‹ Traité de zoologie concrèteChapitre 10 sur 58 · I-ig · texte numérisé non relu

I-ig

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CV., cavité gcuéralo; gt., gonoloiiu' : iiij't., myolome; sel., sclcrotome ; p1>r., cavité i)éribrancliialc.

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(fig-. 76, B, sel.) remonte jusqu'à la limite dorsale des muscles pariétaux où il rejoint le compartiment externe primitif du myocœle. On lui donne le nom de sclérotome.

Le sclérotome a donc, lui aussi, deux feuillets, un externe qui s'applique contre la face interne des muscles pariétaux et un interne qui s'applique à la corde et au cordon nerveux médullaire. On donne le nom de sclérocœle à la cavité du sclérotome. Le myocœle envoie aussi en avant un diverticule antéro-externe qui s'insinue entre la paroi du corps et le feuillet pariétal du cœlome, dans la région où se développeront plus tard les organes génitaux; laissons-le pour le moment de côté, nous verrons plus tard son évolution. Rien encore n'existe du système conjonctifou squelettique, mais nous avons tout ce qu'il faut pour le former, car il va être engendré précisément par les feuillets épithéliaux du myotome et du sclérotome. Le feuillet externe du myotome donnera les couches sous-cutanées; le feuillet interne du sclérotome donnera la substance squelettogène entourant la corde et la moelle, tandis que le feuillet interne du myotome a déjà commencé à former les muscles pariétaux et que le feuillet externe du sclérotome s'applique à la face interne de ces mêmes muscles sans former là de tissu conjonctif.

En tout cas, le tissu conjonctif fourni par ces feuillets épithéliaux se forme du côté de ces feuillets opposé à la cavité qu'ils enclosent, c'est-à-dire au contact de l'épiderme d'un côté et contre la notocorde de l'autre, et cette cavité elle-même, refoulée par ces productions conjonctives, s'efface et devient virtuelle, par accotement de ses deux parois. Il résulte de là que les éléments cellulaires des couches conjonctives ne sont point mélangés à ces couches comme d'ordinaire, mais forment des nappes régulières parallèles à leur surface. Une aiguille piquantl'animal du dehorsjusqu'au centre de la corde rencontre donc les couches suivantes : l'épiderme, la hasale, les couches conjonctives souscutanées (une gélatineuse et une membraneuse), le feuillet externe du myotome, la cavité myocœlienne virtuelle, les muscles pariétaux (dépourvus naturellement de tout fascia propre), le feuillet externe du sclérotome, la cavité virtuelle sclérocœlienne, le feuillet interne du sclérotome, les couches squelettogènes, la gaine de la corde, et enfin la corde elle-même.

Ainsi se trouve expliquées les définitions singulières annoncées au début de cet article.

Pour compléter ces notions, il reste quelques indications à ajouter.

Il n est pas certain que la cavité du sclérotome devienne complètement et partout, virtuelle : on trouve, en effet, à son niveau des espaces irreguliers qui pourraient aussi bien être, soit des lacunes artificielles (lues al action des réactifs, soit des espaces lymphatiques physiologiques, restes de sa cavité. Cette dernière alternative semble vraie, surtout pour certains de ces espaces qui se rencontrent presque constamment dans la

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région céphalique. Il paraît démontré que les logetles lymphatiques où sont contenus les rayons de la nageoire dorsale sont des restes de l'angle dorsal du myocœle séparés secondairement du reste de la cavité, car on trouve une couche épithéliale qui les tapisse entièrement et que les rayons de la nageoire refoulent devant eux en s'en coifï'ant, lorsqu'un peu plus tard ils poussent du plancher central de ces cavités.

Enfin les myocommes sont aussi formés de deux feuillets épithéliaux séparés par une couche gélatineuse entremêlée de fibres, sécrétée entre eux. Ils proviennent des cloisons communes horizontales qui séparent les unes des autres les vésicules mésodermiques primitives superposées, cloisons qui se détruisent dans la portion ventrale de ces vésicules destinées à former un cœlome continu, tandis qu'elles se conservent dans la portion dorsale myocœlieune, entre les segments musculaires formés par les parois internes de ces vésicules.

Musculature. — Après ce que nous venons d'exposer, la description de la musculature devient bien facile.

Les muscles forment plusieurs systèmes dont deux seulement appartiennent à la paroi du corps, celui des muscles latéraux longitudinaux et celui des muscles ventraux transversaux.

Les muscles latéraux (fig. 77, myo.) forment de chaque côté une puissante nappe qui recouvre toutes les parties latérales du corps, ne laissant à découvert que ses extrémités et ses bords. Ils se terminent en pointe aux deux bouts, un peu en deçà des extrémités, laissant à découvert les deux bouts de la notocorde. En arrière, ils s'avancent jusqu'à la base de la nageoire dorsale; en avant, ils s'avancent moins loin, laissant à découvert à peu près un tiers de la surface latérale. Ils sont divisés en segments transversaux appelés mî/omères ou myotomes et séparés par les cloisons fibreuses déjà décrites sous le nom de myocommes (12, fiy. 1, myc). Leur disposition serait très simple, si les myocommes étaient placés et disposés en lames horizontales s'étendant de la couche squelettogène à la peau eu restant dans un même plan transversal; mais elle se complique quelque peu par le fait que ces cloisons sont ployées en angle dièdre à arête horizontale, transversale et teurnée en haut, tandis que les faces de l'angle sont obliquement descendantes, l'une vers l'arrière, l'autre vers l'avant. 11 en résulte que les myotomes sont emboîtés les uns dans les autres et que les coupes transversales rencontrent plusieurs myotomes et plusieurs myocommes. L'arête de l'angle dièdre correspond au milieu de la notocorde, en sorte que le plan antérieur ou ventral est sensiblement plus long que le plan dorsaL

Leur nombre est assez variable. Ray Lankesteh en a compté jusqu'à 62, d'autres spécimens adultes n'en avaient que 55. Ils sont donc beaucoup moins nombreux que les rayons des nageoires et ne leur correspondent pas. Bien plus, ils ne se correspondent pas exactement d'un côté à l'autre : ceux du côté gauche sont plus élevés de la hauteur d'un demisegment et correspondent aux intervalles de ceux du côté opposé.

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