nova acta, vol. XVII. — Id., Untersuchungen über die. wiklungsgeschichte der mikroskopischen Algen und Pilze. Nova acta, vol. XXIV, 4854, et AE | 1856. — Id. Die Entwiklungsgeschichte der Gattung Volvox, Beiträge zur Biologie der Pflar 3 Heft, 1875. — Perty, Zur Kenniniss der kieinsten Lebensformen,etc., Bern, 1852. — Claparè et Lachmann, Études sur les Infusoires et les Rhizopodes, Genève, 1858-1861. — Carter, nc and Magazin of natural history, 1858, vol. I et IL. — Pringsheim, Ueber die Paarung Schwärmsporen, Berlin, 4869. — F. Stein, Der Organismus der Infusionsthiere nach eigen tersuchungen in systemalischer Reihenfolge bearbeitet. III. Die Naturgeschichte der Geisselà rien oder Flagellaten. Leipzig, 1868. — Dallinger et Drysdale, Researches on the life of the Monads, Henri ticrencop. et T. X à XIII. — Saville Kent, À. Manual of t soria, London: 1880... :
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ment, comme nous l'avons indiqué plus haut, un critérium de l'animalité. Quoi qu'il en soit, nos connaissances actuelles sur les Infusoires, qui nous conduisent, contrairement à l'opinion dominante jusque dans ces dernières années, à consi- . «lérer l’organisation de ces animaux comme beaucoup plus simple et se rape prochant de la cellule, et par conséquent à attacher une grande importance au - mode de nutrition, ont aussi pour résultat de nous montrer les rapports qui . unissent certaines séries de formes de Flagellates aux Infusoires, et à ad- . mettre ceux-ci dans l'embranchement des Protozoaires. Un examen général des . formes, qui présentent d'une façon plus marquée les caractères du végétal, indique qu’il faut en retrancher une partie des Monades, qui ne sont que des z0ospores de Champignons inférieurs. Pour beaucoup d’autres Monades, comme par exemple les espèces qui vivent en parasites sur le corps de l'homme, Cercomonas urinarius, C. intestinalis, Trichomonas vaginalis, etc. (fig. 182), le développement est encore complètement inconnu. rs 2
On doit considérer comme très voisines des Al- Vo) e * gues (Protococcacées) les Volvocines, quoiqu'il soit … hors de doute que beaucoup d’entre elles possèdent "ail 3 des vacuoles contractiles. Ce qui porte à consi- | —ÉR — dérer ces êtres comme des colonies d’Algues unicellulaires réunies dans une masse gélatineuse | - commune, c'est leur mode de développement, "Fi. 5, frichomonasvaginatts … l'alternance de phases actives et de phases d'enkys- (d’après R. Leuckart) tement, la présence d’une capsule de cellulose dans ce dernier cas, l'exhalation .… d'oxygène et l'abondance de chlorophylle ainsi que d'huiles végétales rouges - où brunes. Pendant la phase active elles possèdent la faculté de se reproduire; certaines de leurs cellules se divisent régulièrement et forment des colonies filles dans l'intérieur de la colonie mère. Quelques-unes des cellules mères … grossissent et se partagent en nombreuses microgonidies ou corpuscules séminaux; d’autres se transforment en cellules-œufs, qui sont fécondées par les pre-
mières, s’entourent ensuite d'une membrane et tombent au fond de l'eau. Les
Volvocines les plus connues sont les suivantes : Volvox globator (fig. 183), Go- … num pectorale, Stephanosphæra pluvialis (fig. 184), Eudorina elegans.
Les Astasices sont des Flagellates unicellulaires éminemment contractiles, qui par leur genre d'existence se placent à côté des Volvocines. Le genre le plus connu est le genre Euglena, pourvu, suivant Stein, d’une ouverture buccale et d'un
pharynx. Le noyau se partagerait dans certaines conditions en 7-10 petites masses, qui, tantôt se Wransforment en œufs (?), tantôt présentent un cil fig. 183. — Colonie cellulaire d'un Vo/flägelliforme. Euglena viridis (fig. 185), E. sangui- "*1lobator jeune (d'aprèsStein.)
… nolenta. Astasia Ehrbg. également avec une bouche. 4. trichopora Ehrbg. extrémité postérieure arrondie ; un très long flabellum à l'extrémité antérieure du corps. À une petite distance de la base du flabellum se trouve la bouche, peutêtre avec un pharynx; et tout à côté la vacuole contractile. Ici se placent aussi
les Anisonema Duj. avec un grand et un petit flabellum à l’extrémité antérie A. sulcatum Duj. à Bütschli’ réunit dans le groupe des Cylicomastiges les deux er Salpi
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Fig. 184. — HU pluvialis, d’après Cohn.
et Re décrits par Clark, à cause de la présence de une sorte de
Pig. 185. — Euglena viridis. a, b, en liberté et à divers états de contraction: | c, d, e, enkysté et en voie de division (d’après Stein). : :
Hoi les Flagellates dé Fil Codosiga Botrytis sea Ga (fig. 186), réunis en colonie, absorbent des corps solides au moyen d'un
Le ont une forme bizarre, et dont le test porte des espèces ; co L ni se rapprochent, autant du moins qu'on en peut ERP
OS Bütschti, Die zur Kenntmss der Flagellaten etc. Zeilsch. für wisiedil t. XXX.
2 RS: Bergh, Der Organismus der Culioflagellaten, Morphol. Jahrb, t. VII-
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connaît de leur développement, des Euglènes. La bouche est placée au fond d’une dépression, elle est suivie souvent d'un œsophage que traversent les particules alimentaires pour tomber de là dans une vacuole. Outre ces formes mobiles et cuirassées, il en est d'autres qui sont dépourvues de . test et d'organes locomoteurs ; on observe aussi des kystes, dans lesquels un grand nombre de jeunes formes prennent, dit-on, naissance.
Ceratium cornutum, C. tripos (fig.
187), Peridinium pulvisculus, P. sanguineum.
Les Monades sens. str.! sont des
êtres unicellulaires, dépourvus de chlorophylle, dont les zoospores passent, pour la plupart d'entre eux, par l'état amiboïde et qui, après
avoir absorbé des aliments, entrent dans une période de repos, carac- térisée par la formation d’une membrane cellulairerésistante. Un grand nombre d'entre eux (Monas, Pseu- | dospora, Colpodella) sont des z00- Fig. 486. — Colonie de Codosgia umbellata Sn TS ex Se (d'après Stein.) spores ciliées, qui ont complètement l'aspect des zoospores des Myxomycètes et qui, à l'exception de ceux des Col- podella, se transforment en amibes. On pourrait aussi les regarder comme de petites plasmodies, puisque, dans le Monas amyli, 1 plusieurs zoospores se fusionnent pour former une amibe. Elles s'arrondissent ensuite, en même temps qu'elles s'entourent d’une membrane, et se divisent, par segmentation du protoplasma, dans l'intérieur du kyste ainsi formé, en un grand nombre de petites masses qui s'échappent ensuite pour répêter la même série de phénomènes évolutifs. Colpodella pugnax sur les Chlamydomonas. Pseudospora volvocis.
PTT
5 Le second groupe des Monades, les Tetraplastes Pig 1012 Coralium iripos … (Vampyrella, Nuclearia), ne passe jamais par la (d'après Nitzsch).
phase de zoospore. Pendant l’état d'enkystement, le protoplasma produit, par une division en deux ou en quatre, un nombre pareil d'amibes, qui tantôt, comme les Colpodella, prennent leur nourriture dans les cellules des Algues (Spyrogirées, se Ædogoniées, Diatomées, etc.), tantôt enveloppent des corps étrangers. Par leur
! Noy. L. Cienkowski, Beiträge zur Kenntniss der Monaden, Archiv für mikrosk. Anat., vol. f, 1865, — Id., Ueber Palmellaceen und einige Flagellaten, ebend., vol, VI, 1870.
mode de mouvement et de nutrition, les Monades se rattachent aux Rhizopodes, et aussi à des formes de Champignons inférieurs, telles que les Chytridium; par l'ensemble de leur développement elles offrent les plus grandes analogies avec les Champignons et les Algues unicellulaires, et en partie aussi avec quelques Infusoires, tels que les Amphileptus. Cienkowski, Lieberkühn et autres pensent que les Monades sont des animaux qui établissent le passage aux végétaux par la présence de cellules qui développent des zoospores. La Spumella vulgaris (termo Ehrbg.?) de Cienkowski offre un mode de développement et un enkyste- : ment quelque peu différent; il en est de même de la Chromulina ro ce et de la C. ochracea Ehrbg.
Récemment, Hæckel a séparé les genres Monas (Protomonas) et Pari els parce qu'ils n'ont pas de noyau (cytoblastes), des autres genres de Monades, et a établi pour eux, ainsi que .pour quelques autres formes qui présentent des analogies avec les Rhizopodes et sont également dépourvues de noyau, Protogenes, Protomyxa, Myxastrum, Myxodictyon, une classe particulière, celle dès Monères Cependant le manque de noyau ne peut avoir assurément, quand il s'agit de déterminer les affinités naturelles, la même importance que les rapports de similitude dans le mode de nutrition et de reproduction. Le développement du Protomyxa auranliaca ressemble, il est vrai, de la manière la plus frappante à celui des Monades. Il en est de même du Myxastrum; cependant la ressemblance de cette grande forme, décrite par M. Hæckel, avec le corps sarcodair des Rhizopodes, semblerait plutôt la rapprocher de ces animaux.
Enfin il y a des organismes, semblables à des Monades, qui vivent enébiil réunis en masses gélatineuses et constituent des colonies ayant la forme de bou= cliers ou detubes. Phalansterium Cnk., Ph. consociatum Fr., Ph. intestinum Cnk.
4. — Les NocTILUQUES* doivent aussi se rattacher aux Flagellates. C groupe de petits animaux marins phosphorescents, dont le corps, qui a la forme d’une pèche, est entouré d’une membrane résistante et porte un appendice mob À la base de ce dernier on voit une gouttière profonde, dont l'ouverture € marquable par la présence d'une saillie immobile, dentiforme, et de cils tiles attachés à une de ses lèvres. Le corps mou se compose d'une masse irrégulière de substance contractile, qui entoure un nucléus transparent, et envoie vers la périphérie à la face interne de la membrane, où ils se terminent en forma de fins réseaux à travers un liquide hyalin, de nombreux cordons dé sarcodi qui s'anastomosent entre eux et laissent voir des courants de granulations substance contractile s'étend aussi jusque dans l’appendice mobile ét y p
1 Voy. E. Hæckel, Monographie der Moneren. Jenaische Zeitschr., vol. IV. t
2 Voy. Suriray, Description du Noctiluca miliaris. Guérin, Magazin de Zoologie, 1836. - — Quatrefages, Observations sur les Noctiluques, Annales des sciences naturelles, 3° sér.., vol. — W. Busch, Beobachtungen über Anatomie und Entwicklungsgeschichte einiger mirbbl - Thiere, 1851, — Iuxley, On the structure of Noctiluca miliaris, Quart. Journ. of mi science, vol. HI. — Woodham Webb, On the Noctiluca miliaris, ibid., 1855. — Brightwell, 0 division in Noctiiuca, ibid., 1857. — L. Cienkowski, Ueber Noctiluca miliaris, Arch. für mikr Anatomie, 4871 et 4872. — Ch. Robin, Recherches sur la reproduction gemmipare et fissipare Noctiluques. Journ. de l'anat. et de la physiol., t. XIV, p. 565. — — W. Vignal, Recherches laure et physiologiques sur les Noctiluques, Arch. de physiol. normale et pathol., E- së 27, L 415.