PÉR1TRICH1DES : DEX10TH1CH1DES
2e Sous-Ordre
PÉRITRICHIDES DEXTRES .— DEXIOTRICHIDES.— DEXIO TRICHÎD. K [Vortigellina (Ehrenberg, emend. liutsclili)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
(FIG. 817 et 819 A 822)
Structure
L'animal a la forme générale d'un cône à pointe arrondie. La base tournée en haut con-
ç.par. P-st.
,mb
Fig. 817.
stitue le péristome (P. st. ) et porte la zone adorale (Za.); un peu au-dessus de l'extrémité inférieure se trouve une rangée annulaire de cils, c'est la couronne ciliaire 'postérieure (cour.). Le corps et la surface du péristome sont entièrement nus.
Au côté gauche de l'animal, à l'union du péristome avec la face ventrale, est un large orifice que l'on croirait être la bouche, mais qui est, en réalité, l'entrée d'un large vestibule qui sert d'antichambre à la bouche. C'est bien un vestibule, en effet, c'est-à-dire une portion de la surface du corps invaginéc, car on trouve à son intérieur des parties qui, morpholo-
Fig. 818.
l'autre se transporterai!, au poleopposé,etl'on observerai!
un cône, sinon achromatique du moins fait d'une substance peu colorable entre ces centro- ,v • • w.« . , . ^
... , Division nucléaire chez Kcnlrochona (d up. Koinpcl).
soines et la substance chroma-
tique interposée. Celle-ci se diviserait en deux masses par un plan équatorial et chaque
cour •
DEXIOTRICHW/E (Type morphologique) (Sch.). a., anus; cour., couronne ciliairc postérieure ; c. par., cils paroraux ; mb,, inenibranelles ; Mlt>. u., membrane ondulante; ÎT, macronucléus; il., micron ucléus ; pli., pharynx ; P. st., péristome ; K. V. p. . réservoir de la vésicule pulsatile ; "V. p., vésicule pulsatilc ; JB. a., zone adorale.
LES INFUSOIHES
giquement, appartiennent à la surface externe, savoir: Yanus (a.) et le pore excréteur, le premier à peu près au milieu de sa hauteur, le second un peu au-dessous. L'un et l'autre du côté tourné vers le centre du corps. Au fond de ce vestibule s'ouvre la vraie bouche conduisant dans un pharynx (y*//.) bien développé.
Le N est grand (N.), en forme de bâtonnet arqué, le n est unique et fort petit (n.) et annexé au N. La vésicule pulsatile ne s'ouvre pas directement au pore excréteur. Elle s'ouvre dans une cavité nouvelle, le réservoir (R.V.p.) qui lui-môme s'ouvre dans le vestibule. Ce réservoir est strié à sa surface de lignes se coupant en losange et qui sont probablement l'indice de filaments contractiles, car il se contracte énergiquement pour se vider dans le vestibule. Il n'est autre chose qu'une dépendance du vestibule, c'est-à-dire une seconde invagination de la surface dans l'invagination vesfibulaire. Aussi est-il en communication permanente avec le vestibule, tandis qu'il n'a, avec la vésicule, qu'une communication temporaire, comme celle des vésicules des autres Ciliés avec la surface du corps. Le vrai pore excréteur morphologique est cet orifice non permanent entre la vésicule et le réservoir.
Une nous reste à décrire, pour bien comprendre notre type, que son péristome et sa zone adorale. Nous les avons gardés pour la fin, car ici surgissent des complications inattendues. La face supérieure du corps horizontale et circulaire constituant le péristome (P. st.) est bordée par la zone adorale (Z.a.). Mais cette zone, au lieu de tourner dans le même sens que chez le Stentor, tourne en sens inverse; en allant de la bouche vers l'extérieur, elle passe à droite de sa tangente: elle est donc dextre (V. p. 454). Elle part du bord inférieur de l'orifice du vestibule, parcourt successivement les bords antérieur, droit, postérieur et gauche du péristome en montant légèrement et, revenant ainsi un peu au-dessus de son point de départ, passe au-dessus de l'orifice vestibulaire et continue encore son trajet vers la droite pendant environ un quart de tour. Elle est formée de hautes et étroites membranelles (mb.) à chacune desquelles est annexé en dedans un cil paroral (c.par.).
En arrivant au vestibule, les membranelles se transforment brusquement en une membrane (Mb. u.) de la nature des membranes ondu-
moitié reformerait avec le centrosome adjacent un noyau complet. Ce serait donc une sorte de mitose, mais sans chromosomes ni vrais filaments achromatiques. Mais nous avons vu que Balbiani a infirmé ces interprétations par ses observations sur Spirochona (V. p. 418).
L'animal se reproduit par bourgeons qui naissent sur la partie moyenne du corps sans emporter, comme chez Spirochona, une partie de l'entonnoir. Des deux noyaux issus de la division, l'un reste dans la mère, l'autre passe dans le bourgeon.
Certaines espèces, cependant, possèdent quelques soies sensilives au bord libre de l'entonnoir. On a voulu les élever à la dignité de genre et on a fait le Slylochona (Kent). — Le genre Heliochona (Plate) n'est guère mieux justifié.
Ces genres forment la famille des Svikochoxix.v [Spirochonina (Stein)].
PÉIUTMCIIIDES : DEXI0TH1CHIDES
Fig. 810.
lantes pharyngiennes, mais qui est ici immobile (ou du moins non vibrante et ne se mouvant qu'occasionnellement au moment de la déglutition) et qui continue leur trajet. Cette membrane plonge en hélice dans le vestibule qu'elle suit presque jusqu'à l'orifice buccal en décrivant un tour et demi; très haute à son origine àl'entrée du vestibule, elle diminue progressivement de hauteur et se termine en pointe. Sa partie terminale sépare le vestibule en deux couloirs, un plus large qui sert au passage des aliments, et un plus étroit où se trouvent le pore excréteur et l'anus, en sorte que les matières rejetées se trouvent séparées des substances ingérées. La série des cils paroraux se continue aussi dans le vestibule, y décrit aussi une hélice mais, au lieu de s'arrêter comme la membrane ondulante avant la bouche, s'étend presque jusqu'au fond du pharynx. Les cils sont, dans le vestibule, inclinés vers l'orifice d'entrée et conservent l'orientation correspondante dans la partie extérieure de la zone adorale(').
(*) La constitution de la zone et dupéristome est aisée à comprendre, mais ce qui l'est moins c'est de quelle manière cette disposition, exactement inverse de celle des autres Ciliés, a pu prendre naissance. Voici l'explication proposée par Butschli.
Partons de Licnophora (fig. 819). Ce Péritrichide a un péristome vertical ventral et une zone adorale sénestre comme les Ciliés ordinaires. La couronne ciliaire inférieure est horizontale et perpendiculaire à l'axe du corps. Mais nous avons vu que dans le genre Spirochona où elle a la même disposition chez l'adulte, elle appartient nettement chez le jeune à la face ventrale. Nous pouvons donc admettre que chez le prototype du Péritrichide cette couronne appartenait à la partie inférieure de la face ventrale et qu'elle était dans le même plan que le péristome [A). Supposons que la couronne ciliaire devienne plus saillante et que la zone adorale, s'étendant vers le bas par son extrémité aborale, fasse le tour de la couronne ciliaire de manière à l'enfermer dans sa cavité, à remonter jusqu'à la bouche et à la dépasser même en passant dorsalement par rapport à elle [B). Supposons enfin quelacouronneciliaire
s'étende de manière a occuper toute la face ventrale, tandis que la face dorsale s'aplatit, et plaçons l'animal comme si son axe était perpendiculaire au centre de sa couronne ciliaire au lieu de lui être parallèle. Nous aurons alors un être [C) qui ne différera de notre type en rien d'essentiel, qui, au point de vue descriptif, aura comme lui un péristome et une couronne ciliaire horizontaux et perpendiculaires à l'axe du corps, et une zone adorale dextre, tandis qu'au point de vue morphologique, sa face supérieure devra être considérée comme dorsale, l'inférieure comme ventrale et son axe vertical comme un axe antéro-postérieur, le vrai axe morphologique du corps étant parallèle à ses faces horizontales. Cela explique en même temps le renversement du sens de l'hélice adorale. Ce renversement n'est qu'apparent : il vient de ce que l'on voit cette courbe par derrière lorsqu'on la regarde par la face péristomienne, puisqu'en réalité cette face est dorsale. Pour la voir dans sa position morphologique, il faudrait la regarder en plaçant devant soi la face pédieuse de l'animal (représentée par la couronne ciliaire); on la verrait alors dans le sens normal.
Nous ferons remarquer que ce mode de dérivation n'est pas du tout démontré et qu'il ne donne môme pas satisfaction aux exigences de l'esprit. Sans entrer dans le détail de la discussion d'une théorie aussi dénuée de base, faisons remarquer que, dans
Diagramme montrant comment les D EXIO TUICHTDM dérivent des SCAIOTEICIIIDM
(d'ap. Butschli.)