RADIOLAIRES
6° Sous-Classe RADIOLAIRES. — RADIOLARI/E
[Radiolaria (Hâckel)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
Bien qu'il soit encore unicellulaire, l'animal présente ici, grâce à la présence de parties additionnelles, une complication qui ne laisse pas que
Fig. 253.
Radiolaire. Type morphologique (Sch.).
caps, ctrl., capsule centrale; cytop. extr., cytoplasma périphérique. ; cytop. pericaps., cytoplasma péricapsulaire; gel., gelée ou calynma ; TH., noyau; psdp., pseudopodes; rés. protop., réseau protoplasmique ; 2x., zooxanthelles. (Les pseudopodes devraient être réticulés. Ce caractère, omis sur cette figure, se voit bien sur la figure 376, p. 237).
de rendre un peu difficile au premier abord son assimilation avec la cellule typique. Il est sphérique, de taille assez grande, se mesurant par millimètres ou tout au moins par dixièmes de millimètres. Au centre
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estunnoyai^A^^et^ulourdelui^inecoucheprotoplasmiqueentouréeellemôme d'une membrane ; il semblerait que nous ayons là la cellule entière avec sa membrane, son cytoplasmaet son noyau. Cependant cet ensemble appelé ici capsule centrale {caps, ctrl.) ne forme qu'une partie de l'organisme. En dehors de cela, nous avons une très épaisse masse extracapsulaire entourant la capsule centrale et formée d'un réseau proloplasmique très riche (rés. protop.) dont les mailles sont remplies par une substance d'apparence et de consistance gélatineuses que nous appellerons la gelée {gel.) (Hâgkel lui donne le nom de calymna) et qui émet à la périphérie les pseudopodes {psdp.). 11 n'y a jamais de vésicule pulsatile.
Nous allons reprendre avec plus de détails la description de toutes ces parties. Mais nous devons dès maintenant montrer comment ce! ensemble peut représenter la cellule ordinaire ou plutôt le Rhizopode normal. Rien n'est plus aisé à comprendre, dès que l'on sait que la membrane de la capsule centrale est percée de trous qui font communiquer ensemble les cytoplasmes intra- et extracapsulaire. Or nous avons déjà rencontré des Rhizopodes où le cytoplasme forme deux masses incomplètement séparées par une barrière squelettique : les Gromies par exemple (V. p. 112). Supposons, au lieu de la Gromie, un Foraminifère perforé et nous aurons, comme ici, un Protozoaire dont le cytoplasme sera séparé en deux parlies concentriques ne communiquant entre elles que par d'étroites perforations. Nous avons vu d'autre part que souvent, chez les Héliozoaires par exemple, le corps sécrète à sa surface une enveloppe gélatineuse. Supposons que cette sécrétion se dépose entre les mailles d'un riche réseau de pseudopodes réticulés, de manière à ne laisser libre que la partie périphérique du réticulum, et nous aurons absolument la représentation d'un Radiolaire. C'est ainsi que nous devons considérer le Radiolaire pour ramener sa constitution, en apparence si aberrante, à celle d'un Rhizopode normal. Passons maintenant à la description détaillée de ses parties.
Structure.
Noyau. — Le noyau {N.) ne présente rien de bien particulier. 11 est central, gros, vésiculeux et montre, dans son suc nucléaire, un réseau serré et de nombreux granules chromatiques"qui ont l'aspect de nucléoles sans en avoir la signification cytologique (').
Capsule centrale. — L'intérieur de la capsule {caps, ctrl.) est occupé par un cytoplasma intracapsulaire ordinaire dans lequel sont suspendues des inclusions de diverses sortes. On y rencontre : 1° des vacuoles, de tailles variées, mais petites si on les compare à celles que nous trouverons tout à l'heure en dehors de la capsule; 2° des gouttelettes d'une graisse colorée, de tailles très diverses aussi; 3° des cristaux qui sont
(x) On le désigne parfois sous le nom de vésicule interne.