‹ Traité de zoologie concrète (volume 2)Chapitre 52 sur 104 · LES RIII 7.0 PO DES · texte numérisé non relu

LES RIII 7.0 PO DES

Cornuspira (Max Schultze) se distingue de tous les autres par le fait qu'il est monothalarae étant formé d'un tube sans cloisons, contourné en longue spirale plane [Vivant, et fossile) (*). Alveolina (d'Orbigny) (fig. 177), au contraire, au lieu de former une coquille plate, à axe d'enroulement très court, devient ovoïde ou fusiforme, à axe d'enroulement au moins aussi long et souvent plus que toutes les autres dimensions du corps. Cela tient à ce que les loges, d'ailleurs toujours enroulées en spirale régulière, sont très basses, mais très larges, et complètement embrassantes, chacune s'étendant d'un pôle à l'autre de la coquille et recouvrant complètement la partie correspondante du tour précédent. Comme elles sont très peu élevées dans le sens de l'enroulement, il en faut un grand nombre pour faire un tour. Les cloisons qui les séparent s'étendent parallèlement à l'axe d'enroulement, d'un pôle à l'autre, mais elles sont très basses et ne forment qu'une forte côte au plafond des loges, laissant celles-ci communiquer largement entre elles, au niveau de leur plancher. La dernière loge s'ouvre naturellement au dehors par une longue bouche qui va aussi d'un pôle à l'autre. Indépendamment de ces loges et cloisons primaires parallèles à l'axe, s'en trouvent de secondaires et même de tertiaires (15 à 7b>nm. Vivant et fossile) (»).

Fig. 177.

Alveolina (im. Brady).

commuuiquent pas entre elles, mais seulement avec les logeltes centrales sousjacentes, n'alternent pas d'un cycle à l'autre comme ces dernières, et enfin reculent un peu vers le centre de manière à être à cheval sur la cloison de séparation du cycle dont elles dépendent et du cycle précédent; et elles communiquent avec les logelles sous-jacentes de ces deux cycles. Ajoutons que les logeltes périphériques sont, dans chaque cycle, plus nombreuses que les centrales, il y en a souvent trois ou quatre pour une de ces dernières.

(*) A ces genres ajoutons, comme faisant partie de la famille des Pcneroplinœ : Archiacina (Munier-Chalmas) qui est un Penevoplis sans côtes, décomposé en deux sousgenres:

Brœckina (Munier-Chalmas) et

Brœckella (Munier-Chalmas).

Le genre Cornuspira mériterait de former une famille à pari. (2) Les cloisons secondaires sont disposées suivant des plans parallèles à l'équateur du fuseau et, comme les cloisons primaires sont très peu développées, elles s'étendent sans interruption depuis la bouche jusqu'à l'origine de la coquille, lh'en entendu, elles ne vont pas jusqu'à l'origine même de la coquille, car les loges anciennes très courtes ne peuvent être recoupées par autant de cloisons secondaires que les jeunes beaucoup plus grandes. Elles s'arrêtent à des niveaux différents. Elles découpent la fente buccale en une série d'orifices juxtaposés. Ces cloisons sont complètes, percées seulement dans chaque loge primaire d'un ou deux orifices qui font communiquer entre elles les loges secondaires qu'elles séparent. Enfin, dans certaines espèces, il s'ajoute encore à cela des cloisons tertiaires déterminant des loges de troisième ordre. Ces cloisons sont parallèles à la surface de la coquille. Il y en a de deux à cinq dans chaque compartiment secondaire des loges primaires. Elles s'insèrent sur les cloisons secondaires, mais ne s'étendent, dans le sens de l'enroulement, que sur une partie de la Ion-

IMPKRFORÉS : ARÉNACÉS 127

Keramosphsera (Brady) a une coquille sphérique avec une multitude de logettes de forme plus ou moins irrégulière disposées en courbes concentriques (Vivant) (').

3° Sous-Ordre

ARÉNACÉS. — ARENACWJE [AsTRomnziD/E (Brady) -+- Arenaceje (Bùtschli)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

Ici encore, l'animal est fort semblable à celui que nous avons décrit pour notre type morphologique d'Imperforé, et c'est par la constitution de sa coquille qu'il se caractérise. Cette coquille (c) est formée, en effet, de particules étrangères (grains de sable, carapaces de Diatomées, spicules d'Epongés, etc.), tantôt simplement agglutinées contre la surface du corps par le protoplasma superficiel, tantôt plus ou moins fortement cimentées entre elles par une substance organique qui d'ordinaire est, ou semble être, de la vraie chitine, mais parfois se montre avec les réactions spéciales de la matière cornée. Lorsqu'il y a un ciment chitineux complet formant un vernis continu à la face interne de la coquille, celle-ci est aussi imperforée que celle des groupes précédents, mais lorsqu'il en est autrement, il reste entre les particules mal associées qui forment la coquille de petits espaces par lesquels le cytoplasma sous-jacent peut émettre des prolongements mobiles analogues à des pseudopodes, et il y a là une condition qui rapproche ces êtres des Foraminifères perforés.

L'accroissement de la coquille se comprend aisément, soit que ses particules soient indépendantes les unes des autres, auquel cas il se conçoit sans explication, soit qu'elles soient réunies par un ciment chitineux. Dans ce cas, les choses

gueur de la loge primaire de manière à laisser communiquer entre eux tous les

compartiments qu'elles déterminent. Elles ont pour effet de recouper la série unique

d orifices buccaux en deux à cinq séries parallèles superposées. (Les fossiles seuls

arrivent à la taille de 7omm; les vivants atteignent 18mm seulement.)

I Alveolina est le seul représentant de la famille des Alveolininje \ Alveolininx

(Brady)].

P) On fait de ce seul genre la famille des Kkrauospu^iusm [Keramosphœvina (Brady)] .

Fig. 178.

Arénacé (Type morphologique) (Sch.).

c, coquille.

LES RHIZ0P0DE8

se passent pour cet enduit chilineux comme pour la coquille des (iromides. Quant au dépôt de nouvelles particules étrangères pour combler les lacunes produites par l'écar terrien t des anciennes, il se l'ait au moven des pseudopodes, ou de petits prolongements pseudopodiformes nés du cytoplasma dans les hiatus de la coquille, qui saisissent des particules et les accolent. L'animal ne prend d'ailleurs pas au hasard : il choisit la grosseur et la nature des matériaux, triant des grains de sable d'une certaine taille, ou des spicules d'Epongés. Dans bien des cas, il semble, en outre, que des résidus alimentaires, grains de sable, carapaces de Diatomées, etc., sont ajoutés à la coquille par le dedans, conformément à ce qui a été observé ailleurs (chez Diffluyia par Verworn) (').

On peut distribuer les Arénacés en deux tribus :

Astrorhizina, à grandes coquilles asymétriques, le plus souvent monothalames et en forme de tubes simples ou associés entre eux ou à une chambre centrale commune;

Litvolin a, à coquilles régulières, le plus souvent polylhalames, mais à loges séparées par des cloisons imparfaites, labyrinthiques; ces êtres représentent les isomorphes arénacées des Miliolides et des Perforés les plus simples.

Ire Tribu

ASTRORHIZINES. — ASTRORH I7JXA [AsTRORinziD.E (Brady)]

GENRES

Astrorhiza (Sandahr) (fig.l 79) a une coquille formée d'une épaisse couche de grains de sable et de vase, simplement F5g l79

accolés par le protoplasma ou légèrement cimentés. Cette coquille, parfois fusiforme,a ordinairement la forme d'un disque aplati et muni sur son bord de prolongements radiaires. Ces prolongements sont ouverts au bout et, par leurs extrémités, sortent autant de bouquets de pseudopodes réticulés (10"»m et plus. Mer).

A Astrorhiza se rattachent quelques genres qui n'en diffèrent que par des caractères secondaires (*).

Astrorhiza (im. Brady).

f1) La coquille esl ordinairement monothalame et de grande taille, souvent branchue ou radiée. Parfois sa cavité est subdivisée en compartiments par des constations de la paroi, mais ce ne sont là ni de vrais sepla ni de vraies loges, et ces formes polytbalames sont toujours asymétriques.

(2) Ces genres, au nombre de cinq, sont les suivants : Pelosina (Brady) (fig. 182), qui a sa coquille formée seulement de chitine et de vase, avec

IMPERFORÉS : ARÉNACÊS

Fi"'. 180.

Pilulina (im. Brady).

pilulina (Carpenter) (fig-. 180) a sa coquille, ici encore, monothalame et de forme ronde, formée uniquement de spicules d'Epongés ou de sable fin, sans ciment calcaire ou autre. La bouche est fusiforme, courbe (Mer. Vivant).

Il en est de môme chez Technitella (Norman), de forme ovale et cylindrique, à

bouche arrondie (Mer. Vivant).

Saccammina (Sars) (fig. 181)est,selon les espèces, mono- ou polythalame. Les formes polythalames, toutes fossiles, sont formées déloges monothalames unies, soit latéralement de manière h respecter la bouche, soit en série linéaire par leur tube buccal, le tube de la précédente étant soudé au pôle aboral de la loge suivante. Les formes vivantes sont monothalames sphériques, ont une carapace lisse formée de gros grains de sable soudés par un fort ciment corné qui forme en outre un enduit intérieur continu. La bouche est au sommet d'un petit prolongement conique (Vivant et fossile) (').

Saccammina (im. Brady).

Fig. 182.

Fig. 183.

Pelosina (im. Brady).

Storthospheera (im. Brady).

une bouche au sommet d'un prolongement chilineux;ce qui lui donne la forme d'une bouteille (Mer);

\Storthosphsra (Brady) (fig. 183), qui est subglobuleux, très irrégulier, garni de nombreuses protubérances terminées chacune par un orifice buccal (Mer);

>Dendrophrya (Wright), qui peut être défini: un Astrorhiza à disque plus élevé el pourvu de prolongements ramifiés, dressés ou rampants. Sa coquille est aussi formée de chitine et de vase (6'n»1. Mer) ;

fyringammina (Brady), qui est au contraire constitué de gros grains de sable lâchement agglomérés, et formé d'une masse globuleuse de tubes branchus disposés radiairement, arrangés plus ou moins distinctement en couches superposées (Mer. Vivant) ;

Julienella (Schlumberger), à test épais, à loge centrale cloisonnée et à tubes courts et irréguliers (Vivant).

Ces genres forment avec Astrorhiza la famille des AsT&o&mziù& [Astrorhizinœ (Brady)].

J1) On ne sait rien de plus au sujet des formes polythalames fossiles, mais Rhumbler [94], qui a fait une étude très détaillée de ce Foraminifère a fait connaître plusieurs particularités intéressantes des formes vivantes monothalames. Quand il est jeune, Saccammina a une cur/uillc primitive de 0lliml formée de tout petits grains avec des spicules d'Épongés et d'Oursins. Mais il s'en forme bientôt, en dehors de celle-ci, une seconde qui grossit beaucoup plus, en sorte que la première est accolée à elle comme une petite tubérosilé. Cette seconde coquille n'est pas encore la coquille définitive : elle n'a, en effet, pas de bouche et les grains de sable qui la forment sont disposés sans aucune régulante en sorte qu'elle est très raboteuse. L'animal ne communique avec le dehors que par des expansions pseudopodiques qui passent dans les interstices des grains de sable. En cet étal il a été décrit comme un genre spécial sous le nom de Psammosphxva (F.-E. Schulze).

Mais peu à peu, l'animal remanie sa coquille, oriente ses grains de sable de manière

LES RHIZ0P0DE8

Sorosphœra (Brady) est monothalame cl n'a, à son unique loge, aucun orifice notable méritant le nom de bouche; ses pseudopodes sortent des orifices interstitiels, mais sa coquille comprend plusieurs chambres directement unies entre elles (Mer. Vivant) (').

Jusqu'ici, nous n'avons trouvé, comme éléments de formation de la coquille, que des grains de sable et, s'il s'y trouvait mêlés des spicules d'Epongés, ce n'était qu'à Litre exceptionnel.

Dans les Arénacés qui nous restent à citer, les spicules d'Epongés font régulièrement partir de la coquille et sont fortement unis entre eux et à des grains de sable pour la constituer. En outre, la forme de la coquilledérive de tubes cylindriques directement associés entre eux(*).

Jaculella (Brady) (fig. 184) forme un simple tube conique ouvert à la grosse extrémité (atteint près de 10,um. Mer. Vivant).

Bathysiphon (Sars) est en forme de tube

légèrement conique, non cloisonné, 4^f^i^^ng^^^|{^^^ dont la paroi, d'épaisseur notable r , „ ,. „ ,

/a m\ i- . i • i mt, Jaculella (im. Brady).

(0mmo), contient des spicules d'Epon-

ges agglutinés que l'on peut mettre en évidence en dissolvant la partie calcaire (20mn>. Mer. Vivant et fossile). Marsipella (Normann) (fig. 185) est un tube cylindrique ou renflé en fuseau au milieu et

Marsipella im. Bradv).

ouvert aux

deux bouts (B'»1». Mer. Vivant).

Fig. 186.

Fie. 185.

Rhabdammina (im. Brady).

Rhabclammina(Ssirs) (fig. 186) est formé de tubes radiaires droits ou ramifiés, ouverts à l'extrémité, et souvent s'inséranl par l'autre sur une partie centrale renflée qui joue le rôle de chambre commune (25mm. Mer. Vivant).

à se former une surface tout à fait lisse, et se forme une bouche au sommet d'un prolongement conique. Dès lors, les orifices par où passaient les pseudopodes se ferment.

L'animal contient un noyau avec plusieurs prélendus nucléoles qui se dissolvent peu à peu (sans doute quand l'animal se dispose à se diviser) et fournissent la substance d'un réseau chromatique qui se dessine progressivement.

Rhumbler décrit ici cinq nouveaux genres de Protozoaires ou Prolophyles dont il indique à peine les affinités et dont nous ne ferons que citer les noms en indiquant les groupes avec lesquels il leur trouve des ressemblances:

Rhy n c h ogro m ia ( R h u m b 1 e r ) , Rynchosaccus (Rhumbler),

Dentrotuba (Rhumbler).

croit reconnaître des affi-

Dactylosaccus (Rhumbler), Ophiotuba (Rhumbler) et Il les a trouvés dans la coquille de sa Saccammina. I nités chez le premier avec les Gromies, chez le deuxième avec les Grégarines, chez le troisième cl le cinquième peut-être avec les Characées, chez le quatrième avec les FTaliphysema.

(') Ces genres forment la famille des Saccammin.*: [Saccamminhhv (Brady)]. (-) Us constituent la famille des Ruabdmiuix.i: [Rhabdammininp (Brady)].

I M PERFORES : ARENACES

Fis. 187.

Hyperammina (Brady) pourrait se définir un Rhabdammina réduit à un tube unique ayant les caractères de l'un des tubes du genre précédent (Mer. Vivant).

. Aschemonella (Brady) (fig. 187), n'était la constitution de sa coquille conforme à ce que nous venons d'indiquer, ne serait qu'une espèce à'Astrorhiza. Cependant, il faut noter que les tubes peuvent être moins nombreux et que, parfois, ils se soudent par leur extrémité au bout des tubes d'individus voisins, de manière à former Aschemonella (im. Brady). un organisme polythalame (Mer. Vivant).

Rhizammina (Brady) (fig. 188) est formé d'une masse libre de tubes flexibles,

Sagenella (im. Brady).

a., l'animal ; s., support.

Rhizammina (im. Brady).

irrégulièrement ramifiés (25mm. Mer. Vivant).

S Sagenella (Brady) (fig. 189) est assez semblable, mais ses tubes sont fixés sur un support (pierre ou coquille) (Mer. Vivant). Botellina (Carpenter) est en forme de tube cylindrique dont l'intérieur porte des saillies irrégulièrement contournées, déterminant un cloisonnement incomplet. Il paraît être fixé à une extrémité, tandis que l'autre laisse passer les pseudopodes par des interstices (25mm. Mer. Vivant).

L Haïiphysema (Bowerbank) (fig. 190) a une coquille constituée comme toujours de particules étrangères, mais qui sont ici presque exclusivement des spicules d'Epongés. La forme est celle d'une sorte de verre à pied long, étroit, irrégulier, dont le pied discoïde sert à fixer l'animal. Par l'orifice évasé, sortent les pseudopodes longs, minces, irréguliers, très réticulés (Me Vivant) (f).

(•) Le corps contient de nombreux noyaux et des globules énigmatiques qui sont peut-être des sortes de spores.

Cet être singulier avait été pris par Bowerbank pour une Kponge, et par Hackbl [77] pour un être extrêmement simple à deux feuillets, le prétendu Entcrozoon (Hackel) dont il faisait le type d'une classe des Physémaires. Ses beaux dessins où est repré-

I/a liphysema (II. Tumanocitziî) (d'np. Ray Lankcstcr).

lo- LES RIIIZOPODES

2e Tribu

LITUOLINES. — LITUOLINA [Lituolidjf. (Brady)]

Indépendamment des caractères indiqués plus haut, la coquille présente, chez beaucoup de Lituolines, un caractère singulier. L'animal, après l'avoir formée, comme nous l'avons vu, de particules étrangères, l'accroît intérieurement par le dépôt, à la face interne, de nouvelles particules qui dessinent des lames irrégulières se coupant de la manière la plus variée, de façon à combler presque entièrement la cavité avec une substance réticulée labyrinthique. Les cloisons de séparation dos loges polythalamos se perdent plus ou moins dans cet ensemble. Ces! ce caractère que nous désignerons sous le nom de chambres labyrinthique» chaque fois que nous le rencontrerons.

Les Lituolines sont souvent perforés et font ainsi le passage à l'ordre des Perforida (').

GENRES

Lituola (Lamarck) est une forme libre, polythalame, à loges labyrinthiques disposées en spirale régulière, sauf les dernières qui peuvent prendre la direction de la tangente. La coquille est épaisse, rugueuse, grossière, formée de gros grains de sable (Vivant et fossile) (*).

Fig. 191.

sentée l'organisation de cet être avec des feuillets épithéliaux réguliers à belles cellules nucléées ne correspondent à rien de réel.

(!) Butschli [80-82] n'admet pas le groupe des Lituolines, préférant répartir ses genres parmi les Perforés et les Imperforés avec lesquels ils présentent le plus d'affinités.

Au point de vue de l'enseignement, cette manière de faire a l'inconvénient de troubler la pureté des caractères des groupes où l'on fait entrer ces Lituolines. C'est pour cela que nous ne l'avons pas adoptée. Mais, au point de vue des affinités, elle est très admissible, la famille des Lituolines ne contenant guère de formes propres et étant surtout formée de représentants arénacés des types hyalins ou porcelainés des autres groupes tels que Cornuspira, Miliolina, Peneroplis, Lagena, Nodosaria, Cristellaria, Globigerina, Eotalia, Nonionina, etc.

(2) Ce caractère de structure de la coquille est celui d'une série de genres qui constituent la famille des Lituolïnm [Lituolinse (Brady]) dont la Lituole est le type.

Ces genres sont les suivants:

Haplophragmium (Reuss) (fig. 191). qui est un Lituola à loges non labyrinthiques (Fossile);

Haplostiche (Reuss), qui est un Lituola dont les loges sont disposées en ligne droite ou un peu courbe, mais non spirale ; il est parfois monolhalame (Vivant et fossile);

Rheophax (Monlfort), qui est un LTaplostiche à loges non labyrinthiques (Vivant et fossile) ;

Coskinolina (Stache), qui est un Haplophragmium dont les dernières loges vont en diminuant rapidement ;

Bdelloïdina (Carter), qui représente, avec la structure

de coquille particulière aux Lituolines, un Peneroplis: il est fixé par une face; la

Haplophragmium ( S c h . ) .

A, entier : B, en coupe.

Fig. 193.

1MPERF0RÉS : ARBNACÉS 133

Trochammina (Parker et Jones, emend. Brady) (fig. 192), au contraire, a sa coquille mince, lisse, par le fait qu'elle iga est formée de très petits grains de sable, fortement soudés par un ciment chitineux et calcaire. L'intérieur des chambres est lisse, nonlabyrinthique (Vivante! fossile) ('). : Endothyra (Phillips) (fig-. 193) dissimule plus encore que les précédents son caractère arénacé par la prédominance du ciment T,ochammina calcaire sur les grains de sable (Fossile) (*). (im. Brady).

Endothyra (/?. crassa) (im. v. Moller).

Fig. 194.

Tharammina (T. papillata) (im. Brady).

parlie supérieure des loges est labyrinthique; le test serait perforé, les septa de séparation des loges sont percés d'une série de trous qui font communiquer les loges entre elles (Vivant, non fossile); Plaoopsilina (d'Orbigny), qui représente le précédent sans perforations ni cloisons labyrinthiques (Vivant et fossile).

(*) Ces caractères se retrouvent dans toute une série de genres constituant la famille des Trocuamuinje [Trochammininœ (Brady)], dont Trochammina est le type. Génériquement celui-ci est caractérisé par ses loges multiples enroulées à la manière de celles d'un Nautile ou d'un Trochus. Il est libre ou fixé (Vivant).

Voici les autres genres de la famiile : l Thurammina (Brady) (fig. 194), qui est monotbalame, formé d'une seule loge sphérique, avec ou sans bouche principale à un pôle, mais avec plusieurs orifices accessoires au sommet de petites éminences (Vivant) ;

" Thuramminopsis (Hausler), qui n'est qu'un sous-genre du précédent; Hippocrepina (Parker), qui est aussi monothalame, mais à loge allongée, renflée à un bout, étroite à l'autre avec une bouche unique, de forme variable (Vivant);

i Hormosina (Brady), qui est, pour la forme, un Rheophax à loges plus arrondies, pour la structure, un Trochammina (Vivant) ;

i Ammodiscus (Reuss) (fig. 195), qui est libre et a une forme spirale ou hélicoïdale plus ou moins irrégulière : il est néanmoins monothalame, sa coquille n'ayant point de cloison intérieure (Vivant et fossile);

C Carterina (Brady), qui est polythalame, et représente un Trochammina avec spicules calcaires lui appartenant en propre (Vivant);

I Webbinar (d'Orbigny), qui est fixé, formé d'une ou plusieurs loges, réunies dans ce dernier cas en série irrégulière par des tubes de jonction (Vivant).

(2) Il est le type de la famille des Endotuyrism [Endothyrinx (Brady)] caractérisée par cette structure de la coquille ainsi que par la netteté des cloisons qui séparent les loges. Celles-ci ne sont point labyrinthiques. La plupart de ces formes sont perforées et font le passage aux Perforida.

Voici les genres de cette famille :

Nodosinella (Brady), qui est un Nodosaria (V. p. 135) pour la forme, un Endothyra pour la structure (Fossile) ;

Polyphragma (Reuss), qui a la forme d'un tube fixé par une extrémité, formé de courts segments cylindriques superposés, labyrinthique à l'intérieur et terminé par une bouche criblée (Fossile);

Involutina (Terquem), qui a un enroulement nautiloïde, mais à tours si embrassants que

Fis- 195.

Ammodiscus (im, Brady).

Loftusia (Brady) (%. 196) est caractérisé par une structure arénacée si

PIg. 196.

dissimulée par la finesse des grains et l'abondance du ciment calcaire qu'elle a pu ôtre mise en doute. En outre, la structure intérieure des loges est compliquée par le développement d'un tissu labyrinthique abondant qui obstrue, en grande partie, la cavité de la coquille. Cette forme est perforée et fait, comme les précédentes, passage aux Perforida (Fossile) (').

Parkeria (Carpenter) est de forme sphérique et ses chambres très basses n'ont pas de vraies * cloisons, mais sont soutenues par des piliers creux qui s'ouvrent dans la chambre située au-dessus et établissent ainsi une communication. Il n'y a pas de bouche. Les prétendues chambres initiales centrales, orientées suivant un rayon de la sphère, ne sont peut-être que la place du support primitif englobé par la coquille (Fossile).

Loftusia (Sch.).

Ensemble de l'animal et coupe frontale.

l'ombilic est caché et que l'ensemble ne forme plus qu'une masse lenticulaire où l'on ne distingue pas les différents tours (Vivant et fossile); Bradyina (Môller), qui est un Endothyra à bouche criblée (Fossile);

Stacheya (Brady), qui est fixé et dont l'enroulement est rendu irrégulier par la présence du support (Fossile).

Que l'on se figure une grande coquille nautiloïde (0mm8) à tours embrassants jusqu'à l'ombilic, de sorte que le dernier cache toujours tous les autres. Ces tours, très nombreux, jusqu'à vingt-cinq et plus, sont très peu élevés, mais très larges, en sorte que la coquille gagne plus en épaisseur, c'est-à-dire dans le sens de l'axe passant par l'ombilic et perpendiculairement à l'enroulement, que dans le sens de l'enroulement, et la coquille devient ainsi ovoïde ou même fusiforme, le grand axe passant par les ombilics. En outre, au lieu d'un cloisonnement régulier, avec des septa bien nets, séparant des loges bien libres, on trouve une disposition très différente. Plaçons-nous, par l'imagination, dans l'intérieur de la coquille en un point quelconque, les pieds tournés vers l'axe et la figure vers l'ouverture. Nous avons pour plancher la lamelle qui nous sépare du tour précédent, pour plafond celle qui nous sépare du tour suivant. A droite et à gauche, nous pourrions atteindre jusqu'à l'ombilic. Le plancher est lisse, mais le plafond est garni d'une épaisse couche de tissu labyrinthique qui rétrécit de moitié au moins l'espace déjà si restreint entre le plancher et la voûte. De distance en distance, sont les cloisons qui séparent les chambres. Ces cloisons sont obliques, complètes, mais formées du même tissu labyrinthique qui est à la voûte, en sorte qu'elles laissent communiquer les loges entre elles. Enfin, entre les cloisons, s'étendent des tubes calcaires qui subdivisent la loge en loges secondaires. On voit que la cavité de la coquille est aux trois quarts remplie par ces productions squeleltiques : les loges anciennes le sont même tout à fait. La famille comprend seulement un autre genre :

Cyclammina (Brady), moins compliqué, simplement nautiloïde (Vivant).

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