‹ Traite de zoologie concrète (volume 2)Chapitre 23 sur 70 · I.a ceinture placen taire a achevé fie recouvrir · texte numérisé non relu

I.a ceinture placen taire a achevé fie recouvrir

li- pôle oral ei l'embryon dont le corps est

couvert de cils nage alors librement.

1».. 1»'., bourgeons : ceint, pi., ceinture placentaire enveloppant le pôle oral.

BRYOZOAIRES

nouvelle ligne de fixation se résorbent et se confondent dans le cœlome. Il est inutile d'insister pour montrer l'étroite ressemblance de ces phénomènes avec ceux des Gymnolémides chez lesquels le bord supérieur de la ceinture équatoriale se soude au bord du disque adhésif et

crw,

Fig. 296.

PHYLA CTOLJEM.WA

(Type morphologique) (Sch.).

Reproduction.

La ceinture placentaire s'est rabattue vers l'extrémité aborale et, s'appliquant par son bord sur le sol, soulève le pôle aboral qui s'y ('tait fixé.

l>.l>'., bourgeons ; c.r., ceinture placentaire rabattue.

refoule en dedans tous les tissus intermédiaires qui sont alors détruits par Thistolyse.

GENRES (Tous d'eau douce.)

Plumatella (Lamarck) (fig. 297 à 299) est à peu près notre type morphologique. 11 a de longues zoécies tubuleuses cornées, hyalines dans le jeune âge, brunes plus tard, insérées les unes sur les au-

Fig. 297.

Fig. 298.

Plumatella rep

Plumatella

Benedeni

(d'ap. Allman).

Statoblaste.

très de manière à constituer des branches ramifiées

sur lesquelles font saillie les parties terminales des

zoécies portant à leur sommet l'orifice d'où sort la Plumatella Benedeni

gaine tentaculaire avec son panache de tentacules; ( ap" man^'

l'ensemble forme une petite ramification couchée ou dressée. Le lopho-

phore est en fer à cheval ; les statoblastes sont elliptiques, avec un anneau

flotteur mais sans épines (Cosmopolite; se fixe souvent sur les Paludines).

Ce genre forme avec les suivants une famille des Plumatellix.e [Plumutellidae (Allman, emend. Jullien) caractérisée par la forme ramescente de la colonie: Alcyonella (Lamarck que l'on distinguait du précédent par ses branches parallèles et môme unies les unes aux autres par les côtés, et par quelques caractères de forme des statoblastes, a été

IMIYl.ACTOLE.MIDFS

réuni à lui par Krâpelin. Cette opinion a été acceptée el il esl tnaintenanl mis m synonymie avec Plumatella, représentai seulement un groupe d'espèces (Europe); Hyalinella (JuflienJ (fig. 300) D'en diffère que par la cuticule, gélatinoïde au lieu d'être cornée et ne

Fig. 300.

Fi-. 301.

Hyalinella vitrea (d'ap. Hvatt).

devenant brune qii'rxceplioniirlliMnr'iil (Klals- Unis d'Amérique] ; Fredericella (P.Gervaisj fig. 301] en diffère par son lophophore circulaire et ses statoblastes dépourvus d'appareil flotteur. Jullien veul en taire une simple monstruosité de l'Iumatella . mais cette opinion a été énergiquementréfutée (Europe) .

Lophopus cristallinus (d'ap. Wesenbcrg'-Lund).

Fredericella sullana (d'ap. Allman).

Lophopus (Dumortier)(fig.

302 à 304). Ici, l'aspect des colonies devient tout autre; les individus, au lieu d'être tous également indépendants les uns des autres, forment une masse charnue commune découpée seulement en lobes épais divisés en quelques ramifications contenant chacune les corps de tout un groupe de polypides; la base de fixation est large et discoïde.

Fis. 303.

Ainsi, il n'y a pas ici comme chez les précédents une loge distincte pour chaque polypide : aucune séparation ne s'intercale entre les polypides d'un même lobule et leurs anses digestives plongent dans une cavité commune. C'est seulement entre les lobes ou lobules que les sinus qui les séparent les uns des autres constituent des séparations de ce genre, el encore bien incomplètes, puisqu'elles ne s'étendent pas jusqu'au

Fis- 3(1'..

Lophopus cristallinus

[d'aj). Allman).

Statoblaste

a, vu tir face ; /', vu de profil.

Lophopus

cristallinus

(d'ap. Allman).

Suspendu à une hydrorhize de Lemna.

]., Lophopus :

«t., Lemna.

BRYOZOAIRES

bas. La cuticule est hyaline, gélatineuse et, chez les jeunes colonies, elle est encore assez fluide pour permettre une locomotion obscure par glissement. Le lophophore est en fer à cheval; les statoblastes ont un appareil flotteur mais pas d'épines (Jullien le dit épineux). C'est dans ce genre, le seul parmi les Phy-

FiS. 305.

Pectinella magnifica (d'ap. Hyatt).

A. Ensemble d'une colonie à l'extrémité d'un support: B. Brvozoïte.

lactolémides, que l'on (Wesenberg-Lund) a trouvé des corps bruns (Europe, Amérique).

Ce genre forme avec les suivants une famille des Lophopusix.e [LophopusidaB (Jullien)] caractérisée par la nature massive de la colonie :

Lophopia (Mitchell) ne serait qu'une espèce de Lophopus (Inde) ;

Pectinatella (Leidy) (fig. 305) peut être considéré comme un Lophopus dont les lobes auraient disparu, tous les polvpides (B) dérivés les uns des autres par bourgeonnement dichotomique étant enfouis dans une masse commune formée par l'ensemble des parois du corps, masse sphéroïde (A) ou s'étendant en

croûte épaisse sur le support; les parties saillantes des polypides dessinent à sa surface des aréoles «régulières, serrées. La cuticule commune est gélatineuse, hyaline, mais non fluide et ne permet aucun mouvement de locomotion; les statoblastes sont épineux. Ajoutons quelques renseignements tirés de la monographie d'ÛKA. Dans la cuticule commune sont éparses des cellules comparables à celles de la tunique des Ascidies, mais d'origine ectodermique. Il y a souvent un tentacule anal impair. Les organes excréteurs sont représentés par une paire de tubes néphridiens dorsaux, s'ouvrant en bas dans la cavité générale, en arrière des glangions nerveux et se réunissant en haut en un canal impair qui bientôt se divise en deux ou trois branches qui montent dans les tentacules voisins et se confondent avec leur cavité. Celle-ci n'a aucun caractère spécial et n'est pas ciliée, mais elle s'ouvre au sommet des deux ou trois tentacules rénaux par un fin pore (Etats- Unis, Bombay, Japon).

Cristatella (Cuvier) (fig. 30G et 307).

Ici, la colonie forme une lame épaisse, mais cette lame est libre; sa face inférieure est développée en une sole plantaire commune, dépourvue de polypides et enduite d'une couche toujours fluide de substance cuti-

Fio-. 306.

Cristatella mucedo (d'ap. Allman)

ENDOPROCTIÉS

culaire qui permet une reptation sensible; en outre, la plus grande partie de l'épaisseur de la laine est occupée par une cavité générale commune, dans laquelle plongent le corps des polypides, séparés seulement par des cloisons mésodermiques qui parlent de la paroi supérieure et s'avancent plus ou moins loin dans la cavité, mais sans jamais atteindre la face plantaire; statoblastes et muni d'un tlotteur épineux (Europe et Amérique) (').

2e Sous-Classe

ENDOPROCTIÉS.

ENDOPROCT1M

[EiNDOPROCTES; — Entoprogtes ; — Entoprocta (Nitsche) Bracuyscolecida cirrata (Ehlers)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

(FIG. 308 a 319)

Anatomie.

Extérieur. Orifices. — L'animal de fort petite taille, à peine visible à l'œil nu, se compose de deux parties : le calice et le pédoncule (fig. 308, pd.). Le pédoncule est une longue tige souple et contractile, qui se continue en haut avec le corps renflé et se termine en bas par une ventouse (u.)par laquelle l'animal est fixé. Au centre de la ventouse s'ouvre une glande pédieuse adhésive (gl. pd.). Le calice a la forme d'un ovoïde à axe vertical. En bas, il se continue avec le pédoncule; sur les côtés, il est uniformément arrondi et ne présente ni organes ni orifices ; à la partie supé-

(J) L'étude du mode de bourgeonnement peut seule donner une notion complète de la structure de la colonie. Elle débute par un individu unique A, issu de l'œuf ou du statoblaste qui

bientôten bourgeonne symétriquemeni deux autres B et B'; de même, B bourgeonne C et G symétriques par rapport à lui et ainsi de suite Les cloisons mésodermiques s'étendent chacune jusqu'entre les deux polypides frères, sans atteindre toul à fait celui qui les a engendrés; elles sont donc d'autant plus longues que les polypides sont plus âgés. Ainsi se développe une colonie d'abord discoïde où les polypides sont disposés en éventail, les plus jeunes étant les plus internes par rapport au diamètre de sj métrie passanl par le polj pide primitif. Comme ces individus jeunes prolifèreni plus activement, la colonie s'étend davantage à droite et à gauche de ce diamètre et prend ainsi la forme d'un ovale allongé, à extrémités arrondies, obtuses. Au poinl de \ue morphologique il faut la considérer comme une colonie rameuse plane ordinaire, dont les branches seraient soudées par leurs bords latéraux, avec cette particularité, que les cloisons intermédiaires sonl formées par le mésoderme seul, l'ectoderme avec la cuticule formant un revètemenl uniforme a la colonie. Les statoblastes contiennent déjà à l'éclosion une vingtaine de polypides dont deux à six parfaits et les autres a l'état de bourgeon.

Cristatella mucedo (d'ap. Allman).

Statoblaste.

Schéma montrant l'ordre d'apparition

des individus .•! la disposition des

cloisonsmesodermiqu.es qui \ correspondent.

BRYOZOAIRES

Fig. 308.

rieure, il est tronqué et creusé d'une, cavité en entonnoir que nous appellerons le vestibule (vstb.) Le bord du calice est garni d'une couronne tenta-

culaire formée d'une douzaine à une vingtaine de tentacules courts et épais (tt.)', non invaginables , mais qui, à la moindre alerte, s'enroulent en dedans (fig. 309).

Danslevestibule, on trouve, en arrière, dans sa partie la moins profonde , une grosse papille très saillante portant Y anus (an.) à son extrémité.

En avant , au point le plus bas, maisformantuue certaine saillie, se trouve la bouche (b.). Entre la bouche et l'anus est une dépression très accentuée, qui va en s'approfondissant d'arrière en avant et s'étend aussi sur les côtés. A sa partie la plus déclive s'ouvre, sur la ligne médiane, le pore génital (o. g.) semblable chez les deux sexes.

A droite et à gauche, et un peu plus vers l'avant, se trouve une paire de pores nêphridiens (o. ur\).

ENDOl'ROCTl.E (Type morphologique).

Coupe sagittale au moment de l'extension (Sch

an., anus; I»., bouche; et., cuticule; est., estomac; g. c ggl., ganglion cérébroïde; gl. c, glande coquillère; gl. ind(

, gouttière ciliée ; , glande génitale : gl. pil., glande pédicuse : inî.. intestin ; mrl., muscles du pédoncule; me»., mésoderme; n. tt., nerf tentaculaire ; «je., œsophage; o. g., orifice génital; o. ni\, orifice uéphridien; pd., pédoncule; r., rectum; s\»., sphincter; st. , soies tactiles ; tt., tentacules; v., ■ventouse; vstl>., vestibule.

ENDOPUOCTIES

cvn

Paroi et cavité du corps. — La paroi du corps est limitée partout par un épiderme représentant Pectoderme et formé d'une seule assise de cellules. Sur toute la surface, à l'exception des tentacules, Pectoderme est protégé par une membrane chitineuse (et.), sécrétée par lui. Mais cette membrane est très mince dans la région intertentaculaire. Sous l1 épiderme, il n'y a pas de feuillet dermique spécial, il y a seulement un parenchyme qui comble toute la cavité générale et représente le mésoderme (mes.). Ce parenchyme est formé de cellules conjonctives étoilées anastomosées en un réseau dont les mailles sont occupées par le liquide cavitaire.

Pédoncule. — Le pédoncule (fig. 308, pd.) a aussi un tégument formé pur Pépiderme et la cuticule, et sa cavité est comblée par le même tissu mésodermique parenchymateux qui se trouve aussi dans le corps, mais auquel s'adjoignent ici des fibres musculaires lisses (mcl.) disposées longitudinalement et obliquement et qui permettent au pédoncule de s'infléchir dans tous les sens et de tourner sur luimême. Par tous ses caractères, le pédoncule se (JÇi définit comme un prolongement rétréci et allongé du calice, dans lequel ne pénètrent pas les viscères.

Couronne tentaculaire et atrium. — Les tentacules (fig. 308 à 310, tt.), sont courts, trapus, peu effilés au sommet, insérés séparément côte à côte sur le bord supérieur du calice, sans membrane intertentaculaire pour les unir entre eux à leur base. Ils ont un tégument formé de l'épiderme seul, sans cuticule chitineuse. Cet épiderme est cilié en dedans seulement. A l'intérieur, ils sont remplis du môme tissu conjonclif parenchymateux qui comble tout le cœlome. Une couche de fibrilles musculaires, développées surtout du côté interne, leur permet de s'enrouler en dedans. Au bord du vestibule, sur la base des tentacules, court un anneau de fibres musculaires lisses formant un sphincter (fig. 308, sp.) capable de resserrer l'entrée du vestibule. L'épiderme

ENDOPROCTI.E (Type morphologique).

Coupe sagittale pendant la contraction (Sch.).

an., amis; g. c., gouttière ciliée; ggl.. ganglion cérébroïde; gl. c, glande coquillère; gl. g., glande génitale, o. g., orifice génital; 0. m., orifice aéphridien; r., rectum; st., soirs tactiles ; tt., tentacules.

BKY0Z0A1RES

FiK. 310.

de la cavité atriale contient de nombreuses glandules unicellulaires. Tube digestif. — La bouche (fig. 308, b.) est largement béante à la partie

antérieure de l'infundibulum. Il en part un long œsophage (œ.) descendant,

étroit, auquel succède un volumineux estomac (est.) qui remplit presque toute la cavité du corps. Puis viennent un intestin, gros et court (int.), ovoïde, ascendant et enfin un rectum (r.) de même forme et ascendant aussi, contenu dans cette grosse papille rectale que nous avons vue former une saillie dans l'infundibulum. L'ensemble constitue un arc de cercle à concavité supérieure dont l'estomac à peu près horizontal forme le milieu. Les parois sont composées d'une simple couche épithéliale, ciliée dans toute son étendue,

la boiii'li

ENDOPROCTI.'E (Type morphologique) (Seh Coupe frontale ilu calice par un plan passant en arrière de an., anus; et., cuticule ; ggrl., ganglion cérébroïde; gl. c, glande coquillère; gl. s., glande génitale; nepli., aéphridie; oe., œsophage coupé à sa base; pd., pédoncule; st., soirs tactiles; vstl»., vestibule.

formée de gran-

des cellules qui, dans l'estomac, Ce volumineux tube digestif occupe presque tout le cœlome et ne laisse que peu de place au parenchyme et aux autres viscères.

se montrent très élevés et glandulaires

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