END0PR0CT1ES
Fig. 311.
ENDOPROCTIM.
(Type morphologique). Coupe do la paroi.
et., cuticule ; ect., épiderme; gl., glande; st., soies tactiles.
Fig. 312.
Organes excréteurs. — Il existe une paire de petils organes excréteurs, véritables nèphridies (fig. 310, neph.), situés derrière l'œsophage, derrière la paroi antérieure de la cavité incubatrice. (>e sont deux tubes cellulaires, terminés par une dilatation dans laquelle bal une flamme vibratile et qui s'ouvrent dans la cavité atriale (fig. 308 et 309, o. g.), en avant et au-dessus du pore génital (').
Système nerveux. — Un ganglion unique (ggl.) situé entre la bouche et
le rectum constitue à lui seul tout le système central. Il n'y a point de collier œsophagien, le ganglion envoie simplement des filets nerveux aux tentacules (fig. 308, n. tt.) et sans doute aux viscères. Ce ganglion est formé de deux petites masses cellulaires superficielles réunies par des fibres centrales.
A la face dorsale des tentacules et disséminées sur la paroi du corps sont, entre les cellules épidermiques de soutien, des cellules tactiles terminées par une soie (fig. 311, s. t.); celles des tentacules sont les plus développées. Les filets nerveux qui passent près d'elles leur envoient une fine ramification.
Organes reproducteurs. — Les sexes sont séparés, mais les organes ont une conformation macroscopique assez semblable dans les deux sexes.
Ils se composent d'une paire de glandes génitales (fig. 308, gl. g.) situées sous le fond de la cavité incubatrice, à droite et à gauche de l'estomac, qui se jettent par un court canal dans une partie commune qui est, chez le mâle une vésicule séminale, chez la femelle une glande coquillère (fig. 308, gl. c. et fig. 312, gl.), et qui s'ouvre par un canal
Unique et médian au fond du Vesti- (Type morphologique), (d'ap. Harmer).
bille (II'"' 312 O '/ ) Coupe transversale au niveau de l'orifice génital.
finb., embryons contenus dans le vestibule; •;!., glande coquillère ; Int., intestin ; œs., œsophage-
l1) La structure exacte de cet organe u'esl o. g., orifice génital; «v., ovaire. pas très bien élucidée. Hatschek chez la Pédi-
celline el Harmer chez le Loxosome [fig. 314) assurent que le tube est intracellulaire; Prouho le trouve intercellulaire chez les Gyclatelles [Loxosoma annelidicola). Ce même observateur
Physiologie.
Habitat. Mouvements. — L'animal habite exclusivement la mer et vit fixé par son pédoncule sur un objet immergé, vivant ou inanimé. Quand il n'est pas inquiété, il a son vestibule largement ouvert, ses tentacules étendus ; on le voit infléchir de temps en temps son pédoncule dans un sens ou dans l'autre, ou tourner sur lui-même par un mouvement de torsion. A la moindre alerte, il enroule en dedans ses tentacules et contracte le sphincter marginal du vestibule qui se referme par-dessus leur base, les renfermant à demi dans sa cavité.
Alimentation. Excrétion. Respiration. — Les particules alimentaires sont précipitées dans la bouche par les cils vibratiles qui tapissent la face interne des tentacules. Les autres fonctions digestives n'offrent rien à signaler. L'excrétion se fait par les deux néphridies sous une forme liquide. Certaines cellules des parois néphridiennes paraissent jouer un rôle actif dans la séparation des produits usés. La respiration a lieu à travers la paroi mince des tentacules. 11 n'y a pas d'appareil circulatoire, le liquide contenu dans les mailles du parenchyme étant suffisamment brassé par les mouvements généraux du corps.
Bourgeonnement. — L'animal se reproduit asexuellement par bourgeons. En un point du corps, on voit se former une saillie (fîg. 313, brg.), simple diverticule de la paroi et, au sommet de cette saillie, une invagination de l'épiderme. Cette invagination forme, sous l'épidémie dont elle ne se sépare jamais, une vésicule (fîg. 316). Cette vésicule se divise parai- Fi(r 314
lèlement à la surface en deux moitiés, l'une tournée vers la surface et qui deviendra l'atrium, l'autre profonde et qui repré-
ENDOPROCTf.E.
(Type morphologique). (Sch.).
Bourgeonnement.
brg., bourgeon; o. invg. orifice d'in
vagination du bour
geon ; pd., pédoncule; tt., tentacules.
Fm. 315.
o.iir
r c.exc
a/re a
le décrit (fig. 315) comme s'ouvrant librement dans une lacune du parenchyme où manœuvrenu! un arc cilié porté par des cellules indépendantes du canal.
Harmer décril et figure une vraie flamme vibratile intracellulaire dans l'extrémité fermée. En tout cas, il est infiniment probable que la cavité cellulaire contenant celte flamme communique avec les lacunes du cœlome.
/:\nornocrr.E.
Néphridie (d'ap. Harmer).
o. ur.. orifice néphridien; fl., flamme vibratile.
ENDOPROCTIJE.
Néphridie gauche de
Loxosoma annelidicola
(d'ap. Prouho).
END0PROCT1ES
sente la portion buccale du tube digestif; l'orifice de communication entre les deux est voisin du bord et deviendra la bourbe (b.) ('). De cette bouche part donc
Fie. 316.
ENDOI'ROCTl.i:.
(Type morphologique) (Sch.). Bourgeonnement.
un simple cul-de-sac. Mais celui-ci s'approfondit, s'allonge en un canal qui s'abouche par son extrémité avec la vésicule atriale et s'ouvre à son intérieur par un orifice secondaire qui est l'anus (an.). Les tentacules se forment par des refoulements centripètes de la cavité atriale, tandis qu'une invagination centrifuge de cette même cavité forme, entre la bouche et l'anus, le ganglion nerveux (>*.). Le bourgeon est alors complet : la vésicule invaginée a formé son atrium, ses tentacules, son tube digestif et son ganglion nerveux ; la portion de la paroi du corps
de la mère qui Contient la Vési- Cin<1 S!atJeS slK'clf sifs montrant la formation par invagina-
' lion do la vésicule et celle du polypide par celle vésicule.
Cule et forme SUr le COrpS ma- an„ anus; !>., bouche; nM système nerveux.
ternel une saillie devient la
paroi du corps du bourgeon et se sépare de la mère à sa base par un étranglement (fig. 317). La portion basilaire du bourgeon s'étire et devient le pédoncule. Enfin les éléments mésodermiques de la mère pénètrent dans le bourgeon, entre sa paroi du corps et ses viscères, jusque dans la cavité de ses tentacules, et forme son parenchyme. L'orifice de communication entre la paroi du corps et la vésicule invaginée, qui n'a jamais cessé d'exister, se dilate et devient l'orifice de l'atrium. Tantôt le bourgeon se sépare alors pour aller se fixer par l'extrémité de son pédoncule (Loxosoma), tantôt il reste uni à la mère pour former avec elle une colonie (Pedicellina).
Régénération. — Une régénération périodique des calices a été observée chez quelques formes. (Type morphologique)
(Sch.).
Bourgeonnement.
(*) Nous avons vu que chez les Ectoproctiés ou existe un processus i>rg., bourgeon.
similaire, eel orifice esl au contraire l'anus, el c'esl la bouchequise forme secondairement. Pour le reste, c'esl en sommeà peu près comme chez les Ectoproctiés.
Fisr. 317.
BRYOZOAIRES