‹ Traité de zoologie concrète (volume 2)Chapitre 66 sur 104 · SA · texte numérisé non relu

SA

LES RHIZ0P0DB8

Fîg. 308.

Fig. 367.

Fig. 3GG.

Artophœna (Hâckel) (fig. 366) est un Stichocyrtoïde à pieds nombreux (six) sous forme de côtes aliformes ou d'épines, et à bouche grillagée (0,14 h 0,2) (*).

Dictyomitra (Zittel) (fig.

367) est un Stichocyrtoïde sans pieds, à bouche libre. La forme est légèrement conique (0,08 à 0,24) (»).

Stichocapsa (Hackel) (fig.

368) est un Stichocyrtoïde sans pieds et à bouche grillagée (0,1 ù 0,25) (3). '

Arthophsena (im. Huckel).

Dictyomitra (im. Hackel).

Stichocapsa

Artophormis (Hackel) est un Stichophormis ovoïde ou fusiforme, à bouche rétrécie (0,16 à 0,24);

Cyrtophormis (Hackel) est un Artophormis sans côtes pédieuses (0,14 à 0,3). I1) Genre voisin:

Stichophœna (Hackel) est un AHophœna a neuf pieds au lieu de six (0,20 à 0,25).

Ces deux genres forment avec la série précédente la famille des Pho&hocahpi&jB [Phormocampida (Hackel)].

(2) Genres voisins :

Lithostrobus [Butschli) est semblable, mais avec une corne en plus (0,1 à 0,32); Stichocorys (Hackel) est comme le précédent, mais de forme conique en haut, cylindrique en bas (0,16 à 0,24);

Artostrobus (Hâckel) de même, mais subcylindrique dans toute sa hauteur (0,1 à 0.24); Lithomitra (Butschli) est comme le précédent, mais sans corne (0,06 à 0,3); Lithocampe (Ehrenberg) est comme le précédent, mais ovoïde ou fusiforme (0,08 à 0,3); Siphocampe (Hâckel) est un Lithocampe avec un appendice tubuleux prolongeant la tête en

haut (0,14 à 0,24); Eucyrtidium (Ehrenberg) est un Lithocampe avec une corne (0,12 à 0,26); Eusyringium (Hâckel) est un Eucyrtidium prolongé en bas en tube (0,2 à 0,33); Spirocampe (Hâckel) diffère des précédents par la disposition spirale des constriclions qui,

ailleurs, sont annulaires et indépendantes (0,15 à 0,24); Spirocyrtis (Hâckel) est comme le précédent, mais avec une corne (0,1 à 0,25).

(3) Genres voisins :

Cyrtocapsa (Hâckel) est semblable, mais a une corne (0,14 à 0,23);

Artocapsa (Hâckel) a, non seulement une corne céphalique comme le précédent, mais aussi une corne inférieure au pôle opposé (0,17 à 0,26).

Ces trois genres forment, avec la série précédente, la famille des Litiwcampix.i: [Lithocamp ido (Hâckel)].

MONOPYLAIRES : SPYROÏDES

5e Sous-Ordre SPYROÏDES. — SPYROID/E [Spyridina (Ehrenberg, p. p.); — Zygocyrtida (Haçkel, Bûtschli) ; Acanthodesmida (R. Hertwig) ; — Spyrowea (Hackel)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

Fig. 369.

Il ressemble tellement au type général des Monopylaires qu'il se confond presque avec lui. Il possède donc le pied à trois branches, une postérieure et deux antéro-latérales ; la coquille grillagée complète et Vanneau sagittal (c). Ajoutons seulement, comme trait caractéristique, que l'anneau sagittal détermine une constriction de la coquille et subdivise sa cavité en deux loges, droite et gauche, plus ou moins distinctes, et que les trois branches du pied (<), au lieu de partir d'un point central commun, s'insèrent souvent isolement sur la base de la coquille.

GENRES

Tristylospyris (Hàckel) est la réalisation assez

fidèle du type morphologique ci-dessus (0,10 à 0,38) (*).

spyROwœ

(Type morphologique) (Sch.).

(x) Genres voisins :

Tripospyris (Hàckel) a, en plus, une corne apicale au sommet de l'anneau (0,10 à 0,30); Trioeraspyris (Hàckel) a trois cornes apicales (0,15 à 0,3S);

Cephalospyris (Hàckel) n'a pas de cornes, mais deux larges orifices, de part et d'autre du bord supérieur de l'anneau, au sommet de la coque (0,2 à 0,32);

Brachiospyris (Hàckel) n'a pas de corne apicale comme Tripospyris, mais n'a au trépied que les deux branches antéro-latérales (0,3 à 0,6);

Dipospyris (Hàckel) est pareil au précédent, mais avec une corne (0,2 à 0,6);

Dendrospyris (Hàckel) a une corne, et les deux branches de son pied ramifiées (0,22 à 0,38) ;

Dorcadaspyris (Hàckel) a aussi une corne et les deux branches de son pied armées d'épines (0,1 à 0,7);

Gamospyris (Hàckel) a une corne et les deux branches du pied arquées et soudées et un anneau (0,33) ;

Stephanospyris (Hàckel) représente le précédent avec une série d'épines latérales à

l'anneau, pied en plus (0,2 à 0,4); Tessarospyris (Hàckel) a au pied les deux branches latérales, une branche postérieure

et une antérieure, et pas de corne apicale (0,16 à 0,31) ; Tetraspyris (Hàckel) est semblable, mais avec une corne (0,02 à 0,6); Cantharospyris (Hàckel) a six branches au pied, savoir : deux latéro-postérieures en plus

des quatre du précédent (0,07 à 0,22);

LES MIIZOPODES

Tholospyris (Hàokel) (fig. 370) est un Tristylospyris muni, en plus, d'une sorte de casque fenestré qui surmonte le sommet de la coquille (0,17 à 0,26) («).

Fig. 370.

Fig. 371.

Tholospyris (im. Hackel).

Phormospyris (im. Hackel).

Androspyris (im. Hackel).

Phormospyris (Hackel) (fig. 371) est un Tristylospyris muni, en plus, d'un prolongement grillagé de la coque qui s'étend, en dessous de celle-ci, entre les trois branches du pied et qui en est séparé par une constriction circulaire horizontale. On désigne sous le nom de tête la coquille primitive, et cet appendice sous celui de thorax (0,1 à0,14)(*).

Androspyris (Hackel) (fîg. 372) réunit les caractères des deux genres précédents : il a le thorax de Phormospyris et le casque de Tholospyris,

Hexaspyris (Hackel) est semblable, mais- a une corne (0,11 à 0,39);

Liriospyris (Hackel) est semblable encore, mais a trois cornes (0,12 à 0,22);

Pentaspyris (Hackel) a cinq branches au pied, qui sont celles de Cantharospyris, sauf que

l'antérieure manque et il n'a pas de corne (0,15 à 0,28) ; Chlathrospyris (Hackel) est semblable, mais a une corne (0,08 à 0,23); /Egospyris (Hâckel) est semblable encore, mais a trois cornes (0,16 à 0,28); Therospyris (Hackel) a quatre branches au pied, les deux antéro-latérales et les deux

postéro-latérales, et point de cornes (0,15 à 0,17); Zygospyris [Hackel) est semblable, mais a une corne (0,16 à 0,18); Taurospyris (Hâckel) semblable encore, mais avec deux cornes latérales (0,16 à 0,38); Elaphospyris (Hâckel) semblable encore, mais avec trois cornes, deux latérales et une

médiane (0,06 à 0,3).

Gorgospyris (Hâckel) a sept à douze branches au pied, et pas de corne (0,07 à 0,33) ; Petalospyris (Ehrenberg) est semblable, mais a une corne (0,08 à 0,31) ; Anthospyris (Hâckel) semblable encore, mais a trois cornes (0,09 à 0,44) ; Ceratospyris (Ehrenberg) semblable encore, mais a de nombreuses cornes (0,09 â 0,20) ; Dictyospyris (Erhenberg) n'a pas de pied ni de corne (0,05 à 0,14); Circospyris (Hâckel) n'a pas de pied, mais a une corne (0,06 à 0,23).

Ces genres forment la famille des Zygospyrinje [Zygospyrida (Hâckel)]. (') Genres voisins :

Lophospyris (Hâckel) est un Tholospyris dont le pied n'a que les deux branches antérolatérales (0,16 à 0,17);

Tiarospyris (Hâckel) est un Tholospyris dont le pied a six à neuf branches ou plus (0,01 à 0,31);

Sepalospyris (Hâckel) est de même avec une corne sur le casque en plus (0,19 à 0,3); Polospyris (Hâckel) a une corne comme le précédent, mais pas de pied (0,07 â 0,121.

Ces genres forment la famille des Tholospyrixa: [Tholospyrida (Hâckel)].

(2) Genres voisins :

Acrospyris (Hâckel) est un Phormospyris avec une corne apicale en plus (0,07 à 0,22); Desmospyris (Hâckel) n'a pas de corne, mais a beaucoup de branches (neuf à douze ou plus)

au pied (0,08 à 0,12); Patagospyris (Hâckel) est de même, avec une corne en plus (0,08 à 0,15);

Fig. 373.

MONOPYLAIRES : BOTHRYOÏDES 235

avec l'anneau sagittal et le pied à trois branches libres comme l'un et l'autre, et en plus une corne apicale (0,2 à 0,3b) ( ).

6e Sous-Ordre BOTRYOÏDES. — BOTR YOID/E [Botryda vel Botryida (Hâckel) ; — Polycyrtida (Hâckel)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

La coque grillagée du type morphologique des Monopylaires est ici toujours présente et offre le caractère singulier d'être subdivisée par des constrictions verticales en lobes juxtaposés. Il n'y a pas ici seulement deux de ces lobes comme chez les Spyroïdes, mais trois au moins et ordinairement davantage. Le pied manque, mais, au-dessous de la coque lobée qui prendra ici, comme chez les Cyrtoidae, le nom de tête (c), peuvent se trouver une ou deux constrictions horizontales séparant de la tête un thorax (th.) et même un abdomen (ab.), simples compartiments de la coque, mais superposés. La capsule centrale, mal connue, semble se lober conformément à la coquille.

GENRES

B0TRY0IDJE (Type morphologique) (Sch.).

Botryoptera (im. Hiickel).

Botryoptera. (Hâckel) (fig. 374) a sa coquille réduite à la tête lobée ; il n'y a point de constrictions transversales ni, par suite, de thorax ou d'abdomen (0,05 à 0,09) (*).

I v ' Fig. 374.

Rhodospyris (Hâckel) de même, mais avec trois cornes (0,13 à 0,18).

Ces genres forment la famille des Phormospyeinje [Phormospirida (Hâckel)].

(M Genres voisins :

Lamprospyris (Hâckel) est semblable, mais a son tissu grillagé spongieux

et la corne ordinairement brancbue et fenestrée (0,3 à 0,6); Tncolospyris (Hâckel) n'a plus de pied, et deux constrictions horizontales

séparent le casque, la tête et le thorax(0,12 à 0,22); Amphispyris (Hâckel) est semblable, mais son tissu grillagé incomplet laisse de larges trous (0,14 à 0,24);

Perispyris (Hâckel) a son tissu grillagé formé de deux lames ou spongieux (0,18 à 0,24); Sphxrospyris (Hâckel) n'a ni pied ni étranglements circulaires, en sorte que sa coquille se réduit à une simple sphère grillagée avec un anneau sagittal, mais cet anneau est loin de remplir la coque, en sorte qu'il reste, au-dessus de lui, un dôme représentant le casque et une cage représentant le thorax (0,11 à 0,26); I* Nephrospyris (Hâckel) est de même, mais à coque discoïde ou réniforme (0,25 à 0,6). Ces genres forment la famille des Androspyrinm [Androspyrida (Hâckel)]. (2) Genre voisin :

Cannobotrys (Hâckel) est de même, mais possède, en plus, des appendices lubuleux à parois poreuses (0,05 à 0,11);

LtëS RllIZOI'ODlîS

Botryopyle (Hâckel) (fig. 375) a, au-dessous de sa tête lobée, un thorax ouvert en bas (0,08 à 0,12) («).

Botryocyrtis (Ehrenberg) (fig. 376) a, audessous de sa tête lobée, un thorax et un abdomen séparés par deux constrictions horizontales. Le segment abdominal est librement ouvert en dessous (0,09 à 0,12) (*).

Fig. 375.

kooa

Botryopyle (im. Uackcl).

Bolri/ocyrlis (im. Hiickel).

4e Ordre

PH^EODARIÉS. — PH/EODARIDA \

vel

CANNOPYLAIRES. — CANNOPYLIDA [Gannopylea (Hâckel); — Prjeodaria (Hâckel); Tripylea (R. Hertwig) ; —Pansolenia (Hâckel)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

Le type morphologique des Cannopylaires se distingue de celui des Radiolaires en général (V. p. 169) en deux points essentiels : 1° la constitution de la capsule centrale; 2° la présence du phseodium.

Capsule centrale. — La capsule centrale (fig. 377, caps. ctrl. et passim, dans les figures de genres) a la forme d'un sphéroïde aplati aux pôles comme le globe terrestre, mais d'une manière beaucoup plus marquée (les pôles étant naturellement les points où la capsule est traversée par l'axe vertical du corps). Elle est pourvue de deux membranes, l'une externe plus épaisse, l'autre interne très mince et néanmoins assez résistante. Ces membranes sont formées, comme d'ordinaire, d'une substance qui présente les caractères physiques et plusieurs caractères chimiques de la chitine. Ces deux membranes sont appliquées l'une contre l'autre chez l'animal vivant. Mais, constamment, sous l'action des réactifs, elles s'écartent et nous les figurerons un peu écartées

Ces deux genres forment la famille des Caxxobotiimxj; [Cannobothrida (Hiickel)].

Acrobotrys (Hâckel) est de même, mais possède, en plus, des tubes poreux (0,08 à 0,12)1 Botryocella (Hâckel) n'a pas ces tubes, mais le compartiment thoracique de sa coquille

est fermé en bas par une plaque grillagée (0,06 â 0,10) ; Lithobotrys (Ehrenberg) est de môme, mais a, en plus, des tubes poreux (0,08 à 0,13).

Ces genres forment la famille des Lithobotiuuxa^ [Lithobothryda (Hâckel)].

(2) Genres voisins :

Pylobotrys (Hâckel) a, en plus, un certain nombre de tubes poreux (0,11 à 0,15). Botryocampe (Ehrenberg) n'a pas de ces tubes, mais son abdomen est fermé en dessous

par deux lames grillagées (0,05 à 0,15); Phormobotrys (Hâckel) est de môme, mais a, en plus, des lubes poreux (0,1 à 0,16). Ces genres forment la famille des Pïlobotukiix.e [Pylobothryda (Hâckel)].

CANNOPYLAIRES OU PH/EODARIES

pour les distinguer plus aisément. La paroi est en général continue, sans pores et présente seulement trois ouvertures beaucoup plus larges

Fig. 377.

Cannopylaire ou Phaeodarié (Type morphologique) (Sch.).

a, cellule; caps, ctrï., capsule centrale; entonn., entonnoir; H., noyau; o.i., orifice principal inférieur; o.s., orifices supérieurs; pheod., phaeodium; psdp., pseudopodes.

que les pores des Péripylaires ou que ceux de l'opercule perforé des Monopylaires.

De ces trois ouvertures, une , V 'orifice principal (o.i.), est percée au pôle inférieur même; les deux autres, orifices accessoires (o.s.), sont situées ù droite et à gauche du pôle supérieur et par conséquent dans le plan coronal. Toutes les trois sont prolongées en un tube (*) d'abord conique, puis cylindrique, ouvert à son extrémité dans le plasma péricapsulaire qui forme ici une couche beaucoup plus épaisse que chez les autres

(*) C'est par allusion à cette particularité que Hackel a donné à ce groupe le nom de Canko- PYLka : de xàvva, roseau, tubuleux comme un roseau; ttjV/], porte. Le nom de Trtpylea proposé par R. Hertwig semblerait meilleur, mais il y a assez souvent une seule porte, la principale, et parfois pins de trois.

Radiolaires. Les deux membranes prennent part à la formation de ces tubes et elles sont, à leur niveau, beaucoup plus solidement unies que dans le reste de leur étendue.

Les orifices accessoires ne présentent rien autre de particulier. Leurs tubes sont courts, rectilignes et, autour de leur base, la paroi a le môme aspect que plus loin. L'orifice principal, au contraire, présente plusieurs particularités remarquables. Son tube est beaucoup plus long, onduleux et, autour de sa base, la paroi est modifiée dans sa forme et dans sa structure. Circulairement autour de lui, sur une surface d'un diamètre égal à la moitié environ de celui de la capsule, elle se soulève en cône surbaissé (entonn.) ou plutôt en forme de mamelle de femme dont la base conique du tube représenterait le mamelon. Toute la surface entre ce mamelon et le contour extérieur de l'éminence est marquée de grosses lignes radiai res, au nombre d'une soixantaine, tantôt plus tantôt moins, et très régulièrement disposées (*).

La signification de ces parties n'est pas exactement connue. Pour IIâckel ces lignes sont des stries d'épaississement de la membrane capsulaire externe; pourR. Hertwig, elles appartiennent à la membrane interne. De fait, quand les membranes se séparent, le disque strié suit tantôt l'une tantôt l'autre, et l'aspect des figures permet de suggérer qu'il est formé d'une substance indépendante située entre les deux membranes ou même en dedans de l'interne. Il pourrait être formé soit, comme le suggère aussi IIâckel, par des filaments myophaniques destinés à dilater l'orifice, soit par une différenciation à déterminer du protoplasma intracapsulaire superficiel (*).

Le protoplasma intracapsulaire est remarquable par la présence, à son intérieur, de nombreuses vacuoles contenant chacune un ou plusieurs petits globules graisseux agités d'un mouvement brownien.

Le noyau (N.) est très gros, remplissant la moitié ou plus du volume de la capsule. 11 est de forme ellipsoïde, plus aplati que celle-ci et dans le même sens. Il contient de nombreux granules chromatiques disposés sur un réseau.

Phaeodium. — Le protoplasma extracapsulaire est, avons-nous dit, beaucoup plus abondant que chez les autres Radiolaires. C'est surtout au niveau de l'orifice principal qu'il forme une masse épaisse, et là il contient ce que Hâckel a appelé le phaeodium (de ça-.éç, brun). C'est un amas volumineux, plus gros souvent que la capsule centrale à demi noyée dans son intérieur, d'une couleur sombre variant du vert au brun

(!) Elles sont parfois ramifiées.

(2) En tout cas le nom d'opercule qu'on lui donne souvent ou la comparaison, souvent faite aussi, avec le couvercle d'une marmite ne peut que donner des idées fausses à son sujet, car il n'y a aucune interruption dans la continuité des parois à leur union avec lui. Borgert [91] trouve que chez Castanidium la membrane externe des orifices accessoires se sépare du reste sous la forme d'une collerette et que le tout repose sur une sorte de bulbe.

CANN0PYLA1RES OU PH^ODARIÉS

foncé, formé d'éléments assez disparates mais tous fortement pigmentés. On y trouve : 1° de vraies cellules toutes comparables aux Zooxanthelles, avec une membrane, un noyau et un pigment vert brunâtre, mesurant 20 à 30 p.; 2° des masses ou granules pigmentaires de toutes tailles, depuis celle des éléments précédents jusqu'à !•(*, et qui forment la plus grande partie et souvent la totalité du phseodium; 3° enfin parfois, quelques cellules (a) semblables aux premières, mais atteignant 40 à 50 y. et remarquables par une striation croisée en spirale qui rappelle celle de certains nématocystes avant leur éclatement (*).

Au sujet de la signification morphologique et physiologique du phseodium, nous n'avons que des hypothèses. Les uns y voient des Algues spéciales symbiotiques remplaçant les Zooxanthelles absentes: mais alors que sont fes grains non cellulaires? D'autres le considèrent comme un pigment formé par l'organisme même comme celui des organes visuels rudimentaires et ayant peut-être des fonctions analogues : mais que sont alors les vraies cellules du phœodiuml D'autres enfin pensent à un simple amas de résidus alimentaires ou de substances ayant un rôle dans l'assimilation (pigments biliaires peut-être) ou la désassimilation : cela semble bien improbable.

Le sujet réclame évidemment de nouvelles recherches (*).

Les autres parties extracapsulaires ne présentent rien de bien particulier. La gelée est fort abondante, le réseau intérieur ou superficiel du protoplasma et les pseudopodes ont ici les mêmes caractères qu'ailleurs. Il n'y a pas de Xanthelles (3).

Les Phseodariés sont remarquables par leur grande taille. Ils mesurent à peu près autant de millimètres que les autres Radiolaires (sauf les Thalassicollides) mesurent de dixièmes de millimètres. La capsule centrale a jusqu'à un demi-millimètre et on connaît des espèces où le corps a jusqu'à trois centimètres de diamètre

l1) Remarquons que le phaeodium est un caractère non pas seulement général, mais constant des Cannopylaires.

(2) Pendant la correction des épreuves, nous recevons le travail de Karavaief [96] qui nie l'existence d'éléments vraiment cellulaires dans le phaeodium. Il n'y trouve que du pigment, des granulations réfringentes non colorables et des conformations irrégulières, souvent en bâtonnets ou en capsules emboîtées. Tout cela réuni forme de petites masses non cellulaires, les phxodelles. Entre les phseodelles se trouvent, parmi des éléments plus ou moins semblables à ceux qui les constituent, des restes de Diatomées digérées. Aussi l'auteur admet la fonction digeslive du phseodium.

(3) La gelée [gel.) est fréquemment, mais non toujours vacuolaire. Il y a d'autant plus de chances pour qu'il y ait des vacuoles que l'animal est plus gros et a un squelette moins développé.

Il n'y a pas toujours un squelette et, quand il y en a un, il n'est pas, comme celui des Acanthomètres ou des Monopylaires, réductible à un type uniforme, aussi ne parlerons-nous de sa forme qu'en étudiant les sous-ordres. Mais nous devons indiquer ici les caractères histologique et chimique de ses tigelles constitutives, car ils sont, le premier très général, et le second probablement constant. La substance constitutive n est ici ni organique pure comme chez les Acanthaires, ni siliceuse pure comme chez

LES RHIZOPOnF.S

L'ordre des Cannopylaircs ou Phœodariés se divise en quatre sousordres caractérisés par la constitution de leur squelette :

1° PiiJeocystidje, à squelette nul ou formé de pièces séparées;

2° PiiMospiiAiiUDM, à squelette formé d'une (ou plusieurs) coque grillagée simple ;

3° Pii/Eogromid/E, à squelette formé d'une coque grillagée percée en face de l'orifice principal de la capsule d'une large ouverture ordinairement épineuse; la capsule centrale est excentrique, placée près du pôle opposé à cette ouverture ;

4° PhmoconchidsE, à squelette formé d'une coque grillagée bivalve à valves l'une dorsale l'autre ventrale, réunies ou non par une charnière.

1er Sous-Ordre

PH^OCYSTIDES. — PE/EOCYSTWJE [PhjEOCystina (R. Herhvig)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

C'est presque identiquement le type que nous venons de décrire. Il

suffit, pour le compléter, d'y ajouter deux traits , qui même ne se présentent pas nécessairement, bien qu'ils soient très ordi-

PllJEOCYSTWXi (Type morphologique) (Sch.).

A, secteur ne présentant que dos spiculcs tangentiels sq. C, secteur no présentant que des spiculcs radiaires r. B, secteur présentant ces deux genres de spicules. caps, ctrl., capsule centrale.

naires :

1° La gelée est ordinairement vacuolaire, à la manière de celle des Thalassicolles; 2° il peut exister un squelette formé de pièces indépendantes disposées, soit tangentiellement (sq.) dans le réseau su-

perficiel de la gelée primaire, soit radialement (r.) dans le réseau intérieur de la gelée.

les autres; partout où on l'a analyste on y a trouvé de la silice et une substance organique.' C'est sans doute un silicate organique. D'autre part, sauf quelques exceptions, Sagosphverines, Castanellines, Conchaiunes, il est formé de tigelles creuses dont 'la cavité est occupée par une gelée liquide et parfois par un filament axial.

PH/EODAniÉS : l'Il/EOCYSTIDES

GENRES

phgeodina (Hâckel) est un Phseocystide sans squelette. Sa capsule centrale est normale (0,8 à 1,5) (*).

Cannorraphis (Hâckel) (fig. 379) est un Phgeocystide à squelette formé de spicules en forme d'aiguilles ramifiées ou épineuses (sq.) disposées, tangentiellement à égale distance du centre (10mm)(!l).

Aulactinium (Hâckel) (fig. 380) a son squelette formé de spicules en forme

Fig. 381.

t1) Genre voisin :

Phœocolla (Hâckel) (fig. 381) en diffère par sa capsule centrale dépourvue d'orifices accessoires (1 à 1,2).

Ces deux genres forment la famille des Phjsodini^ [Phxodinida (Hâckel)].

(2) Genres voisins :

Cannobelos (Hâckel) en diffère par ses aiguilles simples et lisses

(Spicules : 0,15 à 0,5) ; Catinulus (Hâckel) a des spicules non aciculés,mais en forme de petits chapeaux hémisphériques à parois non grillagées (0,6 à 1,2).

Ces genres forment la famille des Cannoji- Fig. 382. miAPiïiN^ [Cannorrhaphida (Hâckel)].

Hâckel ajoute à ces genres, sous le nom de Dictyociiida (sous-famille) les quatre genres suivants qu'il caractérise ainsi :

Mesocena (Ehrenberg), Phseodarié ayant, en guise de squelette des sortes d'anneaux, siliceux

(de 0,02 à 0,06), assez régulièrement distribués dans la couche périphé- Distephanus rique de son corps ; Dictyocha (Ehrenberg), semblable au précédent, (im. Hackel). mais ayant ses anneaux (de 0,02 à 0,03) surmontés de deux arcades perpendiculaires formant une sorte de petite charpente hémisphérique à jour ; Distephanus (Stôhr) (fig. 382) ayant son squelette formé de deux anneaux parallèles réunis par des tigellesen une sorte de pyramide tronquée à jour (0,02 à 0,03)

Phœocolla (im. Hackel).

Capsule centrale.

d'épines simples disposées radiairement dans la gelée et atteignant la capsule centrale sur laquelle ils s'appuient par leur base (10'nm) (*).

2e Sous-Ordre PHiEOSPHiERIDES. - PIiœOSPHsERIDsE [Ph/eosphmria (Hackel)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

Il se déduit aisément du type général des Phaîodariés auquel il suffit d'ajouter une coquille formée d'une sphère grillagée régulière sécrétée par le réseau superficiel du protoplasma exlracapsulaire.

GENRES

Orona (Hackel) est l'expression simple de ce type morphologique (3 à 5,5) (*).

Fig. 383.

PH/EOSPHJERIDjE (Type morphologique) (Sch.).

(souvent on trouve ces petites pyramides accouplées par deux); Cannopilus (Hàckel) semblable au précédent, mais avec les tigelles de réunion des deux anneaux bifurquées de manière à former deux rangs de mailles (0,02 à 0,05).

Mais Bobgert [91], étudiant ces singulières formations squelettiques, en particulier cbez Diste-

phanus, constate qu'on les trouve dans des Phœodariés d'autres genres, qu'on les rencontre dans des mers où il n'existe de Phaeodarié d'aucune sorte, et enfin qu'elles appartiennent à des êtres distincts vivant en parasites ou en commensaux dans le corps de divers Radiolaires. Il en résulte que les quatre genres ci-dessus de Phaeodariés doivent disparaître et que les êtres représentés par leurs parties molles retombent dans la famille des Phxodininse ou Phaeodariés sans squelette. Se confondent-ils avec les genres des Phseodininse ou doivent-ils recevoir de nouveaux noms? La question n'a pas été examinée. Quant aux noms de genres qu'ils possédaient avant, ils deviennent ceux des parasites que nous retrouverons plus loin en appendice aux Flagellés sous le nom de Silicoflagellea (Borgert). I1) Genres voisins :

Aulacantha ^Hàckel) a, en plus, une couche d'aiguilles langentielles (Spicules : 0,4 à 4,2); Aulographis (Hàckel) a ses spicules radiaires terminés en dehors par un bouquet de

branches simples (0,4 à 2,5); Auloceros (Hàckel) les a terminées par un bouquet de branches ramifiées (Spicules : 0,6 à

Aulodendron (Hàckel) a non seulement un bouquet terminal mais, dans la longueur des

spicules, des épines éparses (Spicules : 0,7 à 3,6); Aulospathis (Hàckel) de même, mais les épines latérales de ses spicules sont disposées en verticilles réguliers (Spicules : 0,15 à 0,25) ;

Ces genres forment la famille des AuLACAXTHixA?[Aulacanthida (Hàckel)]. (2) Genres voisins :

Orosphsera (Hàckel) possède, en plus, des épines radiales simples ou ramifiées (1 à 3,3) ; Oroscena (Hàckel) a la surface de sa coquille parsemée de petites élévations coniques libres (1,2 à 3,2);

PHyliODAUlliS : PILEOSPHÉRIDES

Fiff. 385.

Fig. 386.

Sagena.

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