LL.V.cL \s
V^Ba. c.eozc
JC '-' •- '
OV
IIOTIIK.IU'.S
l'UHMIM S
Fis. 373.
Triarthra (Ehrenberg) (fig. 373) avec une couronne analogue à celle du précédent, mais sans auricules et à anneau posloral continu est surtout remarquable parla présence de trois longues épines chitineuses, deux supérieures cl latérales formant une paire sur les épaules et une impaire, inférieure èl ventrale. Ces épines sont de simples productions superficielles de la cuticule; elles ne pénètrent pas dans la cavité générale mais, par suite de leur continuité avec le tégument, elles sont mobiles avec lui et quand l'animal, tandis qu'il nage en avant avec son anneau postoral, se contracte violemment, elles sont projetées en avant et lui font faire un bond de côté. Il n'y a pas de pied; les mâchoires sont malléo-ramées et il y a deux yeux frontaux ^0,17 à 0,5; cosmopolite; eau douce, sauf T. longiseta qui a été aussi trouvé dans l'eau salée).
Fiff. 374.
Ce genre l'orme avec les suivants la famille
Pohjarthra
platyptera mâle
(d'ap. Plate).
Triarthra corn nia (d'ap. Plate).
Fie. 375.
Fig. 376.
îles Ti:/.u:ti/i;ix^e [Triarthradas (Hudson et
Gosse] i que l'on pourrait aussi bien placer dans
le sous-ordre des Cuirassés, car la tunique est
chez tous plus ou moins renforcée en cuirasse dans la région d'implantation des épines saltatrices : Polyarthra (Êhrenberg) (fig. 374) diffère du précédent par
son d'il unique occipital, ses mâchoires torcipées et surtout
par ses épines saltatrices qui formenl deux petits faisceaux
sur les épaules 0,12; cosmopolite eau doue,. (,| s;,]r(. : Pedetes Gosse (fig. 375) a deux yeux frontaux ef deux grandes
épines saltatrice- pectorales [0,14; Angleterre; eau douce); Pteroessa [Gosse), connu seulement par sa cuirasse qui est
presque entiè] I ne laisse qu'une large ouverture ovale à
la partie inférieure, a de nombreuses soies saltatrices de
deux sortes, les unes simples, une paire
sur une face, l'autre impaire sur l'autre
face on ne peut distinguer le dos du
ventre) et les autres pennées, au nombre
de douze de chaque côté, formant trois
rangées verticales (0,24; Angleterre
près de Dundee; eau douce .
Hydatina (Ehrenberg) (fig. 37G) est de forme conique, le pied terminé par deux orteils, se continue en haut insensiblement avec le corps; la couronne est circulaire, horizontale, bordée d'une bande postorale continue ; à l'intérieur
Il ydatina aenta (d'ap. Cohn).
Pedetes saltatoi
(d'ap. Gosse).
est un anneau préoral formé de trois segments, un dorsal et deux latéroventraux disposés sur une circonférence excentrique plus rapprochée du bord antérieur. L'espace compris à l'intérieur de l'anneau préoral est creusé d'une excavation qui va en s'approfondissant vers le bord antérieur où est la bouche; l'espace annulaire entre les deux anneaux ciliaires est parsemé de proéminences stylifères obtuses; mâchoires du type maliéé; point d'yeux. Le mâle, assez semblable extérieurement à la femelle jeune, a l'organisation interne de celui d'Asjjlanchna Fig. 377.
(0,4 à 0,5; cosmopolite; eau douce, souvent croupis- * santé) (*). f
Ce genre est le chef de la famille des I^ydatininm [Hy-
datinadx (Hudson et Gosse)] qui renferme aussi les genres
ci-dessous :
Rhinops (Hudson) diffère i'Hydatina par un volumineux prolongement en forme de trompe qui naît dans l'aire coronale,
entre les deux anneaux ciliaires, à l'endroit où sont chez l'Hy-
datineles mamelons stylifères qu'il remplace (V. p. 203, note) ;
il porte à son extrémité une paire d'yeux rouges très accusés ;
chez R. vitrea, le mâle serait, paraît-il (Rousselet), pourvu
d'un appareil digestif complet, fonctionnel (0,3; Angleterre,
Chine; eau douce); Notops (Hudson) diffère cYHydatina par son pied qui est, non plus
terminal, mais ventral et par un œil impair occipital (0.5 à 0,3 ;
Europe, Syrie, Chine, Australie; eau douce); Hudsonella (Zacharias) (fig. 377), de forme aplatie, le dos plus
bombé que le ventre; appareil rotateur représenté par une
simple touffe de cils ; mâchoires réduites à deux petites ti-
gelles; ni intestin, ni anus; pied annelé avec une seule soie;
du côté droit on observe un petit organe sensitif [tentacule?] laissant sortir un petit bouquet
de soies; serait d'après Rousselet synonyme du précédent (0,15; Lac de Pion);
Hudsonella picla
(d'ap. Zacharias).
A., silhouette de l'animal vu <le
dessus; B., profil.
(*) Maupas [90, 91] nous a fait connaître sur ces êtres quelques faits biologiques fort intéressants. Il a reconnu qu'il y a trois sortes de femelles : 1° des pondeuses d'œufs d'hiver fécondés; 2° des pondeuses parthénogénétiques d'œufs d'été producteurs de mâles; 3° des pondeuses parthénogénétiques d'œufs d'été producteurs de femelles. Rien que semblables anatomiquement, ces trois formes sont absolument distinctes et en aucune condition l'une ne se transforme en l'autre. Les femelles fécondables ne peuvent être fécondées efficacement que très jeunes, au plus sept à huit heures après l'éclosion et elles peuvent l'être dès l'éclosion. Elles pondent alors une quinzaine d'œufs. Les femelles plus âgées peuvent être fécondées, mais elles restent stériles. La copulation a lieu par perforation du corps par le pénis du mâle qui dépose son sperme dans la cavité générale ; chaque mâle peut féconder plusieurs femelles. Les pondeuses parthénogénétiques pondent, après vingt-quatre à quarante-trois heures, trente-cinq à quarante œufs en trois ou quatre jours, vivent encore trois ou quatre jours, puis meurent. Elles peuvent recevoir les approches du mâle et l'on voit le sperme grouiller dans leur cavité générale, mais elles n'en continuent pas moins à pondre des œufs vierges. C'est la température qui détermine chez les pondeuses vierges le sexe de leurs produits, mais cette détermination a lieu, dès l'œuf, une fois pour toutes, et ne peut plus être modifiée ultérieurement: vers 14 â 15 degrés les œufs producteurs de femelles parthénogénétiques donnent des pondeuses de mâles ; vers 24 à 26 dégrés ils donnent des pondeuses de femelles et l'on peut, pendant la vie d'une femelle, en la faisant passer d'une température â l'autre, faire alterner à volonté le sexe de ses petits-enfants.
ROTIFÈRES : PLOÏMIDES
Cyrtonia (Rousselel créé pour Notommata tuba d'Ehrenberg (qui c'est pas du tout celui de Gosse el Hudson), esl de forme conique, bossu, terminé par un pied court à deux orteils; La couronne entourée de cils a, en outre, trois petites crêtes stylifères; elle esl tronquée en avanl et La partie tronquée constitue une petite surface subcarrée, perpendiculaire a sa direction (verticale par conséquent); un œil simple cervical [0,24 à 0,35; Angleterre; eau douce .
Notommata (Gosse, nec Ehrenberg) (fig. 378 et 379) est Je forme cylindrique,
terminé par un petit pied à deux orteils, partiellement télescopable.
Fie. 371».
Fis- 380.
Fig. 381.
Notommata lacinulata (d'ap. Plate).
Cycloglena lupus (d'ap. Ehrenberg).
Figr. 382.
Notommata affinis (d'ap. Bergendal).
Notostemma
affinis
(d'ap. Bergendal).
La couronne est formée simplement par la partie supérieure du corps, tronquée obliquement en avant et en bas, légèrement excavée, dont le rebord porte les cils de l'anneau postoral, tandis que la surface interne est parsemée de bouquets de cils. En outre, sur les parties latérales de la tète, en rapport avec le bord de la couronne, sont deux petites capsules fortement ciliées qui, à la volonté de l'animal, peuvent se dévaginer sous la forme A'auricules dont les cils apportent un concours puissant à la locomotion produite par l'anneau postoral. Ainsi constitué, cet être est sans cesse en mouvement, se reposant à peine sur son pied. Les mâchoires sont du type virgé, il y a un œil occipital et souvent une sorte de prolongement caudal, dorsal, au-dessus du cloaque. Le cerveau contient des masses calcaires opaques (0,1 à 0,35; cosmopolite; eau douce).
Ce genre est le chef d'une nombreuse famille des Notomxatix^e [Notommatadse [Hudson et Gosse)] où l'on retrouve, sauf les diffférences génériques ci-dessous indiquées, les mêmes caractères, sauf les auricules qui sont spéciales à certains genres de la famille.
Notostemma [Bergendal [fig. 380) est un simple sous-genre de Notommata (Groenland);
Cycloglena (Ehrenberg) fig. 381) se distingue de Notommata uniquemenl par ses yeux rriul-
l'Irnrotrocha
marina
(d'ap. Bergendal).
TltOCHELMlNTHES
tiples formant un groupe sur le cou (0,17 à 4mm [?!]; Allemagne et Egypte; eau douce); Pleurotrocha (Ehrenberg) (fig. 382) n'en diffère que par l'absence d'oeil (0,17 à 0,7; Europe;
mer et eau douce) ; Hypopus (Bergendal) (fig. 383) a la ronronne horizontale, plus petite que la partie inférieure du
corps, les cils uniformes, le pied inséré à la face ventrale du corps,
et possède un œil occipital (0,2; Groenland); Copeus (Gosse) (fig. 384) en diffère surtout par ses tentacules inférieurs
réjetés très bas dans la région lombaire où même, dans une espèce
Fis. 386.
Fis. .383.
Fig. 384.
Fig. 385.
Proale.i
l'olfocicola mâle
(d'ap. Plate).
Proaies volvocicola
femelle
(d'ap. Plate).
Copeas caudatus (d'ap. Bergendal).
„•, l » • J m\ Fig. 387.
Hypopus Ritenoeki
(d'ap. Bergendal).
[C. caudatus), ils se soudent en un seul impair, médian, dorsal; pas d'auricules (0,2 à 1mm; Europe, Australie; eau douce);
Proaies (Gosse) (fig. 383 et 386) s'en distingue par un corps plus vermiforme et par l'absence d'auricules ; il n'y a pas non plus de masses opaques dans le cerveau (0,8 à 0,25 ; Europe, Chine, Australie; eau
douce et salée; une espèce, P. parasitica, parasite dans Volvox) ;
Drilophaga (Vejdovsky) (fig. 387) est vermiforme aussi, renflé vers le haut, profondément annelé : une tête, cinq anneaux au corps et un pied bifurqué. Au dos de la tête est une volumineuse protubérance conique dans laquelle est renfermé l'appareil rotateur invaginé. Au côté ventral de la tête est la bouche avec ses mâchoires saillantes par lesquelles l'animal est fixé sur les anneaux inférieurs de Lumbriculus variegutus qui flottent dans l'eau tandis que la tête est piquée dans la vase. Quand on détache le parasite, il dévagine son appareil rotateur et se montre alors sous un aspect tout a fait différent et plus normal, le corps terminé par une couronne circulaire avec une bordure de cils. Il nage ainsi à la recherche de son hôte sur lequel il reprend sa première attitude dès qu'il l'a rencontré. La couronne a des rétracteurs spéciaux ; il n'y a point d'yeux, mais un tentacule dorsal représenté par une fossette rappelant le pore céphalique des Oligochètes (taille non indiquée, Bohême, eau douce, sur Lumbriculus variegutus)',
D/ilophaga bucepltalus (d'ap. Vejdovsky).
ROTIFERES
PLOIMIDES
Furcularia (Ehrenberg' fig. 388) en diffère principalement par son profil vermiforme, son œil frontal, ses deux orteils ordinairement très grands el formant une fourche d'ordinaire beaucoup plus grande que dans l'espèce figurée, et par la propriété, en rapport avec ses mœurs carnassières, de faire saillir au dehors les branches menaçantes de l'incus de sis mâchoires forcipées; pas d'auricules (0,1 à 0,4; Europe; mer et eau douce] :
Diops Bergendal] (fig. 389 est un Furcularia à œil formé de deux masses pigmentaires distinctes juxtaposées i0,2: Groenland : mer :
Monommata [Bartschj est de forme cylindrique avec le dos bombé, la cuticule ornée de sillons longitudinaux parallèles, le pied court avec deux longs orteils, et, au-dessous du cerveau muni (l'une petite masse calcaire, un œil rouge 0,1 sans compter les orteils, qui mesurent 0,14; Allemagne, Groenland);
Eosphora (Ebxenberg) diffère de Furcularia par une paire d'auricules, un pied à articles en tube de télescope et trois yeux, un grand cervical et deux petits frontaux [0,25 a 0,30; Europe, Jamaïque, Australie: eau douce :
Triophthalmus (Ehrenberg) a trois yeux cervicaux disposés transversalement et le pied comme Furcularia (0,o à 0,8; Europe, eau douce) ;
Diglena [Ehrenberg) à mâchoires protractiles comme Furcularia, mais vermiforme, parfois plus étroit en haut, a deux petits yeux sur les côtés du front et, d'ordinaire, le bord dorsal
>; pas
Furcularia
gamma ri
(d'ap. Plate).
Diops marina (d'ap. Bergendal).
de la couronne prolongé en un appendice en forme de trompe d'auricules (0,1 à 0,3; cosmopolite; mer et eau douce1;
Fig. 390
Fig. 391.
Arthroglena \ Bergendal) (fig. 390) est un sous-genre de Diglena (Groenland):
Distemma (Ehrenberg) ne diffère guère de Diglena que par sa forme allongée, franchement rétrécie vers le haut et ses deux yeux cervicaux (0,15 à 0,2; Europe; mer et eau douce);
Triphylus Hudson est subcyhndrique, un peu comprimé, gibbeux dorsalement, a des auricules, le pied ventral, court et rélractile, deux yeux frontaux : le maie a, à peu près, la même forme que la femelle (0,35; Europe; eau douce';
Taphrocampa (Gosse) (fig. 391) est annelé, a les orteils en fourche et les cils limités à la concavité de l'aire coronale, mais avec une paire de petites auricules (0,lo à 0,2; Angleterre; Groenland, Finlande; eau douce :
Cystophthalmus (Corda) est un genre douteux qui, s'il est vraiment un Rotifère, prendrait place ici. Il a la forme d'une Chenille à quatorze ou quinze anneaux musculeux, dont les derniers plus petits forment une sorte de queue. Il n'y a que quelques cils au boni ventral de la bouche; le mastax contient quatre paires de mâchoires rangées en cercle: le cloaque s'ouvre ventralemenl au-dessus de la queue [0,15; Bohême; eau douce :
Adactyla [Barrois et Daday (' esl remarquable par son corps allongé, à cuticule garnie de verrues orientées en séries longitudinales el paraissant prolongé' en un pied à deux articles, terminé en place de doigts par un orifice infundibuliforme qui est celui des glandes pêcheuses. Mais
Taphrocampa Levinseni (d'ap.
Bergendal).
Arthroglena Luetkeni
(d'ap. Bergendal).
1 Les auteurs écrivent Adoctyla, mais c'est évidemment une taule d'impression, en raison île l'étymologie ; de plus, dans l'explication des planches, il disent Adactyla.
TROCIIELMINTHES
Fig. 392.
ce prétendu pied n'en est pas un. C'est la partie inférieure du corps et le pied est absent, car le même article terminal percé au sommet de l'orifice des glandes pédieuses porte en arrière l'anus sousla forme d'une profonde incision. Il y a un appendice frontal en forme de trompe (0,9; eau douce; Syrie);
Albertia (Dujardin) est vermiforme, allongé, aveugle, à pied petit, terminé par un seul orteil (0,14 à 0,24; Angleterre; dans la cavité générale des Nais, Limas, Lumbricus) ;
Balatro (Claparède) (fig. 392) dépourvu de cercles ciliaires et de tentacules, peut-être même d'appareil excréteur, avec l'extrémité inférieure prolongée en un lobe semi-lunaire transversal, en arrière duquel est le pied cylindrique (dimensions non indiquées; Suisse; eau douce; rampe sur le corps des divers Oligochètes limicoles) ;
Theorus (Ehrenberg) n'est sans doute pas un genre, étant fondé sur la présence de six prétendus yeux incolores qui, chez des genres de cette famille voisins pour le reste de Notommata, semblent n'être que des vésicules des glandes gastriques (0,14 à 0,28; Atlantique; eau douce) ;
Eiferth a réuni sous le nom de Theora les genres Theorus et Pleurotrocha (V. plus haut, p. 218) d'Ehrenberg, qu'il considère comme non distincts.
Balatro clavus (d'ap. Claparède).
2e Sous-Ordre
Fio-. 393.
CUIRASSÉS. — LORICÏDES. — LORICID^
TYPE MORPHOLOGIQUE (PI. 22 et 23)
C'est celui-là même que nous avons pris pour type général des Rotifères dont il représente vraiment la forme moyenne. Nous n'avons donc pas à le décrire de nouveau (V. p. 183). ïl se caractérise spécialement par la présence d'une carapace, lorica, complète ou incomplète.
GENRES
[Tailles partout exprimées en millimètres].
Rattulus (Ehrenberg-) (fig-. 393) est cylindrique, incurvé en avant avec les orteils continuant la courbure générale du corps; lorica lisse, peu épaisse, en forme de tube ouvert aux deux bouts (0,12 à 0,25 ; Europe ; Australie, eau douce, sauf R. Calytus).
Ce genre forme avec les suivants la famille des Ratti'lix.e [Rattulidae (Hudson et Gosse)] où se retrouvent les mêmes caractères de la carapace : Mastigocerca (Ehrenberg, emend. Gosse) [fig. 394) a le corps fusiforme, non incurvé, souvent une ride dorsale sur la carapace et un seul orteil très grand accompagné de quelques petits stylets qui pourraient être des orteils peu développés (0.1 à 0,5; Europe, Syrie, Australie, eau douce) (*);
Fig. 394.
Mastigocerca
capucin a
(d'ap. Vierzejski
et Zacharias).
Rattulus sejunctipes (d'ap. Gosse).
(!) Tessin-Butzow réunit ce genre sous le nom synonyme de Monocerca au genre Diurella en un genre nouveau qu'il nomme Acanthodactylus.
HOTIFFHF.S
IM.OIMIDF.S
Cœlopus Gosse esl cylindrique, incurvé en avant, a le pied massif terminé par deux orteils asymétriques, l'un grand courbé en gouttières contenant dans su concavité l'autre orteil qui es! petit, mais de même forme ol articulé séparément avec le pied [0,08 à 0,28; Angleterre, Syrie, Australie; eau douce);
E/osa (Lord) se distingue des autres Rattulinœ par deux yeux et l'absence de pied et dorteils (0.1 ; Angleterre; eau douce);
Bothriocerca (Eichwald) est un genre uisuf- Fig 395- Flg" 396,
fisamment défini de la même famille /\^S\
(taille Don indiquée par l'auteur; Russie; marin et eau douce).
Dinocharis (Ehrenberg) (fig. 395) a la lorica aussi en forme de lube aux deux bouts , mais épaisse , chagrinée ou à facettes ou épineuse, se prolongeant en bas pour protéger plus ou moins le pied, tandis qu'en haut une sorte de capuchon protège la couronne qui peut se rétracter toute entière
sous son abri; il y a un œil unique profondément placé; le pied et les orteils sont longs; le pied est épineux (0,2 à 0,5; Europe, Syrie, Australie, eau douce).
Ce genre forme avec les suivants la famille des Dinociiarix.k [Dinocharidas (Hudson et Gosse)] :
Scaridium (Ehrenberg) diffère du précédent par sa carapace mince,
transparente, flexible et par l'absence d'épines et de capuchon ce- stephanops
phalique 0,4 à 0,8; Europe, Australie; eau douce); hngispinatus
Stephanops Ehrenberg] (fig. 396)' a un capuchon etdesépines connue />/- (d'ap. Tessin).
nocharis, mais sa carapace esl mince, à peine distincte d'une simple cuticule cl son pied esl de dimensions pins modérées; les orteils (parfois il n'\ en a qu'un) sont souvent surmontés d'un prolongement digitiforme (0,1(3 à 0,8; Europe, Amérique; eau douce)
Dinocharis pocilltim (d'ap. Plate).
Fig. 397.
Salpina (Ehrenberg) (fig. 397). La lorica, ici bien distincte non seulement par son épaisseur mais par sa couleur, est en forme de tube ouvert aux deux bouts et garni d'épines à ses deux orifices, mais fendu le long de la ligne dorsale, l'étroit espace compris dans la fente étant protégé seulement par une mince cuticule; il y a un œil simple cervical, des mâchoires submalléées ; les orteils sont longs, droits; le pied et la couronne sont rétractiles sous la lorica (0,15 à 0,3; Europe, Amérique; mer et eau douce).
Ce genre forme avec les suivants la famille des S.iLr/x?xj<; [Salpinadx Hudson et Gosse)] :
Diplax [Gosse] diffère du précédent par l'absence d'œil et d'épines
au\ orifices de la carapace (0,13 à 0,10; Angleterre, Finlande; eau douce);
Salpina brevispma (d'ap. Dujardin).
TROCHELMINTHES
Diaschiza (Gosse) a la carapace non seulement fendue dorsalement, mais largement ouverte en avant, en sorte qu'elle se trouve formée de deux plaques distinctes ; les orteils sont longs, spiniformes, divergents (0,07 à 0,23; Angleterre, Syrie; mer et eau douce);
Diplois (Gosse) a la carapace continue ventralement, mais fendue sur les côtés, en outre de la fente caractéristique de la famille, en sorte qu'elle est formée de trois lames, une ventrale et deux latéro-dorsales (0,o; Angleterre, Australie; eau douce);
Plœosoma (Herrick) (fig. 398). Ce très curieux genre, observé d'abord en Amérique dans l'eau des grands lacs (Érié) et baptisé ensuite de cinq noms différents (Voir la Table) en Europe et dans les divers pays où il a été retrouvé, est surtout caractérisé par la présence de deux tentacules nun rétractiles insérés sur la partie dorsale de l'aire coronale et par son pied, long, cylindrique, ridé, terminé par deux orteils, partant du milieu de la face ventrale. Le pied, habituellement rétracté pendant la natation qui a lieu vigoureusement en pleine eau, passe par la partie inférieure d'une fente qui divise la moitié supérieure de la carapace en avant, ou par un orifice spécial ; le corps est de forme aplatie latéralement ou triangulaire avec une arête ventrale; la structure interne est normale, la couronne régulièrement conformée, au moins en ce qui concerne l'anneau postoral (0,24; Europe et Amérique du Nord ; eau douce) ; Fi"- 398- «g- 39!)-
Anapus (Bergendal) semblerait pouvoir être une femelle dimorphe du précédent (de Gastrochiza=Plœosoma), mais la chose n'est point certaine et il doit être, jusqu'à plus ample informé, considéré comme un genre à part, caractérisé par l'absence de pied, par sa carapace ovale, lisse, sans sillons ni épines ni corne, par son appareil rotateur bien développé avec de forts bouquets de cils, par une paire de tentacules digitiformes, courbes, situés sur la tête, par deux yeux
petits, cervicaux et par son mastax muni de deux mâchoires forcipées (taille non indiquée ; Suède ; eau douce). Pour ces deux derniers genres Bergendal propose une famille des [Gastrochizadx].
. Euchlanis dilatata (d'ap. Hudson).
Euchlaiiis (Ehrenberg) (fig. 399) a la carapace
formée de deux plaques, une ventrale presque plate, une dorsale très bombée, séparées par une paire de fentes latérales au niveau desquelles elles sont souvent prolongées en crêtes aliformes; œil simple, profond (0,35 à 0,60; cosmopolite, eau douce, sauf E. luna).
Ce genre forme avec les suivants la famille Aq^Euculaninje [Euchlanidx (Hudson et Gosse)]: Dapidia (Gosse) n'a pas de lame ventrale; la lame dorsale a les bonis recourbés en dedans et
Plœosoma (Bipalpus)
vesiculosus
(d'ap. Vierzejski et Zacharias)
réunis par une mince lame chitineuse (0.4; Angleterre; eau douce
ROTIFKRES : PLOIMIDES
4po(/o/(/es(Joseph)aun pied bifurqué, à quatre articles, e1 point d'yeux mais, à leur place, en outre des tentacules normaux, sétiformes, une pain'. le petites protubérances creuses, d'où sortent deux longs filaments terminés par une soie [0,5; Grottes de la Carniole; eau douce).
Cathypna (Gosse) (fig. 400 et 401) diffère à'Euchlanis par le fait que les
Fig. 400,
deux lames de sa carapace, moins inégales, bien que la dorsale soit toujours plus convexe, sont réunies latéralement par une membrane chitineuse souple qui peut se plier ou se déployer selon les besoins, en sorte que Fig. 401.
l'animal est fait comme un soufflet (0,13 à 0,2; Europe, Syrie, Australie, eau douce).
Ce genre forme avec les suivants la famille des C.iTiirpyixjs [Cathypnadx (Hudson et Gosse)] :
Monostyla (Ehrenberg) (fig. 402) ne diffère du précédent que parce qu'il a un seul orteil au lieu des deux normaux (0,08 à 0,23); Europe, Syrie, Amérique du Sud, Australie; eau douce et salée);
Distyla (Eckstein) se distingue de Cathypna par la forme elliptique de sa carapace, plus fermée en bas, à fente latérale plus étroite, avec un liséré à l'ouverture inférieure (0,12
Cathypna luna
(d'ap. Gosse).
Vu de profil.
( 'athypna luna
(im. Gosse).
Vu de dos.
à 0,25 ; Europe; eau douce i.
Fis. 402.
Fig. 403.
Fig. 404.
Fig. 405.
Monostyla
closterocerca
('d'ap. Schmarda).
Col uni s
bicuspidatus
(d'ap. Tessin)
Metopidia lepadclta (d'ap. BergendalJ.
Colurus (Ehrenberg)
(fig- 403).
Lacarapace est formée d'une lame ouverte en avant et échancréeà
la partie inférieure de la face dorsale, en sorte qu'on
pourrait aussi bien la considérer comme formée de deux lames latérales à peu près hémisphériques, soudées sur une certaine hauteur au haut de la face dorsale; elle forme, en outre, un capuchon céphalique qui, vu de profil, semble en forme de crochet; pied non rétractile 0,08 à 0,16; Europe, Chine, Australie ; mer et eau douce).
Ce genre forme avec les suivants la famille des Colurinm [Coluvidx (lludson et Gosse)] : Metopidia (Ehrenberg [fig. iOi) s'en distingue par sa forme déprimée, à face ventrale ordinairement plate et par l'absence de fente ventrale à la carapace (0,07 à 0,16; cosmopolite; eau douce1: Monura [Ehrenberg] [fig. 405] ne diffère de Colurus que par son orteil styliforme, unique (0,07; Europe ; mer et eau douce] ;
Monura
amblylclus (d'ap. Bergendal).
Mytilia (Gosse) diffère de Colurus par l'absence de capuchon (0,14 à 0,17; Angleterre; marin);
Cochleare (Gosse) a la carapace petite, n'atteignant pas la moitié de la longueur du corps et laissant à découvert tout le pied qui est long et annelé (0,12; Angleterre; eau douce);
Dispinthera (Gosse) a aussi la carapace petite, semblant fendue sous le ventre, pas de capuchon, mais la tête protégée par des plaques cornées [0,1; Angleterre; eau douce);
Hexastemma (Schmarda), à corps comprimé, squamiforme, six yeux, pied fourchu, semble appartenir à cette famille bien que l'insuffisance des descriptions rende la critique difficile (0,16 à 0,18; Amérique; eau douce).
Pterodina (Ehrenberg) (fig. 406 et 407). La carapace est continue, mais formée de deux plaques,
une dorsale et une ventrale soudées Tune à l'autre; le pied, ridé mais sans anneaux, terminé en place d'orteils par une cupule ciliée, peut s'y rétracter tout entier (0,12 à 0,23; Europe, Chine, Ceylan, Australie, Syrie; mer et eau douce).
Fig. îl>6.
Fig. 407.
Pterodina patina
(face dorsale) (d'ap. Dujardin).
Pterodina patina (face ventrale), (d'ap. Tessin).
inn.
Ce genre forme avec le suivant la famille des Pterodinin^ [Pterodinadx (Gosse)] : Pompholyx (Gosse) diffère du précédent par son aspect lagéniforme et par l'absence de pied; il traîne un œuf énorme attaché à son cloaque par un filament élastique (0,08 Fig. «>8.
à 0,11; Angleterre; eau douce).
Brachionus (Ehrenberg) (fig.
408) a la carapace transparenrente, continue, gibbeuse en avant et en arrière, à orifices armés d'épines ou de denticules;lepied cylindrique, long, très flexible, uniformément strié mais non formé d'articles, terminé par une paire de très petits orteils (0,16 à 0,6; cosmopolite; mer et eau douce).
Ce genre forme avec les suivants la famille des Bsacbwh-istje [Brachionidx (Hudson et Gosse)] :
Noteus (Hudson et Gosse) a la carapace Brachi garnie de facettes, plate du côté \ entrai et est dépourvu d'yeux (0.3S; Europe, Ceylan; eau douce
urceolaris (Sch.
A nia
aculeata.
R0T1FÈRES : SCIRTOPODIDES 22.")
Schizocerca (Daday a le pied divisé au boul en deux branches inégales terminées chacune par mu' pain1 d'orteils inégaux [0,16 à 0,20; Hongrie; eau douce .
Anursea (Ehrenberg, emend. Gosse) (fig. 409). La carapace a la forme d'une boite oblongue, épineuse, largement ouverte en haut, à peine entr'ouverte en bas, vu l'absence totale de pied (0,11 à 0,23; Europe, Syrie, Jamaïque, Chili, Ceylan, Australie ; nier et eau douce).
L'animal porte ses œufs attachés à l'orifice infrrieur do la carapace. Il forme avec les
suivants la famille des A vurjeinjë [Anurxidae (Hudson el Gosse)] : Notholca [Gosse] diffère du précédent par l'ornementation de la carapace marquée sur le dos de
sillons et de crêtes alternes, longitudinaux, el constamment armée en haut de six épines (0,11
à 0,6; Europe, Syrie; mer et eau douce : Eretmia Gosse a la carapace munie, non d'épines formées par un prolongement delà carapace,
mais de longues soies rigides qui se présentent comme des appendices de celles-ci (0,07 à 0,12;
Angleterre; eau douce] .
5e Ordre
SAUTEURS. — SCIRTOPODIDES. — SCTRWPODIDA
[Scirtopoda (Hudson et Gosse)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
L'ordre est caractérisé par l'absence de pied et le mode de locomotion par natation avec l'appareil rotateur et par sauts au moyen d'appendices très particuliers qui ne sont pas sans analogie avec ceux des Arthropodes. Mais l'ordre ne contenant que deux genres, dont un seul connu avec quelques détails, nous n'avons qu'à exposer leurs caractères.
GENRES
Peclalion (Hudson) (PI. 32). L'animal se présente sous l'aspect d'une larve d'Entomostracé à laquelle il ressemble par sa forme générale, ses appendices et son mode de locomotion. Mais un examen plus attentif fait bientôt reconnaître sa nature. La forme générale est conique; le sommet du cône représente l'extrémité inférieure mais ne forme point un pied; le cloaque s'y ouvre, en effet, un peu ventralement, presque à l'extrémité. La base supérieure du cône d'abord resserrée, puis évasée et déjetée en dehors, en rebord de vase, forme la couronne (c). Celle-ci peut être comparée à celle de Callidina (V. p. 203) dont elle diffère en ce que les deux proéminences qui portent l'anneau préoral sont moins hautes et plus larges, formant au vase comme un second rebord évasé qui déborderait par-dessus le premier porteur de l'anneau postoral. L'espace entre les deux anneaux ciliés est étroit et regarde en dehors et en bas; il est finement cilié et conduit à la bouche. L'appareil n'est pas rétractile comme celui des Bdelloida, Vers le milieu de sa hauteur, le corps porte six grands appendices locomoteurs: un ventral (v.), le plus grand de tous,
TR0CHELMINTI1ES
plus long que le corps, un dorsal (d.), impair comme le précédent et quatre formant deux paires latérales (/. cf. et /. v.). On voit que l'arrangement de ces organes rend impossible toute assimilation un peu étroite avec ceux des Articulés, en raison de ceux qui sont impairs. En outre, ils sont très variables selon les individus, ce qui n'arrive guère pour des organes ayant une signification morphologique importante. Cène sont en somme que des prolongements, contenant un diverticule de la cavité générale et recevant à leur intérieur de puissants muscles nettement striés qui, s'attachant d'autre part aux parois voisines, leur impriment de violents battements de haut en bas, au moyen desquels l'animal bondit avec beaucoup plus d'énergie même qu'un Nauplius. Ces membres sont d'ailleurs munis vers le bout de soies plumeuses divergentes (le membre dorsal n'a que quelques soies simples, au moins dans les individus figurés par les auteurs) qui augmentent leur efficacité. Il y a enfin une paire d'yeux rouges (y.), avec lentille, situés un peu en avant sous la surface de la couronne, un tentacule dorsal impair (tt. d.), une paire de tentacules ventraux situés sur les épaules latéralement et, en outre, une paire de petits appendices, en forme de bâtonnet (p.), situés à la partie inférieure du dos, ciliés au bout et contenant des glandes qui déversent à leur extrémité un liquide visqueux par lequel l'animal peut adhérer aux plantes. Ces organes représentent peut-être les orteils.
L'organisation intérieure (32, ftg. 2), par contre, ne présente rien de bien remarquable. Le mastax, petit, contient deux mâchoires malléoramées. L'appareil excréteur est dépourvu de vésicule; ses canaux communiquent, non loin de l'œil, par un plexus qui porte un pavillon vibratile; ils se réunissent au moment de se jeter dans le cloaque.
Il y a des femelles pondeuses de femelles qui portent un seul gros œuf attaché à la partie inférieure du corps, et des femelles pondeuses de mâles qui portent de la même manière un groupe de petits œufs.
Les mâles (32, fig. 5) sont la réduction des femelles; ils montrent les mêmes appendices, mais réduits à l'état de moignons avec une
seule soie; ils nagent
en
tournoyant et non par bonds
(0,2 ; Angleterre, Chine, Australie ; eau douce).
Gegenreestletypedelafamilledes 1'j:daliox/xse [Pedalionidx (Hudson et Gosse)], contenant en outre :
Hexarthra (Schmarda) (tig. 410) qui en di ffère par la situation de ses mèral ires, aunombrede si\ formant trois paires ventrales, ce qui accentue la ressemblance avec un Nauplius. Mais Deby et D.vd.vy out suggéré l'idée que ce pourrait bien être un Pedalion examiné et figuré dans des conditions défectueuses (taille non indiquée; Egypte, Syrie; eau saumâtre).
Hexarthra polyptera vu de dos (d'ap. Schmarda)
SCIRTOPODIDA
GENRE PEDALION
b., bouche;
g., cercle ciliaire préoral;
c'.f cercle ciliaire postoral:
d., processus dorsal ;
/. d., processus latéral dorsal;
/. v., processus latéro-ventral ; p., appendices inférieurs; tt. d., tentacules dorsaux; v., processus ventral:
y., veux.
Fig. 1. Aspect de l'extérieur de P. mirum vu par le côté droit.
Fig. 2. Organisation interne.
Fig. 3. Aspect de l'extérieur vu du côte dorsal.
Fig. 4. Extrémité supérieure vue de dessus.
Fig. 5. Mâle vu du côté dorsal (d'ap. Hudson et (Josse).
Zoologie concrète T. Y.
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