Partie du réseau (im. Hiickcl
Aularia. Partie du reseau (im. Hackel) .
Aularia. Pièce stcl-
li forme occupant les nœuds du réseau (im. Hackel).
Sagena (Hackel) (fig. 384) a une coque grillagée formée de tigelles très délicates qui, par une exception assez rare chez les Cannopylaires, sont pleines et non creuses (1,2 à 2,8) (*).
Aularia (Hackel) (fig. 385, 386) a une coquille sphérique grillagée simple (fig. 385) formée de tigelles
creuses unies en un réseau à mailles triangulaires. Les tigelles s'unissent par six aux points nodaux, non en se soudant entre elles comme chez les précédents, mais en s'articulant par l'intermédiaire d'une petite pièce stelliforme (fig. 386) (1 à 3°"») (*).
Oroplegma (Hackel) est comme le précédent, mais ces petites élévations sont réunies entre elles, à leur sommet, par une deuxième enveloppe formée de tissu spongieux (1,6 à 3,5).
Ces genres forment la famille des Orosphjsrinji [Orosphœrida (Hackel)]. f1) Il en est de même des genres ci-dessous. Sagosphœra (Hackel) a, en outre, des épines radiales aux points nodaux (1 à 3mm) ; Sagoscena (Hackel) a, au lieu de ces épines, de petites élévations pyramidales formées de
faisceaux de tigelles (1,7 à 3,2); Sagenoscena (Hackel) est de même, mais l'axe de ses élévations pyramidales est occupé
par un bâtonnet radiaire (1 à 4mm); Sagenoarium (Borgert) est comme Sagoscena, mais les sommets des protubérances pyramidales sont réunis par des tigelles qui constituent une deuxième coque (5mm); Sagmarium (Hackel) a une coque simple, mais formée de tissu spongieux (1,1 à 2,4); Sagmidium (Hackel) est de. même, mais a, en outre, des épines radiales (1,6 à 5mm) ; Sagoplegma (Hackel) est comme le précédent, mais a, en place des épines radiales, de petites élévations pyramidales surmontées d'une épine radiale ou d'un petit bouquet d'épines divergentes (2mm à 3,6).
Ces genres forment la famille des Sjoosphjsrin^: [Sagosphœrida (Hackel)]. (2) Genres voisins :
Aulosphaera (Hackel) a, en plus, des spicules radiairesaux nœuds du réseau (lmm à 4,2); Auloscena (Hackel) a ces mêmes spicules radiaux, mais au sommet d'éminences pyramidales (2 à 5mm);
Auloplegma (Hackel) a une coque formée d'après les mêmes principes qu' A ulosphœva, mais spongieuse (1,5 à 3,2);
Aulophacus (Hackel) est un Aulosphxm à une coque déprimée dans le sens vertical (5,5 à 6""");
Aulatractus (Hackel) est un Aulosphxva à coque allongée dans le sens vertical (6 à 8u,m);
Aulonia (Hackel) diffère de tous les précédents par la forme polygonale irrégulière de ses mailles, avec quatre tigelles seulement à ebaque point nodal. Pour le reste, la coque est sphérique, simple, sans spicules radiaires, comme chez Aularia (2mmà5,5);
Aulastrum (Hackel) est de même avec des spicules comme ceux d'Aulosphœra (1,5 à 5mm);
Aulodictyum (Hackel) n'a pas de tubes radiaires, mais sa coquille est faite de tissu spongieux (2 à 3mm).
Ces genres forment la famille des AvLosi'iiœiuKœ [Aulosplucrida (Mckel)J.
LK8 RHIZOPODBS
Fig. 387.
Cœlacantha (H. Hertwig) a deux coques emboîtées : une interne (mais extracapsulaire néanmoins), à ligelles soudées comme chez Orona et une externe à tigelles articulées comme chez Aularia (3 à 3,2) (*).
3e Sous-Oudhe
PILEOGROMIDES. - PHJEOGROMID.E \ [Piijeogromia (Hâckel)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
Il dérive du type morphologique des Cannopylaires, en ajoutant ce caractère essentiel qu'il existe une coquille formée d'une sphère grillagée pourvue d'une large ouverture, appelée bouche (o), à la partie inférieure. La capsule centrale, construite sur le type ordinaire, n'est pas au centre de la coquille, mais plus près du pôle supérieur. La bouche est généralement armée d'apophyses denti formes.
GENRES
Castanella (Hâckel) (fig. 388) est un Phœogromide tout simple, à coque sphérique formée, non de spicules soudés en un grillage, mais d'une paroi compacte, percée de trous. La coque est hérissée de petites
PUMOGROMIDJE (Type morphologique) (Sch.).
o., bouche.
épines. La bouche est relativement petite et entourée d'une couronne d'apophyses denliformes (0,22 à 0,8) (»).
Fig. 38'J.
Fig. 388.
Cannosphxra (im. Hackel)
(*) Genre voisin :
Cannospheera (Hackel) (fig. 389) est de môme, mais sa coque interne est continue, sans pores, et pos- Castanella (im. Hackel).
sède un grand orifice h la partie inférieure comme dans le sous-ordre suivant (0,5 à 2,8).
Ces deux genres forment la famille des GANiro&HMttnrjB\Caimosphxrida (Hiickel)]. (2) A part ces deux derniers qui sont génériques, ces caractères se retrouvent dans les genres ci-dessous :
Castanarium (Hackel) a la bouche dépourvue d'apopliyses denliformes (0,24 i\ 0,66); Castanidium (Hâckel) a aussi la bouche inerme, mais la coquille armée de grandes épines simples, éparses parmi les petites (0,22 à 0,8);
PH/EODARIÉS : PII/FOGROMIDIÎS 21.')
Challengeria (J. Murray) (fig. 390) est remarquable par une structure très particulière de la coquille. Celle-ci est épaisse et formée, non de spicules, mais d'une substance compacte, homogène, et percée de fins canaux qui s'ouvrent au dedans et au dehors de la coquille par des pores si fins que l'on peut à peine s'assurer de leur existence. Mais, dans la partie moyenne de leur trajet, ces canaux se dilatent en une petite chambre polygonale qui n'est séparée des voisines que par une mince paroi à la manière des alvéoles d'un gâteau d'abeilles. Quand on examine la coquille, ce sont ces cavités alvéolaires qui sautent aux yeux, et la coquille semble formée ou revêtue d'une sorte de réseau polygonal. Mais ce n'est là qu'un aspect optique de la disposition que nous venons de décrire.
C'est ce que l'on appelle la structure dia- cap"* ctr1' Z"^;T,TouchePl,e°rt*' phae°" tomèenne à cause de sa ressemblance
avec celle des Diatomées. La capsule centrale n'a pas d'orifices accessoires (0,08 à 0,8) (*}.
Cortinetta (Hâckel) (fig. 392) a une coquille extrêmement fragile, sphérique, surmontée d'une corne apicale et percée en bas d'une large bouche sans dents, mais entourée de trois longs pieds descendants, égaux, courbes, à concavité intérieure. La structure diffère de celle de Challengeria
Fig. 390.
P^.-caps ctrl.
Challengeria (im. Hiickcl).
Fig. 391.
Castanissa (Hâckel) est semblable, mais a la bouche assez grande et armée (0,28 à 0,8); Castanopsis (Hâckel) a la bouche petite et inerme, mais les grandes épines de la
coquille ramifiées (0,42 à 0,7) ; Castanura (Hâckel) est semblable au précédent, mais a la bouche armée
Ces genres forment la famille des Castakellixm [Castanellida (Hâckel)].
f1) Tous ces caractères se retrouvent dans les genres ci-dessous;
mais il n'en est pas de môme de la conformation de la bouche qui est
forl variable et présente ici deux apophyses dentiformes : Lithogromia (Hâckel) n'a pas ces dents buccales (0,15 â0,27); Challengeron (J. Murray) (fig. 391) les a, au contraire, et possède, en plus,
une ou plusieurs épines (0,06 à 0,3); Pharyngella (Hâckel), est comme Challengeria, mais possède, en plus
un luhe qui part de la bouche et remonte en dedans (0,25 à 0,36) •
Entocannula (Hâckel) est de même, mais n'a pas de dents buccales (0,25 à 0,36);
Porcupinia (Hâckel) de même aussi, mais a des dents buccales el, en (im. Hftckel). outre, des épines marginales (0,2 à 0,25).
Ces genres forment la famille des Ciiallexgerixjz [Challengerida (J. Murray)].
Challengeron
i.f.r muzoponF.s
Fig. 392.
pheodi
par le fait que les alvéoles (B) sont très irréguliers et ne communiquent pas avec le dehors, mais seulement avec le dedans de la coquille, et encore n'a-t-on pu que rarement s'assurer de l'existence des très fins pores qui établissent cette communication; la surface extérieure est entièrement continue, (les alvéoles, très petits au sommetde la coquille, deviennent de plus en plus larges vers le bas et se continuent dans les pieds où ils forment une série unique axiale qui donne à ceux-ci un aspect articulé. Les alvéoles des pieds communiquent entre eux par un petit canal saillant dans le compartiment dislal par rapport à la cloison qui le porte. Tous les alvéoles sont remplis de gelée. Dans son ensemble l'animal ressemble à une petite Méduse (0,14 h 0,18) (*).
Circospatilis (Hiickel) (fig. 393) a une coquille polyédrique à quatorze faces, formée par do fines aiguilles pleines, tangentielles, assez rares, empâtées dans une épaisse croûte de ciment opaque, porcelainé, qui forme, de beaucoup, la plus grande partie de la masse. Cette coque est gaufrée à sa surface
externe de dépressions polygonales en cellules d'abeilles, séparées par des crêtes, et ces surfaces déprimées sont finement ponctuées. Ces ponctuations semblent être de fins pores qui traverseraient toute l'épaisseur de la coquille. Sur la coque ainsi constituée, s'insèrent, aux sommets du polyèdre, neuf grosses épines radiales dont la base est entourée d'un cercle de gros pores. Ces épines sont creuses et leur axe est occupé par un filament axial rattaché aux parois de la cavité centrale par des trabécules. La bouche de la coquille, relativement petite, est entourée de saillies dentiformes. La capsule centrale possède neuf ouver-
Cortinetla (im. Hiickel).
A, l'animal entier ; B, coupe de la paroi, plieod., phaeodium ; ©., orifice.
Circoxpathis (im. Hiickel).
(l) Genres voisins :
Medusetta (Hàckel) est semblable, mais a quatre pieds égaux (0,05 à 0,09) ; Euphysetta (Hackel) a trois petits pieds et un grand (0,15 à 0,16); Gazelletta J. Murray) n'a pas de corne, mais a six pieds (0,02 à 1,5) ; Gorgonetta (Hiickel) a les six pieds du précédent et, en outre, six pieds ascendants qui
alternent avec les autres (0,2 à 0,5); Polypetta (Hiickel) a dix (ou vingt ou plus) pieds descendants (0;01 à 0,12).
Ces genres forment la famille des Medusetti^ [Medusettida (Hackel)J.
PII EOD VRIÉS : PH/EOCONCJIIDES
Fig. 394.
tures accessoires au lieu de deux et qui correspondent par leur position aux couronnes d'orifices qui entourent la base des épines radiales. Pour le reste, ce sont les caractères d'un Phaegromide (0,5 à 0,6) ('). Tuscarora (J. Murray) (fig. 394) a" une coquille ovoïde, allongée dans le sens du grand axe et semblable à celle du genre précédent, c'està-dire formée d'une pâte porcelainée, opaque, avec des aiguilles tangentielles clans sa masse. Cette coquille est percée de nombreux petits pores et porte trois grandes épines radiales, équidistantes, creuses. Ces épines sont parcourues par un filament axile rattaché aux parois par des trabécules. Mais leur cavité communique avec celle de la coquille et, autour de leur base, sont percés aussi de gros pores qui débouchent dans la coquille et au dehors. En somme, la structure est très semblable à celle de Circospathis , mais la surface externe est lisse et non gaufrée d'alvéoles. La capsule centrale semble avoir trois orifices accessoires correspondant aux trois cercles de pores entourant la base des épines. La bouche est entourée de trois prolongements creux semblables aux épines radiales (1,5 à 2,5) (*).
Tuscarora (im. Hackel).
4e Sous-Ordre
PHvEOCONCHIDES. — PH^OCONCHID^ [PhjEoconciiia (Hackel)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
En un seul point, le type de ce groupe diffère du type général des Radiolaires, mais ce point est essentiel et extrêmement remarquable. L'animal
f1) Genres voisins :
Circoporus (Hackel) est sphérique ou oclaédrique et a seulement six épines (0,16 à 0,55) ; Circogonia (Hackel) est icosaédrique et a douze épines (0,6 à 0,75); C Circorrhegma (Hackel) est dodécaédrique avec vingt épines (0,8) ;
C Circostephanus (Hackel) est polyédrique à nombreuses faces, et compte vingt-quatre à quarante épines ou plus (0,4 à 0,8) ; Hxckeliana (J. Murray) est tout à fait sphérique, les dépressions de sa surface sont de simples fossettes, et il a un nombre variable d'épines (0,25 à 0,52).
Ces genres forment la famille des Circoporinje [Circoporida (Hackel)]. (2) Genres voisins :
Tuscarusa (Hackel) a quatre épines radiales au lieu de trois (1,2) ; ' Tuscaridium (Hackel) n'en a qu'une, aborale (3,2 à 3,6).
Ces trois genres forment la famille des TvscAXOiiwja [Tuscarorida (Hftckel)].
Fig. 395.
possède, comme tant d'autres Radiolaires, une coquille grillagée plus ou moins sphérique formée de tigelles pleines, soudées en un réseau; mais celte coquille est formée de deux valves hémisphériques réunies en un point par un ligament élastique, absolument comme les valves d'un Lamellibranche, disons plutôt comme celles d'un Brachiopode, car ces deux valves sont l'une dorsale l'autre ventrale, la capsule étant orientée à l'intérieur de telle façon que ses trois orifices (os. os. oi.) sont dans le plan coronal qui les sépare, en sorte que les tractus protoplasmiques qui en sortent sont directement en rapport avec l'ouverture de la coquille. Le ligament est situé au pôle supérieur de la coquille, vers lequel la capsule tourne ses orifices accessoires (os.), tandis que son ouverture principale (oi.) allonge son tube à travers le phœodium, vers le milieu de la ligne de déhiscence, au point opposé au ligament. La capsule est placée dans la coquille plus près du pôle supérieur que de l'inférieur (').
PII/EOCOXCHIDJE (Type morphologique) (Sch.).
1., ligne de séparation des deux valves ; oi., ouverture principale de la capsule ; os., os., ouvertures accessoires.
GENRES
Concharium (Hâckel) (fig. 396) est notre type morphologique même, sauf l'absence de ligament: les deux valves sont entièrement indépendantes et simplement maintenues par la gelée qui les englobe (0,2 à 0,25) (").
(!) Ces curieuses formes proviennent toutes des dragages du
Challenger.
(2) Genres voisins :
Conchasma (Hâckel) est de même, mais a, en plus, deux cornes au pôle
aboral, une sur chaque valve (0,16 à 0,22) ; Conchelium (Hâckel) est comme Concharium, mais ses deux valves
s'engrènent par un bord denté (0,06 à 0,38); Conchidium (Hâckel) est comme le précédent, mais avec deux cornes
aborales (0,24 à 0,35); Conchonia (Hâckel) a, non seulement ces deux cornes aborales, mais une dorsale
(0,21 à 0,3); , Conchopsis (Hâckel) n'a pas de cornes, mais est fortement comprime de droite à gauche,
et ses valves portent chacune une carène sagittale (0,55 à 0,8); Conchoceras (Hâckel) est semblable au précédent, mais il a, en plus, deux cornes aborales
Ces genres forment la famille des Coscmauix.k [Conchanda (Hackel)].
Concharium (im. Hackel).
PH/EODARIÉS : PII.FOCONCHIDF.S
Fis. 307.
Cœlodendrum (Hâckél) (fig. 397) a sa coque bivalve très petite, entourant
immédiatement la capsule centrale.
Ses valves sont étroitement jointes à leur ligne d'union. Elles sont percées de fins pores et très fragiles. Mais leur caractère le plus remarquable est qu'elles portent chacune, en leur centre (par conséquent Tune en avant l'autre en arrière), une sorte de proéminence en pyramide triangulaire, formée du même tissu perforé. Chacune de ces éminences émet de longs prolongements en forme de tubes ramifiés extrêmementdélicats dontles branches vont former une sorte de buisson concentrique à la coquille primitive.
Tout cela est noyé dans la gelée. Le phseodium, ne pouvant se loger dans la vraie coquille entièrement remplie par la capsule, occupe les deux coupoles pyramidales (dont la cavité communique par des perforations avec celle de la coquille, tandis qu'elle est entièrement séparée de celle des tubes), et se répand entre les branches des tubes rameux [1 à 3mm) (*).
Cœloplegma (Hâckel) (fig. 398) nous montre, en même temps que la dernière des formes types de la classe
Cœlodendrum (im. Hiickcl).
Fig. 398.
cap s. drl
l1) Genres voisins :
Cœlodoras (Hâckel) est semblable, mais plus simple, ses tubes n'étant pas ramifiés (0,16 à 0,2);
Cœlodrymus (Hâckel) est comme Cœlodendrum et, en outre, les ramifications de ses tubes s'anastomosent entre elles en une sorle de réseau qui dessine une sphère creuse (2 à 3mm) ;
Cœlodasea (Hâckel) est semblable, mais les ramifications de ses tubes se répandent, non seulement en surface, mais en épaisseur, de manière h former un tissu spongieux (2mm h 2,3).
Ces genres forment la famille des GazLonnxnniXM [Cœlodendrida (Hâckel)].
Cœloplegma (im. Hâckel).
LES MIIZOPODES
des Radiolaires, la forme la plus compliquée, et peut-être même le plus compliqué de tous les Protozoaires, quoique non pas le plus élevé en organisation. Comme dans le genre précédent, la coque sphérique (d) est petite et formée d'un tissu délicat et percé de pores fins et irrégulièrement distribués. Elle n'entoure pas cependant aussi étroitement la capsule (caps. ctrL), ses deux valves (d, e) étant un peu écartées l'une de l'autre. Celles-ci portent l'une et l'autre, comme chez Cœlodendrum, une sorte de coupole d'où partent des tubes ramifiés, mais ici ces tubes sont parfaitement symétriques et leurs ramifications sont anastomosées en un réseau continu formant, à grande distance de la coque primitive, un buisson sphérique extrêmement délicat. En outre, les branches principales de ce buisson, au nombre de quatorze (une impaire et six paires sur chaque valve), se continuent en direction radiale sans se ramifier et forment de grandes épines creuses (a, b, c), plus ou moins chargées d'appendices latéraux verticillés et qui dépassent de beaucoup la surface buissonneuse. Mais le plus curieux, c'est que les deux coupoles émettent, en outre de ces tubes, chacune un prolongement creux appelé tube nasal (e) (rhinocanna) qui part de sa base, descend sur la paroi de la coque suivant le méridien sagittal correspondant (antérieur ou postérieur, selon la valve) et va s'ouvrir, en face de celui du côté opposé, juste au-dessous du point où se termine entre eux le tube de l'orifice principal de la capsule centrale. Ces tubes s'ouvrent d'autre part chacun dans la coupole d'où il part, tandis que la coupole ne communique, ni directement ni par des perforations, avec la coque ou avec les tubes qui forment le buisson de la coquille. Enfin, une tigelle squelettique, le frein, s'étend, de chaque côté, de la coupole à l'extrémité du tube nasal. La signification de ces complications extraordinaires est complètement inconnue. Le phseodium se loge dans les coupoles et dans les tubes nasaux et déborde en outre généralement au dehors. Toute la coquille est noyée dans la gelée, sauf les grandes épines radiaires qui la dépassent de beaucoup (1,6 à 3,2)(').
(!) Ces dimensions sont celles de la coquille sans les épines radiales : comme partout
elles sont données en millimètres.
Cœlagalma (Hàckel) est semblable, mais a seize grandes épines radiaires dépassant la
gelée au lieu de quatorze (5,4) ; Cœlostylus (Hàckel) n'en a, au contraire, que douze (3,2 à 4,2) ; Cœlodecas (Hàckel) n'en a que dix (2,6 à 3,6) ; Cœlospathis (Hàckel) n'en a que huit (2 à 3mm); Cœlographis (Hàckel) n'en a que six (3,2 à 6,4);
Cœlotholus (Hàckel) en a huit, mais leurs ramifications restent comme chez Cœloden-
drum, indépendantes, et forment un buisson mais non un réseau (2,5 à 4""»); Cœlothauma (Hàckel) en a douze avec le môme caractère (3,5);
Cœlothamnus (Hàckel), avec le môme caractère, en a seize; avec les épines radiales, le diamètre atteint 33 centimètres chez une espèce. C'est le géant des Radiolaires (1,8 à 7,5).
Ces genres forment la famille des Cœloosaphtsjs [Coflograpluda (Huckcl;].
nmzoponp.s : taxopodfs 251
Fig. 390.
APPENDICE
TAXOPODES. — TAXOPODEA
[Taxopoda (H. Fol)]
(FIG. 399 et 400)
Nous plaçons ici, en appendice à la classe des Rhizopodes, un être à aflinités indécises que R. Hertwic [77], qui Ta découvert, rattachait aux Amibes faute de lui trouver une place meilleure, et dont H. Fol [83] qui l'a le mieux étudié, faisait, parmi les Rhizopodes, un groupe intermédiaire aux Héliozoaires et aux Radiolaires et de valeur égale, c'està-dire, pour lui un ordre, pour nous une sous-classe. Cet être est le icholonche (R. Hertwig) comprenant une seule espèce, S. Zanclea i (R. Hertwig). C'est un animal pélagique (Méi diterranée) qui mesure • environ lmm. Il est formé d'une masse j protoplasmique enferi mée dans une coquille i (t) et émettant des sortes de pseudopodes i (pspd.) ; il renferme un i organe spécial, le corps rèni forme (c. ren.) qui i contient lui-même un : globule central {g.) et, à côté des corps réniformes, des productions i énigmatiques interpré- ' tées, sans raisons suf- I fisantes, comme corps
■ reproducteurs.
ha forme générale
■ est une sorte d'ovoïde 1 comprimé de manière
à produire, parallèlei ment au grand axe, un
Sticholnnche Zanclea. Coupe transversale (Sch.). c.ren., corps rcniformo; psdp., pseudopodes; r., spicules; t., coquille.
«en-
bord que nous appellerons dorsal et, opposée à ce bord, une face traie très bombée.
le corps protoplasmique est revêtu d'une coquille formée d'un (feutrage de tubes très fins (t) enchevêtrés ensemhle. Sur ce feutrage, sont insères par bouquets, de longs spicules creux (r) de taille si variée qu'il " yen a pas deux semblables dans chaque bouquet. Le tout est formé
°-1 LES RHIZ0P0PB6
'une substance organique,. plus ou moins semblable à la chitine, légèrement minéralisée par un carbonate terreux.
La masse protoplasmifjue ne présente rien autre chose de particulier que de très nombreux globules pâles.
Le corps réni forme a plutôt La forme d'un haricot que celle d'un rein. Il est orienté parallèlement au grand axe de l'animal, plus rapproché du bord dorsal de celui-ci, et tournant vers ce bord dorsal sa convexité. Il est entouré d'une membrane mince et contient, noyé dans un plasma d'apparence homogène, un globule chromatique (g.) qui contient luimême une granulation centrale.
Le corps réniforme est enveloppé dans une coque épaisse formée de petits prismes radiaires serrés les uns contre les autres. Ces prismes ne sont pas tous égaux. Le long du bord convexe du haricot, il y en a quatre rangées parallèles à ce bord, qui sont plus grandes que les autres.
Sur ces quatre rangées, s'insèrent quatre rangées longitudinales, verticales et légèrement divergentes de pseudopodes. Ces pseudopodes (pspd.) sont assez gros, pointus au bout, presque immobiles, peu anastomosables ou même probablement pas du tout (').
On ne sait rien des fonctions de ces organes ni de la manière dont l'animal se nourrit (*).
(*) On les voit parfois battre ensemble du même mouvement que les avirons d'une trirème, mais c'est quand l'animal, qui est d'une délicatesse extrême, est rétracté dans sa coquille et plus ou moins détérioré. Ce sont des mouvements agoniques, sans doute communiqués par le corps à ces appendices.
D'après Korotnef ils auraient un filament axile comme ceux des Héliozoaircs et ce filament se prolongerait dans la paroi du corps réniforme et peut-être jusqu'à son centre.
(2) Chez la plupart des individus adultes, on trouve, dans la concavité du corps réniforme, soit de gros globules pales, soit un corps spécial, le corps spiral, que Fol interprétait comme un spermatophore. Kôppen [94] vient de démontrer que ce n'était qu'un Acinète parasite, Amœbophyra Sticholonchx,h bourgeonnement interne comme
Fig. 400.
Slieholonche Zanclea. Coupe sagittale (Sch.)
c.ren., corps réniforme; g., globule chromatique; psdp., pseudopodes ; r., spicules; t., coquille.
RIIIZOPODES : STICHOLONCHE 253
Les affinités de ce singulier animal sont difficiles à saisir. La coquille ressemble plus à celle d'un Radiolaire qu'à celle de tout autre Protozoaire. Le protoplasma du corps ne présente rien de particulier. Le corps réniforme est-il un noyau et contient-il un nucléole comme le veut Fol, ou est-il une capsule centrale et le globule qu'il contient est-il un noyau"*. Il ne ressemble nettement à aucun de ces organes. Plus difficiles encore à interpréter sont la coque de bâtonnets qui entoure le corps réniforme et les rapports de ces bâtonnets avec les singuliers pseudopodes.
11 n'y a rien à conclure, et l'on ne peut qu'exprimer des réserves en i attendant de nouvelles études.
chez Dendiocometes ou Tokophrya. La portion interne n'est autre chose que le bourgeon de l'Acinète. Kôppen a vu le jeune parasite pénétrer dans le corps de I l'hôte. Rappelons qu'un parasite semblable avait été pris chez les Acanthaires pour Itle noyau (V. p. 206).
LKS SI'OIIOZOAIIIKS
2e Classe
SPOROZOAIRES. - SPOROZOARIA 0 ■
[Sporozoà (Leuckart)]
Nous avons placé parmi les Rhizopodes tous les êtres qui émettent par la surface nue de leur corps des pseudopodes, prolongements protoplasmiques dans lesquels le protoplasma superficiel se déplace, en sorte que ce n'est pas toujours la même substance qui forme à chaque instant le môme point de la surface du corps. Les êtres que nous allons étudier maintenant se caractérisent au contraire par leur corps dépourvu d'appendices et muni d'une paroi fixe dont les éléments ne se mélangent pas entre eux. En outre, tous sont parasites et se reproduisent par des spores. C'est à ce dernier caractère, que l'on a emprunté leur nom de Sporozoaires.
type morphologique
Le type morphologique sera représenté par un organisme unicellulaire, parasite, de forme arrondie, formé d'une masse cytoplasmique
renfermant un novau et munie d'une paroi souple, mais fixe et absolument continue, sans bouche, anus, pore excréteur ou orifice quelconque. Il n'y a ni vacuole alimentaire, ni vésicule pulsatile, ni appendice (pseudopode, cil, flagellum). L'animal peut, à l'occasion, se reproduire par division, mais normalement, la reproduction se fait par sporulation, c'est-à-dire que le protoplasma se divise en un certain nombre de parties, les spores, pourvues chacune d'un noyau issu du noyau primitif et limitées chacune par une membrane protectrice. Mais ces spores ne donnent pas naissance directement à une forme semblable à celle de l'adulte : elles éclosent sous la forme d'un petit organite protoplasmique, nucléé, auquel on a donné le nom de sporozoïte et qui, en grandissant, devient l'animal adulte.
D'après les caractères de ce sporozoïte, on peut diviser les Sporozoaires en deux sous-classes :
Kig. 401.
sortant de la spore.
(*) Nous exprimons ici tous nos remercîments à M. Labbé dont la compétence en matière de Sporozoaires est bien connue. M. Labbé a rédigé un résumé détaillé et fort bien fait qui nous a servi pour la rédaction et il a bien voulu revoir ensuite l'ensemble du chapitre.
RHABDOGÉNIENS : BRACHYCYSTIDES 255
Rhabdogemje, à sporozoïte de forme définie, généralement arquée; Amœbogeni/e, à sporozoïte amœboïde (*).
lrc Sous-Classe RHABDOGÉNIENS. — RHABDOGENIM
[Cytosporidies (Labbé)]
Il se déduit aisément du type général des Sporozoaires, en y ajoutant les caractéristiques indiquées ci-dessus, c'est-à-dire la forme fixe et généralement arquée du sporozoïte qui prend ici le nom de corpuscule falciforme. Les premiers stades de l'évolution se passent toujours clans l'intérieur d'une cellule de l'hôte.
Cette sous-classe se divise en deux ordres :
Brachycystida, chez lesquels la forme de l'adulte, à l'état de repos, dérive de la sphère;
Dolichocystjda, chez lesquels cette forme dérive d'un ovoïde allongé.
1er Ordre
BRACHYCYSTIDES. — BRA CE YC Y S TIDA
TYPE MORPHOLOGIQUE
Il est conforme au type rhabdogénique, en y ajoutant ce caractère de la forme sphérique de l'adulte à l'état de repos.
Les Brachycystides se divisent en quatre sous-ordres:
GregarinidjE, libres, allongés, mobiles, pourvus de fibrilles contractiles dans l'épaisseur du tégument, et s'enkystant toujours hors du tissu qui leur a donné asile pendant les premières phases de leur existence ;
C occididm, non libres, sans fibrilles contractiles, s'enkystant dans le tissu où ils ont commencé leur évolution;
H almosporidiûjE , libres et s'enkystant dans les globules sanguins;
Gymnosporididje, à vie exclusivement intracellulaire; amœbiformes à l'état adulte et dépourvus d'enveloppe kystique.
(*) Labbé divise les Sporozoaires en Cytosporidies correspondant à nos Rhabdogéniens brachycystides et caractérisées par leur habitat intracellulaire au moins au début de leur existence, et Histosporidics comprenant nos Rhabdogéniens dolichocystides et nos Amœbogéniens, et caractérisées par leur habitat intercellulaire, dans le tissu de l'hôte. Mais les Hislosporidies des muscles sont souvent dans la cellule musculaire elle-même, et il nous a semblé avantageux de substituer à cette classification basée sur une caractéristique empruntée aux rapports du parasite avec l'hôte, un groupement fondé sur des caractères anatomiques. Il nous a d'ailleurs aidé luimême à établir la classification adoptée ici.
LES SP0R0Z9AIRB8
1" Sous-Ordre GRÉGAUINIDES. — G RE G A RINIDdE
TYPE MORPHOLOGIQUE
L'animal est un petit être blanchâtre, vermiforme, allongé, mesurant quelques dixièmes de millimètres de long sur une largeur deux ou trois fois moindre, et un peu aplati en outre dans lésons dorso-ventral (fig. 402). Une des extrémités est arrondie, l'autre prolongée en une sorte de col qui se termine par un renflement armé de quelques crochets. Ce renflement est fixé dans une des cellules épithéliales de l'intestin et tout le reste du corps pend dans la cavité digestive. Plus tard, quand l'animal sera devenu libre, c'est cette extrémité qui sera en avant dans la progression : elle est donc pour nous supérieure dans la position morphologique. Nous pouvons aussi distinguer, grâce au léger aplatissement, les faces dorsale ou ventrale des bords droit ou gauche, mais rien ne nous permet de dire laquelle des deux faces est dorsale ou ventrale, lequel des bords est gauche ou droit (*).
Fig. 402.
protom
ecloc
-endop
deufom..^ „,
Structure.
Constitution générale du corps. — L'être tout entier n'est qu'une cellule. Il se compose (fig. 402) d'un cytoplasme, d'une membrane et d'un noyau.
Le noyau (N.) est au centre du corps, un peu au-dessous du milieu; la membrane revèl toute la surface sans présenter d'orifice quelectop., ectopiasma; endop., conque, bouche, anus ou pore excréteur. D'ail-
endoplasma ; epim., épimérite, i -i i • i î i« t • • • 1 1„„
dans la cellule de l'hôte; m., leurs, il n y a ni tube digestif, ni vésicule pulsamyonèmes; h., noyau; protom., tile. Le cytoplasme se divise en deux parties, protomente. l'une centrale, fluide, Yendoplasme (endop.), qui
forme la plus grande partie de la masse du corps, l'autre plus ferme Y ectoplasme (ectop.), disposé en une mince couche superficielle, sous
GREGARINID/E (Type morphologique) Stade céphalin fixé (Sch.).
col., col; dentom., deutomérite
(*) La forme de celte partie terminale et des organes fixateurs dont elle est pourvue est une des parties les plus variables dans le corps de l'animal. Elle fournit de bons caractères pour la détermination fies genres.
En outre, cet aplatissement dorso-ventral n'est pas du tout constant chez tous les genres.
BRACII YCYSTIDUS : GlUi GARINIDIÎS
jacentc à la membrane avec laquelle il constitue le tégument. L'ectoplasme tapisse la membrane dans toute son étendue et il forme, en outre, une cloison transversale qui sépare la cellule en deux parties, l'une inférieure contenant le noyau, l'autre supérieure portant le col et son bouton terminal. Mais, comme le segment supérieur ne contient pas de noyau, cette cloison n'a nullement la signification d'une paroi cellulaire; elle n'est qu'une particularité interne de structure sans importance morphologique et le tout n'en reste pas moins une cellule unique. Elle permet de distinguer trois parties utiles à nommer pour les commodités de la description. Ce sont : 1° Yépimèrite (épim.) formé par le col avec son bouton terminal; 2° le protomérite (prolom.) formé par le reste du segment supérieur; 3° le deutomérite (deutom.) formé par le segment inférieur contenant le noyau. Enfin, à la limite entre les deux couches du cytoplasme, se trouve une couche de fibrilles contractiles ou myonèmes (m.) appartenant à l'ectoplasme mais faisant saillie dans l'endoplasme (').
Membrane. — La membrane est formée d'une substance organique, protoélastine ; elle n'est pas un produit de sécrétion, mais une différenciation de la partie superficielle du cyto- Fig.403. plasma. Elle est assez épaisse et nettement délimitée par un double contour. Elle est striée longïtudinalement(fig. 403, memb.), et cette striation est due à de petits sillons très étroits mais très profonds qui la sectionnent complètement, mettant l'ectoplasme à nu au fond des sillons. Il en résulte qu'elle est formée de lanières étroites placées de champ, côte à côte, tout autour de sa surface. Mais cette striation ne s'étend pas à l'épimérite. ectop Vers la partie supérieure du corps, les sillons disparaissent peu à peu et l'épimérite est recouvert d'une membrane continue et lisse. A l'extrémité inférieure, les lanières se soudent les unes aux autres par leurs extrémités à mesure
GREGARINIDM (Type morphologique)
(d'ap. Cheviakof).
., ectoplasma; endop., endoplasma; gel., couche du gélatine; m., myonèmes; rnenil)., membrane.
(') Souvent, la cloison n'existe pas et on ne distingue plus alors que l'épimérite elle corps. La présence ou l'absence de celte cloison et par suite d'un protoinérile, dont on faisait autrefois un caraclère capital consacré par la distinction des Dicystides et des Polycyslides, a si peu d'importance que, dans une même espèce, on trouve des individus à cloison et d'autres sans cloison. Tel est le cas, d'après Léger, pour Eirmocyrtis polymorpha et Clepsidrina Podurse. Dans les associations de Porospora à Irois individus, la cloison du troisième disparaît. Il en esl de même pour celle du second dans les associations à deux que forme Didymophies, Gabriel a trouvé dans une Salicoque, Typton spongicola, une Grégarinide qui, jeune, n'a pas de seplum et, adulte, en a plusieurs. Enfin, parfois, le noyau peut se trouver inclus dans le protoinérite par suite d'une migration tardive arrêtée par la formation précoce de la cloison, et l'animal n'est en rien troublé par cette modification de sa structure.
On a donné d'autres noms à ces diverses parties : on a appelé la membrane