ACANTHAIRES. — A CA NT II A RIDA
[A cttpylea ( U îLckol) ; — Acantiiaiua (Hâckel); — AcANTiioMETREA (R. Hertwig)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
(FIG. 311 a 314)
Prenons pour point «le départ le type général des Radiolaires ei
Fig. 311.
Acantbnires. Type morphologique (Acanl/iromelron) (Sch.). caps, ctrl., capsule centrale; cytop., cytoplasmaj gel., gelée ou cah nina ; R., noyaux : psdp., pseudopodes ; sq., rayons du squelette.
Otosphœra (Hâckel) est de même, mais a une forte dent à l'orifice de ses tubes (0,1 à 0,2) Coronosphœra (Hackel) a, en plus, une couronne de dents i\ chaque orifice (0,08 à 0,3);
ACANTHAllîl.S
voyons par quelles modifications celui de cet ordre va en dériver. Deux points principaux sont à signaler : la constitution de la capsule centrale et surtout l'existence d'un squelette absolument caractéristique à la fois par sa constitution chimique et par sa disposition géométrique. Parlons d'abord de ce dernier.
Squelette. — Le squelette est formé de vingt tigelles radiaires (sq.) qui partent exactement du centre de la capsule et vont surgir à la surface en des points déterminés. Le seul fait que ces baguettes sont radiaires et
Fig. 312. Fig. 313.
Acanthaires (Type morphologique) (Sch.).
Constitution géométrique du squelette radiaire vu de profil. Les rayons en avant du plan de la figure ont été seuls représentés.
B, rayons tropicaux; E, rayons équatoriaux ; P, rayons polaires.
Acanthaires (Type morphologique) (Sch.).
Constitution géométrique du squelette radiaire vu par un des pôles.
Pour l'explication des lettres voir la figure précédente.
se réunissent au centre où elles ont leur point de départ primitif est déjà hautement caractéristique, car jusqu'ici (et il en sera de même dans les autres ordres) le squelette était essentiellement tangentiel ou formé de coques concentriques ; les éléments radiaires y étaient accessoires. De plus, quand ces coques arrivaient jusqu'au centre, ce qui était rare c'était secondairement, leur point de départ étant toujours à la surface, de la gelée primitive, c'est-à-dire en dehors de la capsule. Ici, au contraire, les vingt baguettes radiaires ont leur origine première au centre et se développent par un accroissement centrifuge (').
Clathrosphxra (Ilâckel) a ses coquilles doubles, formées de deux coques concentriques et
lisses toutes les deux (0,12 à 0,18); Xanthiosphœra (Hiickel) de même, mais avec la coque externe épineuse en dehors (0,11 à0,19) . Ces genres forment la famille des Collosviimrinm [Collosphœrida (J. Millier)] du sous-ordre des Sphœroida (Hâckel), de l'ordre des Sphxrellaria (Ilâckel).
(') lillcs arrivent au centre même et pour cela leurs extrémités centrales sont tailler-
LES RHIZOPODBS
Elles sont formées, non de silice, mais d'une matière organique albumincuse qui semble être voisine de la vilelline, soluble dans les solutions salines un peu concentrées (carbonate de soude à 1 °/o ou sel marin à 10 à 20 %), et que l'on a appelée acanlhine.
Leur disposition géométrique est très régulière et suit une règle que l'on a baptisée du nom de loi de ./. Mûiler. Pour la comprendre, comparons l'animal au globe terrestre (fig. 312, 313). Traçons sur la sphère l'équalcur (EE), et sur chaque hémisphère deux parallèles ayant à peu près la situation des tropiques (BB), et des cercles polaires (BP). Cela formera cinq cercles. Les vingt spiculcs forment cinq groupes de quatre, dont chacun part du centre et va sortir, suivant un rayon, au niveau d'un de ces cinq cercles. Telle est leur disposition suivant les parallèles. Voici maintenant leur disposition suivant les méridiens. Supposons deux plans méridiens perpendiculaires. Ils couperont les cercles aux degrés 0 et 180, 90 et270. Et bien, les spicules de l'équateur et des cercles polaires surgissent sur ces parallèles aux quatre points (EP), où ces méridien s les coupent. Quant à ceux des cercles tropicaux (B), ils sont exactement dans les plans bissecteurs des précédents, et par conséquent surgissent sur ces cercles aux points marqués par les degrés 45, 135, 225 et 315.
Capsule et son contenu (fig. 311). — La capsule centrale (caps, clrl.) est sphérique et située au centre du corps. Elle a une paroi très mince qui, forcément, est percée par les vingt spicules du squelette. Cette paroi est criblée de très fins pores, mais ceux-ci ne sont pas, comme chez les Péripylaires, uniformément répartis sur toute sa surface. Ils forment des groupes réguliers symétriques, réservant entre eux des lignes polygonales ou des espaces réguliers.
Les noi/aux (IV.) sont multiples et représentés par plusieurs petites masses qui se logent entre les spicules ('). Le protoplasma intracapsulaire présente une striation radiaire parfois assez nette.
en pyramides donl les faces s'appliquent les unes contre les autres, et dont les sommels se confondent en un point qui est le centre de la capsule.
Fig.
. mvg.
mD.N
[l] Il est bien probable qu'il y a un stade jeune où le noyau est unique, mais on ne sait rien de positif à cet égard. Tous les auteurs décrivaient comme noyau unique (fig. 31 4), un gros corps subcentral montrant certaines particularités bizarres. Du côté opposé au centre de la capsule où les spicules se joignent en debors de lui, la membrane de ce prétendu noyau forme une invagination conique {invg.) plissée, radiairement vers le sommet, circulairement plus bas, qui coiffe le prétendu nucléole [ncL), comme d'un bonnet de coton. Celui-ci différencie la partie ainsi coiffée en une substance plus claire. Plus tard cela disparaîtrait et la multiplication du prétendu noyau se produirait, commençant par celle du prétendu nucléole et se continuant par des lobes profonds qui découpent le soi-disant noyau.
Or Kôppen [94] a démontré que ce n'est autre chose qu'un parasite Acinétien du genre Amœbqphrya (Kôppen) [A. Acanthometrse (Kôppen)]. Gel Acinétien se reproduit
Prétendu noyau (coupe) (Parasite acinétien) (Sch.).
invg., invagination : mlb.JS'.i membrane nucléaire ; n. cl., bourgeon interne.
ACANTIIAIHËS
Organes extracapsulaires. — Le protoplasma extracapsulaire (cy (op.) ,1a gelée (gel-), ne présentent rien de bien particulier. Celle dernière cependant se prolonge un peu le long des spicules en forme de manchons el ceux-ci ne sont libres que tout à fait à leur extrémité. Ils sont donc plongés dans une sorte de gaine que leur forment les prolongements de la gelée. Or, dans celte gaîne, se trouvent parfois, s'insérant à la paroi gélatineuse, une vingtaine de petits filaments protoplasmiques qui entourent le spicule, remontent le long de lui et viennent s'attacher à lui non loin de son extrémité. Ces filaments sont contractiles; ils ont reçu le nom de myophrisca et ont pour action de tirer sur la gaîne gélatineuse du spicule, de la faire avancer plus loin sur lui et et ainsi de dilater le corps pour diminuer son poids spécifique et le faire flotter. Quand on les excite, ils se contractent et produisent leur action sur la gaine. Mais si l'excitation est trop forte, ils lâchent prise sur les spicules et forment un bouquet de filaments épars que Ton avait appelés cils gélatineux (*).
Les pseudopodes (psdp.) sont de deux sortes, les uns ordinaires, les autres immobiles et munis d'un filament axile comme chez les Héliozoaires. On nomme ces filaments axopodes. Enfin les Xanthelles offrent ceci de curieux, qu'elles sont pour la plupart intracapsulaires. Elles sont situées, au nombre d'une vingtaine environ, tout contre la face interne de la capsule. On en trouve aussi quelques-unes éparses dans le réseau extracapsulaire. Elles sont constituées comme d'ordinaire, sauf peut-être une plus grande délicatesse de leur membrane.
La physiologie n'offre rien de spécial.
Nous diviserons les Acanthaires (*) en quatre sous-ordres caractérisés d'une manière bien nette :
1° Acanth onid/e, à vingt spicules disposés suivant la loi de Mùller et subégaux, sans coque grillagée complète;
2° Sph/erophracthid/e, possédant les vingt spicules réguliers subégaux et en outre, une coque grillagée sphérique;
3° PrunophractiDjE, possédant les vingt spicules réguliers mais inégaux et, en outre, une coque grillagée elliptique ou discoïde;
1° AcTiNELiD.E, à spicules racliaires en nombre non défini et à disposition irrégulière, privés aussi de coque grillagée.
comme Tokophrya par un bourgeon interne situé dans une cavité formée par une invagination de la surface et communiquant avec elle par un col étroit. C'est ce bourgeon qui a été pris pour le nucléole et le parasite tout entier représente le prétendu noyau.
(') Cela n'existe que chez les Acanthonidse.
(2) IIàckkl les réunit en deux groupes d'importance supérieure, distincts par l'absence ou la présence d'une coque grillagée complète. Acanthometra (J. Millier) comprenant les deux premiers des quatre groupes ci-dessous, et les Acanthophracta H. Ilertwig) comprenant les deux derniers.
l6r Sous-Onuitu
ACANTHONIDES. — A CANTHON1I). K ]
[A CANTHONIDÂ ( 1 1 ackel)] TYPE MORPHOLOGIQUE
Caractérisé par ses vingL spicules subégaux et par l'absence de coque grillagée, il se confond avec le genre type Acanthometron.
Acanthometron (J. Millier) (fig. 315) a les caractères du type morphologique de l'ordre des Acanthaires et, en outre, pour caractère générique, la forme de ses spicules, cylindriques sur la coupe transversale et entièrement dépourvus d'apophyse (0,08 à 0,8 (*). Abondant dans toutes les mers chaudes)
(x) Genres voisins :
Zygacantha (J. Miiller) esl un Acanthomètre à spicules elliptiques ou losangiques sur la section transversale (0,1 à 0,5);
Acanthonia (Hâckel) a ses spicules à section rectangulaire (0,1 à 0,6) ;
Lithophyllium (J. Muller), au contraire, a chacun de ses spicules muni de deux apophyses opposées simples (0,02 à 0,25) ;
Phractacantha (Ilackel) est semblable, mais les apophyses de ses spicules sont ramifiées (0,1 à 0,15) ;
Doracantha (Hâckel) de même, mais ses apophyses sont grillagées (0,2) ;
Astrolonche (Hiickel) ressemble ;ï Lithophylium mais la paire d'apophyses opposées se
répète deux à quatre fois sur chaque spicule de manière à former deux rangées
longitudinales opposées (0,2 à 0,4) ; Xiphacantha (Hiickel) a, sur chaque spicule, quatre épines en croix, simples c'est-à-dire
non ramifiées (0,1 à 0,5); Stauracantha [Hâckel) est de même, mais ses épines sont ramifiées (0,12 à 0,5); Phatnacantha (Hâckel) de même encore, mais ses épines sont grillagées (0,12 à 0,18); Pristacantha (Hâckel) a, comme Aslrolonchc, plusieurs épines disposées tout le long du
spicule, mais ces épines forment quatre rangées longitudinales au lieu de deux
Ces genres forment la famille des [AsTBOZOiïCimrJB [Aslrolonchida) (Hâckel)].
(") Ici ces mesures sont la longueur des spicules.
ACANTHAIRES : SPHÉROPIIRACTIDES
Fig. 317.
Hcanthostaurus (Hackel) (fig. 316) diffère d' Acanthometron par le fait que ses quatre épines équatoriales sont plus grandes et de forme autre que les seize autres. Les quatre spicules équatoriaux sont d'ailleurs égaux entre eux et les autres à peu près égaux aussi ou sem-
blables entre (0,2 à 1) («).
eux.
Acanthostaurus (Sch.).
!.. E, E,... spicules équatoriaux ; Y. Y. V, IV... spicules ' polaires ; B, B,.. B', B.. spicules tropicaux.
Amphilonchc (im. Hiickel).
AAmphilonche (Hackel) \ se distingue par le l'ait qu'il a deux de ses spicules (fig. 317), l'antérieur et le postérieur, notablement plus longs que les dix-huit autres (0,1 à0,8)(s).
2e Sous-Ordre
SPHÉROPHRACTIDES. — SPHAïROPHRA CTW/E [Sph/erophracta (Hàckel)l TYPE MORPHOLOGIQUE
(FIG. 318 et 319)
Nous avons vu que souvent, dans les Acanthonides, les spicules, d'ailleurs égaux et disposés suivant la loi de Millier, portent des épines parfois ramifiées, orientées tangentiellement (t). Ces épines, étant toutes
(*) Les genres ci-dessous ont aussi les qualre épines équatoriales différentes des autres et plus grandes mais, en outre, les spicules de même catégorie peuvent présenter entre eux des différences.
• Belonostaurus (Hackel) a les huit spicules tropicaux différents des huit polaires (0,06 à 0,5); t Lonchostaurus (Hackel) a les deux spicules équatoriaux, antérieur et postérieur, semblables
entre eux, mais différents des deux latéraux (0,24 à 0,4) ;
i Zygostaurus (Hâckel) a, en outre, l'équalorial antérieur diffèrent du postérieur (0,4 à 0,8);
« Quadrilonche (Hâckel) est comme Acanthostaurus, mais ses spicules sont munis d'apophyses simples (0,12 à 0,3);
■ Xyphoptera (Hackel) est de même, mais ses apophyses sont ramifiées ou pinnées(0,l à 0,26).
I Lithoptera (.1. Millier) de môme encore, mais ses apophyses sont grillagées (0,24 à 0,48). Ces genres forment la famille des QuadriloxcuinjE [Quadrilonchida (Hâckel)]. (2) Genres voisins :
• Amphibelone (Hackel) est de même et, en outre, le spicule équatorial postérieur est plus
long que l'antérieur (0,1 à 0,4); Acantholonche (Hâckel) est comme Amphilonche mais, tandis que chez celui-ci les huit spicules polaires sont semblables aux huit tropicaux, ici ils sont différents (0,2 à 0,5). Ces genres forment la famille des Amphilonchinm [Amphilonchida (Hâckel)].
l.KS RHIZOPODE8
Fip;. 319.
SPU/EliOPURACTIDJE (Type morphologique) (Soh.).
Un spicule isolé.
r., lige radiale ; t., branches tangonliclles.
à même distance du centre, sont disposées suivanl la surface d'uj sphère idéale ayant pour centre le centre du corps. Supposons que ces épines deviennent plus grandes, plus ramifiées, dé mimiere à se oindre et a se souder
par l'extrémité Flg* 3lè'
de leurs ramifications ; elles arriveront à former une coque grillagée , continue, spliérique, dont les spirilles seront les rayons. Celle coque grillagée est le caractère essentiel des genres de ce sous-ordre. Elle est, comme le
reste du squelette chez tous les Acanthaires, formée d'acanthine.
On comprend qu'il puisse se former ainsi plus d'une sphère grillagée, puisqu'il y a des Acarithonides ayant des épines à diverses hauteurs sur les spicules.
Phractaspis (Hackel) (fïg. 320) a sa coque grillagée rattachée à chaque spicule radiaire seulement par deux tigelles, en sorte qu'on peut considérer cette coque comme dérivée de spicules à deux apophyses opposées (0,1 à 0,12) (').
SPHMBOPH&A CtWJE (Type morphologique) (Sch.).
r., spicules radiaircs ; t., branches tangenliellcs formant par leur accroissement une sphère complète.
(') Il en est de même des genres ci-dessous :
Pleuraspis (Hackel) est semblable mais a, en outre, des «> | > i n e s accessoires (0,1 à 0,15) ;
Dorataspis (Hackel) a, comme les suivanls, les apophyses conslilutives de la coquille élargies en lames percées chacune de deux irons vrais, sans compter les perforations suturales formées par deux encoches rapprochées de deux lames conliguës Phractaspis (im. iliickel). (0,11 à 0,16).
Diporaspis (Hackel) est un Dorataspis avec des épines accessoires [0,12 à 0,16); Orophaspis (Iliickel) est un Dorolaspis muni, en dehors de la coque grillagée, d'une paire
d'épines opposées sur la partie extérieure des spicules (0,04 à 0,08); Ceriaspis (Hackel) est un Doralaspiskcoque grillagée ornée d'un réseau décrètes (0,1 à 0,2' : Hystrichaspis (Hackel) est un Ceriaspis avec des épines accessoires v0,12 à 0,2b ; Coscinaspis (Hackel) est un Dorataspis avec quatre à douze vrais trous dans chaque lame
de la coque (0,12 à 1,15); Aconthaspis (Hâckel) est de même, mais il a, en plus, des épines accessoires (0,13 à 0,2).
ACANTHAIRES : SPHÉHOPIIRACTinF.S
Stauraspis (Hâckel.) a sa coque grillagée rattachée à chaque spiculc radiaire par quatre tigelles, en sorte que l'on peut le considérer comme dérivant des formes d'Acanthonides chez lesquelles les spicules portent quatre épines en croix à la môme hauteur (0,1 à 0,18) (').
; Phractopelta (Hackel) répète deux fois (fig. 321) la variation qui constitue le type des Sphœrophractidœ, c'est-à-dire qu'il forme, parle même procédé, deux coques grillagées concentriques : ses spicules sont d'ailleurs tous lisses et égaux (0,07 à 0,1) (*).
Sphserocapsa (Hackel) a, au
contraire des précédents (fig. 322), la coque grillagée indépendante des spicules et formée d'une multitude de petites pièces indépendantes
(:) Il en est de même des genres ci-dessous : Echinaspis (Hackel) est un Stauraspis à épines accessoires (0,11 à 0,18) ; Sonaspis (Hackel) diffère de Staurapsis par le fait que les épines ramifiées des quatre
spicules équatoriaux, sans être aplaties en lames comme chez Dorataspis, forment
quatre vrais trous, tandis que celles des autres spicules ne forment que des trous
suturaux ; il a, en outre, des épines accessoires (0,11 à 0,16) ; Dodecaspis (Hâckel) a aussi des épines accessoires et de vrais trous aux épines ramifiées
de ses spicules équatoriaux et polaires (0,12 à 0,18); Tessaraspis (Hackel) en a aux épines de tous ses spicules et n'a point d'épines accessoires
Lychnaspis (Hackel) est un Tessaraspis à épines accessoires (0,08 à 0,8) ;
Icosaspis (Hâckel) est un Tessaraspis qui a au moins huit trous vrais au système d'épines
de chaque spicule (0,14 à 0,4) ; Hyalaspis (Hâckel) est un Icosaspis à épines accessoires (0,18 à 0,3).
Réunis aux genres Phractaspis, Stauraspis et à ceux qui dépendent d'eux, ces genres forment la famille des Dorataspin/e [Dorastapida (Hâckel)].
(Dans un autre mode de classification, le caractère des vrais trous est pris comme premier critérium dans cette famille, et permet de la diviser en deux tribus : celles des Cladophracta (Hackel), où l'on réunit les formes qui n'ont de vrais trous h aucune ou à une partie seulement des apophyses de leurs spicules et celle des Peltophracta [Hâckel) comprenant les formes qui en ont à tous leurs spicules). (2) Genres voisins :
Pantopelta (Hâckel) a, en plus, des apophyses sur la partie de ses spicules extérieure aux coques (0,08);
Octopelta (Hâckel) n'en a qu'aux huit spicules tropicaux (0,08 à 0,12); Dorypelta (Hâckel) en a à quatre de ses spicules polaires et aux huit spicules tropicaux (0,08 à. 0,11);
Stauropeita (Hâckel) en a aux huit spicules tropicaux et aux huit polaires (0,1 à 0,12).
Tous ces genres forment la famille des PhbactopMtin^i \ Phraclopellida (Hâckel)]. '
Fig. 321. Fig. 322.
Phractopelta (im. Hâckel). Sphxrocapsa (im. Hackel).
QIC)
lw LES lUUZOPODES
percées chacune d'un trou. La coque se tient néanmoins, car ses pièces sont soudées bord à bord par un ciment organique. Les spicules sont juste assez grands pour atteindre la coque à laquelle ils se soudent Mais, au point de soudure, la coque est percée d'un trou rond beaucoup plus grand que les pores et le spicule est soudé aux bords de ce trou seulement par l'extrémité des crêtes saillantes dont il est orné, en sorte qu'il reste, autour de chacun de ces points d'insertion, un assez large orifice découpé suivant la forme du spicule (0,22 à 0,8) (•).
Fig. 32.-Î.
3e SOUS-OUDKE
PRUNOPIIRACTIDES. — PRUNOPHRACTID/E [Prunopiiracta (Hackel)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
Il peut se définir aisément en partant de celui des Spbmrophracti d.i (V. p. 209) et en ajoutant aux caractères de celui-ci que la capsule centrale et la coque grillagée ne sont plus sphériques, mais elliptiques ou lenticulaires ou discoïdes. La forme générale est, en outre, altérée par le fait que les spicules contenus dans le plan méridien sagittal (il y en a deux équatoriaux et quatre polaires) sont tous, ou en partie seulement, plus grands que les autres.
GENRES
Thoracaspis (Hackel) a la coque ellipsoïdale et les deux spicules équatoriaux sagittaux seuls plus grands que les autres; en outre, il n'a d'autres vrais trous aux plaques constitutives de sa coque que ceux qui sont destinés au passage des spicules et sont divisées en BBnvn„BnJ<,„„,
1 x Pltb IVOPIiliAC I lu JE
deux par ceux-ci (0,14 à 0,2) (■). (Type morphoio&iquo)
. (Sch.).
(1) Genres voisins:
Astrocapsa (Hackel) a ses spicules plus longs el dépassant la coque qu'ils traversent par
les orifices en question (0,25 à. 0,36) ; Porocapsa (Hackel) a, au contraire, ses spicules plus courts et n'atteignant pas la coque
qui n'en est pas moins percée d'orifices sur le prolongement des spicules (0,28 à 0,55); Cannocapsa (Hackel) est de même et a ses orifices prolongés extérieurement en tubes
Cenocapsa (Hackel) est comme Porocapsa, mais les spicules radiaires ont disparu
Ces genres forment la famille des SrrrœuiocArsr.YjE [Spkserçcapsida (Hackel)].
(2) Genres voisins:
Belonaspis (Hackel) a la même structure et, en plus, des épines accessoires (0,1 à 0,22) ; Dictyaspis (Hackel) n'a pas d'épines accessoires, mais a sa coque ornée d'un réseau de crêtes saillantes (0,12 à 0,18);
ACANTHAIUES : ACT1NÉLIDES
Hexalaspis (Hâckel) (fig. 324) a tous ses spicules du méridien sagittal (deux équatoriaiix et quatre polaires) plus grands que les autres. Tous d'ailleurs dépassent la coquille (0,11 à 0,21) (').
Diploconus (llackel) (fig. 325) n'a, comme Thoracaspis, queles deux spicules équatoriaùx sagittaux plus grands que les autres; mais ils sont énormément plus grands et entourés chacun d'une gaine de même substance formant ainsi deux cônes tronqués opposés par le sommet. Ce sommet tronqué contient la coquille grillagée ordinaire avec les dix-huit autres spicules très petits et la capsule centrale ellipsoïde ou en forme de double cône comme la coquille elle-même (0,13 à 0,3) (*) (*)
4e Sous-Ordre ACTINÉLIDES. — A C TINELID. E [Actinelida (Hâckel)]
11 se caractérise par ses spicules égaux entre eux mais en nombre
Coleaspis (Hâckel) réunit les épines accessoires et les crêtes des deux genres précédents (0,10 à 0,20);
Phatnaspis (Hâckel) n'a ni épines, ni crêtes mais, en outre des trous pour le passage de ses spicules, a sur chaque lame d'autres vrais trous dont le nombre dépasse toujours deux el atteint souvent une centaine (0,08 à 0,32). (x) Genres voisins :
Hexaconus (Hâckel) est de même, mais a ses spicules (tous ou seulement ceux du plan
sagittal) entourés d'une gaîne proéminente (0,12 à 0,2) ; chez flexonaspis (Hâckel) les spicules du plan sagittal dépassent seuls le niveau de la coque;
comme chez Hexalaspis ils sont sans gaîne proéminente (0,11 à 0,2); Hexacolpus (Hâckel), au contraire, a ces mômes spicules seuls saillants hors de la coquille, mais accompagnés d'une gaîne comme celle d1 'Hexaconus (0,1 à 0,2).
Ces genres, y compris Thoracalpis et ceux qui se rattachent à lui, forment la famille des Hexalaspis [Hexalaspida (Hâckel)]. (2) Genres voisins :
Diplocolpus (Hâckel) est un Diploconus réduit à ses deux grands spicules, les autres
(') Si nous conservions l'orientation que nous avons ordinairement appliquée aux animaux, nous ne pourrions figurer qu'une de ces opines et l'autre se projetterait sous la forme d'un gros point. Pour éviter cette difficulté, nous avons placé l'axe antéro-postérieur verticalement de même que dans certaines des figures précédentes pour le même motif.
LES Itlll/OI'ODKS
Fig. 826.
indéfini très grand, et irrégulièrement disposés. Ainsi un des caractère* essentiels du type général est ici perdu. Il serait impossible cependant de séparer des Aeanthomètres ces formes qui s'en rapprochent par quelques transitions assez bien graduées et s'y rapportent par l'ensemble de leurs autres caractères.
GENRES
Actinelius (Hâckel) est la représentation exacte du type morphologique (0,2 à 0,4)(').
Litholophus (llackel) (fig. 327) n'a que dix à vingt spicules. 11 possède des myophrisca comme les Acanthomètres. Le corps et la capsule centrale sont coniques, les spicules étant tous dirigés du côté (0,2 à 0,5) (*).
Chiastolus (llackel) a aussi trente-deux spicules, mais ceux qui sont opposés sur un même diamètre se soudent au centre au lieu de s'y joindre seulement comme chez les Acanthomètres et tous les autres.
Il résulte de là qu'il n'y a plus que seize spicules diamétraux au lieu de trente-deux radiaires. Ces spicules se croisent près du centre en [tassant à côté les uns des autres (0,5) (s).
ACTtNBLWJB (Type morphologique) {Actinelius) (Sch.).
même
Fig. 327.
Litholophus (im. Hackcl).
étant tout à fait ou partiellement atrophiés (0,1 à 0,2)
Ces deux genres forment la famille des Diplocomnm [Diploconida (Hâckel)].
(!) Genres voisins :
Astrolophus (Hâckel), par l'inégalité de ses spicules, se sépare davantage encore du type normal (0,3 à 0,5) ; mais Actinastrum (Hâckel) s'en rapproche par ses spicules en nombre fixe, au nombre de trente-deux, régulièrement disposés en cinq zones parallèles (0,2 à 0,3).
Ces genres forment la famille des Astholophinse [Astrolophida (Hâckel)].
(2) Ce genre forme à lui seul la famille des Litiiolopuinm [Litholophida (Hâckel)].
(3) Genre voisin :
Acanthochiasma (Krohn) (fig. 328) est semblable,
mais n'a que dix spicules diamétraux, dérivant Acanthochiasma (Sch.
de vingt radiaires (0,2 & 1).
Il forme, avec Chiastolus, la famille des Cui.woux.£ [Chiastolida (HâckeljJ
MONOI'YLAIHES
caps, ctrl
3° Ordre
MONOPYLAIRES. — MONOPYL1DA
[Moyoi>ru:,i(Rt Herlwig); — Monopylaria (llackel); — NASSELLARiA(Ehrenberg, entend, llackel); — Cyrtida -j- Acanthodesmida (Hâckel, 1892)].
TYPE MORPHOLOGIQUE
Le type des Monopylaires diffère essentiellement de celui des autres ordres par la constitution de sa capsule centrale et par un squelette
dont la forme fondamentale est très caractéristique.
Capsule centrale. — La capsule centrale [caps, ctrl.) a la forme d'un ovoïde à grand axe vertical dont la base serait tronquée. Sur toute la partie convexe, elle est entièrement dépourvue de pores.
La base plane, au contraire, constitue un large orifice, porte d'accès unique de la capsule, d'où le nom donné au groupe (p.évoç, seul; rSkrn porte). Mais ce large orifice n'est pas libre ; il est fermé par un opercule (op.) percé antlatg. lui-même d'un assez grand nombre (une soixantaine peut-être) de pores très fins, en sorte que le large orifice est remplacé par un groupe de petits. Cet operculeporeux est notablement plus épais que le reste de la membrane et, en outre, il se prolonge à l'intérieur de la capsule par un cône obtus au sommet et très élevé que l'on appelle le podocone (podoc). Les fins canaux qui traversent l'opercule se continuent aussi à travers le podocone et mettent ainsi en communication les protoplasmas intra et extracapsulaires ('). Le noyau refoulé par la saillie du podocone est excentrique. Organes extracapsulaires. — Le protoplasma extracapsulaire et les pseudopodes sont beaucoup plus abondants en face de la région poreuse de la
podoc .3
ant.lat.d
MONOPYLWA (Type morphologique) (Sch.).
ant.lat.d., brandie antéro-latérale droite; ant. lat. g. branche antéro-latérale gaucho ; post., branche posté rieure ; caps, ctrl., capsule centrale oyt., opercule ; podoc, podocone.
La consLitulion exacle de ce singulier organe est dil'iicile à préciser cl donne lieu
LKS HNIZOl'Oltl.v
capsule, à peu près comme chez les Foraminifères imperforés en face de la bouche de la coquille.
La gelée, les Zooxanthelles (ici extracapsulaires comme partout sauf chez les Acantharia), n'offrent rien de particulier.
Squelette. — Le squelette est formé de silice et les tigelles qui le constituent sont pleines. Il présente trois parties bien distinctes:
1° Le trépied formé de trois baguettes réunies en un point central commun et divergeant sous des angles égaux; il est orienté dans un plan perpendiculaire à Taxe vertical et situé immédiatement au-dessous de la capsule centrale qui s'appuie sur lui par sa base plane et poreuse; une de ses branches est postérieure (fig. 329, post.), les deux autres antéro-latérales (ant. lat.);
2° Le capitulum ou coque grillagée, sphérique ou ellipsoïde à grand axe vertical, renfermant la capsule plus une masse plus ou moins grande de tissu extracapsulaire, fixé sur le milieu du trépied, au-dessus de lui;
3° Enfin, Vanneau (g), cercle siliceux qui renforce la paroi de la coque grillagée dans le méridien sagittal.
La capsule centrale est en somme peu variable et se retrouve à peu près partout avec les caractères essentiels que nous venons de lui décrire; elle forme seulement des lobes parfois très saillants pour accompagner certaines déformations de la coquille.
Mais la coquille, elle, est extrêmement variable et n'existe peut-être nulle part, simple et complète à la fois, comme nous l'avons décrite. Non seulement toutes ses parties peuvent se compliquer d'apophyses, d'épines contournées, ramifiées de mille façons, mais elle peut disparaître, ou plus souvent se réduire à une ou deux de ses trois parties essentielles, et ces parties, surtout la coque grillagée, peuvent subir des variations de forme extrêmement étendues que va nous montrer l'étude des genres.
L'ordre se divise en six sous-ordres :
Nassoidje, entièrement dépourvus de squelette;
Plectoidm, à coque grillagée nulle ou incomplète et toujours privés d'anneau, mais pourvus d'un trépied à trois branches ou plus;
Stephoidje, à coque nulle ou incomplète et ordinairement privés de trépied, mais toujours pourvus d'un anneau simple ou multiple;
Cyrtoidm, à coque grillagée complète, simple, sans constrictions verticales ;
Spyroidm, à coque complète, mais divisée en deux loges par une constriction sagittale ;
BotryoiDjE, à coque complète, mais divisée en loges plus ou moins nombreuses par des constrictions verticales.
à des divergences d'interprétation. Il faut se représenter l'opercule comme un disque épais, criblé comme une écumoire de trous que remplissent de petits dés cylindriques (fig. 330, c) qui se teignent par le carmin plus fortement que le reste de la membrane ou de l'opercule. Le podocone est formé d'une substance qui se teint aussi par le car-
MONOPYLAIRES : NASSOÏDES
1er Sous-Ordre
NASSOÏDES. — NASSOIBJE [Nassoid/e (Haekel)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
Il sufiit de retrancher son squelette au type morphologique que nous venons de décrire pour en faire celui des Nassoidje.
GENRES
Cystidium (Hâckel) est le genre principal et presque unique du groupe. 11 réalise le type morphologique. C'est un Actissa à capsule centrale monopylaire (Grand axe de la capsule 0,06 à 0,12) (*).
2e Sous-Ordre
Fig. 330.
caps .ctr\.
ndco
NASSOWJS{Tyipe morphologique) (Cystidium) (Sch.).
PLECTOÏDES. — PLECTOIDJE [Plectoidea (Hâckel); — Plagiacanthida (R. Hertwig. emend.)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
C'est un Monopylaire chez lequel le squelette est réduit au trépied.
Ce trépied est, en outre, aussi simple que possible, étant composé de trois branches
Fis. 331.
N /aps.ctrl
j/..pdco
min. Ces dés sont traversés, chacun suivant son axe, d'un fin filament qui s'engage ensuite dans le cône etle traverse dans toute sa hauteur. D'après Hertwig [79] qui a, le premier, bien étudié ces détails, les petits dés et le cône sont formés d'une substance analogue à celle de la membrane capsulaire, et les filaments qui les traversent sont des tractus protoplasmiques qui mettent en communication les plasmas intra et extracapsulaires et peuvent, par suite, être considérés comme les origines des pseudopodes. D'après Hâckel [st] les petits dés seraient de petites soupapes pleines, non perforées, mais libres déjouer dans l'orifice qu'elles bouchent en se soulevant un peu. Les filaments du podocone seraient des myophrisca, insérés sur eux (sans les traverser) et destinés à les mouvoir. Les tractus protoplasmiques établissant la communication entre le dedans et le dehors de la capsule passeraient non dans ces petits dés, mais entre eux et, en se soulevant, ils leur ouvriraient un passage plus large. Enfin le podocone ne serait qu'une masse de protoplasma intracapsulaire parcourue par les myophrisca. Tout cela attend de nouvelles recherches. (*) Genre voisin :
Nassella (Hâckel) est un Cystidium à gelée très alvéolaire (0,1 ;ï 0,12).
PLECTOIDJE.
(Type morphologique) (Sch.
RHIZOPODES
non ramifiées, droites, équidivergentes (sq.), disposées dans un plan horizontal et supportant une capsule centrale monopylaire (caps, ctrla). Des trois branches, une est postérieure, les deux autres antéro-latérales.
GENRES
Triplagia (Ihïekel) (lig. 331) réalise, très exactement, le type morphologique (0,15 à 0,25) (')(*).
Triplecta (Hâckel) (fig. 332) a aussi un trépied à trois branches horizontales, égales, équidivergentes, mais ces branches émettent des ramifications latérales anastomosées en une sorte de tissu grillagé qui, sous une forme rudimentaire, incomplète, joue le rôle prolecteur de la coque grillagée absente (0,14 à 0,15) (•).
(*) Genres voisins :
Plagiacantha (Claparède) a les branches du trépied légèrement
ascendantes (0,12 à 0,36); Triplecta (im. Bâckel).
Tetraplagia (Hâckel) a un trépied à quatre branches disposées
dans deux plans rectangulaires et obliquement ascendantes (0,12 à 0,2);
Plagoniscus (Hâckel) a un trépied à quatre branches, dont trois horizontales et la quatrième verticalement ascendante (0,1 à 0,3);
Plagonidium (Hâckel) a quatre branches aussi, mais non équidislanles, disposées en deux paires partant, non d'un point commun, mais des extrémités d'un petit bâtonnet horizontal et toutes semblables (0,16 à 0,18);
Plagiocarpa (Hâckel) est de môme, mais l'une de ses branches est verticale et opposée aux trois autres qui sont descendantes (0,15 à 0,27);
Hexaplagia (Hâckel) a un trépied à six branches (0,12 à 0,3 :
Plagonium (Hâckel) a aussi six branches, mais disposées en deux groupes de trois (0,12 à 0,2);
Polyplagia (Hâckel) a beaucoup de branches (7 à 10 au moins) (0,12 â 0,26). Ces genres forment la famille des Plagonwa: [Plagonida (Hâckel)]. (2) Ce caractère se retrouve dans les genres ci-dessous: Plectophora (Hâckel) est un Triplecta à brandies obliquement ascendantes (0,12 à 0,2); Tetrapleota [Hâckel) a un trépied â quatre branches semblables (0,15 à 0,3'; Plectaniscus (Hâckel) a quatre branches, dont une verticalement ascendante est opposée
aux trois autres (0,05 à 0,32); Periplecta (Hâckel) a quatre branches aussi, mais formant deux paires qui partent des
extrémités d'un bâtonnet horizontal ^0,25 à 0,3); Hexaplecta (Hâckel) a six branches parlant d'un point central commun (0,22 à 0,25 ; Plectanium (Hâckel) a six branches parlant en deux groupes des extrémités d'un bâtonnet
Polyplecta (Hâckel) a sept à dix brandies au moins (0,05 â 0,4).
Ces genres forment la famille des Plectaxix.e [Pléctanida (Hâckel)].
(') Ces dimensions ainsi que les suivantes sont celles des épines.
MONOPYLAIRES : STÉPIIOÏDES 219
3e Sous-Ohdre
STÉPIIOÏDES. — STEPHOlh.E [Stephoideà (llackel); — Stephida (Hâckel); — Acanthodesmida
(Butschli, emend.)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
C'est notre Monopylaire typique, mais à squelette sans coque grillagée, et réduit au trépied et à Vanneau sagittal. Cet anneau est soudé verticalement au centre du trépied et entoure la capsule qui, plus petite que lui, s'appuie sur sa base. Les branches du trépied sont: une postérieure et deux antéro-latérales (0,07 à 0,17) (*).
Fipr. 335.
STEPUOIDJE (Type morphologique) (Sch.).
Fig. 336.
Fis. 331.
Cortina (im. Hiickel).
GENRES
ïOortina (Hiickel) (fig. 334) est la réalisation de ce type ('). Archicireus (Hiickel) (fig. 335) est un Cortina sans trépied. Son squelette est donc réduit à un simple anneau vertical, sagittal, régulier, parfois orné d'épines simples (0,04 à 0,15) (*).
Oortiniscus (llackel) (fig. 336) est un Cortina chez lequel des ramifications , arquées et soudées entre elles, des branches du trépied ont
formé un deuxième anneau plus ou moins horizontal situé entre l'anneau typique vertical et le trépied (0,08 à 0,18) (3).
(x) Genre voisin :
Stephanium (Hâckel) est un Cortina dont le trépied a quatre branches, une antérieure, une postérieure et deux antéro-latérales (0,12 à 0,16).
(2) Genres voisins :
Il Lithocircus (J. Millier) est un Archicireus à anneau orné d'épines ramifiées (0,07 à 0,15); \lZygocircus (Butschli) est un Archicireus dont l'anneau est aplati en arrière (0,04 à 0,2); \ÙDendrocircus (Hâckel) est an Lithocircus avec la même modification (0,04 à 0,11). Ces genres forment la famille des Stéphanie [Stephanida (Hâckel)].
(3) Genres voisins :
S Stephaniscus (Hâckel) est semblable, mais son trépied a quatre branches, une antérieure, une postérieure et deux antéro-latérales (0,08 h 0,13);
Archicireus (im. Hiickel)'.
Cortiniscus (im. Huckel).
(') Ces nombres et les suivants indiquent le diamètre de l'anneau.
Fig. 338.
LKS RHIZOPODES
Semantis (Hâckel) (fig. 337) est un Cortiniscus mais sans trépied : il est
réduit à ses deux anneaux. Mais, tandis que la cavité de l'anneai]
vertical est libre, celle de l'horizontal
est découpée par la base du vertical en
deux orifices, l'un droit, l'autre gauche
Zygostephanus (Hâckel) (fig. 338) ne
possède du squelette typique complet.
que l'anneau sagittal, comme Archicir-
cus. Mais il s'y ajoute un second
anneau vertical perpendiculaire au premier et par conséquent coronal. Cela
forme le cadre d'une coque sphérique communiquant avec le dehors
par quatre énormes ouvertures, deux antéro-lalérales et deux postéro]
latérales (0,09 à 0,20) (*)'.
Semantis (im. Hiickel).
Zygoêtephanus (im. Hiickel).
Semantiscus (Hâckel) est semblable encore, mais son trépied a six pieds, ceux du genre précédent, plus une paire posléro-latérale (0,08 à 0,12). I1) Genres voisins :
Semanthum (Hâckel) a ses deux trous recoupés en quatre par deux ligelles qui les traversent (0,08 à 0,1); Semantidium (Hâckel) les a recoupés en six par quatre tigelles (0,08 à 0,14); Chlathrocircus (Hâckel) a les quatre trous basilaires du Semanthum et, en outre, des trous diversement disposés mais toujours par paires symétriques le long de l'anneau verlical et déterminés par des apophyses de celui-ci (0,08 à 0,15).
Réunis aux genres Cortiniscus, Semantis et à ceux qui dépendent d'eux, ces genres forment la famille des Semantistm [Semantida (Hâckel)]. (2) Genres voisins :
Zygostephanium (Hâckel) a ses quatre grandes ouvertures en partie grillagées par des apophyses ramifiées et anastomosées (0,12 à 0,18);
Coronidium (Hâckel) a ses deux anneaux verticaux tronqués en bas et insérés sur un troisième anneau horizontal (0,14 à 0,18) ;
Acanthodesmia [S. Muller) est pareil, mais avec ses quatre ouvertures partiellement grillagées (0,12 à 0,18);
Trissocircus (Hâckel) a ses deux anneaux verticaux complets, mais recoupés par un
anneau horizontal qui, au lieu d'être à leur base, est à l'équateur
de la sphère; cela forme le cadre d'une sphère laissant huil Fig. 339.
larges ouvertures régulières (0,08 à 0,12); Trissocyclus (Hâckel) (fig. 339) est pareil, mais ses huit ouvertures
sont partiellement grillagées (0,13 à 0,16); Tristephanium (Hâckel) est un Trissocircus dont l'anneau horizontal
est au-dessous de l'équateur (0,12 à 0,2); Tricyclidium ^Iâckel) représente le précédent avec ses ouvertures
partiellement grillagées (0,13 à 0,18) ; Eucoronis illâckel) a aussi trois anneaux, mais l'anneau horizontal, Trissocyclus
situé très bas, laisse le sagittal complet, tandis que le coronal (im. Hâckel).
se termine sur lui par ses extrémités tronquées (0,14 à 0,25); Plectocoronis (Hâckel) est le précédent avec les ouvertures partiellement grillagées [0,13 à
MONOPYLAIRES : STÉPHOÏDES
Fig. 340.
rotympanium (Hàckel) (fig. 340) n'a du squelette typique que l'anneau sa°ïttal; il s'y ajoute deux anneaux horizontaux, un inférieur basai, un supérieur apical qui sont complets et coupent l'anneau sagittal ; il en résulte deux larges fenêtres verticales latérales et quatre fenêtres horizontales, deux en haut et deux en bas (0,07 à 0,15) (').
jdocoronis (Ilâckel) représente Eucoronis augmenté de branches descendantes qui s'insèrent régulièrement sur l'anneau horizontal (0,13 à 0,2). Protympanium
Ces genres forment la famille des CoronwjE [Coronida (im. Ilâckel). (Hâckel)].
J1) Genres voisins :
irocubus (Hâckel) a, en plus, un anneau coronal et se trouve ainsi formé par deux anneaux parallèles réunis par deux anneaux se coupant à angle droit (0,08 à 0,21); oxarium (Ilâckel) possède, en plus, quatre arcs verticaux, deux en haut, deux en bas,
formés par des apophyses courbes soudées en cercle (0,12 à 0,2) ; Jcrocubus (Hâckel) n'a point ces arcs supplémentaires, mais possède un troisième anneau
horizontal, équatorial (0,12 à 0,15); ïtotympanum (Hâckel) a aussi ce troisième anneau, mais incomplet (0,12 à 0,2); ympaniscus (Hâckel) revient aux deux anneaux horizontaux simples, mais coupés par
trois anneaux verticaux (0,09 à 0,18); ympanidium (Hâckel) les a coupés par quatre anneaux verticaux (0,1 à 0,25); arastephanus (Hâckel) est un Protympanium dont on aurait supprimé les parties de l'anneau sagittal qui ne sont pas comprises entre les deux anneaux horizontaux. Ceux-ci sont donc simplement réunis par deux tigelles verticales dans le plan sagittal, vestiges d'un anneau sagittal incomplet (0,08 à 0,10); ■rismatium (Hâckel) a trois tigelles, vestiges d'un anneau coronal et d'un demi-anneau
sagittal (0,04 à 0,09) ; ■.ithocubus (Hâckel) a quatre tigelles, restes de deux anneaux complets (0,05 à 0,07) ; useudocubus (Ilâckel) est de même, mais les deux anneaux horizontaux ne sont pas de
même taille, ce qui lui donne une forme générale tronconique (0,05 à 0,1); utympanium (Hâckel) a six ou huit tigelles, restes de Lrois à quatre anneaux (0,08 à 0,13) ; ■ircotympanum (Hâckel! est semblable, mais avec les deux anneaux horizontaux inégaux (0,09 à 0,12);
Fig. 342.
•.ystympanium (Hâckel) (fig. 341) a aussi six Fig- 34i.
a huit tigelles ou môme plus et ses anneaux inégaux, le supérieur plus petit, mais la fenêtre enclose par l'anneau supérieur est fermée par un tissu grillagé émanant de cet anneau (0,09 à 0,12); ithotympanum (Hâckel) est de même, mais a ses anneaux égaux et ses deux fenêtres horizontales aussi obturées par du tissu grillagé (0,12 à 0,131 ; 'aratympanum (Hâckel) (fig. 342) est comme
le précédent, mais a l'anneau supérieur plus petit que l'inférieur (0,09 à 0,1) Ces genres forment la famille des Tymvaninm [Tympanida (Hâckel)].
Dystympanium (im. Hackel).
Para tympanu m (im. Hâckel).
4" Soos-Ordre
CYRTOÏDGS. — CYIiTOWAH . ]
[Cyrtoidea (Hiickel); — Polycystina (Ehrenberg, p.p.); — Monodictya
(Ehrenberg, p.)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
( FI G. 343 et 344 )
Comparé au type morphologique des Monopylaires, celui-ci s'en distingue par l'extrême réduction ou la disparition complète de l'anneau. Il comprend donc essentiellement une coque grillagée sphérique montée sur un pied à trois branches dont une postérieure et deux antéro-latérales. Dans cette coque, on observe souvent une sorte d'arc postérieur montant comme un demi-méridien de la base de la branche impaire du pied jusqu'au sommet de la coque, où souvent il se prolonge en une cor oie apicale.
Cette forme est la plus simple que puissent présenter les Cyrloïdes. Mais souvent elle se complique d'une manière qui demande à être définie. Des branches du pied, qui sont obliquement descendantes, partent des apophyses ramifiées qui anastomosent leurs branches et forment, entre ces branches, un tissu grillagé tout semblable à celui qui forme la coque. De la sorte, naît un second compartiment de la coquille auquel on donne le nom de thorax (fig. 344 th.) et qui est séparé de la coque sphérique primitive, qui prend le nom de tête (c), par un étranglement cervical circulaire et transversal, la communication entre les cavités céphalique et thoracique étanl ou libre ou rétrécie par un septum grillagé.
Pareille chose peut se renouveler une seconde fois et donner naissance au-dessous du thorax à un troisième compartiment, Y abdomen (ab.), séparé de celui-ci par un étranglement lombaire; et l'abdomen peut être lui-même étranglé de distance en distance par des constrictions secondaires de moindre importance. L'abdomen, ou le thorax quand celui-ci manque, est normalement ouvert en ilessous, mais un empiétement secondaire du tissu grillagé pariétal peut aussi le fermer.
La capsule centrale (fig. 343, B : caps, ctrl.) ne subit aucune modification quand la tête est assez grande pour la loger (^4). Mais dans le cas
Fig. 8*3,
CVHfOW.E (Type morphologique) (Sch.).
A. Coquille vide;
B. Coquille avec la capsule.
MONOPYLAIRES : CYRTOÏDES
CYRTOID2B (Type morphologique) (Sch.).
Complication croissante de la coquille par l'addition du thorax
et de l'abdomen.
al»., abdomen; al»'-, abdomen secondaire; c, tète; t., branches du trépied ; tli., thorax.
contraire (B), si elle est gênée parles branches du pied, elle est obligée de former des lobes (b, b) qui s'insinuent entre ces branches et pendent dans le thorax.
Ces trois éléments de variation : présence ou absence d'un thorax ou d'un abdomen, ce dernier étant segmenté ou non ; absence ou présence
d'un pied et nombre de ses branches ; présence ou absence d'une lame grillagée pour fermer ou non le compartimentinférieur de la coquille : tout cela se combine de manière à permettre une subdivision du groupe en sections homogènes qui facilitent singulièrement la classification. Et cela est d'autant plus à apprécier que ce groupe immense contient plus de onze cents espèces et que la plupart des formes fossiles lui appartiennent, certaines d'entre elles étant assez riches en individus pour former des roches entières.
Nous appellerons (') :
Monocyrtoïdes, M onocyrtoidea , ceux qui ont pour coque une simple sphère sans étranglements;
Dicvrtoïdes. Dicyrtowea, ceux qui ont une tête et un thorax;
Tricyrtoïdes, Tricyrtoidea, ceux qui ont une tète, un thorax et un abdomen insegmenté; et
Stichocyrtoïdes, Sticiiocyrtoidea, ceux qui ont une tête, un thorax et un abdomen et dont l'abdomen est segmenté.
Et, dans chacune de ces sections, nous allons trouver des groupes ayant soit trois branches au pied, soit quatre branches ou plus, soit point de pied.
Enfin, dans chacun des groupes de chacune de ces sections, nous trouverons des genres à coquille librement ouverte en dessous ou fermée en cette région par un prolongement du tissu grillagé ou autrement, ce que I on exprime en disant que la coquille est à bouche librement ouverte ou à bouche diàphragmêe, en sorte que nous pourrons i n quelques mots caractériser le genre type de chaque série.
(*) Nous considérons ces subdivisions comme des simples groupes de genres, aussi leur donnons-nous la désinence en ea des groupes hors cadre.
nill/.Ol'ODES
GENRES
MoNOCYRTOÏDES MoNOCYRTOIDEA .
[MçwocrBTWA (Hackel); — Cvhtoidea monotiialamia (Hackel)]
Tripocalpis (H&ckel) (fig. 345) est un Monocyrtoïde à pied pourvu de trois
branches et à bouche librement ouverte. Il porte, en
outre, une corne apicale et
les branches de son pied
se prolongent en une côte
saillante jusqu'au sommet
de la coquille ( 0,13 à
Archibursa (Hackel) (fig. 345)
est un Monocyrtoïde à pied
muni de trois branches et
à bouche diaphragmée
Genres voisins :
Tripodonium (Hackel) n'a pas de corne apicale (0,1 à 0,18);
Archipilium (Hackel) n'en a pas non plus et les branches de son pied n'atteignent pas en
bas le niveau de la bouche (0,08 à 0,09); Trissopilium (Hackel) est de même, mais a une corne (0,18 à 0,24) ;
Tripterocalpis (Hackel) n'a pas de corne et est comme Archipilium, mais sa bouche est armée au bord libre de fortes épines (0,18 à 0,25) (*);
Tripilidium (Hackel) a une corne, son pied ne dessine pas de côtes sur la coquille et forme trois saillies libres (0,12 à 0,32);
Tripodiscium (Hàckel) est semblable, mais sans corne (0,08 à 0,22);
Tridictyopus (Hackel) n'a pas de corne, mais son pied est grillagé (0,3 à 0,4). (2) Genres voisins :
Peridium (Hackel) est semblable, avec une corne en plus (0,14 à 0,2);
Archipera (Hackel) semblable encore avec deux cornes ou plus (0,1 à 0,2);
Euscenium (Hackel) est un Archibursa muni d'une columelle c'est-à-dire d'une tige verticale qui part du centre du pied, monte dans l'axe de la coquille et se termine par une corne apicale (0,15 à 0,25);
Cladoscenium (Hackel) est semblable, mais a sa columelle branchue (0,15 à 0,3);
Pteroscenium (Hackel) diffère du précédent par trois ailes de tissu grillagé qui réunissent la corne aux trois branches du pied (0,06 à 0,1) ;
Archiscenium (Hackel) présente le même caractère, mais sa columelle est simple (0,04 à 0,05).
Réunis il Tripocalpis, à Archibursa et aux genres qui dépendent d'eux, ces genres forment la famille des Tripocaivina [Tripocalpida (Hàckel)].
(•) La distinction entre les épines buccales et les prolongements des branches du pied est quelque peu arbitraire.
Tripocalpis Archibursa (im. Hackel). (im. Hackel).
Fig. 348.
MONOPYLAIRES : CYRTOÏDES 225
Bathropyramis (Hâckel) (fig. 347) est un Monocyrtoïde à pied muni de six à neuf branches ou plus, et à bouche librement ouverte. Les Fig. 347. branches de son pied se prolongent en haut en côtes saillantes à l'intérieur de la coquille qui est de forme pyramidale et sans corne (0,2 à 0,4) (').
. Archiphœna (Hackcl) (fig. 348) est un Monocyrtoïde à pied muni de six à neuf branches ou plus et à bouche diaphragmée(0,l à0,3)(a) .
Cornutella (Ehrenberg) (fig. 349) a, en plus, une corne Archicapsa (Hâckel) (fig. 350) est un Monocyrtoïde sans pied à bouche diaphragmée (0,09 à 0,44) (").
Bathropyramis (im. Hâckel).
Archip/urna (im. Hiickel).
Cornutella (im. Hâckel).
Fig. 350.
Archicapsa (im. Hâckel).
(!) Genres voisins :
Cinclopyramis (Hâckel) est semblable, mais son tissu grillagé est
double, formant des mailles fines dans les grandes (0,2 à 0,4); Peripyramis (Hâckel) est semblable aussi, mais son tissu est formé
de deux couches grillagées superposées (0,32 à 0,45); Aitharachnium (Hâckel) diffère de Bathropyramis par la forme discoïdale ou campanulée aplatie de sa coquille (0,18 à 1,12); Cladarachnium (Hâckel) de même, mais ses côtes intérieures sont ramifiées (0,16); Cyrtophormis (Hâckel) est un Bathropyramis de forme ovale ou hautement campanulée;
sa bouche est rétrécie mais à bord simple (0,09 à 0,2) ; i Arch iphormis (Hâckel) est semblable, mais à bouche armée d'épines (0,08 à 0,13); Haliphormis (Ehrenberg) est comme le précédent avec une corne en plus (0,06 à 0,12); Carpocanistrum (Hâckel) diffère de Bathropyramis par l'absence des côtes intérieures saillantes, sa. bouche est armée d'une couronne d'épines (0,07 à 0,31); Halioalyptra (Ehrenberg) est comme le précédent avec une corne en plus (0,06 à 0,42); Arachnocalpis (Hâckel) est un Carpocanistrum à tissu formé de deux couches grillagées superposées (0,3 à 0,46).
(2) Genres voisins :
'.Calpophasna (Hâckel) a une corne en plus (0,15 à 0,40);
Phœnocalpis (Hâckel) est un Archiphœna avec une columelle simple (0,11 à 0,18); pPhasnoscenium (Hâckel) est de môme, mais sa columelle est branchue (0,09 à 0,19).
Cette série de genres forme avec la précédente la famille des Pii^nocalptxjs [Phxnocalpina (Hâckel)].
(3) Genres voisins :
Cornutanna (Hâckel) est un Monocyrtoïde sans pied et à bouche libre; sa coquille est conique (0,1 à 0,2) ;
l.Cyrtocalpis (Hâckel) est un Cornutanna de forme ovale à bouche rétrécie (0,08 à 0,18); :Archicorys (Hâckel) est comme le précédent avec une corne en plus (0,19 à 0,23); '•'Mitrocalpis (Hâckel) diffère de Cyrtocalpis par son tissu grillagé à deux couches (0,35); Wpongocyrtis [Dunikovski) diffère du même par son tissu grillagé spongieux (0,32 à 0,35).
(*) Genre voisin :
-Halicapsa (Hâckel) a, en plus, une corne (0,17 à 0,29);
LES RUIZOPODES
DlCYRTOÏDES. — DlCYRTOIDEA
[Dicyrtida (Hftckel) ; — Cyrtoidea ditbalam'ja (Hâckel)]
Sethopilium (Hâckel) (fig. 351) est un Dicyrtoïde. A ce titre il a donç coquille composée d'une tête et d'un thorax séparés par un étranglement. Son pied est composé de trois branches; mais ces trois branches sont ici noyées dans la paroi grillagée sur laquelle elles dessinent trois côtes parfois à peine visibles, et ne deviennent libres qu'en dessous. La bouche (c'est-à-dire l'orifice inférieur du thorax) est librement ouverte, tandis que l'orifice qui fait communiquer la tête et le thorax peut être Sethopilum (im. Hackel).. plus ou moins diaphragmé (0,09 à 0,11) (').
Ces deux genres forment, avec la série précédente, la famille des CtstooalpinA [Cyrtocalpina (Hâckel)].
(•) Genres voisins :
Dictyophimus (Ehrenberg) est conformé comme Sethopilium, mais il possède en plus
une corne (0,01 à 0,66); Tripocyrtis (Hackel) de même, mais en outre le tissu grillagé s'étend jusqu'à la pointe de
son pied (0,1b à 0,17) ;
Psilomelissa { Hackel) a les trois côtes thoraciques prolongées latéralement en épines ou en ailes (0,08 à 0,12) ;
Lithomelissa (Ehrenberg) est pareil, mais avec une corne (0,08 à 0,18);
Spongomelissa (Hâckel) pareil encore, mais à tissu grillagé spongieux (0,08) ;
Chlathrocanium (Ehrenberg) a son tissu grillagé normal, mais percé de trois larges ouvertures entre les côtes (0,09 à 0,12);
Lamprodisous (Ehrenberg) a ses côtes complètement noyées dans la paroi au niveau du thorax qui est aplati (0,1 à 0,13) ;
Lampromitra (Hâckel) est un Lamprodisous à bouche armée d'une couronne d'épines (0,08 à 0,19);
Callimitra (Hâckel) a une corne céphalique formée par le prolongement d'une columelle centrale et réunie par trois grandes ailes grillagées aux trois côtes noyées dans la paroi du thorax (0,19 à 0,22) ;
Clathromitra (Hâckel) a en plus une corne frontale (0,05 à 0,1);
Clathrocorys (Hâckel) diffère de Callimitra par trois larges ouvertures dans son tissu
grillagé, entre les côtes (0,17 à 0,2); Eucecryphalus (Hâckel) a les côtes pédieuses complètement détachées du thorax qui est
libre en dedans d'elles (0,05 à 0,17); Amphiplecta (Hâckel) a ses côtes pédieuses libres à l'intérieur du thorax et une large
ouverture au sommet de la tête (0,09 à 0,15) ; Lychnocanium (Ehrenberg) n'a plus de côtes, les trois branches de son pied naissent libres
au-dessous du thorax (0,08 à 0,14); Lychnodiotyum (Hâckel) est pareil, mais ses branches pédieuses sont grillagées (0,08
MONOPYLAIRES : CYRTOÏDES
Sethopera (Iliickel) (%. 352) est un Dicyrtoïde à pied formé branches et la bouche operculée (0,07 à 0,12) (').
Acanthocorys (Hâckel) (fig. 353) est un Dicyrtoïde à pied formé de nombreuses branches (neuf et plus) et à bouche libre. Les branches du pied forment sur le thorax des côtes épineuses et dépassent le thorax en autant de pointes libres; il y a ordinairement des cornes céphaliques (0,07 à 0,17) .(■).
Fig. 352.
Sethopera (im. Hackel).
Acanthocorys (im. Hackel).
(!) Genres voisins:
Lithopera (Ehrenberg) diffère du précédent par ses côtes pédieuses qui sont libres dans la cavité thoracique au lieu d'être noyées dans l'épaisseur de ses parois (0,1 à 0,19) ;
Peromelissa (Hackel) en diffère par ses côtes qui
émettent trois épines latérales libres (0,11 à 0,14) ;
Micromelissa (Hâckel) est pareil avec une corne céphalique en plus (0,1 à 0,16);
Sethomelissa (Hâckel) a, en place des épines du précédent, trois ailes grillagées (0,14);
Tetrahedrina (Hâckel) a les trois branches de son pied réduites à leur partie terminale libre au bord de la bouche (0,12 à 0,16) ;
Sethoohytris (Hâckel) est semblable, mais son pied est formé de tissu grillagé (0,17 à 0,22);
Clathrolychnus (Hâckel) est pareil au précédent et a, en plus, une deuxième couche à son tissu grillagé ( 0,24 à 0,26).
Cette série de genres forme avec la précédente la famille des Trivocyrtinm [Tripocyrtida (Hâckel)].
(2) Genres voisins:
Arachnocorys (Hâckel) est semblable, mais a son tissu grillagé doublé en dehors d'une
deuxième couche arachnoïde (0,06 à 0,29) ; Sethophormis (Hâckel) diffère d' Acanthocorys par ses côtes lisses et ne dépassant pas le
bord inférieur du thorax, sa forme est campanulée, surbaissée (0,06 à 0,48) ; Sethamphora (Hâckel) est comme le précédent, mais sa forme est ovale et sa bouche
rétrécie (0,08 à 0,15); Sethopyramis (Hâckel) a une forme plus haute encore, pyramidale (0,16 à 0,92); Plectopyramis (Hâckel) est semblable, mais a ses mailles occupées par un second tissu
grillagé plus fin (0,21 à 0,62); Spongopyramis (Hâckel) de même, mais le tissu de ses mailles est plus serré encore,
spongieux (0,22 à 0,26); Acanthocyrtoma (Hâckel) n'a plus de côtes thoraciques, le pied, à six branches, est réduit à
la partie inférieure qui dépasse le bord libre du thorax; il a une corne apicale
Anthooyrtis (Ehrenberg) est semblable au genre précédent, mais son pied a neuf branches
Anthocyrtium (Hâckel) de même mais, au lieu d'avoir neuf branches au pied, il en a douze et plus (0,06 à 0,17);
Anthocyrtidium (Hâckel) diffère du précédent par son pied qui devient libre un peu
au-dessus de la bouche rétrécie (0,07 à 0,16); Carpocanium (Ehrenberg) dérive d' 'Anthocyrtium, mais n'a pas de corne, et sa tête rudi-
mentaire est cachée dans la partie supérieure du thorax (0,07 à 0,14).
leurs
Fig. 355.
Fig. 356.
LES IIHIZOPODES
Clistophana (Uiickel) (fig. 354) est un Dicyrtoïde à pied formé de plusic branches (six ou plus) et à bouche diaphragmée (0,1 à 0,24) (»).
Sethocon us (Iliickel) (fig. 355) est un Dicyrtoïde, sans pied et à bouche libre. Sa forme est conique ou campanulée (0,06 à 0,42) (»).
Dicolocapsa (Iliickel) (iîg. 356), est un Dicyrtoïde sans pied et à bouche diaphragmée (0,12 à 0,14) (*).
TrICYRTOÏDES. TR1CYRTOIDEA
[Tricyrtida (Hâckel);— Gyrtoidea Trithalamia (Hâckel)]
Theopodium (Hâckel) (fig. 357) est un Tricyrtoïde (c'est-à-dire a une coquille divisée par deux étranglements horizontaux en trois parties, tête, thorax, abdomen), à pied formé de trois branches et abouche ouverte. Ici, les branches du pied forment des côtes sur le corps et ne se dégagent qu'au-dessous de l'ouverture de l'abdomen (0,15 à 0,18) («).
CKstophœna (im. Iliickel).
Sethoconut (im. Hâckel).
Dicolocapsa (im. Hâckel).
Fig. 357.
Theopodium (im. Hackel).
(*) Genre voisin :
Sethophsena (Hâckel) est semblable, mais les branches de son pied sont développées en ailes ou en cornes latérales (0,11 à 0,2).
Ces deux genres forment avec la série précédente la famille des Antiiocyrtinje [Anthocyrtida (Hâckel)].
(2) Genres voisins :
Periarachnium (Hâckel) possède en plus un revêtement de tissu arachnoïde (0,17); Sethocephalus (Hâckel) diffère de Sethoconus par sa forme déprimée (0,08 à 0,14); Sethocyrtis (Hâckel) est un Sethocephalus armé d'une corne céphalique (0,1 à 0,19); Sethocorys (Hâckel) est un Sethocyrtis à bouche tubuleuse (0,08 à 0,16) ; Lophophaena (Ehrenberg) est un Sethocyrtis à plusieurs cornes (0,01 à 0,14); Dictyocephalus (Ehrenberg), un Sethocorys sans cornes (0,07 à 0,17).
(3) Genres voisins :
Sethocapsa (Hâckel) a, en plus, une corne (0,07 à 0,18) ;
Cryptocapsa \ Hâckel) n'a pas de corne, mais sa tête est cachée dans la partie supérieure du thorax (0,18 à 0,29).
Ces trois genres forment, avec la série précédente, la famille des Setiiocyrtixje [Sethocyrtida (Hâckel)].
(4) Genres voisins :
Pterocanium (Ehrenberg) en diffère par ses côtes et son pied grillngés (0,08 à 0,33); Pterocorys (Hâckel) a un pied qui n'atteint pas l'abdomen et forme au thorax trois saillies aliformes (0,11 à 0,38);
MONOPYLAIUES : CYHTOÏDES
Theopera (Hâckel) (fig. 358) est un Tricyrtoïde à trois pieds et bouche diaphragmée. Les pieds forment trois côtes aliformes sur le thorax et l'abdomen (0,16 à 0,23) (*).
Fig. 358
Theopera (im.Hiickel).
Theophormis (Hâckel) (fig. 359) est un Tricyrtoïde à pieds nombreux et à bouche libre. Les pieds dessinent des côtes saillantes sur le thorax et
Theopilium (Hâckel) de môme, et ses deux côtes ne forment aucune saillie extérieure (0,14 à 0,17) ;
Pterocodon (Ehrenberg) est un Pterocorys dont les côtes aliformes se détachent au thorax sans atteindre l'abdomen, mais à la bouche on trouve un grand nombre d'appendices (épines ou dépendances du pied) (0,1 à 0,18);
Dictyocodon (Hâckel) représente un Pterocorys à ailes et appendices buccaux grillagés
Corocalyptra (Hâckel) est un Pterocorys dont les côtes aliformes se détachent du cou sans
descendre sur le thorax (0,1 à 0,16); Dictyoceras (Hâckel) est un Pterocorys dont les ailes sont grillagées et ne se prolongent
pas sur la tête (0,12 à 0,24); Pteropilium (Hâckel) représente un Dictyoceras à ailes se prolongeant sur la tête (0,16
Pleuropodium (Hâckel) est un Theopodium dont les côtes pédieuses ne remontent pas plus
haut que l'abdomen (0,11 à 0,14) ; Podocyrtis (Ehrenberg) est un Pleuropodium qui n'a même plus de côtes abdominales ; le
pied est réduit à la partie libre infrabuccale (0,07 à 0,25); Thyrsocyrtis (Ehrenberg) est le précédent avec un pied ramifié (0,12 à 0,17); Dictyopodium (Ehrenberg) de même, mais son pied est grillagé sans être ramifié (0,14 à 0,23).
I1) Genres voisins :
Lithornithium (Ehrenberg) n'a d'ailes que sur le thorax (0,09 à 0,15) ; Sethornithium (Hâckel) est de même, mais ses ailes sont grillagées (0,18); [ Rhopalocanium (Ehrenberg) est fusiforme et n'a d'ailes que sur l'abdomen (0,18 à 0,24); Rhopalatractus (Hâckel) est semblable, mais a une corne au pôle inférieur du corps (0,18
Lithoohytris (Ehrenberg) est un Rkopaloccuiiuni de forme pyramidale et a les pieds dépassant librement en bas (0,13 â 0,2).
Cette série de genres forme, avec la précédente, la famille des Poùucïutixse [Podocyrtida (Hâckel)].
• LES niIIZOPOUES
sur l'abdomen; ce dernier, en outre, est largement évasé (0,11 à 0,14) (*). Hexalatractus (Hàckel) (fig. 300) est un Tricyrtoïde à pieds nombreux et à bouche diaphragmée.
Les
pieds forment six ailes latérales (0,18 à 0,19) (*).
Tricololampe (Hâckel) (fig. 361) est un Tricyrtoïde sans pieds et à bouche libre. La forme générale est ici subcylindrique (0,08 à 0,28) (3).
Tricolocapsa (Hâckel) (fig. 362) est un Tricyrtoïde sans pieds à bouche grillagée (0,11 à 0,21) (*).
Fig. 300.
Fig. «61.
Fig. 362.
Hexalatractus (im. Hâckel).
Trichololampe (im. Hackel).
Tricholocapsa (im. Hackel).
(x) Genres voisins :
Phormocyrtis (Hàckel) diffère du précédent par sa forme ovale ou cylindrique et sa bouche rétrécie (0,18 à 0,24);
Cycladophora (Ehrenberg) n'a de côtes pédieuses que le long de l'abdomen (0,15 à 0,4) ;
Alacorys (Hâckel) de même, mais la bouche est entourée de proéminences libres qui sont
leurs prolongements (0,12 à 0,32); Calocyclas (Ehrenberg) n'a plus du tout de côtes et n'a que ses proéminences buccales;
son abdomen est ovoïde ou cylindrique (0,13 à 0,32); Clathrocyclas (Hâckel) de même, mais son abdomen est conique ou discoïde, dilaté
Lamprocyclas (Hâckel) n'a aussi qu'une couronne buccale de prolongements, sans côtes
pédieuses, mais cette couronne est double (0,13 à 0,16); Diplocyclas (Hâckel) n'a aussi que ces deux couronnes, mais l'une d'elles est remontée
au niveau de la conslriction lombaire (0,12 à 0,14). (2) Genre voisin :
Theophœna (Hâckel) est semblable, mais a neuf ailes pédieuses (0,3 à 0,32).
Ce genre, joint au précédent et à la série précédente, forme la famille des Phormocyrtium [Phormocyrtida (Hâckel)].
(3) Genres voisins :
Theocyrtis (Hâckel) est de même, avec une corne apicale en plus (0,06 à 0,25) ; Lophocyrtis (Hâckel) de même, mais a deux cornes ou plus (0,1 à 0,21); Theosyringium (Hackel) est un Theocyrtis à abdomen tubuleux plus étroit que le thorax (0,18 à 0,24);
Cecryphalium (Hâckel) a une forme générale déprimée et conique (0,08 à 0,12); Theocalyptra (Hâckel) de même avec une corne en plus (0,06 à 0,14); Theoconus (Hâckel) est comme le précédent, mais en cône plus allongé (0,07 à 0,26); Lophoconus (Hàckel) est un Theoconus avec deux ou plusieurs cornes (0,16 à 0,21); Theocampe (Hâckel) est un Tricololampe à abdomen ovoïde ou en cône renversé et à
bouche rétrécie (0,1 à 0,2) ; Lophocorys (Hâckel) est semblable avec deux cornes en plus (0,13 à 0,21); Theocorys (Hâckel) semblable aussi avec une seule corne (0,09 à 0,32); Axocorys (Hàckel) est un Theocorys avec une columelle (0,21).
4) Genres voisins :
Theocapsa (Hâckel) est semblable avec une corne en plus (0,13 à 0,27);
MONOPYLAIRES: CYRTOÏDES
Stigiiocyrtoïdes. — Stichocyrtoidea [Stichocyrtida (Hâckel); — Cyrtoidea polytualamia (Hackel)]
Stichopilium (Hackel) (fig. 363) est un Stichocyrtoïde (c'est-à-dire un Tricyrtoïde dont l'abdomen est sub-
Fig. 363.
Fig. 364.
divisé par des étranglements secondaires) à trois pieds et à bouche libre. Ces pieds ont la forme d'épines se détachant du sommet de l'abdomen ; il y a une corne céphalique (0,12 à 0,2) («).
. Stichopera (Hackel) (fig. 364) est un Stichocyrtoïde à trois pieds, à bouche grillagée; il a, en outre, une corne céphalique, et ses pieds forment trois côtes ou séries d'épines (0,15 à 0,25) (*). Stichophormis (Hackel) (fig. 365) est un Stichocyrtoïde à nombreux pieds et à bouche libre. Les pieds forment autant de côtes latérales prolongées en autant de pointes libres au delà de la bouche. La forme générale est conique ou pyramidale (0,04 à 0,24) (3).
Fig. 365.
Stichopilium
Stichopera (im. Hackel).
Stichopliorniis (im. Hâckel).
Phrenocodon (Hackel) diffère des précédents par un septum grillagé complet entre le thorax et l'abdomen (0,11).
Cette série de genres forme avec la précédente la famille des Theocyrtikj2 [Theocyrtida (Hackel).
(J) Genres voisins:
Artopilium (Hackel) est semblable, mais a ses trois apophyses pédieuses grillagées (0,13 à 0,3);
Pteropilium (Hâckel) de même, mais n'a pas de corne (0,15 à 0,2);
Stichocampe (Hâckel) a ses trois côtes pédieuses prolongées jusqu'au delà de la bouche
en trois pointes libres (0,25 à 0,3); Stichopterium (Hâckel) est semblable, mais a les pieds grillagés (0,12 à 0,22); Podocampe (Hâckel) a les trois pointes libres du Stichocampe, mais n'a pas les côtes
pédieuses (0,14 à 0,2);
Stichopodium (Hâckel) est semblable au précédent, mais il a ses pointes pédieuses grillagées (0,2).
(2) Genres voisins :
Cyrtopera (Hâckel) est semblable, mais a ses côtes pédieuses grillagées (0,17 à 0,23^; Artopera (Hâckel) a l'abdomen rétréci en bas et terminé par une corne inférieure (0,15 à 0,18).
Cette série de genres forme avec la précédente la famille des Podocampinje [Podocampida (Hâckel)].
(3) Genres voisins:
Phormocampe (Hâckel) est semblable, mais n'a pas les côtes pédieuses (0,14 à 0,22);