C. Colpndclla
l»r., proie (Chlamidomonas) attaquée par les Colpodclla.
Prolomonas
(im. Zopf).
a, b, c, zoosporos; d, e, amibes.
nsé génériquement par l'absence de plasmodium (Zoospore 8 fi 10 (a. Eau douce) (').
Colpodella (Cienkovsky) (fig.62) se distingue par l'absence de pbase amibe (*).
Protomonas (Cienkovsky) (fig. 63), au contraire, a une pbase plasmodium (3).
Diplophysalis (Zopf) (fig. 64) n'est, par la plupart de ses caractères, qu'un Pseudospora, mais il est remarquable par la forme étoilée de la membrane interne dans les kystes durables. Il se reproduit par des kystes dont le contenu se segmente et donne des zoospores.
Toutes les formes précédenles avaient ceci de particulier que, avant de s'enkyster, elles ne rejettent pas leurs résidus alimentaires, que l'on retrouve dans le kyste, au milieu ou à côté de la masse protoplasmique. Ces! l'inverse dans les quatre genres suivants qui épurent soigneusement leur substance avant de s'enkyster (*).
Fis- fi'f.
Diplophysalis (D. S(a<rna/is) (d'ap. Zopf).
que par le nombre et l'épaisseur des membranes protectrices et par la présence d'une membrane autour du produit de la division des seconds (spores). Nous rencontrerons dans les Protozoaires supérieurs de ces enkvstemenls de repos ou de protection aboutissant parfois à une division, sans que les auteurs aient songé à voir là un mode spécial de reproduction.
(*) La zoospore a un noyau et une vésicule puisai ile, elle peut avoir un ou deux flagellums. L'amibe est parfois dépourvue de pseudopodes. On a observé des kystes durables, mais sans division subséquente et à évolution inconnue.
(2) Les zoospores (fig. 63 a à e) de la seule espèce connue, C. pugnax (CienJcovsky) s'attaquent à leur proie {pr.), un Chlamidomonas, par leur extrémité postérieure qui est effilée comme l'extrémité antérieure fiagellifère et, aspirent son contenu. Elles perdent alors leur fouet (fi) et ressemblent à un Colporle. Bientôt l'animal s'enkyste, sous deux membranes et se divise. A la maturité, la membrane interne sort de la coque du kyste comme un sac herniaire et, en se gélifiant, met les zoospores en liberté. On a observé aussi un kyste durable dont l'évolution n'a pu être suivie.
(3) La zoospore a un ou deux cils, soit côte î\ côte au même pôle, soit aux deux pôles opposés. Les amibes qui naissent d'elle, peuvent s'enkyster et se reproduire isolément, mais le plus souvent elles s'unissent d'abord en un plasmodium.
(4) D'après ce caractère, les premiers sont réunis en une famille des Psia nosro-
PROTÉOMYXKS ZOOSPORF.S
Fiff. 05.
mnococcus (Zopf) est, sauf la différence que nous venons de signaler,
foui semblable à Pseudospora. Mais en outre il
forme volontiers un plasmodium avec les autres
individus de son espèce qui peuvent se rencontrer dans les mêmes cellules hospitalières (') .
helidium (Zopf) se distingue par sa reproduction
qui a lieu exclusivement aux moyens de ses
kystes durables, munis d'un orifice operculé (*).
otomyxa (Hâckel) (fig- 65) est une énorme
amibe à pseudopodes extrêmement ramifiés et
réticulés pouvant atteindre jusqu'à imm. Mais ssous cette forme, elle représente un plasmodium, l'amibe originelle étant de taille ordinaire
et se fusionnant si complètement à d'autres individus de sa race, que U'amibe résultante est toute semblable et n'en diftfère que par la taille. Ni chez l'amibe, ni chez le [plasmode il n'y aurait de noyau ; ce serait donc lune Monère (Mer) (*).
xudosporidium (Zopf) (fig. 66) est remarquable par Me fait qu'il ne forme pas de kyste. Cela tient à ce ;qu'occupant toute la cavité de la cellule hospitalière, il se contente de la paroi de cette cellule, fcomme protection pour les produits de sa division. Ses zoospores sont à nu dans la cavité de Ja cellule qui l'héberge. (Trouvé par Rrass dans des infusions végétales Ce Pseudosporidium nous conduit naturellement au genre
Protomyxa (/>. a/tranliaca) (d'ap. Hâckel).
psclp., psmidopodos.
Fiff. ce.
Pseudosporidium (P. Brassanium) (d'ap.
Zopf).
Bix.E [Pseudosporse (Zopf)], et les seconds en une famille des Gymxococcixje \GYMmcoccEM (Zopf)]. Zopf établit encore entre ces familles cette différence que, dans la première, les spores durables sont sous un kyste, tandis que dans la seconde, elles sont nues, ce qui veut dire simplement qu'il y a dans le premier cas sécrétion d'une seconde membrane sous la première, après retrait du corps protoplasiimique.
(J) La zoospore a deux fouets. On a observé la division transversale et l'enkystement durable.
(2) La seule espèce du genre, A. déformons (Zopf), a une zoospore extrêmement ^petite (2 à 3 p.) munie d'un seul fouet. Elle donne une amibe guère plus grosse, que l'on trouve installée dans la cellule d'une Confervacée, Coleochœfe, sans savoir si c'est elle ou la zoospore qui y a fait effraction. Là, elle dévore le contenu de Ja cellule qui s'hypertrophie à mesure, grossit et se divise sans s'enkyster en un nombre immense de minuscules zoospores.
(:f) P. auriantaca (Hâckel), seule espèce du genre, a élé trouvée en 1867 par Hâckel aux Canaries sur les coquilles de Spirula où il forme des taches orangées visibles à l'œil nu. Il n'a pas été retrouvé depuis. Grâce à. sa taille, le plasmode peut capturer de grosses proies, en particulier des Péridiniens. Il forme des kystes de 0,2, id'où sortent des zoospores munies d'un gros fouet, qui se transforment presque îaussilôt en amibes.
Nous placerons ici provisoirement deux formes encore insuffisamment connues, Eclobiella et Pseudamphimonas, dont la place réelle ne pourra être exactement
LES IUII/OPODES.
Plasmodiophora (Voronin) (fig. 68), qui ne forme pas non plus do kystes mais dont les produits de division, au lieu d'être nus, sont munis d'une membrane à la manière de spores, ce qui rapproche ce genre des Mycétozoaires que nous allons bientôt étudier. Le corps protoplasmique se divise en innombrables petites masses enkystées séparément et réunies entre elles seulement par une certaine quantité de substance interstitielle non utilisée. Ici encore, la chose s'explique par le fait que les tissus de l'hôte fournissent à ces spores une protection suffisante, jusqu'au moment où elles donnent naissance à une zoospore munie d'un cil antérieur et d'une vésicule pulsatile (*).
Tetramyxa (Gôbel) est un genre voisin chez lequel l'amibe, avant de sporuler, se divise, se segmente en fragments dont chacun produit quatre spores seulement. Il vit en parasite sur diverses plantes aquatiques sur lesquelles il détermine les productions de galles (*).
déterminée que lorsque l'on connaîtra plus complètement leur mode de reproduction. Ectobiella (de Bruyne) (fig. 67) est représentée par une zoospore à deux cils antérieurs qui
se transforme en une petite amibe parasite de certaines Diatomées qu'elle perce et dont elle se nourrit à la manière des ColpodcUa, pour pénétrer à leur intérieur. Elle insinue un court pseudopode dans la cavité de la Dialomée {alg.) et assimile sa substance surplace par ce pseudopode. Elle n'englobe pas, comme les autres, des parcelles solides, mais dissout le protoplasma de l'hôte et l'absorbe par sa surface, à l'état liquide [b). Parle reste de sa surface elle n'émet point de pseu- EctobiMa. (E. Plateauï) dopodes ou parfois fait saillir un ou deux lobes courts et (d'ap. de Bruyiic). obtus. A un moment donné, elle s'enkyste et l'on ne sait pas ce qui se passe ensuite.
Pseudamphimonas (de Bruyne) dont on ne connaît que la zoospore à un ou deux cils et l'amibe qui vit en parasite sur les racines de Caulerpa et forme un plasmodium.
(!) Cette zoospore (fig. 68, A, B) très petite (2 à 3 comme celle de Pseudosporidiunm se rend vers les jeunes radicelles des Brassica (Choux), et se transforme en une petite amibe [C) qui s'introduit [D] dans une cellule épidermique, en dévore le contenu, passe à une cellule voisine et ainsi de suite, en s'enfonçant dans le parenchyme cortical. C'est dans le tissu môme, qu'elle l'orme, après avoir beaucoup grossi, ses spores en quantité immense [E). Celles-ci sont mises en liberté par destruction de la plante avec le concours de Bacillus amjtob'acter. Le nombre considérable des parasites qui attaquent une même plante détermine par irritation des nodosités hypertrophiques et le Chou finit par périr. En 1869 la moitié des Choux fut détruite en Russie par ce parasite. La maladie se nomme vulgairement la hernie du Chou.
t2) Ce genre forme la famille des Plasmodwi'uoris.k [PlÀsmodtopjwihc.k, Zopf)] caractérisée par ses spores et l'absence de kyste.
Fig, 68.
l' la s m a <l io pli or a (P. Brassica-) (d'ap. Voronin).
A. Zoospore sortant de son enveloppe;
B. Zoospore à un à^e plus avancé;
C. la zoospore a pénétré dans une cellule épidermique de Brassica et se transforme en amibe; V. l'amibe pénètre dans le parenchyme : E. spores.
M yCÉTOZOAIRES
2e Sous-Classe MYCÉTOZOAIRES — M Y CE TOZ OA RLE
[Myxomycètes (Auct.) -j- Labyrintiiulea (Hâckel)]
Ce sont des amibes qui ont pour caractèrede se réunir, à un moment donné de leur cycle évolutif, en colonies temporaires ou permanentes. .Nous les divisons, en suivant à peu près les idées de Zopf en trois ordres :
Pseudoplasmodida qui sont les Acrasiêes de Van Tieghem-;
Filoplasmodida qui sont les Labyrinthulés de Cienkovsky;
Eupeasmodida qui sont les Myxomycètes des auteurs.
Ces trois ordres se caractérisent nettement par le fait que, dans le premier, les individus se groupent sans se souder (pseudoplasmodium) ; dans le dernier, ils se soudent et se fusionnent temporairement, mais entièrement (plasmodium vrai) ; dans le second, enfin, la soudure n'a lieu que par les ramifications des pseudopodes {plasmodium filamenteux).
1er Okdke
PSEUDOPLASMODIÉS. — PSEUDOPLASMODID, 1 [AciusiÉES (Van Tieghem)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
A l'état adulte, l'être est une petite amibe (.4) de forme pas trop irré-
: y Litière, qui émet de gros pseudopodes rares, lobés,
• obtus. 11 possède un noyau
■ et une vésicule pulsatile. Il vit sur des matières animales humides, semeut,senourrit, se multiplie par simple division. Après avoir assez longtemps mené cette vie, et généralement quand la nourriture se faitrare,lesindividus, lorsqu'ils se rencontrent, au lieu de se séparer sans s'occuper l'un de l'autre, restent unis (/?) et ainsi, peu à peu, tous ceux d'une même petite région arrivent à se grouper en une seule masse (C). Ce sont donc, généralement quoique pas forcément, des individus nés d'un parent commun. Une fois réunies, les petites amibes
Pseudoplasmodié (Type morphologique) (Sch.).
s'arrondissent, sécrètent une substance gélatineuse qui comble leurs intervalles et enveloppe leur ensemble, et chacune en outre s'enkvsle sous une (Z>), deux, ou môme trois enveloppes concentriques. Les kyste] mesurent 10 [* environ. En cet état, la petite masse peut attendre '.sans danger le retour des conditions favorables. Alors, les corps proloplasmiques sortent de leurs enveloppes (JE) et se retrouvent semblables à l'amibe qui nous a servi de point de départ; ils se dispersent et recommencent chacun le môme cycle évolutif (').
Pour faire de notre type morphologique un
Guttulina (Cicnkovsky), nous n'aurions qu'à préciser la forme de la colonie de kystes qui est sphérique et sessile, ou en massue fixée par le manche, parfois divisée en Fig' 70-
quelques tubérosilés, et forme des taches d'apparence laiteuse (Sur le crottin de cheval et autres substances analogues).
Copromyxa (Zopf) (fig. 70) semble n'être qu'une espèce du précédent.
Dans les autres genres (c'est le cas le plus fré- (c. ^Z)^ zopn. quent chez ces êtres) certains individus restent stériles et se liquéfient sous la membrane épaisse de leur kyste; ils se soudent en outre fortement entre eux après s'être disposés en pédoncules de formes variées. Par ce processus les colonies de kystes arrivent à prendre des formes diverses qui permettent de distinguer les genres.
Chez
Acrasis (Van Tieghem) le pédoncule est filiforme et porte à son sommet
les kystes disposés en chapelet. Chez Dictyostelium (Drefeld) le pédoncule est épais, formé de plusieurs files
cellulaires et les kystes forment un petit renflement sphérique au
sommet.
Polysphondylium (Brefeld) est d'abord un Diclyostelium, mais en grandissant
il ramifie son pédoncule. Enfin chez Cœnonia (Van Tieghem) le pédoncule, ramifié ou non, se termine par une
capsule à bord denté qui supporte la masse sphérique des kystes.
(*) Il esta remarquer que cet enkystement n'est pas un phénomène reproducteur, puisque le nombre des individus n'augmente pas par son fait. C'est un enkystement de protection. On ne doit donc pas donner le nom de spores aux petites amibes enkystées. On le fait cependant en général, et cela est légitime dans une certaine mesure, car nous verrons, dans des formes assez voisines ayant un cycle parallèle, le contenu se diviser sous le kyste; et, d'autre part, tous ces individus qui se réunissent pour s'enkyster sont en général descendants d'un même parent. C'est donc comme si celui-ci s'était divisé sous son kyste pour leur donner naissance et les avait ensuite mis en liberté pour qu'ils puissent chercher leur nourriture. Il n'y a donc qu'une anticipation d'un stade du cycle sur ceux qui auraient du le précéder.
PSEUD0PLASM0D1ÉS
2e 0 rt d \\ iî
FILOPLASMOJDIÉS. — FILOPLASM ODIDA
vel
LABYRINTÏIULÉS. — LA B YBINTHULJDA.
[Labyrintui lea (Hâckel)J
TYPE MORPHOLOGIQUE
Ce groupe ne contenant que deux ou trois genres dont un seul bien connu et certain, Labyrinthula (Cienkovsky), nous décrirons ce genre comme type du groupe.
Structure.
Chez ce Labyrinthula, l'amibe n'est jamais isolée. Elle vit réunie en colonie avec un grand nombre de ses semblables. Elle a une forme
Fig. 71.
Filoplasmodic : Type morphologique. (Labyrintlutla Cienkovskyi) (Sch.). alg., algue; a, I», amibes.
régulière, celle d'un fuseau (b) de 8 à 10 ou 15 \j. de long et elle ne se déforme guère que pour s'allonger ou se raccourcir plus ou moins.
Elle est formée d'un endoplasma légèrement granuleux contenant le noyau et quelques vacuoles et d'une mince couche superficielle d'ecloplasma hyalin qui forme aussi les pseudopodes.
Elle émet à chacun de ses pôles un pseudopode long, fin, raide, qui s'unit à ceux des cellules voisines et forme avec eux un réseau délicat et très irrégulicr. Assez souvent, on voit en outre un ou deux pseudopodes naissant des parties latérales du corps et se jetant sur le réseau pour en former une nouvelle maille. Par le moyen de ce réseau, tous les individus sont donc réunis en un plasmodium, mais de nature spéciale, constitué seulement par des pseudopodes filiformes, d'où le nom de 'plasmodium filamenteux (nous dirons filoplasmodium) qui lui a été don n r.
UÏS IUlIZOl'ObKS
Physiologie.
Locomotion. - Les amibes semblent mobiles sur ce réseau, comme si elles pouvaient gUsser sur lui et le parcourir tout entier. C'est même ainsi que leur mouvement avait été d'abord interprété par Cienkovsky qui voyait dans le réseau «ne sécrétion filamenteuse destinée à leur servir de guide Mais Zopf [92] a montré que le réseau était formé simplemenl par l ensemble des pseudopodes filiformes anastomosés el que Fte- les amibes, pour se déplacer, contractent
et rentrent le pseudopode situé du côté où elles vont, allongent, au contraire, celui qui est du côté dont elles s'éloignent, ce qui do mie absolument I illusion <lu mouvement auquel Cienkovsky avait cru. La vitesse est d'ordinaire 20 p par minute. Elle est donc très faible.
La colonie a donc dans son ensemble une forme incessamment variable et très irrégulière. Elle comprend d'ordinaire (fig. 72) une masse centrale de figure quelconque formée par des individus un peu contractés et arrondis, simplement juxtaposés, sans fusion aucune de leur protoplasma. Dans celte masse, les individus superficiels émettent seuls quelques pseudopodes qui les rattachent au réseau extérieur. Ce réseau extérieur est formé comme nous l'avons décrit et les individus qui sont sur lui se déplacent sans cesse, les uns rentrant dans l'amas central, tandis que d'autres, de l'amas central, se lancent dans le réseau. Dans quelques circonstances, tous les individus sont groupés en une seule masse cl il n'y a ni réseau, ni pseudopodes. Mais, à un moment donné, ]es individus les plus superficiels émetteni leurs pseudopodes, les inclinent de tous côtés jusqu'à ce qu'ils en aient rencontré un autre auquel ils se soudent, commençant ainsi le réseau sur lequel ils commencent à se mouvoir. Arrivés à la périphérie, ils font de môme et augmentent ainsi peu à peu le réseau sur lequel les autres individus se lancent à leur suite.
Division. — Les amibes se reproduisent (fig. 73) par division transversale et les deux moitiés du fuseau divisé restent unies par un filament qui devient un pseudopode commun s'étend. an t de l'un à l'autre. La nourriture est capturée par les pseudopodes. Les amibes pénètrent dans l'intérieur^l'Algues inférieures (Diatomées, Spi l'ouvres) el les vident lentement peu à peu on voit les petites parcelles
Filoplasmodié. Type morpholojj.
/.a byrinthula (L. vitelUna) (im. Cienkovsky).
Fragment de la colonie rétracté montrant des individus commençant à se mettre en marche.
Fit
A B Division d«-s Filoplusinodics
FILOl'LASMODIlîS OU LABYIUNTHULES
capturées rouler lentement le long- des pseudopodes, entraînées sans doute par quelque courant protoplasmique invisible, et arriver aux amibes qui sans doute les retiennent.
Enkystement. — Dans certaines circonstances, les amibes rentrent peu à peu leurs pseudopodes et se réunissent en une masse dense sans trace de réseau. Elles grossissent et s'enkystent individuellement. Au sortir de l'enkystement, elles reprennent leur forme de fuseau et se mettent tout de suite à former des pseudopodes et à constituer le réseau. Toutes celles de la colonie s'enkystent d'ailleurs à peu près en même temps et sortent aussi ensemble de leurs kystes. Ce n'est évidemment, dans ce cas observé chez L. Gienkopskyi par Zopf, qu'un enkystement de repos, puisque le nombre des individus n'augmente pas par ce processus (*).
Mais dans d'autres cas, comme celui de L. macrocyslis (Cienkovsky), toute la masse s'enferme en outre sous une écorce sécrétée en commun, les individus s'enkystent séparément sous cette enveloppe cl, dans leur kyste, subissent une division en quatre petites masses nucléées qui, au sortir de l'enkystement, donnent autant d'amibes complètes. C'est alors une véritable reproduction (*).
GENRES
Labyrinthula (Cienkovsky), que nous venons de décrire comme type morphologique, est le seul représentant bien avéré de l'ordre, les genres Diplophrys et Chlamydomyxa Ç*) étant encore, celui-ci trop insuffisam-
i1 Zopf n'est cependant pas sur qu'il n'y ait pas une division en deux dans le kyste.
(2) L'habitat de ces êtres est variable. L. vitellina (Cienkovsky) et L. iiiacroçytis (Cienkovsky) ont été trouvés par cet auteur sur les pilotis du port d'Odessa, un peu hors de l'eau ou complètement immergés. De Bruyne [99] a retrouvé la seconde à Naples et l'a vue se nourrir de Diatomées dont les valves vidées étaient remplies par ses amibes. Leurs colonies sont visibles à l'œil nu sous l'aspect de petites taches rouge brique ou jaune pâle.
Fiff. 75.
Zopf a trouvé L. Cieukovskyi (Zopf) vivant en parasite sur des Spirogyra d'Allemagne dont il perçait les cellules avec ses pseudopodes et dont il vidait le contenu après avoir pénétré à leur intérieur.
Lorsque l'on croyait que le réseau était une sécrétion, la position systématique des Labyrinthulés était des plus embarrassantes. Mais aujourd'hui leurs relations avec les Myxomycètes, et en particulier avec les Acrasiées, sont devenues fort claires. Zopf les réunit à ces dernières sous le nom de Sorophorées.
(3) Faut-il placer ici le genre Diplophrys (Barker) placé ordinairement parmi les Foraminifères ?
Si l'on considère D. Archeri (Barker) (fig. 74) qui vil dans l'éaju douce, il semble
Diplophrys (Q. Archeri) im. Hertwig a. Lesser).
Dipli iphrys {D. sicrcorca) (d'up. Cienkovsky).
ment connu, celui-là trop hétérogène pour pouvoir être rattachés avec certitude aux Labyrinthulés (8 à lii (/.. Mer ci eau douce).
évident que cet être, avec sa membrane formant presque une coquille, sa vie isolée à l'Age adulte, est un Foraminifére monothalame voisin à'AmphUrema* Nous le présenterons de nouveau en étudiant les Gromides (V. p. 116).
Mais si l'on examine D. stercorca (Gienkovsky) (fig. 73), qui vit sur le crottin de cheval, la ressemblance est frappante avec les Labyrinthulés. L'amibe est semblable avec son corps nu, son noyau, ses deux ou trois vésicules pulsatiles, ses deux minces pinceaux de fins pseudopodes raides, insérés aux deux pôles [A), et surtout avec son groupement colonial [B] et ses mouvements presque identiques avec ceux des Labyr intitula.
On est peut-être en droit de se demander si ces deux espèces ne constitueraient pas deux genres très différents appartenant, l'un aux Foraminifères, l'autre aux Labyrinthulés. Il faudrait pour se prononcer, les étudier au nouveau point de vue proposé par Zopf et présenté par Cienkovsky lui-môme.
Une question non moins délicate se pose au sujet du genre
Chlamydomyxa (Archer) (fig. 76). Cet être qui a reçu le nom significatif de C. labyrinthuloïdes (Archer) a, à l'état d'extension, la forme d'un Foraminifére dont le corps serait contenu dans une sorte de capsule cellulosique ouverte en fente au sommet et laisserait sortir un gros tronc proloplasmique bientôt ramifié en pseudopodes réticulés absolument irréguliers. Le tout, en état d'extension, mesure environ un millimètre. Il n'y a point de noyau, mais des vésicules pulsatiles se rencontrent éparses çà et là dans la partie inférieure. Il se nourrit de proies solides qu'il absorbe à la manière d'une amibe. Plus souvent on le rencontre complètement renfermé dans son enveloppe cellulosique, et en cet état il peut aussi se développer.
Jusqu'ici rien de bien étonnant. Mais, si l'on examine le réseau, on voit qu'il est parcouru par de petits corps proloplasmiques, non nucléés, qui semblent glisser sur de fins filaments et ces fins filaments sont proloplasmiques et ressemblent absolument à ceux de Labyrinthula.
Mais alors que signifient ces vésicules pulsatiles au sein de la masse protoplasmique? Que signifient ces particules englobées comme par une amibe? Tout cela est extérieur au corps vrai des êtres formant la colonie, et si les particules nutritives peuvent à la rigueur se comprendre, les vésicules ne le peuvent pas. Ray Lankkster a suggéré l'idée que les petits fuseaux mobiles pourraient n'être que des noyaux. Il faut de nouvelles études avant de se prononcer (Colonie l|1,m. Eau douce).
Ch lam ydom y.ra [C. labyrinthuloïdes)
(im. Archer), c, capsule cellulosique.
EUPLASMODIÉS OU MYXOMYCÈTES
3e Ordre
EUPMSMODIÉS. — EUPLASMODIDA
[M YXOMYCÈTES {A UCt.)] TYPE MORPHOLOGIQUE
Ici, comme dans le cas précédent, l'être, à l'état adulte et isolé, est une simple amibe lobée et nucléée.
( : o L t e am i b e ( fi g . 77 , A ) vi t au m i lieu des substances végétales altérées, bois pourri, tan, feuilles mortes, etc., circulant dans les interstices avec ses pseudopodes et se nourrissant des particules assimilables qu'elle rencontre. Ainsi elle s'accroît, se divise et se multiplie avec activité. Si les conditions deviennent défavorables, s'il survient par exemple de la sécheresse ou du froid, elle s'enkyste sous une membrane de cellulose. Au retour de conditions meilleures, elle sort de son kyste et reprend son mode de vie. Quand elle rencontre une autre amibe de même espèce, elle passe indifférente, tant que la nourriture est abondante. Mais quand cette vie a assez duré, et principalement lorsque la nourriture devient rare, les amibes qui se rencontrent restent ensemble (B) et, au lieu de s'accoler simplement comme celles des Pseudoplasmodiés, se fondent entièrement en une amibe plus grosse à deux noyaux. Cela continuant ainsi, les amibes arrivent à former des masses considérables (C), recouvrant parfois plusieurs centimètres ou même décimètres carrés. Leur vie n'est pas changée pour cela, et cet immense plasmodc continue à vivre comme les amibes qui ont servi à le former. Il continue à se mouvoir attiré par la lumière faible et l'humidité modérée. Quand il rencontre un obstacle, il s'ouvre devant lui, l'englobe, puis, quand il arrive à le dépasser, s'ouvre en arrière pour se dégager de lui. Cela lui donne une forme réticulée (D) absolument variable et irrégulière. Dans les mêmes conditions que les amibes isolées, les plasmodes s'enkystent. Mais ce n'est pas un enkystement in toto, La masse s'arrête, se condense, s'arrondit, puis se découpe en
Fig. 77.
Euplasmodié (Type morphologique) (Sch.)
Si
autant d'amibes qu'il y a de noyaux, et ce sont ces amibes qui s'enkystent côte à cùte. Au sortir de l'enkystement elles se fusionnent de nouveau et
la masse reprend sa vie interrompue. Cet enkystement accidentel est de durée très variable. On en a observé qui avaient duré vingt ans.
A côté de cela, il y a un enkystement régulier (fig. 78) auquel on donne encore le nom de sporulation, bien que la multiplication des individus n'ait lieu qu'au sortir de la prétendue spore. Pour cela, le plasmode commence par s'élever le plus haut possible sous l'action d'un géotropisme négatif accentué. Arrivé au point qui lui convient, il se concentre, prend une forme régulière (A) et sécrète autour de lui une épaisse croûle cellulosique (cls.), souvent incrustée de calcaire, qui se soude solidement au support. A l'intérieur, la masse se décompose, comme dans le cas précédent, en petites amibes uninucléées (B) qui s'enkystent individuellement sous une membrane cellulosique (C: kys.), et la masse de ces kystes ou spores remplit la cavité de la coque cellulosique générale. Mais, comme cette épaisse coque serait plus tard trop résis- D tante pour permettre aux spores de
Eupiasmodié : enkystement et sporulation s'échapper, les amibes, avant de (Sch.). s'enkyster, sécrètent entre elles
a à d, stades successifs de la sporulation : cis., des filaments cellulosiques ramifiés
kyste cellulosique uni : kys., kvstcs indivi- • F -, , . , , .
duels; r., réseau. qui tonnent dans la cavité un vaste
(Dans ces figures, on a supposé pour plus do clarté réseau (C : V.) dans les mailles duqu'il n'existait qu'un très petit nombre d'amibes . . * ' , „,
fusionnées et par conséquent do spores). quel les SpOl'eS SOnt logées. Ces tlia-
ments prennent appui comme des ressorts sur la paroi interne du kyste général. L'humidité lés relâche en les portant à s'enrouler, la sécheresse les bande en les étendant. Aussi lorsque le kyste est mùr, sous l'influence de la sécheresse, ils se détendent, finissent par rompre la paroi devenue friable et, de la sorte, les spores sont mises en liberté. On donne le nom de capillilium (D) à
EUPLASMODIKS OU MYXOMYCÈTES
Fis. 70.
l'ensemble de cet appareil de filaments destiné à produire la rupture du kyste.
Sous l'influence de l'humidité, les spores (fig. 79, a) mises en liberté laissent échapper leur contenu qui sort sous la forme d'une- petite masse d'abord inerte (/;), mais qui bientôt pousse un court flagellum à l'extrémité qui porte le nova u, forme une vésicule pulsatile à l'extrémité opposée et se met à nager et à ramper dans le liquide (c). Au bout de peu de temps, le flagellum disparaît et l'amibe réduite à ses pseudopodes recommence la vie que nous avons décrite.
Euplasmodié.
Formation de l'amibe (Sch.).
a, spore; 1>, sortie de l'amibe; c, L'amibe pourvue d'un flagellum et d'une vésicule pulsatile v.
GENRES
(le qui est variable ici, c'est surtout la forme des kystes et le capillitium. C'est principalement sur ces caractères que les
genres sont établis.
FiS. 81.
Fig. 80.
Tubiilina (T. cylindrica) (im. Zopf).
Cribraria (C. rufa) (im. Zopf).
Lycea (Schrader) n'a pas de capillitium et la double membrane de son kyste se détruit entièrement pour donner issue aux spores. La forme des kystes est aussi simple que possible, elle représente celle du réseau plasmodique vivant, mais arrêté et entouré d'une double membrane.
Tuhulina (Persoon) (fig. 80), a un kyste qui forme des petits boudins implantés côte à côte sur un support qui dépend de lui. . Limbladia (Fries) est un genre voisin.
(Cribraria (Persoon) (fig. 81) n'a pas non plus de capillitium, mais le kyste sphérique, pédonculé, au lieu de s'ouvrir par destruction totale de sa paroi, ne se détruit que dans les mailles d'un réseau dont les filaments persistent. Cela tient à ce que la paroi kystique est parcourue en dedans par un réseau de bandes d'épaississemenfr qui résistent quand les parties minces situées entre elles se détruisent à la maturité. On a assimilé, sans grande apparence de raison, ces bandes d'épaississement à un capillitium qui serait soudé à la paroi du kyste.
Dictyclium (Schrader) (fig. 82),
lEnteridium (Ehrenberg) et .
iCIathroptychium (Rostatinski) présentent le même carac- ^eemuum) tère. Nous placerons ici le genre (im. Zopf).
Fig. 82.
LES IIIIIZOI'ODKS
Fig. s:t.
Un,
Myxastrum (d'up. H&ckel).
Fie. 85.
Fie.
Myxastrum (Hackel) (fig. 83) qui se sépare des Proléomyxés par son mode de reproduction. 11 est représenté par une amibe à pseudopodes rayonnants et, d'après Hâckel, non nticléée. Les individus se réunissent en plasmodes pouvant atteindre un demimillimètre de diamètre, ce qui leur permet d'absorber des proies plus grosses (Péridinicns, Diatomées, etc.). A un moment donné, ce plasmode s'enkyste et divise son contenu en une cinquantaine de portions disposées radiairement. (les parties se revêtent d'une épaisse membrane kystique et, par là, se révèlent comme des spores qui, mûres, s'ouvrent au sommet pour laisser échapper leur contenu sous la forme d'une amibe (').
Partout ailleurs il existe un vrai capillitium.
Cet organe se présente sous sa forme la plus simple chez Trichia (Ilaller) (fîg. 84) où il est formé de simples filaments libres en forme de tubes creux avec des épaississements spiraux.
Chez
Arcyria (llill) (fîg. 8o), au contraire, le capillilium forme un réseau soudé, au point où il la rencontre, avec la paroi interne du kyste. Celui-ci est pédonculé et s'ouvre en pyxide (*).
A la suite de ces genres, se présentent quelques formes qui ressemblent fondamentalement à Arcyria, mais qui s'en distinguent parle caractère suivant: les nœuds du réseau du capillitium sont volumineux et remplis de petits nodules calcaires, et des nodules semblables se rencontrent dans l'épaisse paroi du kyste. Tels sont:
Craterium (Trenlepol) (fig. 86), dont le kyste a la forme d'une pyxide pédonculée et s'ouvre de la même manière, et dont les spores violettes occupent, comme d'ordinaire, les mailles du réseau (3) ; et
Fuligo (Ilaller), qui est le plus célèbre des Myxomycètes.
C'est lui qui, le premier, a attiré les regards par ses dimensions consi-
(!) Cet être a été observé en 1867 par Hâckel à l'île Lancerotte, aux Canaries. La seule espèce est M. radians (Hâckel). Les spores sont mises en liberté par simple rupture du kyste sans capillitium.
(2) Le capillitium est conformé d'une manière analogue dans les genres
Tric/iia (im. Zopf).
Arcyria [A. incarnala) (im. de Bary).
Fis. 8C.
Craierium (C. vulgare) (im. Zopf).
Hemiarcyria (Rostafinski), Reticularia (Bulliard),
Genres voisins Physarum (Persoon), Tilmadoche (Fries),
Cornuvia (Rostafinski), Lycogala (Llirenberg),
Badhamia (Berkeley), Œthaliopsis (Zopf),
Perichaena (Fries), Lachnobolus (Fries).
Leocarpus (Link).
EUPLASMODIÉS OU MYXOMYCÈTES 87
dérables. Il forme à la surface des amas de Lan ces fleurs du tan qui ont jusqu'à deux à trois décimètres de large et deux à trois centimètres d'épaisseur. Ses kystes discoïdes sont protégés par une F. épaisse croûte remplie de petits nodules calcaires semblables à ceux des nœuds du capillitium.
Une dernière complication du capillitium résulte du prolongement du pédoncule dans la cavité du kyste en une sorte d'axe central appelé columelle d'où partent les branches du réseau pour s'insérer d'autre part à la paroi interne du kyste.
ïStemonitis (Gleditsch) (fig. 87), donne une bonne idée de cette disposition. Ici, les spores redeviennent claires et les nodules calcaires sont absents ('). Chez
!■ Amaurochete (Kostafinski) , les columellés deviennent nombreuses et petites, en sorte qu'elles se distinguent à peine
7 v • . r\ • l 1 i fcrrusiiiea)
du reseau et disparaissent presque. Un pourrait donc placer ZoJ)() ' ce genre à côté (ÏArcyria.
Combinons maintenant les caractères de Stemonitissivec ceux de Craterium, c'est-à-dire une columelle à nodules calcaires avec des spores violettes et nous aurons : soit IDidymium (Schrader) (fig. 88), soit Chondrioderma (Rostafinski), à columelle courte et renflée (*).
Il faut faire une place à part pour le genre i Ceratiu m (Albertini et Schweinitz) (fig. 91), qui mériterait de s'opposer comme genre unique d'un groupe des Exosporés à tous les autres Euplasmodiés formant ensemble un groupe des Endosporès. Ici, en effet, la sécrétion durcie qui correspond au kyste est centrale et sert seulement de
? mon Ut s
Fis. 88.
Did ymiiim (D. fàrinaceum) (im. Zopl).
support aux spores qui sont libres à sa surface. Cette sécrétion est gélatineuse.
Elle forme une sorte de gâteau (A) surlequel s'élèvent, soit des lamelles, soit de petites tiges (/?). Tout ce minime édifice squelettique est revêtu du plasmodium qui l'a sécrété et qui forme à
Fiff. 8'J.
Fig. 90.
i1) 11 en est de môme chez Comatricha (Preuss) (fig. 88), Lamproderma (Hostafinsky), ^ Enerthenema (liowman).
(2) Soit un des genres :
- Lepidoderma (de Bary) (fig. 90),
Comatricha [C. Fricsiana) (im. Zopf).
A, l'onsemblo; il, un capillitium.
Spumaria (Bulliard), |
Lepidoderma
(L. ligrinum) (im. Zopf).
Dinchea (Frics)
LF.S IUIIZOPODES
sa surface une simple couche protoplasmiquc parsemée de noyaux. Quand tout cela est prêt, le plasmodium se divise, comme d'ordinaire, en autant de parcelles uninucléées qu'il y a de noyaux; comme d'ordinaire, ces parcelles s'enkystent sous une enveloppe cellulosique et constituent les prétendues spores; mais chacune de ces spores, avant de s'enkyster, sécrète encore un minime pédoncule gélatineux, au bout duquel elle reste appendue, comme un petit fruit (C). On trouve des kystes exosporés gros de quelques millimètres, sur le bois mort des Conifères. A la maturité, et lorsque la spore a acquis sa taille définitive (D), tout le squelette gélatineux vient à être dissous par une goutte d'eau et les spores tombent (E). Quand elles sont mûres ellesmêmes, elles laissent échapper leur contenu sous la forme d'une petite amibe (F). Mais celle-ci, au lieu de commencer tout de suite la vie errante habituelle, se divise successivement trois fois (G, II. h et
Fig. 91.
Ceralium (C. hydnoïdes) (im. Zopf).
A à K, stades successifs de révolution.
donne ainsi huit petites zoospores munies d'un Qagellum («/). Mais bientôt, comme chez les Pseudoplasmodiés, ce flagellum disparaît et les petites amibes (K) se dispersent en quête de nourriture, et se multiplient par division simple jusqu'à ce que soit arrivé pour elles le moment de s'unir, comme d'ordinaire, en un véritable plasmodium qui sécrète de nouveau un support de gélatine et recommence la série de phénomènes déjà décrite.
11 y a ici, peut-être, un acheminemenl vers la constitution de véritables spores auxquelles il ne manque, pour mériter toul à fait ce nom, que de se diviser sous leur enveloppe au lieu de ne le faire qu'après.