GENRE DI SCO PU S
a., ancre de la peau de Synapta; b., bouche;
b'., orifice d'invagination de l'appareil rotateur; C, cerveau ;
c. evc, canal excréteur; c. gl. p., conduits de la glande pêcheuse; cl., cloaque; cr., crochets;
d., Discopus dans son habitat; est., estomac;
ggl. s. ces., ganglion sous-œsophagien; gl. gs., glande gastrique; gl. pd., glande pédieuse:
gl. s., glande salivaire; mast.f mastax ;
mol., muscles :
n. tr.f nerfs de la trompe;
n. tt., cerf tentaculaire ;
o. cl., orifice cloacal;
o. exe, orifice excréteur:
c. gl. pd., orifices des glandes pédieuses;
ov., ovaire;
p., morceau de psau de Synapta;
roue d., roue droite ;
roue g., roue gauche;
s., sac contenant les conduits des glandes
pédieuses.
sph., sphincter; tr., trompe; tt. d., tentacule dorsal; ventouse, ventouse terminale du pied.
Fig. 1. Coupe sagittale (im. Zelinka).
Fig. 2. L'animal en place sur un morceau de peau de Synapta (d'ap. Zelinka). Fig. 3. Extrémité inférieure du corps (im. Zelinka).
Fig. 4. Extrémité supérieure du corps vue du côté ventral et présentant l'appareil rotateur dévaginé (im Zelinka).
Zoologie concrète. T. V.
ROTIFÈRRS : SEISOMDES :'<•!>
pourvus des mêmes organes digestifs. Tous les représentants connus sont marins et vivent en ecto-parasites sur les branchies et quelques autres points du corps des Nébalies.
GENRES
Paraseison (Plate) (PI. 30). Nous commencerons par ce genre parce qu'il est le mieux connu et le plus récemment étudié.
Femelle (30, ////. / et 3). — Le corps est allongé, vermiforme, légèrement renflé, vers le milieu dans la région génitale et vers le haut dans celle du mastax, divisé en anneaux superficiels de longueur inégale. Le premier segment, petit, cylindrique, se termine en haut par une surface légèrement concave qui représente une couronne rudimentaire Un peu en avant de son centre s'ouvre la bouche (b.). Il n'y a pas d'appareil ciliaire, mais simplement quatre petits faisceaux de cils disposés en deux paires (p.), qui représentent sans doute un dernier vestige de l'appareil rotateur. En arrière de la bouche se trouvent, sur l'aire coronale, deux petits pores symétriques (o. gl.) qui sont les orifices de deux glandes à sécrétion analogue à celle des deux glandes pédieuses. Au même point se trouve une petite masse verte composée de quatre petits bâtonnets chitineux dont la signification n'est pas connue. A la base du renflement supérieur se trouve un tout petit tubercule sétigère qui représente un tentacule dorsal unique (tt. cf.). L'orifice cloacal (o. cl.) est dorsal, à la base du pied; il sert seulement de pore urogénital.
Le pied, annelé comme le reste du corps, se termine non par des orteils mais, comme chez Callidina, par un petit tubercule représentant le dernier anneau percé d'orifices qui sont ceux des glandes pédieuses. On y trouve aussi, un peu plus haut du côté ventral, l'orifice d'un petit sac hyalin (s.) d'où l'on voit sourdre un liquide limpide et qui semble être quelque dépendance de l'appareil excréteur du pied.
L'animal se tient d'ordinaire fixé par son pied sur les branchies de Nebalia dont il est parasite. Mais il se déplace aisément grâce aux nombreux et puissants faisceaux musculaires longitudinaux dont il est pourvu. Pour cela, il fixe alternativement sa bouche et son pied, en ployant son corps en arc à la manière des Chenilles arpenteuses. Il peut aussi rétracter, en l'imaginant, la partie antérieure de son cou.
L'organisation intérieure est remarquable sous plusieurs rapports. A la bouche fait suite un très long et très étroit œsophage (œs.) qui parcourt toute la région supérieure, étroite du corps, le cou, et vient se jeter dans un vaste estomac cylindrique (est.), non cilié, contenu dans le renflement moyen. Cet estomac est. en cul-de-sac. Il n'y a ni intestin ni anus. Mais c'est là un caractère spécial à ce genre et qui ne se retrouve pas chez les autres genres de Tordre. Il existe un mastax (mast.) bien développé, ovoïde, contenant une paire de grandes mâchoires exsertiles du type virgé; mais ce mastax n'est pas sur la continuité du canal digestif. Il est appendu, en forme de diverticule ventral, à l'œsophage, presque
210 TROCHRLM1NTHES
immédiatement derrière la bouche. C'est lui surtout qui, par son volume, détermine le renflement supérieur. Diverses glandes unicellulaires volumineuses s'ouvrent dans le mastax et dans l'œsophage. Il y a en arrière du mastax un gros ganglion cérébral (C.) qui ne présente rien de particulier. L'appareil excréteur est constitué d'une façon assez singulière. Il n'y a pas de vésicule pulsatile. Du cloaque urogénital partent directement deux canaux à lumière étroite et à parois épaisses (c. exe), qui montent sur les côtés de l'ovaire. Au-dessus de cette glande, ils deviennent brusquement étroits, à parois minces et conservent ce caractère dans le reste de leur parcours. Ils montent ainsi dans le cou jusqu'au mastax où ils se terminent. Ils présentent sur leur trajet trois appareils à flamme vibratile, un en avant du cerveau, un à la base du renflement supérieur, et un au point où ils se continuent avec le canal à parois épaisses. De ce dernier, un peu au-dessous du même point, se détache une paire de canaux minces qui descendent et se terminent un peu audessus du cloaque par deux organes vibratiles. Au niveau des organes vibratiles, le canal forme, comme d'ordinaire, un tortillon. La glande pédieuse (gl. pd.) est formée d'un groupe de glandes unicellulaires à long col qui vont s'ouvrir à l'article terminal du pied. L'ovaire est pair, formé de deux sacs ovoïdes situés en arrière de l'estomac et se réunissant en un canal commun qui va s'ouvrir dorsalement à la base du pied après avoir reçu les canaux excréteurs.
Mâle (30, fig. 2 et S). — Semblable à la femelle par tous les autres points de son organisation, il en diffère non seulement par la constitution de son appareil sexuel, mais par la position de l'orifice urogénital (30, fig. 2, 0. cl.) qui s'ouvre dorsalement au-dessus du renflement abdominal.
Il y a deux testicules piriformes dont le col, dirigé en bas, se jette avec celui du côté opposé, dans une vésicule séminale commune (vés. s.) où se forment les spermatophores. Au-dessus de cette dernière est un vaste réservoir éjaculateur ventral, piriforme (rés. éjac.) dont le col, tourné en haut, va s'ouvrir à l'orifice cloacal (o. cl.). Ce col est cilié, mais le reste du réservoir ne l'est pas ; il forme une vaste vésicule à parois minces contenant les spermatophores. Le mode d'union de ce réservoir avec la vésicule séminale est mal connu. Le fond du réservoir est occupé par une masse homogène clans laquelle serpentent les circonvolutions d'un (ou deux) tube qui vient évidemment de la vésicule séminale et va s'ouvrir par deux orifices au fond de la portion libre du réservoir. Les canaux urinaires (c. exe.) viennent se jeter dans le canal qui unit les testicules à la vésicule séminale. Les spermatophores (fig. 4) sont de petits appareils en forme de bouteille dont l'orifice et le goulot ont une paroi mince, tandis que le ventre forme un sac à parois épaisses rempli de sperme (1,1; marin; Naples, sur les branchies et quelques autres parties du corps de Nebalia; il y a environ une Nébalie infectée sur cinq, rarement plus de trois parasites sur le même hôte, environ un mâle pour six femelles).
SEISONIDA
GENRE PARASEISON
b., bouche ;
C, cerveau:
c. exc.; canal excréteur;
est., estomac;
gl., glandes;
gl. pd., glandes pédieuses;
mast., mastax ;
nid., muscles;
o. cl., orifice cloacal;
ces., œsophage;
o. gl., orifices glandulaires;
ov. g., ovaire gauche;
p., papilles ciliées de la couronne buccale;
p. v., paroi ventrale;
res. éj'ac, réservoir éjaculatenr contenant
des spermatophores ; s., sac glandulaire; test., testicule; tt. d., tentacule dorsal; rés. s., vésicule séminale;
Fi g. 1. Paraseison femelle (Sch.). Coupe sagittale.
Sur le dessin les organes impairs ne sont pas intéressés par la coupe ; Fig. 2. Région moyenne de Paraseison mâle vu du côté gauche (d'ap. Plate*. Fig. 3. Couronne buccale étendue et vue de face (d'ap. Plate). Fig. 4. Spermatophore (d'ap. Plate).
Zoologie concbète. T. V.
gl.pJA
ùej.d
ROTIFÈRES : PLOÏMIDES 21 1
Outre le genre précédent, l'ordre^en contient deux autres <li>nt le premier seul est connu avec quelques détails :
Seison [Grube] plus anciennement connu que Paraseison a donné son aom au groupe. Il diffère du précédent par les caractères suivants: son pied se termine par un disque adhésif; son estomac se continue par un intestin qui va former le cloaque, disposé d'ailleurs dans les deux sexes comme chez Paraseison el recevanl les conduits génitaux el excréteurs; les glandes génitales sonl ventrales par rapporta l'estomac; il \\\ a pas de spermatophores Marin: sur 1rs Nebalia, près de Trieste] :
Saccobdella [Van Bcneden el Hesse] a l'abdomen terminé par deux disques pédoncules adhésifs; la bouche est ventrale, non loin de l'extrémité supérieure ; le tube digestif esl complet, rectiligne; ce genre esl rapproché avec doute de Cypridicola par Daday (V. p. 212 ri la classi-
lication de Daday, p. 195* '% à :i : Mer du Nord, sur les Nebalia [N. Straussii}, sur les
branchies des jeunes encore contenus dans la poche incubatrice de la mère qui elle-même habite dans les masses spongieuses formées par les pontes de Murex brandatis).
4e Ordre
NAGEURS. — PLOÏMIDES. — PLOIMIDA [Ploima (Hudson et Gosse)]
TYPE MORPHOLOGIQUE ■ PI. 22 et 23i
Cet ordre est, de beaucoup, le plus nombreux de toute la classe, c'est aussi le plus normalement conformé, aussi est-ce à lui que nous avons emprunté le type morphologique général ce qui nous dispense de le décrire à nouveau ici. La caractéristique différentielle réside, ici également, dans le mode de locomotion. Comme chez les Bdelloïdes, l'animal peut ramper et nager, mais, à l'inverse de ceux-ci, il ne rampe qu'exceptionnellement et alors en se traînant maladroitement avec son pied. Le vrai mode de locomotion est la natation au moyen de l'armature ciliaire de la couronne.
L'ordre se divise en deux sous-ordres : Illoricidm, dépourvus de carapace; LobiciDjE, pourvus d'une carapace ou lorica.
1er Sous-Ordre
NUS. — 1LLOR1CIDÉS. — ILLORICID.E
[Illoricata (Hudson et Gosse)]
Il ne diffère de celui de l'ordre et par conséquent du type général de la classe que par l'absence de carapace : l'animal est simplement revêtu d'un tégument ûexible. Ajoutons que le pied, lorsqu'il existe, est toujours fourchu, non annelé transversalement, le plus souvent très peu télescopable et rétractile en partie seulement. Les mâchoires sont ordinairement du type malléé.
THOCIIELMIISTHKS
Fis:. 367.
Fis. 368.
GENRES
[Taille partout exprimée en millimètres].
Microcodon (Ehrenberg) (fig. 367) a un corps ovoïde, prolongé en un long pied styliforrae et surmonté d'une large couronne circulaire, étalée, peu profonde non invaginable, avec la bouche au centre. L'anneau cilié postoral en orne le contour d'une ligne continue tandis que l'anneau préoral, formé de cils plus forts, dessine autour de la bouche deux demi-cercles latéraux séparés par deux intervalles sur la ligne médiane; les mâchoires sont du type forcipé. (0,15 à 0,2; Angleterre et continent; eau douce.)
Fis. 360.
Ce
genre forme
avec le suivant la famille des Micsocodinm [Mikrocodidœ (Hudson et Gosse)] :
M'iKrocodides (Bergendal) (fig. 368 et 369) diffère principalement du précédent par son pied de forme ordinaire, à un seul article terminé par deux orteils dont un plus gros prolonge directement le pied (0,2; Groenland; eau douce;
Mikrocodiâes du Mus (d'ap. Bergendal).
Disposition des couronnes ciliaires.
Microcodon
daims
(d'ap. Orenacher).
Mikrocodides dubius
(d'ap. Bergendal).
Fig. 370.
Cypridicola (Daday) (fig. 370), n'a pas de pied ; son corps est aplati en avant, très bombé sur le dos, renflé au milieu, aminci aux extrémités; la couronne ventrale, est formée uniquement par la partie supérieure du corps, tronquée obliquement en avant et a son appareil rotateur dissocié en groupes de cils; le cloaque est terminal et commun seulement au tube digestif et à la vésicule pulsatile; l'ovaire, unique et ventral, s'ouvre par un orifice ventral distinct; la glande pédieuse, détournée de sa position et de ses fonctions habituelles, est annexée à la terminaison de l'oviducte et sécrète à chaque œuf une enveloppe et un pédoncule qui l'attache à l'orifice sexuel (0,8 à lmm j Hongrie, dans des mares un peu salées, parmi les poils des pattes de Cypris incongruens) (').
Cypridicola parasitica (d'ap. Daday)
f1) Daday donne comme taille totale 0,8 à 1 \x. C'est évidemment une erreur typographique, cette dimension étant celle des moindres éléments anatomiques. Il l'ait de cet être le type de ses [Monogononta Gonopora] (Y. p. 195) où il place aussi, avec doute, Saccobdella. Nous accepterons seulement d'en faire une famille des Cypridicolik^ [Cypridicolidx (Daday)].
ROTIFÈRES : PLOIMIDES
Fiff. 371.
Axpîanclina (d'ap. Masius).
Asplanchna (Gosse) (PI. 31 ci li^. :t7l). Ce très curieux animal esl de forme ovoïde, à -rosse extrémité tournée en bas et dépourvue de pied (parfois il y en a un rudiment), à extrémité supérieure tronquée. Le bord de la troncature légèrement saillant limite la couronne qui porte un anneau posterai circulaire continu. Dans Taire à peine excavée de la couronne s'élèvent deux grosses éminences latérales parallèles, symétriques, allongées d'avant en arrière, aplaties de droite à gauche, limitant entre elles un sillon qui conduit à la bouche située tout près du bord antérieur. 11 n'y a pas d'anneau préoral, mais les deux éminences coronales sont surmontées chacune d'une petite papille sensitive sétigère (t.). 11 v a, en outre, les quatre tentacules normaux, une paire ventrale, l'autre dorsale, toutes les deux situées très bas et très latéralement. Il n'y a pas de mastax et c'est le pharynx qui contient une paire de mâchoires puissantes du
tvpe incudé {fin. 1, ma.), puis vient, à la Suite Disposition du système nerveux Ji I '> ' l 1. dans la couronne cihaire.
d'un long œsophage, un large estomac arrondi
avec une glande gastrique (est.). Mais l'estomac est en cul-de-sac; il n'y a pas d'intestin et les résidus alimentaires sont rejetés par la bouche (b.). Le cloaque, exclusivement uro-génital semble, par une exception presque unique, ventral, mais il serait imprudent d'affirmer qu'il représente le cloaque intestinal primitif; en outre, malgré sa position par rapport à l'axe géométrique du corps, on ne pourrait affirmer qu'il est réellement ventral que si l'on connaissait la place du pied qui seul marque la limite morphologique des faces ventrale et dorsale du corps. Or, si le pied était lui-même reporté vers la face géométriquement ventrale, il se pourrait que le cloaque eût l'air d'être ventral, sans que sa position morphologique fût changée. D'après ce qui a lieu chez Asplanchnopus il est fort probable qu'il en est ainsi. Le cloaque est la continuation directe d'un oviducte très dilatable (l'animal étant vivipare), venant d'un petit ovaire impair (//g. 2, OV.) auquel est annexé un gros vitellogène (vit.). Dans le tube cloacal s'ouvre dorsalement une grosse vésicule pulsatile (vés.) qui reçoit une paire de tubes excréteurs (c. exe). L'appareil excréteur est donc aussi ventral. Le ganglion nerveux (C), très évident envoie un filament nerveux à chacune des grosses cellules qui forment la bordure de la couronne et qui portent les cils de l'anneau postoral. Les mâles (31, fig. 3) sont nombreux et relativement gros (ils atteignent la moitié de la taille de la femelle et quelquefois plus) ; ils ont une structure beaucoup moins aberrante que d'ordinaire; cependant leur pénis est ventral. Ils ont un rudiment de pied (0,5 à lmm; Europe, Syrie, Australie; eau douce) (').
(x) Daday [00] a consbir chez une espèce A' Asplanchna [A. Sieboldii quelques particularités intéressantes. L'animal est non pas dimorphe comme les autres Rotifères, mais trimorphe
Fis. 372.
Ce genre forme avec le suivant la famille des AsplanchninjE [Asplanchnadss (Hudson et
Gosse)! :
Asplanchnopus (de Guerne) diffère du précédent par un pied ventral, rétractile, terminé par
deux orteils (0,5 à l111"1; Europe, Egypte, Ceylan; mer et eau douce); Dinops (Western) est, d'après son auteur lui-même, un genre douteux voisin du précédent, mais
avec un profil différent, un énorme mastax à deux mâchoires incudées et un grand pied téles-
copable (0,5 à 0,8 ; Angleterre ; eau douce) ; Sacculus (Gosse) a un seul monticule dans l'aire coronale: les mâchoires, formées de deux rami
délicats, triangulaires, portés sur un long et mince fulcrum avec deux mallei en forme de
baguettes inégales, sont contenues dans un mastax ; le sac stromacal, très vaste, a huit cœcums ;
la femelle pond des œufs qu'elle porte attachés à elle (0,17 ; Angleterre, Allemagne, Amérique;
eau douce).
Synchseta (Hudson et Gosse) (fig. 372) a la forme d'un cône dont le sommet correspond au pied qui est petit et fourchu ; la région coronale est formée par la base du cône qui est bombée et dont le pourtour porte un anneau postoral circulaire discontinu, formé de segments courbes séparés; sur ses parties latérales, le rebord coronal forme une paire de proéminences charnues appelées aimcules, fortement ciliées et qui sont d'actifs instruments de locomotion, car elles sont mues par des muscles spéciaux capables de les orienter en tous sens; elles font partie de l'anneau postoral. L'intérieur de l'aire coronale porte des soies tactiles, la bouche du côté ventral et, au sommet, une paire de proéminences qui, bien que plus petites, rappellent celles d'Asplanchna mais qui, étant ciliées, représentent très probablement l'anneau préoral. Le mastax est armé d'une paire de puissantes mâchoires forcipées (0,13 à 0,35; Europe, Syrie; mer et eau douce).
("est l'unique représentant de la famille des Syyru^riy^: [Synchxtadx (Hudson et
Gosse)].
Synehœta obloiiga (d'ap. Tessin).
car il existe deux sortes de femelles : 1" des femelles sacciformes semblables, sauf quelques particularités secondaires (forme de l'ovaire en accolade, présence d'un œil, etc.), à celle que nous venons de décrire; 2° des femelles a ml ri formes (31. fig. 5), semblables aux mâles quoique plus grosses. Elles ont un ovaire très net (ov.) et, bien entendu, pas de pénis, mais cllrs ont, comme les mâles de l'espèce, de grands appendices membraneux aliformes, verticaux, un ventral, un dorsal et deux plus grands formant une paire latérale; en outre, elles ont le corps prolongé en une pointe qui rappelle le prolongement pénien du mâle. Or les deux formes femelles peuvent provenir l'une et l'autre soit d'œufs parlhénogénétiques, soit d'oeufs fécondés reconnaissables à leur paroi épaisse ; et l'une et l'autre peut se reproduire soil parthénogénétiquement, soit après accouplement avec les mâles. Mais les générations parthénogénétiques ne se continuent [tas indéfiniment et finissent toujours par laisser place à des œufs fécondés, d'où naissent des femelles sacciformes qui recommencent un nouveau cycle de générations parthénogénétiques ou sexuées avec production de femelles andriformes.
ILLOHICID.E
GENRE ASPLANCHNA
b., bouche;
C, cerveau;
c. exe, canal excréteur;
cl., cloaque;
e.; amas cellulaire;
est., estomac;
gl. gs. , glande gastrique ;
ma., mâchoire;
mcl. r., muscle rétracteur ;
n. /., nerf latéral;
n. tt., nerf tentaculaire ;
o. cl., ouverture du cloaque ;
œuf., (enf contenu clans l'oviducte;
ov., ovaire;
pénis., protubérance de la paroi formant le
pénis ; t., papille srnsitive sétigère; tes., testicule:
tt.f d., tentacule dorsal; tt. v., tentacule ventral; tt. v. d., tentacule ventral droit; vès., vésicule contractile;
vit., vitellogène;
d'il.
Fig. 1. Femelle sacciforme vue par la face postérieure (Seh.).
Fig. 2. Femelle sacciforme en coupe sagittale ^SchA
Fig. 3. Mâle vu de profil (Sch.).
Fig. 4. Mâle d'Aspktnckna Sieboldii (iin. Daday).
Fig. 5. Femelle andriforme d'Asplonrlina Sieboldii (im. Daday]
Zoologie concrète T. V.
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