enac
A ctinosphœrium . S tructure (im. Hertwiget Lcsscr).
ectop., ectoplasma; endop., endoplasma ; "S., noyaux; psdp., pseudopodes.
Fig. 247.
f1) Ce sont là du moins les caractères de l'espèce principale [A. sol), sinon unique, du genre. La forme d'eau douce est celle que nous avons décrite. La forme marine en diffère par la réduction considérable du système vacuolaire et par l'absence (si générale chez les Rbizopodes marins) de vésicule pulsatile. Gruber [89] a fait l'observation intéressante que la
forme marine peut s'adapter à l'eau douce et y prend la structure vacuolaire de la forme d'eau douce, pour la reperdre quand on la met dans l'eau salée. Mais l'absence de vésicule pulsatile reste à titre de caractère différentiel permanent que Gruber considère comme de valeur spécifique.
(2) Nous avons indiqué plus haut les particularités de son enkystement.
\'ymnosphœra (Sassaki). (V. à la page 158 les particularités de son
centre de rayonnement) (Mer); :ctinolophus (F.-E. Schulze) pédonculé, à endoplasme et à noyau excentriques, avec une enveloppe gélatineuse très transparente (Mer);
Jseckelina (Mereschkovsky) serait un Actinolophe sans noyau (Mer); cctinosphaeridium (Zacharias) (fig. 247) ne se distingue d'Actinolophus que par des caractères dignes à peine d'en faire un sous-genre de celui-ci (10 à 12 Eau douce); •tooteira (Wright) est un Actinolophus à pédoncule très contractile (Mer).
Malgré la présence d'une faible couche gélatineuse chez quelques-uns d'entre eux tous ces genres forment l'ordre des Aphrothoraca de Hertwig. Nous y ajoutons avec quelques réserves le genre iamptonema (Schaudinn) [94], forme peut-être un peu aberrante et dont son auteur ne précise pas la position. Il se caractérise par son corps nu, ses pseudopodes à filament axile se prolongeant jusqu'au contact de l'un des nombreux (50 et plus) noyaux. L'endoplasme ne diffère de l'ectoplasme que par une structure plus granuleuse. L'animal se déplace, non seulement en roulant sur ses pseudopodes, mais aussi en rampant au moyen de légères déformations amœboïdes (0,J5. Mer).
Aclinosphœvidium
{A. pedalum) (d'ap. Zacharias).
il*
2° Ordre
CHLAMYDOPHORIDES. — CHLAMYDOPHORIDA [Chlamydophoha (Archer)]
Heterophrys (Archer) (fig. 248) représente un Nuclearia qui posséderait une épaisse enveloppe gélatineuse hyaline clans ses couches profondes, granuleuse en dehors, et qui émet de petits prolongements spiniformes entre lesquels passent les pseudopodes (Mer et eau douce) (*).
(x) Genres voisins :
Lithocolla (F.-E. Schulze) diffère de Nuclearia
par un revêlement simple de petits
grains de sable. Noyau et vésicule pulsa-
tiles inconnus (Mer) ; Elseorhanis (Greeff)aun revêtement analogue
avec des carapaces de Diatomées concurremment avec les grains de sable et, en
outre, des granules de graisse colorée
(Eau douce).
(Mais ces particules étrangères sont,
dans ces deux genres, adventices, directement accolées par les pseudopodes, sans
sécrétion spéciale de ceux-ci) ; Lithosphserella (Frenzel) ne diffère de Lithocolla qu'en ce que son revêlement est formé
de plusieurs couches (25 à 32 \x. Mer et eau douce); Chondropus (Greeff), au contraire, est revêtu d'une couche granuleuse de couleur jaune qui
pourrait bien, si elle n'est pas protoplasmique, n'être qu'une enveloppe gélatineuse
sécrétée, comparable à celle de Chlamydophora auquel il faudrait alors le joindre
(Eau douce) ;
Sphœrastrum (Greeff) a aussi une enveloppe gélatineuse mais sans prolongements spiniformes et irréguliers; les pseudopodes sont souvent dirigés d'un seul côté et l'enveloppe se prolonge plus loin de ce côté que des autres. L'animal forme souvent des associations de nombreux individus dont les tuniques gélatineuses se fusionnent tandis que leurs corps sont unis seulement par des ponts proloplasmiques (Eau douce) ;
Astrodisculus (Greeff, emend. Archer) a, au contraire, son enveloppe gélatineuse régulière, et les pseudopodes rares et régulièrement rayonnants (Eau douce).
Certains auteurs placent ici le genre Mastigophrys (Zenker) qui représente un Actinomonas, mais libre et pourvu d'une enveloppe gélatineuse. Mais en raison de la permanence de son flagellum, nous préférons le joindre aux Flagellés (V. p. 322).
Fig. 218.
Heterophrys (im. Hertwig et Lcsser).
iikuozoaires : chalarotiioracides
3° Ordre
Fiff. 249.
CTIALAROTHORACIDES. CHALARO THORA CIDA [Chalarothoraca (Hertwig et Lesser)]
GENRES
Acanthocystis (Carter) (fig. 249), pour l'ensemble de la structure, est notre type morphologique, mais avec quelques additions et particularités remarquables. Le corps est protégé par une enveloppe gélatineuse ferme et, audessous de lui, par une couche hyaline fluide qui semblerait appartenir à cette enveloppe, mais qui en réalité est protoplasmique, car si la couche périphérique se rompt, celle-ci fait éruption et forme une hernie qui émet des pseudopodes. Dans l'enveloppe gélatineuse sont implantés de longs spicules siliceux radiaires qui s'appuient à leur base sur de petites baguettes tangentielles (40 à 50» (*).
Acanthocystis (im. Pénard).
(!) L'ecloplasme peu dist inct de l'endoplasme, très vacuolaire, contient des corpuscules bleuâtres réfringents qui sont des grains
d'amidon, représentant une réserve nutri- Fig. 250.
tive. Il contient souvent des Zoochlorelles. Pour capturer une proie, il rabat ses spicules comme fait un Oursin de ses piquants et les écarte ainsi que les baguettes tangentielles qui sont à leur base, car tout cela est absolument mobile dans la coucbe gélatineuse. Celle-ci se déprime alors, se creuse et finalement met à nu le protoplasma sous-jacent qui englobe la proie à la manière d'une amibe; puis tout reprend sa place. On a vu l'animal muer et rejeter son enveloppe squeletlique. Rappelons enfin le bourgeonnement qui a été observé ici (fig. 242). (Cette figure, appliquée au type morphologique, représente plus spécialement un Acanthocystis) (Eau douce et mer).
Ce squelette formé de pièces éparses est caractéristique de l'ordre dont l'Acantho-
cyslis est le type. Nous le retrouvons donc sous des formes variées dans les genres suivants qui appartiennent au même groupe : Cienkowskya (Schaudinn) présente des petites plaques siliceuses perforées (12 fj.. Mer) ; Raphidiophrys (Archer) (fig. 2b'0) a son squelette formé de spicules siliceux en forme d'aiguilles droites ou courbes disposées tangentiellement. Cependant, autour de la base des pseudopodes, elles se relèvent souvent en cônes et donnent à l'animal une forme
Raphidiophrys (R. elegans) (d'ap. Hertwig et Lesser).
IliS
4e OllDltl.
DESMOTHORACIDES. — DESMO THORA CWÂ [Desmotuoraca (Hertwig et Lesser)] GENRES
Chlathrulina (Cienkovsky) (fig. 251) est, en somme, conformé comme notre type morphologique, mais on n'observe pas chez lui de distinction en endoplasme et ectoplasme. Il a un seul noyau central ; ses pseudopodes sont un peu plus anastomosables que d'ordinaire; il est protégé par une coquille siliceuse sphérique et continue, mais percée de trous; il ne remplit pas complètement sa coquille et peut se déplacer à son intérieur. Cette coquille est portée au sommet d'un pédoncule creux, long et grêle de même substance (*).
Fig. 201.
étoilée. Le noyau est simple ou multiple. Enfin, les individus forment
fréquemment des associations dans lesquelles ils fusionnent leurs sque- Chlathrulina.
lettes et forment une enveloppe commune, tandis que leurs corps ne (im. Greefi).
sont unis que par des ponts protoplasmiques (Eau douce); Pompholyxophrys (Archer) a son squelette formé de simples petites sphérules sur plusieurs
couches entourant le corps à distance. Pseudopodes sans courants de granulations,
souvent dichotomes au bout (Eau douce); Pinacocystis (Hertwig et Lesser) a le sien formé d'une couche de petites plaquettes rondes
contiguës (Mer). Chez
Pinaoiophora (Greeff), les plaquettes sont en forme de petites feuilles lancéolées (Eau doiu e : Diplocystis (Pénard) présente des éléments squelettiques de deux formes (30 à 35 u. Eau douce) ;
Artodiscus (Pénard) a ses pseudopodes très élargis à leur base (15 à 30 [x. Eau douce);
Wagnerella (Merechkovsky) est formé d'une sphère fixée par un pédoncule élargi à la base; le tout est recouvert d'une enveloppe membraneuse dans laquelle sont des aiguilles siliceuses qui, sur le pédoncule, sont couchées, tandis que sur la tête, elles sont plus longues et dressées radiairement. Le noyau serait dans la partie évasée du pédoncule (lmm de haut y compris le pied. Mer).
J1) Pour se reproduire, l'animal se divise à la manière ordinaire dans sa coquille et les deux individus filles (ou un seul) sortent de la 1 coquille, se fixent, se sécrètent un pédoncule et, alors seulement, forment leur squelette. Il se reproduit aussi par spores flagellées qui se forment au nombre de deux dans la coquille et en sortent. Enfin, il sait aussi s'enkyster sous la coquille (0,1. Eau douce).
Genres voisins :
Hedriocystis (Hertwig et Lesser) (fig. 252) ne diffère du précédent, outre la taille plus petite, que par sa coquille dont les trous sont percés au sommet de proéminences coniques (20 à 30 p.. Eau douce) ;
Orbulinella (Entz) n'a pas de pédoncule et a les orifices de sa coquille dilatés en entonnoir (Etangs salés) ;
Elaster (Grimm) n'a pas non plus de pédoncule, mais a les orifices
de sa coquille semblables à ceux de la Ghlathruline (20 (jl. Eau douce)
Fig.
Hedriocystis (//. pellitcida) (d'ap. Hertwig et Lesser).