FIG.123A
Nous prendrons pour type une forme réelle, le genre Oikopleura. L'animal est fort différent de notre type morphologique de Tunicier et doit être décrit en lui-même.
Fis. 123
Anatomie.
Extérieur et organisation générale. — L'être se présente sous l'aspect d'un globule gélatineux transparent de la grosseur d'une petite cerise (fîg. 123). Mais ce n'est là qu'une capsule qui lui sert de logette et qui est creusée d'une cavité pour le contenir. Cette cavité s'ouvre largement au dehors pour permettre l'entrée et la sortie de l'eau ; elle est en outre beaucoup plus spacieuse que son habitant (a.), qui peut s'y mouvoir à l'aise et n'est ni rattaché à sa capsule {caps.), ni même en contact avec elle.
ca/is.
- (^) Nous lie tenons pas compte des variantes de ces dénominations telles que : AppemlicAilarix (Geirenbaur, 1878), Appendiciolariidx (Herdman, 1891), Copdalx (Claus, 1882).
Ces noms, comme toujours, sont empruntés à quelque caractère saillant qu'ils ont l'avaniage de rappeler : Appendiculaire fait allusion à l'appendice caudal ; Copelata au mode de locomotion de l'animal qui bondit sous l'action de sa queue agissant à la manière d'une rame (^0)7:1^', rame; riXairo, 3» pers. sing. d'JiXàii.T)v, aoriste l»-" de aXXopiai, bondir), Perennichordata, au fait que la corde dorsale persiste cliez l'adulte; Atremata, à 1 absence de vrais trémas lirancliiaux ; ArcUpnemta, à la condition primitive de l'appareil respiratoire; Larvacea, Larvalia, à la structure larvaire de ces animaux. Halfour oppose aux PereimichordMa li!s Caducichordata, comprenant tous les autres Tuiiiciers (ju'il divise en ùmplicia (Ascidies simples), compoùta (Ascidies composées) et mmerta (J^alpes et Doliolum). (iKGENUAUR appelle Acom, c'est-à-dire dépourvus de rame, les Caducicordes de Balfour.
Appendiculaire en position naturelle dans sa capsule (im. Fol).
a., l'animal ; c., cavito de la capsule ; caps, capsule : c. v., chambres latérales; o. I., orifice inférieur; o. s., un des orifices supérieurs.
l)ROr,OIU)ES — TUMCIEnS
Tig. 12'».
Fig. 125.
L'animal lui-même (fig. 124, 125 et 126) se compose de deux parties, un corps et une queue. Le corps, de forme vaguement ovoïde, un peu rétréci en arrière, aplati en avant, mesure environ 3 millimètres dans sa plus grande longueur. Au sommet tronqué est percée la bouche, la base globuleuse correspond à la région génitale et, lorsque l'animal est mûr, on y trouve, au sommet d'une protubérance saillante du côté dorsal, un petit pore qui est l'orifice sexuel mâle. Sur le bord dorsal elles faces latérales, il n'y a rien de particulier; sur la face ventrale on trouve, de baut en bas : sur la ligne médiane, vers le milieu de la hauteur, un petit orifice, Vanus; à droite et à gauche, un peu au-dessous de ce dernier, deux larges ouvertures symétriques, les orifices expiraleurs ou spiracules; enfin plus bas, mais assez haut cependant au-dessus de l'extrémité inférieure, se trouve l'insertion de la queue.
A l'intérieur, la disposition très simple des viscères permet de distinguer dans le corps trois régions : une région pharyngienne en haut, une région génitale en bas et une région digestive au milieu. Le pharynx, qui sert en même temps de branchie, est une vaste cavité qui commence en haut à la bouche et se termine en bas kVœsophage; il communique en avant avec le dehors par les deux pores expirateurs. Bien qu'il serve de branchie comme chez les autres Tuniciers, il ne possède pas d'autres ouvertures; il n'y a ni trémas ni cavité péribranchiale. Le tube digestif est formé d'un vaste estomac, d'un œsophage qui le relie au pharynx, et d'un intestin qui remonte vers l'anus. La masse génitale est formée d'un ovaire compris entre deux testicules qui s'ouvrent au pore génital. Le pore génital et l'anus s'ouvrent directement au dehors, sans relations spéciales avec les tubes expirateurs; il n'y a pas de cloaque.
Lsiqueue est un appendice considérable, environ trois fois plus long que le corps, assez large et très mince comme une feuille longuement lancéolée et très souple Elle n'est pas pendante sur le prolongement du corps, mais au contraire relevée le long de la face ventrale, de manière à former avec le corps un angle de 45° environ, de sorte que si l'animal se tenait dans la position normale, sa queue remonterait loin au-dessus de sa bouche. Mais il se tient dans sa capsule
Appendiculaire en position naturelle vu de face (Sch.).
Appendiculaire en position nalurelli' vu de profil (Sch.).
Pl. 26.
RHIZOTIDA
GENRE ATROCHUS
b. , bouche ; C.; cerveau;
c. exe, canal excréteur:
cl., partie inférieure du cloaque; cour., couronne; est., estomac;
emb., embryon dans l'oviducte ; gl,, glande saUvaire ; gl. gs., glande gastrique; in t., intestin; Jb., jabot:
/, d., lobe dorsal médian de la couroiûie; /. d. g., lobe dorsal gauche ;
/. d. d., lobe dorsal droit;
/. V., lobe ventral droit ;
mast., mastax;
mol. c, muscles circulaires;
mcl. r., muscle rétracteur;
n. a., nerf dorsal;
n. tt. d., nerf tentaculaire dorsal