‹ Traite de zoologie concrète (volume 3)Chapitre 57 sur 112 · RES · texte numérisé non relu

RES

L'individu isolé (fig.146) a une coquille (c) d'apparence chitineuse, en forme d'urne ouverte au sommet. Le corps protoplasmique contient un grosnoyauuniqueetune petite vési-

. 3 Fig. 147.

cule pulsatile. Il n'émet au dehors 9 c qu'une petite masse de substance CRIE d'où partent seulement quelques LINTIA

fins pseudopodes peu ramifiés (°).

La formation des colonies résulte (fig. 147, 148) d'une division

Microgromia.

Colonie dispersée (im. Hertwig et Lesser).

Fig. 149.

Microgromia.

Division (im. Hertwig et Lesser).

A, division longitudinale; B, division trans- FA) / ; versale ; C, D, sortie d’un des deux individus ; | / | E, sa transformation en zoospore ; F, son

union à l’autre individu pour former une Microgromia. ÿ colonie. a., l'individu qui reste dans la co- Colonie rassemblée | quille ancienne ; b., celui qui en sort. (im. Hertwig et Lesser) |

semblable au premier. La coquille se creuse à son équateur d’un sillon circulaire qui s'approfondit de plus en plus; elle finit par se couper; le corps mou continue à | s’étrangler et l’isthme de réunion s’allonge, en sorte qu'on a deux individus (a, b) | réunis par un cordon. Enfin ce cordon se coupe et les deux individus se séparent. |

() A un moment donné (fig. 148), le corps protoplasmique se divise, soit longitudi- |

nds à us mn ed

IMPERFORÉS : GROMIDES 115

incomplète. L'individu né d’une division (b, dans À à D, fig. 148) sort bien comme d'ordinaire de la coquille ; mais il reste attaché à l’ancien habitant (4) par quelques filaments pseudopodiques et se munit d’une coquille (F). C'est là le commencement d'une colonie qui s’accroitra par la répétition du même processus (404. Eau douce) (*).

Pamphagus (Bailey) est un Microgromia à coque souple, ANT suivant plus ou moins les mouvements du corps KN (Eau douce).

Lecythium (Hertwig et Lesser) n'est guère qu’une espèce du précédent (Eau douce).

Lecythia (Wright), que l’on place ici avec doute, serait un Lecythium porté sur un pédoncule (Mer).

Platoum (F.-E. Schulze) (fig. 150) forme aussi des colo- Platoum nies: c'est un Microgromia à bouche rétrécie, à ax tri)

= . Gienkovsky).

coquille un peu souple et un peu trop vaste pour w le corps qui l’occupe (Eau douce, terre humide et substances putréfiées).

Plectophrys (Entz) ne diffère du précédent que par la structure de sa coquille (Marais salés de Klausenburg, Hongrie).

Pseudodiffiusia (Schlumberger) (fig. 151) ne diffère de la Gromie que par sa coquille qui admet des particules étran- ce gères comme celle de la Difflugie (Eau douce et stagnante).

Diaphoropodon (Archer) (fig. 152) a sa coquille entièrement formée de particules étrangères (Diatomées, etc.).

Fig. 150.

k : £ Pseudodifflugia om L de (P. amphitrematoïdes) (im. Archer).

naire, de la bouche

sortent des pseudopodes branchus, mais en outre de fins pseudopodes filiformes non réti- Diaphoropodon

É EN D. mobile) (im. Archer).

culés passent dans les vides laissés entre les Gps peel Ces daen

particules constituantes de la coquille sur toute la surface du corps.

nalement (4) et alors les deux individus ont accès à la bouche, soittraversalement (B) et dans ce cas l’un des deux est relégué au fond. Bientôt l’un des deux (b) (dans le cas de division transversale, c’est celui du fond) rampe hors de la coquille, reste attaché quelque temps à l’autre par quelques filaments (C, D), mais s’en sépare sous la forme d'une zoospore à deux flagellums (Æ) qui s'éloigne en nageant. Cette zoospore est sans doute destinée à se transformer en une petite Gromie, mais on n'a pas suivi son évolution.

() Les individus de la colonie peuvent s'écarter les uns des autres (fig. 147) en

Ces caractères lui donnent quelque analogie avec un Perforé, mais surtout une étroite ressemblance avec les Arénacés et il semble que l’on pourrait tout aussi bien le placer parmi ces derniers.

Les genres précédents étaient caractérisés, outre leur coquille mince et généralement chitineuse formée d'une seule loge, par leur bouche unique.

Les quelques suivants ont au contraire pour trait disüncüfleur bouche double. La coquille est percée aux deux pôles opposés de deux orifices semblables par où sortent également des bouquets de pseudopodes réticulés (*).

Diplophrys (Barker) (fig. 153) a ainsi une coquille sphérique ou fusiforme, percée d’une bouche arrondie en deux points diamétralement opposés. Mais ce genre à affinités douteuses pourrait aussi bien, comme nous l'avons vu page 81, être placé parmi les Labyrinthulés (20 y. Eau douce et sur les excréments (?).

Ditrema (Archer) en diffère par sa coquille plus épaisse et ses bouches à bord un peu reployé en dedans (Eau douce).

Amphitrema (Archer) (fig. 154) a, au contraire, la bouche un peu saillante et la coquille incrustée de corps étrangers (Eau douce).

Fig. 153.

Diplophrys (D. Archeri) (im.

Hertwig et Lesser)

Fig. 155.

Amphitrema (A. Wrightianum) (im. Archer).

Shepheardella (S. tæntiformis) (im. Ray Lankester).

Shepheardella (Siddal) (fig. 155), a une coquille hyaline membraneuse

en forme de long tube rétréci aux deux bouts (5mm, Mer) (*).

allongeant leurs pseudopodes, ou se rapprocher en les rétractant (fig. 149). Ils arrivent parfois à former, en se collant les uns aux autres, des amas compactes émettant quelques pseudopodes par la périphérie. Dans cet état, ils ont été décrits par ARCHER comme un genre distinct sous le nom de Cystophrys. On ne peut s'empêcher de remarquer une certaine ressemblance entre ces colonies et celles de certains Zabyrinthulés (V, pe).

(!) Les précédents formaient la famille des Grourvx [Gromidea (Clarapède et Lachmann)|; ceux-ci vont former celle des AwPursromINz | Amphistomata (Hertwig et Lesser)]. Les uns et les autres étaient réunis par Brapy dans son ordre de Gromidea.

(?) Cette coquille est d’ailleurs une simple membrane si mince que sa présence est douteuse. Il y a un noyau, plusieurs petites vésicules pulsatiles et un ou deux globules graisseux de couleur orangée.

() Le protoplasma qui remplit le tube et fait saillie aux deux bouts pour former les

IMPERFORÉS : MILIOLIDES 117

2e Sous-ORDRE MILIOLIDES. — MILIOLIDÆ [Mizrocipa (Carpenter emend.)]

lei encore, le corps mou de l’animal ne diffère en rien de celui des autres Imperforés et c'est seulement dans la coquille que résident les caractères. Cette coquille est solide, calcaire, porcelainée, formée d’une substance calcaire sécrétée par le protoplasma en même temps qu'une matière chitineuse qui lui sert de ciment. Normalement, elle est simplement sphérique ou ovoïde avec une large bouche à un pôle (°).

Accroissement de la coquille. — Comment s'accroît-elle dans ce cas?

Le processus qui expliquait laccroissement des coquilles chitineuses n'est plus applicable ici, puisqu'elle est inextensible. Malheureusement on manque de matériaux pour résoudre cette importante question. —

Tout ce que l’on sait, c’estqu'elle s'accroît, Miliolide que celle des adultes est plus grande que celle (Type morphologique) (Sch.). des jeunes : ce n’est donc pas comme chez a les Coléoptères, par exemple, qui ont d’'emblée leur taille définitive. On sait aussi qu'elle n’est pas rejetée et remplacée par une autre : ce n’est donc pas comme chezles Crustacés qui muent. On en est dès lors réduit à l'hypothèse de Max Senuerze [54]: la coquille se résorberait par sa face interne, en même temps qu’elle s’aceroitrait, en épaisseur et par conséquent en surface, par le dépôt de nouvelles couches à sa face externe. La réalité de ce dépôt est d’ailleurs certaine, car c’est ainsi que se fait l'accroissement en épaisseur et que se forment, à la surface, les saillies, côtes, épines, qui ornent certaines coquilles. Le protoplasma qui déborde par la bouche pour former les pseudopodes s'étend, par moments au moins, sur toute la surface et dépose la substance minérale nécessaire pour les former.

Fig. 156.

pseudopodes, circule rapidement dans le tube d’un bout à l’autre, entraînant le noyau qui roule sur lui-même en se déplaçant.

(1) La présence de ce ciment est rendue évidente par le fait que, dans certaines conditions de pénurie alimentaire, l'animal ne sécrète plus de calcaire et se forme une coquille chitineuse renforcée seulement de quelques grains de sable. Dans les grands fonds on a trouvé des coquilles formées d’une trame siliceuse.

Voilà pour les coquilles #onothalames, c'est-à-dire formées d’une FA seule loge.

AA Mais nous pouvons dire dès maintenant que la

plupart des Miliolides ont des coquilles polytha-

Pre © 7 lames, c’est-à-dire à plusieurs loges et, dans ce

La Gde cas, la question se simplifie singulièrement.

N À eo Quand le corps s’est trop accru pour tenir dans io te, la loge primitive, il se porte au dehors et en ARE 9 forme une seconde un peu plus grande, qui comde En? munique avec l'ancienne par la bouche de celle-ci C2 tre ouverte au fond de la seconde, et ainsi de suite. A0) Il n’abandonne pas pour cela la loge ancienne,

CCSN mais les occupe toutes les deux.

RENE SE Les loges successives peuvent se disposer à la IE suite les unes des autres (fig. 157) de manières très Miliolides. CARE li droite TA lotte Coquilles polythalames Jilférentes: en ligne droi e(A),en spirale (( ), en (Sch.). hélice, en crosse (B), etc.,etc., ce qui, joint à leurs 4, B, C différents modes (différences individuelles, explique l'infinie variété d’agencement des loges. - ue here de formes que peuvent revêtir ces Foraminifères. Dimorphisme. — Un autre facteur vient encore accroître cette diversité. Dans beaucoup de coquilles enroulées,on trouve, Fig, 13. à l’origine de l’enroulement (fig. 158, À et B et 159, A), une loge initiale sphérique (A) appelée mégasphère, plus g grande que les suivantes. Cette loge communique par un canal (c) avec la première loge spirale qui, tout de suite, prend la

disposition d’enroulement caractéristique de Mégasphère l'espèce. Or, chez d’autres individus de la même (d'ap. Munier-Chalmas).

) Ê ë A, de face; B, en coupe.

espece, on trouve (fig. 159: 55) en place de cette Le A communique en ec avec la

grande loge initiale, plusieurs petites loges (en Deep tee Éénéral six) dont une initiale très petite, appelée ts

microsphère, au centre, et les autres groupées autour d’elle en spirale, sans souci de l’arrangement spécial Fig. 159.

des loges suivantes.

Ces deux formes ont été désignées:

la première, sous le nom de mégasphérique ou forme A, ladeuxième sous celui de microsphérique ou forme B (*).

(1) C'est à MM. MuniEr-CHALMAS et SCHLUM-

, Une ; Portion centrale de la coquille BERGER que l’on doit l’intéressante découverte (d'ap. Munier-Chalmas).

de ce polymorphisme. Nous ne manquerons 4, dans la forme mégasphérique; B, dans

pas de signaler au passage les genres où il la forme microsphérique.

se rencontre. Voici la liste de ceux où il a élé observé parmi les Imperforés : Biloculina, Dillina, Fabularia, Lacazina, Triloculina, Trillina, Quinqueloculina, Pentellina, Heterillina, Orbitolites, Alveolina. I existe aussi chez divers Perforés. Nous le signalerons quand nous traiterons de ce groupe.

IMPERFORÉS : MILIOLIDES 119

Les relations mutuelles de ces deux formes ont été beaucoup discutées et l'on n’est que tout récemment, et seulement pour quelques genres, arrivé à une conclusion certaine. Deux opinions principales Alieal en présence. D’après l’une, les deux formes seraient les états successifs d’un même individu. Les jeunes naîtraient tous de la forme A. Beaucoup d’entre eux vivraient et mourraient sans se modifier, mais quelques-uns, à un moment donné, résorberaient leur mégasphère et bourgeonneraient, à sa place et en sens inverse de Paccroissement à la bouche, une courte spire de quelques loges. D’ailleurs ces formes microsphériques, en se reproduisant, engendreraient de nouveau des formes A. Mais Van per Brocx [93] et d’autres ont constaté que les loges voisines de la région affectée par le dimorphisme ne sont pas disposées de la même manière dans les deux formes, en sorte qu'il faudrait qu'une région importante de la coquille se résorbät et füt reformée à nouveau. Or ce travail prendrait un temps assez long et l’on devrait pouvoir surprendre des individus en voie de transformation, ce qui n'arrive jamais.

La seconde opinion est que ce dimorphisme est inilial, que les individus naissent et meurent dans la forme qui leur est propre et que les deux formes résultent d’une alternance de génération, ceux de la forme A engendrant ceux de la forme B, etréciproquement. Cette opinion repose sur des faits certains, observés, il est vrai, chez un tout petit nombre de formes, mais il semble bien qu'on est en droit de les généraliser (°).

() Lisrer[s5] et Scæauninx [95] sont les observateurs auxquels on doit cette importante découverte. Leurs observations, concordantes dans leurs traits généraux bien qu'entreprises séparément, inspirent toute confiance.

D'après Lisrer, qui a étudié à la fois les Imperforés (Orbitolites) et les Perforés (Polystomella), les individus A se reproduisent d’abord sous leur forme et par le procédé habituel. Les petites masses destinées à former les jeunes (V. p. 120), se munissent d’une coquille sphérique et constituent la loge initiale Fig. 160. d’un jeune de la forme A. Celui-ci forme, en une heure, une deuxième loge, en vingt-quatre heures une troisième, etc., et devient peu à peu

: REG = Fe ses { (&) adulte. Cela continue ainsi pendant plusieurs générations ; mais, à 0 Ÿ) un moment donné, le processus change, l'animal se rétracte dans sa &— coquille et fragmente tout son contenu en nombreuses petites masses us

arrondies qui se munissent d’un flagellum et constituent autant de

zoospores. Ces zoospores (fig. 160), qui mesurent 4u,se conjugueraient Polystomella. et formeraient une petite masse de 6 à 13 y qui serait la loge initiale Spores flagellées d’un individu dela forme B. Celui-ci grandirait mais, au moment de (d’ap. Lister). se reproduire, donnerait naissance, non à des zoospores ni à des

formes B, mais à des formes A, selon le procéde décrit il y a un instant pour celles-ci. Ainsi il y aurait alternance périodique entre une série de générations agames A et une génération sexuée B.

D’après ScHAUDINN, qui a étudié seulement Polystomella, la forme A ne se reproduit qu'exceptionnellement par elle-même. La forme B est caractérisée par la présence de nombreux noyaux répandus dans toutes les loges et provenant de la division d'un noyau initial unique (V. ci-dessous, fig. 161} Son protoplasme sort de la coquille et se morcelle autour des noyaux, chaque fragment devenant une loge

Reproduction. — La reproduction par division, si facile à comprendre chez les formes monothalames ou à coquille souple, ne se conçoit plus aussi bien avec les coquilles calcaires à loges très nombreuses et très entortillées que nous allons maintenant rencontrer. Ici se présente un mode particulier de reproduction qui tient du bourgeonnement et de la division successive. Dans l’intérieur de la coquille, le noyau unique se divise en un grand nombre de petits noyaux qui se répandent dans toutes les loges (*). Ces noyaux condensent autour d'eux des petites masses de protoplasma qui prennent la forme d’un jeune individu, se munissent d'une coquille et sortent, soit par la bouche (Ammodiscus), soit par rupture de la coquille. Chez Miliolina le corps protoplasmique maternel sort en masse de la coquille et se divise en jeunes (?).

initiale macrosphérique d’individu A. Celui-ci est d’abord polynucléé, mais ses noyaux se fusionnent bientôt en un, en sorte qu'il est désormais uninucléé. Quand il est devenu adulte, son noyau se morcelle en fragments qui se répandent dans toutes les loges, y subissent une division mitosique et, se partageant le cytoplasme, donnent naissance à autant de zoospores qui se conjugueraient avant de se développer en individus de la forme B.

Il faut noter que la conjugaison des zoospores et le sort ultérieur du produit de cette conjugaison hypothétique n’ont jamais été observés. ScnauDinx [94] a, il est vrai, vu la conjugaison des zoospores chez une Gromie (Zyalopus), mais les Gromies sont bien loin des Polystomelles et il n’a pu suivre l’évolution du produit conjugué.

« Dans leurs travaux sur le dimorphisme des Foraminifères, MM. MuNiER-CHALMAS et SCHLUMBERGER avaient admis que la forme microsphérique dérivait par modifi-

cation interne de la forme macrosphérique.

His Aujourd’hui M. Munier-Chalmas pense que,

contrairement à celte opinion, tous les faits

observés sont en faveur de la seconde hypothèse

qui accorde une origine distincte à chacune des

deux formes (*).s M. Schlumberger s’est également rallié à l’opinion de Schaudinn et de Lister.

(1) Le mode de division du noyau a été étudié par SGHAUDINN [94]. Le noyau (fig. 161) est d’abord formé (4) par une masse chromatique homogène sans membrane. À un moment donné, il devient très vacuolaire (B) au moyen de liquide cytoplasmique qu'il absorbe, grossit beaucoup etse munit d’une membrane (C). Le réseau intervacuolaire se montre formé d’une substance achromatique sur Jaquelle sont semées des granulalions chromatiques (2). La chromatine s’accumule, d’abord au centre (Æ), puis se porte à la périphérie le long de filaments achromatiques radiaires (F) et s'y accumule en petites masses disposées régulièrement (G). Enfin la membrane se détruit et

H les petites masses mises en liberté (Æ) consti-

Miliolide (Type morphologique). tuent les noyaux filles qui se dispersent dans le Division du noyau (im. Schaudinn). cytoplasme (p).

() Chez Orbitolites, BraDy [ss] a trouvé des

jeunes réduits à leur loge initiale au centre de la coquille. Il a vu aussi [s2] que

(*) La note entre guillemets nous est communiquée par M. Munier-Chalmas.

n oh ie dl ds Ed

IMPERFORÉS : MILIOLIDES 121

GENRES

Calcituba (Roboz) (fig.162 à 166), par la simplicité de sa coquille et de son

Fig. 163

Calcituba.

Septum séparant 2 chambres consécu- > tives (d’ap.

Calcituba. Schaudinn).

Calcituba (C. polymorpha) montrant la chambre centrale et les tubes ramifiés qui en partent Formation de la loge centrale (d’ap. Schaudinn). (d’ap. Schaudinn).

mode d’accroissement, se place à la base des Miliolides. A l’état le plus parfait, c'est une coquille extrèmement mince, laissant voir la couleur rose du protoplasma sous-jacent, et formée simplement de grains calcaires soudés entre eux, mais pas assez noyés de ciment pour donner la structure porcelainée. Elle est formée (fig. 162) d'unegrande chambrecentrale irrégulière d’où partent en tous sens des tubes ramifiés par dichotomie irrégulière. La paroi est imperforée, les tubes sont ouverts au bout, ce qui fait autant de bouches que de ramifications, enfin des septa incomplets assez espacés (fig. 164) les segmentent en chambres reconnaissables du dehors à un léger étranglement (10 à 12mm, Mer) (").

Fig. 165.

Fig. 166.

l'animal, quand il est adulte, forme sur son bord de grandes chambres incubatrices tapissées d’une mince couche de protoplasma; le protoplasma des : LAN CE parties centrales y arrive et y forme de | ve À nombreux individus réduits à leur loge Caleiibe. initiale avec un noyau, qui sont mis Calcituba. Sortie des petites en liberté par résorption des parois de Division des amibes amipes (d'ap. Schaula chambre incubatrice. SCHLUMBERGER [88] (d'ap. Schaudinn). dinn). fait remarquer que tous ces individus jeunes ont pour loge initiale une macrosphère. Il y a ici encore dimorphisme (} L'évolution de cette forme a été récemment étudiée par Semaupinn [95] et

Squamulina (M. Schultze) (fig. 167), représente le type morphologique du groupe à l'état monothalame, mais sa forme est plan-convexe; il est fixé par sa face plane et porte, excentriquement sur la face convexe, une bouche arrondie assez large (Vivant et peut-être aussi fossile).

Nubecularia (Defrance) (fig. 168), est polythalame, formé de loges fixées aussi par une face. Ses premières loges sont en spirale, mais les sui-

Fig. 167.

. LR NS : > Squamulina vantes deviennent si irrégulièrement disposées (5. Zævis) (d’ap. M. Schultze).

que la coquille n’a point de forme définie ; elle est en outre souvent incrustée de sable.

Fig. 168.

Ce caractère monothalame, ou polythalame à disposition irrégulière des loges constitue la caractéristique assez peu nette de cette première série de

Nubecularia(Sch.). genres DE

Bien mieux caractérisée est Îla série suivante qui a

pour type l’ancien genre Miliola (Lamarck) (fig. 170, 171). La coquille est polythalame et les loges se succèdent en formant une spirale plane ; chacune forme exactement un demi-tour et porte la bouche à son extrémité, en sorte que cet orifice

mérite de nous arrêter un instant. L'animal, constitué comme nous venons de le voir, est fixé sur quelque Algue marine qu’il mange. Il pousse sans cesse par la périphérie. Quand le support est mangé, la partie centrale se rompt en fragments qui tombent au fond tandis que les bouts des tubes restent sur l’Algue où ils continuent à grandir. Ces bouts, en s’accroissant, continuent à se ramifier, mais toujours ils grandissent par l’extrémité distale, tandis que l'extrémité proximale se rompt par fragments successifs qui tombent aussi au fond. Ces fragments détachés (que ce soient ceux du début ou les autres), s'ils sont tombés sur une Algue, peuvent y trouver de la nourriture et grandir. Sinon, ils sont affamés et alors, ou bien s'isolent en fermant leurs orifices par une lamelle de chitine et attendent quelque chance de rencontrer des aliments à leur portée, ou bien ils s'égrènent en petites amibes qui sortent du tube (fig. 165), rampent et s'éloignent pour manger. Mais il reste toujours dans le tube une importante porlion du protoplasma continu qui, lui, est destiné fatalement à mourir. Ces amibes peuvent, si elles sont assez grosses, se diviser (fig. 166), mais en tout cas elles mangent, grossissent et reconstituent peu à peu l'individu primitif. La forme de celui-ci résulte (fig. 163) de ce que, au début, elles ne forment pas de pseudopodes, restent contractées {montrant parfois une tendance: à l’enroulement spiral) et sécrètent du carbonate de chaux. Ainsi se forme la première chambre, puis elles émettent de gros pseudopodes qui, à leur tour, se couvrent de calcaire. Ceux-ci, dès lors, ne croissent plus que par le bout, se dichotomisent, et ainsi s'explique la forme de l'animal. Le cyele est terminé.

Il y a là plusieurs noyaux par chambre. Ceux-ci ne se multiplient jamais par division simple. Leur mode de multiplication est conforme à celui que nous avons décrit à la page 120.

(:) Cette première série de genres constitue la famille des NusrcuLarINx [Nubecularinæ (Brady)].

La série suivante forme la famille des Mrzrorr x [Miliolininæ (Brady)].

IMPERFORÉS : MILIOLIDES 123

est transporté alternativement aux deux extrémités d’un même diamètre. Son entrée est rétrécie par une dent saillante à sa face interne ou par une plaque criblée. Si les loges sont peu ou point embrassantes, chacune s'ajoute aux précédentes sans les cacher, en sorte qu'il est facile de les compter toutes. Mais, dans le cas contraire, elles cachent tout ou partie des loges anciennes de manière à n'en laisser voir qu'un certain nombre et on en compte en dehors beaucoup moins qu'il n’y en a en réalité. C'est d'après cet aspect extérieur que l'on a établi divers genres dont le nom rappelle ce que l’on voit et nullement ce qui est (").

Supposons une Miliolide qui, constituée à l'état jeune comme un Miliola (Lamarck),c'est-à-dire avec un enroulement spiral régulier et deux loges par Fait: tour, change ensuite cette disposition et prenne alors trois ou quatre loges au plus à chaque tour, nous aurons un

Planispirina (Seguenza) (fig.169) (Vivant et fossile).

Supposons maintenant qu'avec un début

semblable, les loges, au lieu de continuer

A (2) Voici ces genres : Planispirina (im. Schlumberger). Spiroloculina (d'Orbigny) (fig. 170), laisse voir toutes ses A, en coupe; B, entier.

loges (Vivant et fossile) ; Quinqueloculina (d'Orbigny) est un peu embrassant et laisse voir quatre loges d’un

côté et trois de l’autre,

mais comme deux se voient Fig. 170. Fig. 171.

des deux côtés, il n’en

reste que cinq différentes

visibles du dehors, d’où le

nom (Vivant et fossile); Pentellina (Munier-Chalmas), Massilina (Schlumberger) et Adelosina (Schlumberger) (fig.

171) sont des genres voi-

k sins; dans ce dernier, la loge initiale est complète- Spiroloculina Adelosina (im. Schlumberger). ment renfermée dans la (Sch.). À, entier; B, en coupe.

suivante (Vivant);

Triloculina (d’Orbigny), est plus embrassant et ne laisse voir que les trois dernières loges. (Vivant et fossile);

Trillina (Munier-Chalmas et Schlumberger) et

Linderina (Schlamberger) sont des genres voisins;

Biloculina |(d’Orbigny) ne laisse plus voir que deux loges {Vivant et fossile);

Fabularia (Defrance) est un genre voisin à chambres cloisonnées. Enfin

Uniloculina (d'Orbigny), n’en laisse plus voir qu'une, la dernière (Vivant). faits, car les loges deviennent de plus en plus embrassantes à mesure que l'animal s'accroît, et la Quinqueloculine devient plus tard Triloculine, en sorte que ces deux genres ne sont pas toujours distinets et on a proposé de les réunir dans

leur enroulement spiral, s’écartent pour se disposer en ligne droite suivant la tangente, et nous aurons un

Vertebralina (d'Orbigny) (fig. 172) (Vivant et fossile) (*).

Peneroplis (Montfort) (fig. 173) a, comme les précédents, un enroulement différent suivant l’âge : les premières loges sont disposées en spirale, tandis que les suivantes, sans se disposer tout à fait en ligne droite, deviennent de moins en moins courbes. Mais ici, même dans la partie jeune, le nombre des loges par tour est indéterminé et ne suit pas la loi des Milioles. Ce dernier caractère est celui d’une série de genres dont celui-ci est le type (*). On peut ajouter que les loges ne sont jamais embrassantes en sorte que la coquille reste très plate (°) :

Fig. 172.

Vertebralina

(im. Carpenter). Peneroplis (im. Brady)

le genre Miliolina (Williamson). Bien plus, Munier-CHaLMAS et SCHLUMBERGER [8] ont montré qu’une espèce, classée antérieurement comme Triloculine et comme Quinqueloculine selon son âge, élait successivement constituée comme ces deux genres, puis comme une Biloculine et enfin comme une Uniloculine. Ils en ont fait le genre

Idalina (fig. 174) (Fossile). Genres voisins :

Periloculina (Munier-Chalmas et Schlumberger, à chambres pourvues de côtes longitudinales saillantes intérieurement (Fossile), et

Lacazina ([Munier-Chalmas), à chambres pourvues de piliers (Fossile).

Il résulte de là que les formes bi-, tri-, quinqueloculinaire ne caractérisent pas les genres

de nom semblable, mais ceux-ci n’en sont pas Idalina au stade biloculine moins très réels par l’ensemble de leurs caractères (d’ap. Munier-Chalmas et méritent d’être conservés. et Schlumberger).

() Ces deux genres sont les types de la famille des Havrrivx | Hauerina (Brady)], caractérisés par ce début en coquille de Miliole et cette variation dans le nombre des loges ou le sens de leur succession. Dans la même famille sont les genres :

Hauerina (d'Orbigny)}, qui diffère du premier par le fait que les tours précédents ne sont point, comme dans celui-ci, cachés par des expansions aliformes du dernier tour (Vivant et fossile);

Articulina (d'Orbigny), constitué à fort peu près comme le second {Vivant et fossile);

Ophthalmidium (Kübler), en tube spiral à cavité d’abord libre puis cloisonnée, et

Sigmoïlina (Schlumberger), genre dédoublé des Spirillines.

(?) Ces genres constituent la famille des PzxeropzINæ | Peneroplida (Brady)].

(5) Quant au détail de la disposition des loges, il est variable. Ici, il y a une courte partie spirale suivie d’une partie qui se détache suivant la tangente et s’élargit en éventail. La bouche est fermée par une cloison percée d’une unique rangée de trous et toutes les cloisons de séparation des loges ont le même caractère.

IMPERFORÉS : MILIOLIDES 195

Orbiculina (Lamarck) (fig. 175) a ses loges formées suivant la même loi que Peneroplis, mais il se forme en outre de petites cloisons radiaires perpendiculaires aux faces de la coquille et aux cloisons concentriques séparant les loges. Ces cloisons divisent chaque loge en nombreuses logettes disposées comme les degrés d'une circonférence. Elles sont, de plus, percées de trous qui permettent aux logettes d’une même loge de communiquer ensemble, tandis que les trous des cloisons circulaires leur permettent de communiquer avec celles des Orbiculina (Sch.). loges contiguës (Atteint 19mm, Vivant et fossile) (*).

Orbitolites (Lamarck) (fig. 176) diffère du précédent principalement par le fait que son enroulement est spiral dès l’origine et devient toujours et rapidement cyclique : il y ala loge centrale, puis deux loges faisant un deuxième tour et, dès le tour suivant, chaque loge fait un tour complet. Les loges s’épaississent en grandissant, en sorte que l’ensemble prend la forme d'un disque plus épais au bord qu'au centre; elles sont subdivisées en Orbitolies (Sdh.) logettes de la même manière que chez Orbiculina, et alternent d'un cyele à l’autre (Atteint Omm9, Vivant et fossile) (?).

Fig. 175.

(:) Une autre complication peut s'ajouter à la précédente et elle se présente dans les formes les plus typiques du genre. Que l’on suppose les dernières loges continuant à s’accroître en éventail chez un Peneroplis; elles circonseriront peu à peu la partie ancienne de la coquille et finiront par l’entourer complètement. Les loges deviendront alors circulaires et formeront chacune un tour complet. A partir de ce moment, l'accroissement continuera de la même manière, chaque loge formant un tour entier, concentrique aux précédents. Dès lors, la bouche formera toute la circonférence de la coquille. Comme chez Peneroplis, la bouche étant percée d’une rangée de trous, quand une nouvelle loge se formera, cette ancienne bouche deviendra la cloison circulaire de séparation entre les deux dernières loges, cloison percée aussi d’une rangée de trous pour les faire communiquer ensemble. Il peut aussi y avoir plusieurs rangées parallèles de trous, lorsque la loge est assez épaisse.

(?) C'est à cela que se borne la complication dans les plus simples Orbitolites dont on a fait le sous-genre

Sorites (Ehrenberg). Mais dans les vrais

Orbitolites (Lamarck, s. str.), les logettes se subdivisent, non tout de suite, mais dans les cycles qui sont à quelque distance du centre, en trois parties superposées, une centrale et deux superficielles. La centrale, plus grande, plus élevée que les deux autres, conserve les mêmes rapports et multiplie simplement ses communications avec les logettes voisines de même ordre à mesure qu'elle augmente de hauteur. Dans les parties anciennes où elle est peu élevée, elle communique par un seul canal avec ses deux voisines du même cycle et par deux canaux avec les voisines des cycles limitrophes avec lesquelles elle alterne. Mais dans les parties épaisses de la coquille, il y a, pour chacune de ces communications, plusieurs canaux superposés. Les périphériques forment sur les deux faces du disque une couche de logettes spéciales. Celles-ci ne

Cornuspira (Max Schullze) se distingue de tous les autres par le fait qu'il est monothalame étant formé d'un tube sans cloisons, contourné en longue spirale plane (Vivant et fossile) (°).

Alveolina (d’Orbigny) (fig. 177), au contraire, au lieu de former une coquille plate, à axe d’'enroulement très court, devient ovoïde ou fusiforme, à axe d'enroulement au moins aussi long et souvent plus que toutes les autres dimensions du corps. Cela tient à ce que les loges, d’ailleurs toujours enroulées en spirale régulière, sont très basses, mais très larges, et complètement embrassantes, chacune s'étendant d'un pôle à l'autre de la coquille et recouvrant complètement la partie correspondante du tour précédent. Comme elles sont

très peu élevées dans le sens de l’enroulement, il en

faut un grand nombre pour faire un tour. Les cloisons qui les séparent s'étendent parallèlement à l'axe d’enroulement, d'un pôle à l’autre, mais elles sont très basses et ne forment qu’une forte côte au plafond des loges, laissant celles-ci communiquer largement entre elles, au niveau de leur plancher. La dernière loge s'ouvre naturellement au

Alveolina . . , À x FR dehors par une longue bouche qui va aussi d'un pôle à

l’autre. Indépendamment de ces loges et cloisons primaires parallèles à l'axe, s'en trouvent de secondaires et même de tertiaires (15 à 75mm, Vivant et fossile) (?).

communiquent pas entre elles, mais seulement avec les logettes centrales sousjacentes, n’alternent pas d’un cycle à l’autre comme ces dernières, et enfin reculent un peu vers le centre de manière à être à cheval sur la cloison de séparation du cyele dont elles dépendent et du cycle précédent; et elles communiquent avec les logettes sous-jacentes de ces deux cycles. Ajoutons que les logettes périphériques sont, dans chaque cycle, plus nombreuses que les centrales, il y en a souvent trois ou quatre pour une de ces dernières.

(!) A ces genres ajoutons, comme faisant partie de la famille des Peneroplinæ :

Archiacina (Munier-Chalmas) qui est un Peneroplis sans côtes, décomposé en deux sousgenres:

Bræckina (Munier-Chalmas) et

Bræckella (Munier-Chalmas).

Le genre Cornuspira mériterait de former une famille à part.

2) Les cloisons secondaires sont disposées suivant des plans parallèles à l'équateur du fuseau et, comme les cloisons primaires sont très peu développées, elles s'étendent sans interruption depuis la bouche jusqu’à l’origine de la coquille. Bien entendu, elles ne vont pas jusqu’à l’origine même de la coquille, car les loges anciennes très courtes ne peuvent être recoupées par autant de cloisons secondaires que les jeunes beaucoup plus grandes. Elles s’arrêlent à des niveaux différents. Elles découpent la fente buccale en une série d’orifices juxtaposés. Ces cloisons sont complètes, percées seulement dans chaque loge primaire d’un ou deux orifices qui font communiquer entre elles les loges secondaires qu’elles séparent. Enfin, dans certaines espèces, il s'ajoute encore à cela des cloisons tertiaires délerminant des loges de troisième ordre. Ces cloisons sont parallèles à la surface de la coquille. Il y en a de deux à cinq dans chaque compartiment secondaire des loges primaires. Elles s'insèrent sur les cloisons secondaires, mais ne s'étendent, dans le sens de l’enroulement, que sur une partie de la lon-

IMPERFORÉS : ARÉNACÉS 197

Keramosphæra (Brady) a une coquille sphérique avec une multitude de logettes de forme plus ou moins irrégulière disposées en courbes concentriques (Vivant) (*).

3° Sous-ORDRE ARÉNACÉS. — ARENACIDÆ [AsrroruizinÆ (Brady) + ARENACEÆ (Bütschli)]

Jei encore, l'animal est fort semblable à celui que nous avons décrit pour notre type morphologique d'Imperforé, et c’est par la constitution de sa coquille qu'il se caractérise. Cette coquille (c) est formée, en effet, de particules étrangères (grains de sable, carapaces de Diatomées, spicules d'Eponges, etc.), tantôt simplement agglutinées contre la surface du corps par le protoplasma superficiel, tantôt plus ou moins fortement cimentées entre elles par une substance organique es qui d'ordinaire est, ou semble être, de la vraie chitine, mais parfois se montre avec les réactions spéciales de la matière cornée. Lorsqu'il y a un ciment chitineux complet formant un vernis continu à la face interne de la coquille, celle-ci est aussi imperforée que celle des groupes précédents, mais lorsqu'il en est autrement, il reste entre les particules mal associées qui forment la coquille de pelits espaces par lesquels le cytoplasma sous-jacent peut émettre des prolongements mobiles analogues à des pseudopodes, et il y a là une condition qui rapproche ces êtres des Foraminifères perforés.

L'accroissement de la coquille se comprend aisément, soit queses particules soient Arénacé (Type morphologique) indépendantes les unes des autres, auquel CL cas il se conçoit sans explication, soit CN tr à qu'elles soient réunies par un ciment chitineux. Dans ce cas, les choses

gueur de la loge primaire de manière à laisser communiquer entre eux tous les compartiments qu'elles déterminent. Elles ont pour effet de recouper la série unique d'orifices buccaux en deux à cinq séries parallèles superposées. (Les fossiles seuls arrivent à la taille de 75mm; les vivants atteignent 15m seulement.)

Alveolina est le seul représentant de la famille des AzrzozrniNz | Alveolininæ (Brady)].

(?) On fait de ce seul genrela famille des XzkamosPnÆrINz [Keramosphærina|Brady)].

se passent pour cet enduit chitineux comme pour la coquille des Gromides. Quant au dépôt de nouvelles particules étrangères pour combler les lacunes produites par l'écartement des anciennes, il se fait au moyen des pseudopodes, ou de petits prolongements pseudopodiformes nés du cytoplasma dans les hiatus de la coquille, qui saisissent des particules et les accolent. L'animal ne prend d’ailleurs pas au hasard : il choisit la grosseur et la nature des matériaux, triant des grains de sable d’une certaine taille, ou des spicules d'Éponges. Dans din des cas, il semble, en outre, que des résidus alimentaires, grains de sable, carapaces de Diatomées, etc., sont ajoutés à la coquille par le dedans, conformément à ce qui a été observé ailleurs (chez Difflugia par Verworn) ().

On peut distribuer les Arénacés en deux tribus :

ASTRORHIZINA, à grandes coquilles asymétriques, le plus souvent monothalames et en forme de tubes simples ou associés entre eux ou à une chambre centrale commune;

LIiTUOoLINA, à coquilles régulières, le plus souvent polythalames, mais à loges séparées par des cloisons imparfaites, labyrinthiques; ces êtres représentent les isomorphes arénacées des Miliolides et des Perforés les plus simples.

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ASTRORHIZINES. — ASTRORHIZINA [AsrroRuIzIDÆ (Brady)]

GENRES

Astrorhiza (Sandahl) (fig.1 79) a une coquille formée d'une épaisse couche de grains de sable et de vase, simplement accolés par le protoplasma ou légèrement cimentés. Cette coquille, parfois fusiforme, a ordinairement la forme d’un disque aplati et muni sur son bord de prolongements radiaïires. Ces prolongements sont ouverts au bout et, par leurs extrémités, sortent autant de bouquets de pseudopodes réticulés (10mm et plus. Mer).

À Astrorhiza se rattachent quelques genres qui n'en diffèrent que par des caractères secondaires (?).

Fig. 179,

Astrorhiza (im. Brady).

(:) La coquille est ordinairement monothalame et de grande taille, souvent branchue ou radiée. Parfois sa cavité est subdivisée en compartiments par des constriclions de la paroi, mais ce ne sont là ni de vrais septa ni de vraies loges, et ces formes polythalames sont toujours asymétriques.

(2) Ces genres, au nombre de cinq, sont les suivants :

Pelosina (Brady) (fig. 182), qui a sa coquille formée seulement de chitine et de vase, avec

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