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l. vc
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m cl. v
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mcl.vg mcl.vq'
CYCLOSTOMIDÉS 07
Ctenostomid e: à loges chitineuses ovoïdes, fermées à l'orifice par îles replis de la traîne tentaculaire ou par une collerclle de soies insérées àla base de cette gaine ; marins à l'exception de deux genres;
Chilostomidm : à loges le plus souvent calcaires, ovoïdes, fermées à l'orifice par un opercule articulé et muni de muscles; tous marins.
1er Sous-Ordre
CYCLOSTOMIDÉS. — CYCLOSTOMWM
[Cyclostomes ; — Cyclostomata (Busk); — Scleropodia (Ehrenberg) ;
Myi{ioroiu.\A{p. p. Ehrenberg); — Auloporina (p. p. Ehrenberg);
Tubvliporina (Milne-Edwards) ; — Cerioporlxa (p.p. Brown);
Centrifuginea (p. p. d'Orbigny);
Milléporés a cellules (p.p. de Blainville)].
TYPE MORPHOLOGIQUE
(PI. 18 et FIG. 68)
Anatomie — Physiologie.
En ce qui concerne l'organisation, l'animal ne diffère en rien du type de l'ordre. Il se caractérise surtout négativement par l'absence des particularités que présentent les types des autres sous-ordres.
La zoécie (Z 7) est calcaire, lubuleuse, allongée, de taille assez grande. Son orifice est terminal, de même diamètre ou à peu près que la zoécie elle-même et dépourvu de tout appareil protecteur spécial (').
Les colonies sont formées par des agglomérations de formes définies dans lesquelles les zoécies, même lorsqu'elles sont en contact par une partie étendue de leur surface, ne communiquent entre elles que par leur base, au point où celle qui a bourgeonné sur une autre se rattache à elle. D'ailleurs, pas plus ici que chez les autres Gymnolémides, la communication entre les deux zoécies n'est large, béante, ni ne permet de passage de l'une dans l'autre. Elle est fermée par les tissus mous et ne laisse passer que les prolongements mésodermiques qui vont de
Lame zoariale : c'est la lame germinale&e d'ORMGNV décrite par cet auteur chez Stellocavea',
elle forme une assise sur laquelle sonl couchées les zoécies dans les formes foliacées,
principalement les bilaminées, comme Diastopora. Lunarium : lame saillante, en croissant, située au-dessous de l'aperture et formée par un
épaississement <ln péritoine, comme chez Chilopoi'a. Dissépiments : petits barreaux calcaires unissant les branches d'uni' colonie ramifiée comme
dans les Fenestellinx.
(*) Dans certaines formes fossiles on trouve des zoécies dont la bouche es! fermée par un disque calcaire soudé à ses bords, mais cela n'a rien de commun avec l'opercule des Chilostomidae. La paroi calcaire se montre souvent perforée d'un ou quelques pores assez larges, placés soi! sur 1rs loges, soil entre elles 'jjores intermédiaires] ou de pores lins el Qombreux. Enfin, chez certaines formes vivantes mi fossiles [llctcropurti), on trouvedes sortes de planchers qui di\ isenl la zoécie en compartiments superposés comi ;hez les Polypiers tabulés. Les lames fermant les orifices dont nous parlons ci-dessus sonl peut-être delà même nature que ces planchers.
C8 BRYOZOAIRES
Tune à l'autre. La particularité la plus remarquable consiste dans le fait que les zoécies ordinaires sont stériles et qu'à certaines places sur la colonie se présentent des zoécies reproductrices spéciales (18, fig. 1, Ovicl.) qui seules contribuent à la multiplication de l'espèce (').
Zoécies reproductrices. — En certains points se rencontrent des zoécies qui, par leur position, leur rang-, leur insertion, ne diffèrent en rien des autres zoécies de la colonie, mais qui se distinguent par leur forme renflée et une taille beaucoup plus grande (18, fig. 1, ovicl.). Ces zoécies sont spécialement chargées de la fonction reproductrice et cela par un processus compliqué. Le polypide contenu à leur intérieur (fig. 2, m.) est fort réduit et déformé et se présente, à l'état jeune, sous l'aspect d'une simple masse cellulaire appendue au fond de la gaine lentaculaire et représentant l'ensemble des viscères non développé. Il n'y a ni bouche, ni anus, ni tentacules. Sur les parois de la zoécie se forment des œufs (œuf). Un de ces œufs vient au contact de la masse cellulaire centrale qui l'englobe et forme autour de lui une sorte de follicule ovigère (fig. 3). Dans ce follicule, l'œuf se divise et forme une sorte de morula, tandis que le follicule se transforme en un tissu réticulaire (fig. 4, ret.). La masse morulaire, ou embryon primitif, occupe le fond du réticulum et émet des prolongements digitiformes qui se logent dans les mailles du réseau (fig. 5). Ces prolongements sont le siège d'une multiplication cellulaire très active; ils s'accroissent rapidement par l'extrémité, qui s'étrangle, se détache, puis s'accroît encore, se détache de nouveau et ainsi de suite. Ce processus donne naissance à un grand nombre de petites masses cellulaires qui se trouvent logées dans les mailles du réticulum et y évoluent peu à peu en larves ciliées. A partir de ce moment, le sommet de la gaine tentaculaire s'ouvre et les larves s'échappent par l'orifice de la zoécie (fig. 6).
Développement.
Au moment où elles se détachent des expansions digitiformes de l'embryon primitif, les petites masses cellulaires destinées à former les larves ont la constitution d'une morula (fig. 68, A). Bientôt, elles se creusent d'une cavité et prennent la constitution de vésicules dont la paroi représente l'ectoderme (\i) et qui contiennent des cellules mésodermiques. On ne sait rien de l'existence même temporaire d'un endoderme.
Nous avons vu comment, dans le type des Gymnolémides, se forme
l1) ( les zoécies sont ordinairement appelées ovîcelles et assimilées aux ovicelles que nous rencontrerons et décrivons chez les Chilostomidés ; mais elles s'en distinguent par deux caractères essentiels. Les vraies ovicelles sont des loges abortives surajoutées à la .série des zoécies ordinaires et bourgeonnées sur elles pour recevoir et protéger un seul- œuf qu'elles n'ont point tonné'. Ici, au contraire, ce sont des loges taisant partie de la série normale et qui ne diffèrent point des autres par leur position dans la colonie, mais qui s'en distinguent par une taille beaucoup plus grande et par le fait qu'elles forment, à leur intérieur même, de très nombreux bourgeons qui deviennent autant de larves.
CICL0ST0M1DJE
(TYPE MORPHOLOGIQUE) (Suite").
emh., embryon primitif;
g. tt., gaîne tentaculaire du polypide de
l'ovicelle ;
larves, larves formant les embryons définitifs;
m., masse cellulaire centrale représentant avec la gaîne tentaculaire le zoïde de l'ovicelle ;
o.; orifice de l'ovicelle;
œuf, œuf contenu dans l'ovicelle :
ovicl., ovicelle;
p., polypide épanoui;
ret., reticulum formé par la masse cellulaire
centrale; Z\ à Z iu, loges delà coloniedaris leur ordre
d'apparition par bourgeonnement.
Fig. 1. Disposition des loges et de l'ovicelle. Dans Zz et Z « les polypides sont sortis de
leur loge, les autres sont rétractés (Seh.). Fig. 2 à 6. Coupe sagittale de l'ovicelle.
Fig. 2. Ovicelle au moment de la formation de l'œuf (Sch.).
Fig. 3. L'œuf est englobé dans la masse cellulaire centrale qui forme ainsi un sac
ovigère (Sch.).
Fig. 4. L'œuf s'est divisé pour former une monda et la masse cellulaire centrale devient
iOL11-i-
Fig. 5. La masse morulaire émet des prolongements dont les extrémités se coupent et se
logent dans les mailles du réseau.
Fig. 6. Les larves sortent de l'ovicelle (Sch.).
Zoologie concrète T. V
CYCLOSTOMIDÉS
Fis- 08.
une larve munie de nombreux appareils et en particulier d'un tube digestif complet. Cela était dû à ce que la larve se développait d'un œuf abandonné à luimême dans l'eau de mer, sans grande résen e de matières nutritives. Ici, l'embryon grandit dans les mailles d'un réticulum bien vivant auquel il emprunte les matériaux nécessaires à son accroissement. La larve n'éclôt donc pas dans un état de pénurie alimentaire et, comme elle se fixe au bout de peu de temps, elle n'a pas besoin de se nourrir. De là résulte chez elle une grande simplification de structure résultant de l'absence des organes locomoteurs et sensitifs utiles pour trouver la nourriture et du tube digestif nécessaire pour l'utiliser. Cette larve, après avoir passé par les stades de blastosphère (C) et de gastrula (D), se présente sous l'aspect d'une sphérule formée d'un feuillet ectodermique et de cellules internes mésodermiques disséminées. Cette vésicule est creusée à chaque pôle d'une profonde invagination (E). La supérieure représente toute la face aborale de la larve typique; une petite éminence cellulaire qui en occupe le fond figure sans doute un rudiment de l'organe aboral. L'inférieure représente le sac interne. Il n'y a ni organe piriforme, ni tube digestif. Toute la surface externe est ciliée et on la considère comme représentant la couronne locomotrice, bien qu'elle soit formée d'un grand nombre de petites cellules et non d'une ou deux rangées de cellules très hautes dans le sens des méridiens.
La fixation et la métamorphose se font normalement : la larve se fixe par son sac interne dévaginé et retrousse son invagination apicale ((î) de manière à en reployer les bords en dessous et à souder les bords de l'orifice apical au bord du disque adhésif (II). La cavité de l'invagination apicale forme désormais à elle seule toute la surface libre. Le reste dégénère, s'histolyse, et il ne reste plus qu'une vésicule représentant le cystide qui bourgeonne un polypide suivant le processus déjà décrit.
CYCLOSTOMID.E.
Développement (Sch.).
A h H, stades successifs du développement.
BRYOZOAIRES
Habitat. — Les Cyclostomidés sont tous marins; la plupart des formes vivantes habitent les mers de l'hémisphère sud; un grand nombre de leurs genres sont fossiles.
GENRES
(Tous marins).
Crisia (Lamouroux) (fig. 69). L'animal, fort simple, n'a que huit tentacules; il habite une longue loge calcaire tubuleuse d'où il ne Fis- °9sort que ses tentacules à l'état d'extension. La colonie a pour centre d'origine un disque attaché au support par de petites racines cornées ou articulées. Elle est formée de zoécies disposées sur une ou deux séries alternes, en lames dressées, arborescentes,et qui sont unies entre elles par des entrenœuds chitineux. De ces entre-nœuds peuvent partir d'autres racines d'attache (Cosmopolite; vivant et fossile).
Unicrisia (d'Orbigny),
Bicrisia (d'Orbigny),
Filicrisia (d'Orbigny), sont de simples sous-genres (Fossiles) ;
Anguisia (Jullien] n'a pas d'entre-nœuds non calcifiés (Mer de Biscaye, Méditerranée; vivant);
Crisidia (M. Edwards) est un Crisia à loges sur une seule file (Vivant).
Tous ces genres forment avec Crisia la famille des Crisis.e [Crisiadx (Johnston)] et en même temps la grande division des [Artieulés=
Articulata (Busk), Radicelles (d'Orbigny)] caractérisée par la persistance de parties chitineuses non calcifiées qui laissent une certaine souplesse à la colonie, tandis que chez tous les autres Cyclostomidés, réunis sous le nom d' [Inarticulés=Imrticulata (Busk, Beuss), Empâtés (d'Orbigny)], la calcification de la colonie est complète.
Tubulipora (Lamouroux, Busk) (fig. 70 et 71) a ses zoécies disposées comme chez Crisia et la colonie commence de même par un petit disque; mais la calcification est complète et la colonie est étalée à plat ou seulement un peu relevée par places, vers la périphérie, affectant d'ailleurs les formes les plus variées, filaments divergeants, lames, frondaisons
Crisia denliculata (d'ap. Smitt.)
CYCLOSTOMIDÉS
ramifiées, etc. Il n'y a pas de filament» d'attache. Les zoécies, divergeant d'un point excentrique, sont sondées par leurs bords latéraux, mais
Fiar. 70.
Fis. 71.
libres dans une assez grande étendue du coté de l'orifice (Cosmopolite; vivant et fossilr .
Ce genre es! le chef d'une famille des Trr.tr.imnix.E [Tubuliporidx [Busk, Reuss)] qui contient aussi les genres cidessous :
Phalangella (Gray)est un simple sous-genre du précédent :
Stomatopora (lirown [fig. 72) se distingue à peine de Tubulipora, par ses zoécies plus Lntimemenl soudées, moins libres, et ses colonies
Tubulipora flabellarix (d'ap. Hincks).
plus étalées [Cosmopolite; vivante! fossili
un Stomatopora partie]
mmhà
Proboscina Audouin, Smitl peul être défini
lement libre el dressé
(Fossile ; Crisoidea [Michelin), et Dendropora (Michelin)
sont tics formes voisines qui semblent
prendre place ici (Fossiles ; Alecto Lamouroux] [fig.
73), avec ses zoécies
unis'Tii'esou en séries
transverses de deux à
quatre et adhérentes
au support par toute
leur surface, n'est
qu'un sous-genre de
Stomatopora et qui a
d'autant m< linsde droit
d'être conservé qu'A-
lecto (Leach) désigne
déjà un Échinoderme
(Cosmopolite ; vivant
et fossile ; Rhipidopora (Marsson) se caractérise par sa forme dressée, en
éventail; orifices disposés en
quinconce lâche [Fossile); Reptotubigera (d'< Irbigny) a les ori-
fices disposés sur des lignes
transversales brisées [Vivant et
fossile).
D/astopora(Lamouroux)(fig\ 7 i- et 75) forme des colonies sessiles, en plaque circulaire, ou à contour ondulé, ou fixée seule-
Tubulipora flabellaris
(d'ap. Hincks).
Jeune colonie.
Fig. 73.
Stomatopora geminata (d'ap. Mac Coy).
Alecto granulata (d'ap. Hincks).
Fis. 75.
Fig. 74.
Diastopora repens (d'ap. Smitt).
Diastopora patina (d'ap. Smitt).
BRYOZOAIRES
ment par sa partie centrale et relevée sur les bords. La colonie est composée de zoécies tubuleuses divergentes, à orifice plus ou moins elliptique, complètement couchées et soudées vers le bas, plus ou moins relevées et libres vers le haut (Cosmopolite; vivant et fossile).
Ce genre est le chef d'une famille des Diastopoiux.e [Diastoporidae ;Busk)] qui contient
aussi les genres suivants :
Mesenteripora (de Blainville) n'est qu'un sous-genre de Diastopora fait pour des formes très relevées,
lamelleuses, dressées (Vivant et fossile) ; Liripora (Mac Gillivray) n'est de même qu'un sous-genre (Australie; vivant); Diastoporina (Ulrich) en diffère par sa bouche resserrée, subcirculaire (Fossile);
Hecl relia (HalP, | Hernodia (Hall),
lous les trois fossiles, prennent place ici avec doute;
Cryptoglena (Marsson) se caractérise par la disposition vaguement quinconciale de ses zoécies principales et par des zoécies accessoires, pédonculées, à base étroite, progressivement dilatées, atteignant la surface (Fossile ;
Berenicea (Lamouroux) forme une lame arrondie nu déchiquetée, à plusieurs couches de cellules de longueur différente (Vivant et fossile);
Semimultisparsa (d'Orbigny) et
Cellulipora (d'Orbigny), simples sous-genres du précédent;
Discosparsa (d'Orbigny) est à peu près semblable, mais creusé en godet (Vivant et fossile) ;
Discoporella (Cray) (fig. 76) est, au contraire, le plus souvent, convexe en dessus (Vivant et fossile) ;
Biffabellaria (Pergens), flabelliforme, aplati, fixé par la base, avec des pores entre les orifices des zoécies (Fossile);
Epidictyon (Marsson) (Fossile*.
Reptaria (Rolle),
Fig. 7G.
Discoporella elypelformls (d'ap. Smitt).
Entalophora. (Lamouroux) (fig. 77). Colonie rameuse, dressée, à branches formées de faisceaux de zoécies s'ouvrant, avec ou sans ordre, tout autour de celles- fig- ".
ci; pas de pores accessoires (Cosmopolite, ,.r^
vivant et fossile).
Fiff. 78.
Ce genre est le chef d'une famille des Extalopho-
qui renferme aussi les
rin.e [Entalophoridae (Reuss) genres suivants :
Filisparsa (d'Orbigny) (fig. 78 et 79) semblable au précédent, mais les zoécies s'ouvrant sur une seule face (Vivant et fossile) ;
Phormonotus (Marsson), I<Ig' '9'
Laterotubigera (d'Orbigny), ^ tes
Semilaterotubigera[1) (d'Orbigny^ et
Bisidmonea (d'Orbigny) sont voisins du précédent (Fossiles) ;
Sp/>opora(Lamouroux)alesorifices Filisparsa Pourtalesii disposés en cercles ou en spira- (d'ap. Smitt).
les régulières (Vivant et fossile';
Spiroporina (Stoliczka) est voisin du précédent (Fossilel;
Haploœcia (Gregory) a des zoécies courtes, anguleuses et les orifices courts disposés en lignes parallèles ou en quinconce fossile);
Entalophora clavata (d'ap. Hincks).
Filisparsa
Pourtalesii
(d'ap. Smitt).
OYCl.OSTOMIDI S
Fiff. Su.
Terebella n'a rant osissim a (d'ap. Zittcl).
Peripora (cTOrbignj esl voisin du précédent Fossile ;
Cyrtopora (Hagenow) a les orifices groupés par quatre à si\ ^Fossile ;
Terebellaria (Lamouroux) fig. 80) esl cylindrique, ramifié, les orifices disposés en hélice;
dans les intervalles de l'hélice il \ a au^si des orifices, mais
fermés par une cloison calcaire soudéeà leur contour et apparte-
nanl à des zoécies abortives dactylèthres) [Fossile) ; Multiclausa (d'Orbigny) diffère du précédenl par la disposition irrégulière des zoécies el des dactylèthres (Fossile). — Fn raison
de la présence des dactylèthres, ces deux genres soûl réunis par
Gregorv en un sous-ordre des [Dactylethrata], où il place aussi
le genre Reticulipora ; Zeapora (Penecke) diffère (1rs genres précédents par le fait que l'axe
de ses rameaux est creux (Fossile); Cavaria (Hagenow), qui a aussi l'axe des rameaux creux, prend place
ici avec doute Fossile :
Melicertites (Rômer) a les zoécies percées, outre l'orifice, d'un pore
accessoire souvent fermé par une membrane (Fossile); Nodelea d'Orbigny), rameaux dichotomes à une seule couche île zoécies avec les orifices serrés
autour de l'axe cl disposés en quinconce (Fossile); Multinodelea d'Orbigny), semblable, mais à plusieurs couches de zoécies (Fossile-, Multelea d'Orbigny) comme le précédent, mais, entre les orifices, des pores épars fermés
d'uni' membrane calcaire (Fossile); Umbrellina (Reuss],ombelliforme, avec les orifices à la face supérieure de l'ombelle (Fossile); Clonopora (Hall) (Fossile) prend place ici ainsi que Mitoclema (Ulrich) qui ne paraît pas différer génériquement cYEntalophora (Fossile).
Idmonea (Lamouroux) (fig. 81). La colonie dressée ou un peu soudée au support par une étroite surface forme des branches ramifiées, plates du côté tourné vers le sol et plus ou moins bombées sur la face opposée ; et, sur ces branches, les zoécies longues et tubuleuses sont disposées de part et d'autre de la ligne médiane avec une certaine régularité; les orifices sont aussi disposés sur des lignes régulières (Cosmopolite; vivant et fossile).
Ce genre est le chef d'une famille
des Idmonein/e [Idmoneidas ^Busk,
Heuss)] qui renferme en outre 1rs
genres ci-dessous :
Truncatula (Hagenoxv), simple sous-genre
(Fossile' ; Crisidmonea ^Marsson\ genre voisin (Fossile'; Tervia (.milieu) différant tfldmonea parla
présence de quelques zoécies Isolées,
disséminées sans ordre entre les deux
rangées latérales [Vivant; golfe de
Biscaye).
Fiff. 81.
Fij.
If ornera proboseina (d'ap. Smitt).
Idmonea atlantica
Hornera (Lamouroux) (fig. 82). La colonie dressée, rameuse ou foliacée, parfois réticulée, ne porte de zoécies que sur une face; les orifices sont
BRYOZOAIRES
ordinairement groupés sur des espaces rhomboïdaux limités par des rides onduleuses anastomosées; il peut y avoir des pores intermédiaires, même du côté où ne sont pas les zoécies (Cosmopolite; vivant et fossile).
Ce genre forme avec les genres ci-dessous la famille des Hornerinjs [Horneridx (Smitt)] : Semitubigera (d'Orbigny), | Bitubigera (d'Orbigny) et | Clavitubigera (d'Orbigny),
sont des genres voisins (Fossiles) ; Stigmatachos 'Marsson), voisin d'Hornera, est percé de pores microscopiques (Fossile) ; Phormopora (Marsson), voisin d'Hornera, mais non foliacé, est pourvu au-dessous des zoécies
ordinaires d'une couche de zoécies accessoires s'ouvrant par de fins pores (Fossile).
Lichenopora (Defrance) (fig. 83 et 84). Colonie circulaire, bombée, sessile ou en champignon, par-
Fig. 83.
fois excavée au centre, souvent munie à la périphérie dune mince bordure calcaire ; les zoécies, tubuleuses, à demi dressées, divergeant du centre, libres vers le bout (ce qui le distingue d" ' Heteropora) pourvues d'un orifice acuminé ou denté, laissent entre elles des intervalles calcaires, souvent percés de pores (Cosmopolite; Vivant et fossile).
Fîr. 84.
1 sT
2fë* - èi ?
Lichenopora m agn ifi c a (d'ap. Mac Coy).
Lichenopora buUata (d'ap. Mac Coy).
Ce genre forme avec les suivants une famille des Lichexopoein.e [Lichenoporidx (Smitt, Hincks)] où certains
auteurs distinguent les [Discoporadœ (Busk) ou Discoporellidx (Busk)], et constituée des anciens [Caveidxp.p. + Tubigeridx, p. p.
de d'Orbigny] : Fig. 85.
Densipora (Mac Gillivray) est peu différent de Lichenopora (Vivant) ;
Tuberculipora (Pergens et Meunier) diffère de Lichenopora par le fait que les colonies forment des tubercules déprimés en certains points (Fossile) ;
Favosipora (Mac Gillivray) a la surface irrégulièrement bosselée de sillons obtus; zoécies inégales, serrées, prismatiques (Vivant) ;
Buskia (Reuss) est formé d'assises empilées de Lichenopora (Fossile) (');
Domopora (d'Orbigny) (fig. 85) diffère de Lichenopora par une forme plus épaisse, plus massive, en cône ou en massue simple on ramifiée, où les zoécies sont disposées en séries radiaires simples ou à plusieurs rangs. Toute la surface est poreuse. Peut-être non distinct de Radiopora (V. p. 75) (Norvège, Shetland ; vivant et fossile) :
Flosculipora (Mac Gillivray) (fig. 86) est franchement pédoncule, le
Fig. 86.
Domopora truncata (d'ap. Hincks).
Flosculipora pygmca (d'ap. Mac Coy).
(*) Il y a un autre genre Buskia (Aider) qui appartient au sous-ordre des Ctenostomid^ et qui a la priorité.
f.VCI.OSTOMIDI.S
pédoncule étanl qrmé de tubes rapprochés; les zoécies, terminales, on! l'orifice saillant, fendu ou déchiqueté Australie).
Frondipora (Imperato). Arlniscule de rameaux touffus, anastomosés; orifices réunis par petits groupes sur des mamelons arrondis (Vivant et fossile).
Le caractère du groupement des orifices se rencontre dans les genres suivants qui. constituent avec le précédent la famille des Froitdiposin^e [Frondiporidae (Reuss[ Frondiporidx [Busk 4- Theoiwidx [Busk)] :
Osculipora (d'Orbigny) a les groupes d'orifices sur deux rangs alternes (Fossile);
Echinopora [d'Orbignj esl peu différent du précédent (Fossile);
Fasciculipora (d'Orbigny), colonie dressée, massive, pédonculée, ramifiée, constituée par des zoécieB soudées en faisceau dans foule leur hauteur et s'ouvrant toutes au sommet des branches; les zoécies ont une cavité anguleuse el leurs parois sont finement poreuses, mais elles n'onl pas de pores intermédiaires (Tristan da Cunha, Patagonie, Australie el fossile ;
Supercytis [d'Orbigny), colonie forméed'une masse centrale pédonculée d'où partent des branches radiaires formées de faisceaux de zoécies s'ouvrant, quelques-unes sur la face supérieure des branches, la plupart à leur extrémité (Mers de l'hémisphère sud et fossile);
Hypocytis Ortmann [Vivant, Japon) ;
Desmeopora Lonsdale comme le précédent, mais les branches radiaires sur un tronc ramifié; îles pores entre les zoécies (Fossile);
Unicytis [d'Orbigny) est un genre voisin (Fossile);
Plethopora (Hagenow), branches formées de courtes zoécies superposées (Fossile[ ;
Fascicularia (M. Edwards) (fig. 87), est sphérique, avec ses zoécies divergeant d'un point par où la colonie est fixée et groupées en lames onduleuses qui viennent dessiner à la surface des méandres saillants sur le bord libre desquels s'ouvrent les orifices. Les zoécies ont des planchers et leurs parois sont finement poreuses Fossile);
Theonoa [Lamouroux) et
Apsendesia Lamouroux[ De diffèrent peut-être pas génériquement du précédent (Fossiles :
Kolophos I i ri sgi »r\ i forme des croûtes plus minces où les zoécies sont disposées en groupes radiaires dessinant des lignes discontinues (Fossile :
Tetrapora [Quenstedt] (Fossile' et
Scenellopora (Ulrich) (Fossile) appartiennent aussi à cette famille.
Ceriopora ((ioldfuss, Reuss) (fig. 88). Colonies polymorphes, encroûtantes ou dendroïdes, à une ou plu-
Fascicularia cerebriformis
(d'ap. Nicholson
et Lydekker).
Fig.
sieurs assises de zoécies dont les orifices garnissent toute la surface (Fossile).
Ce genre constitue avec les suivants
une famille des Gerioporism [Ceriapo-
r'nl;r [Busk, lieuss ] dans laquelle on
distingue parfois comme familles les [Ra-
dwporidse] el les [Heteroporidx] : formée
aussi des [Ceidx 4- Crescid&î] de d'Or-
bignj :
Alipora Quenstedl en diffère à peine génériquemenl [Fossile : Radiopora d'Orbignj , colonies terminées par une ou plusieurs tètes de champignon sur
lesquelles les zoécies sonl disposées en séries radiaires divergentes, dessinant des côtes, souvent avec pores intermédiaires (Fossile :
Ceriopora spongites (d'ap. Zittel).
BRYOZOAIRES
Phyllofrancia (Marsson) est dressé, lamelleux, à zoécies on séries ramifiées de bas on haut (Fossilo) ;
Ceidmonea (Pergens) est dressé, cylindrique, et porte six à huit rangées de zoécies alternes dont les orifices occupent le fond d'un area hexagonal régulier (Fossile) ;
Alveolaria (Busk), orifices dessinant à la surface des groupes hexagonaux (Fossile);
Heteropora (de Blainville) (fig. 89). Cette forme, dont la nature vraie est encore fort discutée, a l'aspect d'un arbuscule dressé, massif, tuberculeux; les zoécies sont verticales au centre des branches, mais se détournent vers le haut pour s'ouvrir sur leurs faces latérales ; à la surface aboutissent, entre les orifices larges et libres, des tubes plus étroits, à orifice fermé par une lamelle calcaire et dont la cavité est
souvent subdivisée par des planchers calcaires transversaux nombreux comme chez les Polypiers tabulés (Australie, Japon, Nouvelle-Zélande, et fossilo) ;
Heteroporella (Busk) (Fossilo) et
Petalopora (Lonsdale), n'en diffèrent que par la forme encroûtante (Fossile) ;
Neuropora (Brown) a ses deux sortes d'orifices peu dissemblables (Fossile);
Spinipora (de Blainville) n'a pas de pores Fossile);
Heteropora pustulosa (d'ap. Haime)
Helopora (Hall), Arthrostylus (Ulrich), Heliotrypa (Ulrich), Sceptropora (Ulrich*, Nematopora (Ulrich),
Thamnotrypa (Hall), £pac£/'flopora(MeeketWbrthen),
Conodictyum (Goldfuss), Turbinia (Michelin),
Choristopetalum (Lonsdale) , Rhabdomeson (Young), Tropidopora Hall), Ascopora (Trautsch), Rhombopora (Meekï,
prennent place ici avec quelque doute (Fossiles).
Bien plus douteuse encore est la place de Globulipora (Thomas et Peron) dont les auteurs ne peuvent affirmer la nature bryozoaire ou même animale (Fossile).
On a proposé pour certains d'entre eux une famille des [Rhabdomcwntidx).
Fenestella (Lonsdale) a l'aspect d'une Gorgone; la colonie, en éventail ou en cornet, se dresse sur une étroite plaque pédieuse d'où partent des branches dressées, divergentes. Ces branches sont marquées d'une côte longitudinale et sont formées de deux rangées de zoécies qui s'ouvrent de part et d'aulre de cette côte d'un même côté de la branche. Les orifices sont souvent munis d'une lèvre saillante appelée péristome. Les branches sont réunies par de nombreuses anastomoses transversales ne portant pas d'orifices et limitant des fenestrules, ce qui donne à l'ensemble une structure réticulée (') (Fossile).
Ce genre forme avec les suivants la famille entièrement fossile des Fenestellinje [Fenestellidas (King)] :
(l) La structure microscopique dos parois est remarquable. Du côté où sont les orifices, ces parois n'offrent rien de particulier. Mais sur la face opposée, elles sont traversées par de minimes tubes calcaires, distincts de la substance fondamentale, perpendiculaires à la surface, dont quelques-uns se montrent beaucoup plus gros, font saillie à la surface dorsale et ont été comparés au support dos aviculaires dos Chilostomidés. Souvent, le bord externe de la colonie a do curieux appendices formés d'une petite colonne portée par une base élargie et terminée par quelques branches divergentes, inégales, obtuses ; le tout mesure
i M LOSTOMIOÉS
Actinostoma (Young), | Hemitrypa [Hall), | Rhabdinopora (Eichwald ,
semblent en pas différer génériquemeni du précédenl (Fossiles); Tectulipora (Hall1 n'a qu'une valeur sous-générique Fossile}; Cycloporina (Simpson] a été l'ail pour une espèce de Fenestella Fossile] ; Fenestralia [Proul et
Disteichia (Sharpe), s'en distinguent par des caractères il'' peu d'importance [Fossiles); Polypora Mac Coj . pas de côte, trois à cinq rangées de zoécies. Ou lui a trouvé aussi des
Palxocorynes Fossile ; Phyllopora (King), ru entonnoir; réseau à mailles arrondies (Fossile); Chainodictyon (Fôrste), semblable, mais à mailles allongées (Fossile ;
Fenestrapora (Hall) (Fossile); | Isotrypa (Hall) (Fossile1; | Phylloporina (Ulrich) vFossile ;
Drymotrypa (Ulrich) (Fossile); j Crisinella (Hall) (Fossile): Protoretepora (de Koninck) a peine distincl de Phyllopora (Fossile : Carinella (Etheridge), mailles polygonales, branches avec une côte sur chaque face, mais des
zoécies sur une seule, sur trois à six rangs alternes (Fossile); Carinopora (Nicholson) comme Fenestella, mais une seule rangée de bouches d'un seul côté de la
côte qui esi développée en nombreuses carènes 1res saillantes (Fossile); Unitrypa (Hall) a ses carènes élargies au sommet et unies par anastomoses latérales (Fossile); Tectuliporella Ulrich), a été l'ait pour une espèce du précédent (Fossile)' Ptilopora (Mac Coy), comme Fenestella, mais de forme plumeuse Fossile):
Dendricopora [de Koninck), Subretepora [d'Orbignj i, Sulcoretepora (d'Orbignj .
Lyroporella (Simpson), Lyroporina (Simpson .
Cryptopora (Nicholson),
Lyropora (Hall).
Chisma (Lonsdale), se caractérisent par des particularités peu importantes (Fossiles); Archimedes (Lesueur (fig. UOi a la structure d'un Fenestella, mais la forme est celle d'une hélice dont l'aile émet de distance en distance des prolongements. C'est sur la face supéro-interne de ces prolongements, surtout vers le dehors, Pi„. 90.
que sont les côtes, branches, anastomoses et bouches du Fenestella (Fossile' ;
Helicopora (Claypole en diffère par l'absence d'axe à l'hélice (Fossile).
Acanthocladia (King-) a la forme d'une petite plume peu ramifiée, étalée dans un plan et ne porte de bouches que sur une face (Fossile).
Ce genre forme avec les suivants la famille des \caxtiio<i.m>ix.e
[Acanthoclodidœ (Zittel . entièrement fossile : Thamniscus (King), Ichthyorachis (.Mac Coy),
Pseudohornera (Rômer . Ramipora (Toula),
Penniretepora (d'Orbignj .
ne s'en distinguent que par des caractères insignifiants (Fossiles); Pinnatopora (Vine) a les zoécies sur deux rangs et les branches carénées
(Fossile :
Septopora (Proul est semblable, mais devient tenestré par suite d'anastomoses, ce qui l'ait qu'il
pourrait prendre place dans le groupe de Fenestella (Fossile); Synocladia (King est dans le même cas et pourrait être défini un Phyllopora à deux rangées de
bouches sur les anastomose-. (Fossile .
Camerapora (Meunier et Pergens). Les zoécies sont disposées sur la colonie étalée en chambres placées côte à côte. Ces chambres ont la forme de
■'! à \ millimètres. Ces formations ont été décrites commedes Hydraires, sous le nom de Palseocoryne Duncan el Jenkins^; mais .1. Young a montré qu'elles étaient en continuité' de substance avec le Bryozoaire et avaient la même structure. Un ignore leur signification.
Archimedes Wortheni.
BRYOZOAIRES
cavités prismatiques à angles fortement arrondis et dont une seule paroi manque, celle qui regarde directement à l'extérieur; parla, les chambres s'ouvrent au dehors. Chaque chambre contient quatre à six séries de dix à douze zoécies, séparées par des lamelles (Fossile).
Ce genre forme avec les suivants la petite famille des Caheravorinm [Cameraporidae (Meunier et Pergens), composée de trois genres, tous fossiles.
Clausacamerapora (Meunier et Pergens). La face des chambres qui était ouverte dans le genre précédent est ici fermée par une paroi comme les autres faces, mais cette paroi est percée en haut et en bas d'un orifice (Fossile) ;
Curvacamerapora (Meunier etPergens) (fig. 91) . Les séparations entre les chambres sont courbes et fissurées et les chambres communiquent en outre avec le dehors par toute une face comme chez Camerapora (Fossile).
Fis. 91.
Curvacamerapora
cretacea
vu de face
(d'ap. Pergens).
Ptilodictya (Lonsdale) (fig. 92) a la forme d'une feuille, ordinairement simple, sur les deux faces de laquelle s'ouvre les orifices, rétrécis, très rapprochés et régulièrement disposés, des zoécies qui sont placées obliquement à la surface, divergeant du milieu vers les bords. Dans l'intérieur, entre les deux assises de zoécies, est une double lamelle calcaire. Leszoécies sont imperforées et munies de planchers (Fossile).
îiiii
ëmâ
Ce genre forme avec les suivants la famille des Ptizodictyix.e [Ptilodictyonidx (Zittel), où certains auteurs distinguent deux petites familles des [Stictoporidx et Cystodictyonidae :
Escharopora (Hall), Arthropora (Ulrich), Stictoporella (Ulrich), Acrogenia (Hall), Intrapora (Hall), Coscinella (Hall;, Graptodictya (Ulrich),
Phaenopora (Hall), Stictotrypa (Ulrich), Arthroclema (Billings), Enallophora (d'Orbigny), Pteropora (Eichwald), Semicoscinium (Prout) et Paleschara (Hall)
Heterodictya (Nicholson), Tœniopora (Xicholson), Actinotrypa (Ulrich), Prismopora (Hall), Scalaripora (Hall), Glyptopora (Ulrich).
Goniocladia (Etheridge), semblent devoir se placer ici (Fossiles); Cystodictya (Ulrich) diffère de Ptilodictya par le fait qu'il existe entre les zoécies un tissu intermédiaire vésiculeux dont les pores s'ouvrent à la surface; les orifices sont trilobés (Fossile); Coscinium (Keyserlingk) est en forme de lame lobée, perforée de grandes fenestrules (Fossile) ; Fthinidictya (Ulrich), zoécies en séries longitudinales, séparées par des sillons épineux ^Fossile); Eurydictya (Ulrich) ne diffère du précédent que par la forme des colonies (Fossile) ; Phyllodictya (Ulrich). | Pachydictya (Ulrich), | Ptilotrypa (Ulrich), | Trigonodictya (Ulrich). Divers naturalistes placent encore parmi les Bryozoaires les genres suivants qui, très probablement, appartiennent aux Polypiers et seront décrits ou rappelés avec ces animaux. Ils constituent la famille des Monticuliporin^: [Monticuliporidas (Nicholson) ou Chœtetidas (Milne-Edwards)] dans laquelle Ulrich a failli' de nombreuses familles [Monticuliporidx, Heterotrypidse, Calloporidse, Trematoporidae, Batostomellidx, Amplexoporidas, Diplotrypidse, Ceramoporidae, Fistuliporidx, Botrylbporidœ] qu'il réunit en un sous-ordre des [Trepostomata] caractérisé par la présence de planchers comme dans les Polypiers tabulés et qui sont appelés ici diaphragmes et cystiphragme*.
CTÉNOSTOMIDES
Voici, rangéi Chastetés (Fischer), Monticulipora (d'Orbignj ), Atactoporella (Ulrich), Homotrypella (Ulrich .
Peronopora [Nicholson), Homotrypa (Ulrich), [ridge\ Prasopora [Nicholson et Ethe- Mesotrypa [Ulrich . — Heterotrypa (Nicholson), Dekaya (Edwards et Haime), Petigopora (Ulrich), Dekayella (Ulrich).— Callopora (Ulrich), Calloporella (Ulrich), Aspidopora'! (Ulrich). — Trematopora [Hall), Acanthoclema (Hall), Bactropora (Hall), Nicholsonella (Ulrich), Constellaria (Danaï, Stellipora Hall), Idiotrypa [Ulrich).
par famille, la liste de ces genres, tous fossiles |
Batostomella [Ulrich), Stenopora (Lonsdale .
Anisotrypa (Ulrich), Bythopora (Miller cl Dut), Eridotrypa (Ulrich), Callotrypa (Hall .
Leioclema (Ulrich). — Amplexopora (Ulrich), Monotrypella [Ulrich), Petalotrypa (Ulrich), Atactopora (Ulrich1, Leptotrypa (Ulrich), Discotrypaï (Ulrich \ — Diplotrypa (Nicholson).
Monotrypa (Nicholson), Batostoma (Ulrich), Hemiphragma? (Ulrich). — Stromatotrypa (Ulrich), Ceramopora [Hall , Ceramoporella (Ulrich', Crepipora (Ulrich),
Spatiopora (Ulrich), Bythotrypa (Ulrich), Chilopora (Haime), Chiloporella (Ulrich), Ceramophylla (Ulrich), Anolotichia (Ulrich). — Fistulipora (Mac Coy), Eridopora (Ulrich), Dianulites (Eichwald), Chilotrypa [Ulrich), Meekopora (Ulrich), Strotopora (Ulrich), Lichenotrypa (Ulrich), Buskopora (Ulrich), Selenopora (Hall), Pinacotrypa [Ulrich). — Botryllopora [Nicholson). — Archaeopora? (Eichwald), Lunatipora (Winchell), Verticillipora (Mac Coy), Dania (Edwards et Haime), Orhipora (Eichwald).
Diamesopora (Hall),
Terminons celte rapide présentation des genres des Gyclostomidés par une liste de formes, toules fossiles, dont leurs auteurs n'ont pas précisé les affinités :
Diploclema [Ulrich); Dichotrypa (Ulrich) ; Phacelopora (Ulrich :
Protocrisina (Ulrich :
Cystopora (HalD, Proutella (Ulrich) ; Taeniodictya (Ulrich);
Sphragiopora (Ulrich); Streblotrypa (Ulrich) ; Worthenopora (Ulrich;.
2e Sous-Ordre
CTÉNOSTOMIDÉS. — CTENOSTOMW.fl
[Cténostomes ; — Ctenostomata (Busk); — Alcyonellea -f- Vesicularina (Johnston)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
( PI. 19 et FIG. 93 a 95 )
La forme générale n'est plus tubulcuse et allongée comme dans le type précédent, mais conforme à celle du type général, c'est-à-dire ovoïde; la bouche est terminale, la cuticule du corps est toujours purement chitineuse, jamais calcifiée, aussi ne connaît-on point de formes fossiles.
L'animal est essentiellement caractérisé par deux traits de structure seulement, et encore l'un d'eux ne se présente-t-il que dans une condition exceptionnelle.
Au point où la gaine tentaculaire se continue avec la paroi de lu zoécie, se trouve une membrane circulaire souple, implantée comme une colle-
(' Parmi ces genres, quelques-uns sont placés par certains auteurs dans tics familles décrites plus haut : Bythopora dans les Ptilodictyinse, Chilopora, Diamesopora, dans les Cerioporime, etc.
BItVOZOAiRES
Fi"'. 93.
rette (19, fig. 2, coll.) et portant d'ordinaire à son bord libre des soies, d'où le nom de collerette sétigère donné à cet appareil. Quand l'animal est épanoui (fig. 2), cet organe se présente comme une collerette engainant la base de la gaine tentaculaire, sans gêner en rien ni celle-ci, ni les tentacules dans leurs mouvements. Quand il se rétracte (fig. 1), il invagine d'abord la gaine tentaculaire à l'intérieur de laquelle les tentacules se trouvent groupés comme à l'ordinaire, mais le mouvement d'invagination s'étend un peu au delà, et la portion souple de la zoécie, voisine de la gaine, s'invagine aussi. Entre la gaine et cette portion de zoécie invaginée se trouve la collerette sétigère qui forme là comme un diaphragme, ce qui fait qu'on lui donne parfois ce dernier nom. De la sorte, les tentacules se trouvent très efficacement protégés. Chez la plupart des individus, on n'observe au niveau des tentacules rien autre chose. Mais chez ceux qui ont un ovaire développé, il existe un organe de plus, c'est X organe intertentaculaire (fig. 1 et 2, org. itt.), découvert par Farre et
dont Prouho a fait connaître la véritable signification. Cette signification est celle d'un appareil destiné à l'évacuation des œufs, d'une sorte d'oviducte temporaire. Il se présente sous la forme d'un tube assez volumineux, ovoïde, situé entre les deux tentacules dorsaux, et s'ouvrant là par un court pédoncule rétréci dans la cavité générale; son extrémité supérieure porte un petit pavillon évasé, séparé du reste par un léger étranglement, et s'ouvre librement au dehors. L'appareil est cilié. Au moment de la ponte, il se dilate et laisse passer les œufs (fig. 93). Le genre Alcyonidium présente un bon type de cet appareil, mais il n'existe pas chez tous, et parfois l'évacuation des œufs se fait par le procédé des corps bruns (Voir p. 64). Il n'y a d'ailleurs jamais d'ovicelles ni de zoécies reproductrices spéciales. Signalons aussi la présence habituelle d'un renflement musculeux situé au-dessous de l'œsophage et
s /■ CTENOSTOMWJE.
Disque tentaculaire vu de face et montrant la sortie de l'œuf par l'orifice intertentaculaire (d'ap. Prouho).
1)., bouche : g., ganglion nerveux ; of., œuf sortant par l'orifice intertentaculaire.
considéré comme un gésier
La larve diffère de celle du type général des Gymnolémides seulement, en ceci que son tube digestif, au lieu d'être complet, est réduit à un cul-de-sac dépourvu d'intestin et d'anus (fig. 94) (Alcyonidium), ou même disparaît entièrement (fig. 95) (Flustre/la). Dans ce dernier cas cependant, la larve non encore achevée montre un cul-de-sac digestif
CTENOSTOMWJE.
Larve de Cténostome
(im. Harmer).
ce, couronne ciliairc ; end., intestin
p., organe piriforme ; s. i., sac interne.
CTEN0ST0M1DJE
TYPE MORPHOLOGIQUE
an., anus;
b., bouche;
coll., collerette sétigère;
cd. ax., cordon funiculaire axial;
cd. I., cordon funiculaire latéral;
d., diaphragme de séparation des articles des rameaux des Stowxifj:m\a[
est., estomac ;
fun., funicule;
gai. tt., gaine tentaculaire;
/., orifice d'invagination de la gaine tentaculaire;
/. et /'. , zoécies formant les branches de la colonie;
mcl. r., muscle rétracteur;
mcl. v., muscles pariéto-vaginaux ;
o., orifice percé dans le diaphragme et taisant communiquer entre elles les loges de l'arbuscule;
org. itt., organe intertentaculaire ;
ov., ovaire:
p., zoécies ayant leur polvpide épanoui;
p'., zoécies ayant leur polvpide rétracté;
pi. corn., plaques communiquantes;
rad., radicelles de l'arbuscule:
sper., spermatozoïdes;
tt., tentaculaires.
Fig. 1 . Une zoécie avec le polypide contracté (im. Prouho).
Fig. 2. Extrémité d'un polvpide épanoui (im. Prouho).
Fig. 3. Type morphologique des Alctonellina [Sch.J.
Fig. 4 et 5. Type morphologique des Stoloniferina fSch.).
Zoologie concrète. T. V.