‹ Traité de zoologie concrète (volume 2)Chapitre 72 sur 104 · F KL · texte numérisé non relu

F KL

FLAGELLIA (Type morphologique). Sporulation (Sch.).

lation de ce genre qu'aboutit parfois, comme nous l'avons vu plus haut,

FLAGELLÉS

l'enkystement de protection commencé d'abord pour un autre but (*).

Conjugaison. — On n'a pas observé ici, comme chez les Ciliés, ainsi que nous le verrons plus tard, un phénomène de dégénérescence, d'épuisement organique produit par la succession indéfinie des générations agames. Mais il est possible que cette dégénérescence se produise sans se manifester par des caractères objectifs bien évidents. Toujours est-il que, de loin en loin, une conjugaison s'intercale dans le cycle évolutif. Deux individus se joignent, se soudent, perdent leur flagellum, prennent un caractère plus ou moins amœboïde et, peu à peu, se fondent l'un dans l'autre. Les noyaux se fusionnent aussi . C'est une conjugaison totale. L'être résultant de la conjugaison s'enkyste et, sous ce kyste, se divise en nombreuses spores d'où naissent aulant de petits Flagellés d'aspect ordinaire, mais qui ont eu deux parents au lieu d'un seul (*).

11 s'en faut de beaucoup que les caractères assignés à notre type morphologique soient communs à tout le groupe. C'est une forme moyenne, rien de plus. Le corps peut être entièrement nu ou protégé par des enveloppes, des coques solides ou des capsules, petites logettes sécrétées par l'animal pour s'abriter. Ces logettes peuvent être libres ou fixées, sessiles ou pédonculées, isolées ou réunies en colonies de formes variées. L'animal peut aussi former des colonies en restant nu ou en s'associant à ses semblables dans une masse commune de gélatine. La bouche peut être notablement plus compliquée ou ne pas exister du tout. Il y a toujours un flagellum, mais il peut y en avoir deux, trois, quatre, et jusqu'à huit. Ces flagellums peuvent être semblables ou différents. Toujours un au moins est dirigé en avant, mais l'autre ou les autres peuvent être dirigés en avant ou en arrière. Enfin, le cytoplasma renferme des chromoplastes chargés de chlorophylle ou de diatomine qui fonctionnent comme chez les plantes, et cela, joint à certaines particularités de reproduction et à la formation de colonies, arrive à constituer des êtres pour lesquels on est fort embarrassé de dire s'ils sont des animaux ou des plantes. Toutes ces variations vont nous occuper maintenant et passer sous nos yeux dans l'étude de la classification (3).

(J) Tous ces modes de division sous kyste peuvent se rencontrer dans la même espèce et il n'est pas abusif de les attribuer à notre type morphologique, mais d'ordinaire il n'en est pas ainsi ou du moins on n'a observé que les uns ou les autres.

[-) Ce n'est guère que chez les Ghlamydomonadines et les Volvocines que l'on a observé ces phénomènes. Nous renvoyons pour le détail à ces groupes.

Ici, comme chez les Rhizopodes et les Sporozoaires, les phénomènes intimes de la conjugaison et surtout les relations exactes de la conjugaison avec le cycle évolutif ne sont que très imparfaitement connus comparativement à ce que l'on en sait chez les Ciliés. Il faudrait un autre Maupas pour débrouiller celte importante et difficile question.

(3) Le noyau est toujours unique, mais il arrive fréquemment qu'il y a deux, trois, jusqu'à cinq vésicules pulsatiles au lieu d'une et, au moins quand il n'y en a que deux, on a pu constater qu'elles se contractaient alternativement; leur situation

' LES FLAGELLÉS

Nous diviserons la classe des FLAGELLÉS en cinq sous-classes :

Euflagelliaz, comprenant les Flagellés proprement dits; SilicoflagellIjE, formes aberrantes parasites des Radiolaires; DinoflagellTjE, formés des Péridiniens et des formes affines; C ystofla gellIjE, qui sont les Noctiluques; ( ' i tallactim, contcnanlle seul genre Mago&phaera.

lro Sous-Classe EUFLAGELLÉS. — EUFLA GELLIM j

[Monadida (Bïitschli) + Eu glenina (Stein) 4- CllLOROM onadina (Klebs) +

Cryptomonadina (Stein) -(- Chlamydomonadina (Biitschli) + Volvocina (Ehrenberg)]

Ce sont les Euflagellés, de beaucoup plus nombreux que les autres sous-classes, que représente surtout notre type morphologique. Pour les Dinoflagellés et les Cystoflagellés, nous aurons à le modifier plus ou moins, mais pour les Euflagellés, nous n'avons rien à lui ajouter ni à lui retrancher. Nous pouvons donc passer tout de suite à la classification de ce groupe.

Nous le diviserons en trois ordres :

Monadida, comprenant les Flagellés inférieurs. Ils ont souvent des déformations amœboïdes et parfois même des pseudopodes. Ils n'ont point de bouche, mais seulement un lieu d'élection pour l'ingestion des aliments ;

E uglenida, constituant, au contraire, le type le plus élevé et le plus normal des Flagellés. Ils ont une bouche et un pharynx parfaitement dessinés. La forme du corps est toujours nettement définie malgré les déformations temporaires que lui impriment ses contractions. Enfin, même lorsqu'ils possèdent de la chlorophylle, ils n'en gardent pas moins un caractère franchement animal;

P iiytoflagellida, qui commencent, comme les Monadida, par des formes très inférieures et, en s'élevant en organisation, se rapprochent des végétaux, à la fois par leur structure, leur mode de vie et leur évolution (').

varie aussi par rapport à. celle du noyau, mais ces particularités servent surtout à caractériser les genres, car elles n'ont guère de constance dans les groupes plus élevés.

P) Nos Monadida sont les Monadina de Biitschli, emendatx; nos Euglenida sont les Euglenina de Stein, emendatœ ; et nos Phytoflagellida [non Pkytomonadina (Hlochmann)] comprennent les Chloromonadina (Klebs) [— Chvysomonadina (Stein, entend". Klebs)], + les Cryptomonadina de Stein, -f les Chlamydomonadina de Biitschli, + les Volvocina d'Ehrenberg.

EUFLAGELLÉS : MONADIDES

1er Ordre

I MONADIDES. — MONADIDA

[Monadines; — M onadina (Bùtschli) emend . ]

TYPE MORPHOLOGIQUE

Il résulte de ce qui précède que nous pouvons, ici encore, définir en quelques mots notre type morphologique en partant de celui décrit pour l'ensemble des Flagellés. Nous n'avons, pour en faire un type moyen de Monadide, qu'à supprimer sa bouche et à rendre moins ferme, plus indécise, sa couche tégumentaire, pour rendre faciles les déformations amiboïdes qui lui sont habituelles.

Chez les Monadides, le nombre des fouets varie et il semblerait que ce caractère très saillant dût être le meilleur guide dans la classification.

Cela n'est pas tout à fait exact car, dans des genres très voisins, on peut trouver ou non, à côté du fouet principal, un ou deux fouets accessoires généralement plus petits, mais parfois aussi grands que lui. Au contraire, ceux qui ont plus de trois fouets sont toujours éloignés des précédents par de nombreux caractères.

D'autre part, il existe toute une série de formes où l'un des fouets accessoires devient beaucoup plus grand que le fouet principal, se dirige en bas monadida. Type morphologique (Sch.). et s'adapte à des usages spéciaux.

Cela nous autorise à distinguer dans l'ordre des Monadides trois sous-ordres :

Oligomastigidal, ayant un fouet principal accompagné ou non de un ou deux fouets accessoires plus petits ou tout au plus égaux au fouet principal;

Il ETEROMAsriGiDJE, ayant, outre le fouet principal, un ou deux grands fouets accessoires dirigés en bas;

Polymastigidm, ayant plus de trois fouets.

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