EL
; Vas 2 LA
É £ Note pe
Cladomonas (C. fruticulosa) (im. Stein). Rhipidodendron (R. splendidum) (im. Stein),
Rhipidodendron (Stein) (fig. 512), ce sont aussi des tubes, mais disposés côte à côte de manière à former une sorte d’éventail découpé (Eau douce. La colonie atteint jusqu'à 3m de haut) (*).
2e TRIBU
CRASPÉDINES. — CRASPEDINA vel CHOANO-FLAGELLÉS. — CHOANO-FLAGELLINA [CRASPEDOMONADINA (Stein); — CHOANOFLAGELLATA (Kent); CyricomAsTIGES (Bütschli)]
En tout ce qui concerne la constitution générale du ne corps, le Choano-flagellé est semblable au Flagellé ordinaire Sn) représenté par le type morphologique précédent. Bien qu'il n'y ait pas de mouvements amœæboïdes, les féguments sont si délicats qu'il est à peine permis de parler d’ectoplasme etde membrane; il n’y a guère qu'un léger raffermissement
(1) C'est avec doute que l’on place ici le genre Diplomita Diplomita (Kent) (fig. 513) que l’on peut définir : un individu de Spon- (im. Kent). gomonas vivant isolé dans une loge de Bicosæca avec un pédoneule stig., stigma, comme celui-ci (13 y. Eau douce).
Ces genres forment la famille des Sroxcomox4Dixx [Spongomonodina (Stein)].
progressif de la surface du corps; le noyau est petit et situé en haut sous le flagellum; la vésicule pulsatile, souvent double, occupe au contraire
Fig. 514. Fig. 515.
CRASPEDINA (Type morphologique) (Sch.). CRASPEDINA (Type morphologique) (Sch.). c., collerette dilatée. c., collerette contractée,
la région inférieure; en bas, le corps se prolonge en un pédoncule fixé à quelque support et qui est formé, non par une sécrétion, mais par une substance protoplasmique plus ou moins modifiée.
Mais ce sont là des particularités secondaires, de même nature que celles qui caractérisaient simplement les genres dans le groupe précédent. Ce qui donne aux Choano-flagellés un caractère à part et permet d'en faire une tribu (*), c’est un appareil singulier dont est munie l'extrémité supérieure de leur corps ; on l'appelle la collerette (c.). Que l'on se figure une sorte de cône tronqué dont la grande base tournée en haut est libre, tandis que la petite base s'insère à l'extrémité supérieure du corps, sur une ligne circulaire, à quelque distance au-dessous du flagellum. Ce dernier est naturellement contenu dans la collerette,
() Bürscnri en fait comme KEnT un ordre, ce qui nous paraît exagéré et KLegs une simple famille ce qui nous semble insuffisant.
NT Re 7 1.
MONADIDES : OLIGOMASTIGIDES 329
mais il la dépasse de beaucoup, car ilest deux ou trois fois plus long que le corps, landis que la collerette n'atteint que tout au plus la hauteur de celui-ci. La collerette est extrèmement mince et transparente; elle n'est pas une sécrélion inerte, mais une émanalion protoplasmique du corps. Elle est mobile, non entraînée, comme le croyait Kent, dans un mouvement tourbillonnaire, mais souvent animée d'un frémissement vibratoire et capable de s'étendre, de s’élargir (fig. 514, c) ou, au contraire, de se contracter et de se réduire à un petit tube conique (fig. 515,c) dont la partie étroite est tournée en haut. Elle peut même, dans certaines conditions, rentrer entièrement dans le corps, comme un pseudopode, mais c’est là un fait exceptionnel qui ne se produit qu à de rares intervalles (dans l’enkystement ou dans certains cas de division) et non CRASPEDINA à chaque instant et à volonté, comme la rétrac- (Type morphologique). fion, L'animal fait tourbillonner l’eau avec son Préhension des aliments fouet et détermine un courant d'eau ascendant qui (Sc). ouet e un courant d'eau asce q entraîne les particules situées au-dessous de la collerette et les précipite contre la face externe de cet organe où elles se collent et sont peu à peu entraïnées vers le bas (fig. 516). Là, se trouve une grosse vacuole d'attente (v.), vide par conséquent, qui semble faire incessamment le tour du corps un peu au-dessous de l'insertion
de la collerette (c.). La particule alimentaire (p.) PAT
arrive nécessairement à la rencontrer et dès qu'elle l’a touchée, d’un mouvement brusque, elle est engloutie. La vacuole plonge alors et, devenue simple vacuole alimentaire, entraine la particule dans la profondeur du corps où elle est digérée, tandis qu'une nouvelle vacuole d'altente prend sa place à la base de la collerette.
La sortie des résidus de la digestion se ferait par l'extrémité supérieure, à l'intérieur de la collerette (*).
La division longitudinale (fig. 518), chez notre
(:) KenT croyait que les particules entrainées dans le prétendu mouvement tourbillonnaire de la collerette montaient d’abord sur la face externe, puis descendaient à la face interne pour être absorbées par un point de la partie du corps renfermé à son intérieur. Mais les observations nouvelles ont démenti cette interprétation.
Il y avait aussi une interprétation particulière de (Type morphologique). Enrz, sur la nature vraie de la vésicule d'attente et nous Collerette en oublie (Sch.). n’en aurions peut-être pas parlé si tout récemment elle | n'avait été reprise par Franzé [94], et il n’est pas impossible que cette nouvelle manière de voir les choses soit la vraie et se substitue finalement à celle que nous avons
CRASPEDINA
Choano-flagellé, est quelque peu modifiée par les particularités de l'extrémité supérieure. L'animal commence par résorber son flagellum, puis 1l se fend à la partie supérieure de son corps, en sorte qu'à un certain moment, il à un corps simple en bas, bifide en haut, avec deux
CRASPEDINA (Type morphologique). Division longitudinale (Sch.)
A à F, stades successifs de la division.
collerettes distinctes en bas, fusionnées en haut et ne présentant qu'un seul orifice. Comme les flagellums se sont régénérés à ce moment, on les voit sortir tous les deux par l'orifice commun. La division s'achève ensuite d’abord, pour la collerette, puis pour le corps, jusqu’au pédoncule.
La division transversale est moins rare ici que chez les Monadines sans collerette (*).
exposée. La collerette ne serait pas fermée latéralement comme un vrai cône, mais fendue à la manière d’une oublie ou plutôt d’un cornet de papier (fig. 517), la partie qui double sur l’autre étant intimement appliquée sur celle-ci. A la base, cette partie qui double sur l’autre, au lieu de s'arrêter à l'insertion sur le corps, s’étendrait vers le bas et c’est cette partie située au-dessous de la base d'insertion qui, à demi déroulée, formerait une saillie marginale (2) et donnerait l'illusion de la vacuole d'attente. Gette partie saïllante, formant une sorte de cuiller, recueillerait les particules alimentaires amenées sans doute jusqu’à elle par un mouvement gyratoire, et les conduüirait par un prolongement de sa partie inférieure jusque vers la partie inférieure du corps où une vacuole alimentaire {p) les recevrait. Cette vacuole aurait souvent été vue, mais méconnue et prise pour une deuxième vésicule pulsatile. L'avenir dira ce qu'il faut croire de ces interprétations.
La sortie des résidus de la digestion se ferait, non pas par l’extrémité supérieure, mais au contraire par un point quelconque de la surface, à l'exception de celui-là.
() Elle s’observe chez des formes sans pédoncule. L’individu supérieur garde la collerette ancienne ou parfois la régénère. L'inférieur s’en forme une nouvelle un peu à côté du pôle inférieur.
MONADIDES : OLIGOMASTIGIDES 331
L'enkystementse produit dans les conditions ordinaires (fig. 519), après disparition du flagellum et de la collerette. Il aboutit fréquemment à une
Fig. 519.
CRASPEDINA (Type morphologique).
Division dans un kyste et sporulation (Sch.).
F, première division dans le kyste, donnant naissance à deux masses cellulaires ; K à L, les deux masses filles continuent à se diviser; M, sortie des produits de la division.
sporulation. Le contenu du kyste se divise en nombreux fragments nucléés qui sortent, munis seulement d’un flagellum, puis se fixent, forment leur collerette et n'ont plus alors qu’à grandir (').
On avait cru observer une conjugaison dans laquelle un individu libre se serait soudé par sa base | au flanc d’un individu fixé (fig. 520). Mais, après | vérification, il se trouve qu'il n'y a là qu'un fait de division anormale qui cependant s'achève normalement, la ligne de séparation arrivant, à la fin, jusqu'au pédoncule.
Enfin, il arrive que l'animal peut quitter son pédoncule et nager quelque temps en liberté pour
‘ » . CRASPEDINA changer de place et se fixer ailleurs. Or on observe (Type morphologique).
qu'en nageant, à l'inverse des autres Flagellés, il Division anormale
Ê . Sch.).
avance, le cil en arrière (*). En
Tous ces caractères sont en somme fort constants dans le groupe
(2) Chez les formes pédoneulées le kyste reste adhérent au sommet du pédoncule; chez celles qui ont une capsule, il reste dans la capsule.
(?) Ce n'est là, sans doute, que la régularisation d’un mode de natation que nous avons vu exister chez les autres Flagellés lorsqu'ils veulent reculer devant un obstacle. Ici l’obstacle est permanent, c’est la collerette qui serait extrêmement genante dans la progression en avant. L'animal cependant conserve à l’état de repos le même mouvement du flagellum qui le faisait, à l’état libre, progresser à reculons puisque nous avons vu que son courant d’eau alimentaire est dirigé de bas en haut, ce qui implique une réaction sur le corps en sens inverse,
très nalurel des Choano-flagellés. Il n’y a guère de variable que le pédoncule qui peut exister ou manquer, les cupules que la plupart sécrètent autour d'eux pour s y abriter et la Fig. 521. forme des colonies qui résultent, chez le plus grand nombre d’entre eux aussi, d'une séparalion incomplète des individus nés de la division.
GENRES
Monosiga (Kent) (fig. 521). C'est exactement notre type morphologique. Il est donc solitaire, sans capsule, pédonculé (7 à8 p et 35 à 40 u, y compris la collerette et le pédoncule moyennement développé. Mer et eau douce.)
Codosiga (Kent) (fig. 522) ne diffère du précédent
que parce qu'il forme des colonies où les indi- | |
vidus sont groupés par bouquets au sommet de | |
longs et minces pédoncules (Colonies, 60 uv. Mer et 1
eau douce) (0): Monosiga Codosiga (im. Kent). (im. Kent).
Hirmidium (Perty) (fig. 523) est formé d'individus sans pédoncule, réunis côte à côte par le flanc en une série
Fig. 523.
Hirmidium (im. Kent).
longitudinale. La colonie comprend une dizaine d'individus else meut sous l’action synergique des fouets de ces individus (15 y. Mer et eaudouce) (Se
(!) Genres voisins :
Astrosiga (Kent) ressemble absolument à un bou-
quet terminal de Codosiga détaché, et peutètre n'est-il rien autre chose;
Codonocladium (Stein) (fig. 524) peut être défini : une colonie de Codosiga réunis par les extrémités de leurs pédoneules sur un pédoneule commun (Colonie, 50 à 260 y. Mer et eau douce).
(”} Quand la colonie devient trop nombreu- \ se, elle se scinde en deux. Codonocladium (Sch.). À
a mes sois sata
Diplosiga (Frenzel) (fig. 525)
Protospongia (Kent) (fig. 526).
Salpingæca (J. Clark) (fig.
MONADIDES : OLIGOMASTIGIDES
noyés, sans être unis par leurs pédoncules, dans une substance gélatineuse commune (Colonies, 12 à 200 y.
Etangs).
Fig. 525.
se distingue des précédents, auxquels il ressemble sous les autres rapports, par le caractère remarquable d’'avoir deux collerettes concentriques (10 y. Eau douce).
Diplosiga Ë Ride D. soctialis Ce sont encore des individus a. a
semblables à ceux de Mono-
Sphæræca (Lauterborn) est formé d'individus sans loge, pédonculés,
Protospongia (Sch.).
siga, mais sans pédoncule, et logés par 50 à 60 dans une masse commune d'une substance gélatineuse transparente qu'ils sécrètent (Golonie, 0,1. Eau
douce) (*).
précédents, mais il possède, en plus, une capsule fixée à quelque support par un pédoncule et dont la forme, variable et le plus souvent très élégante, se laisse ramener à une sorte d'urne renflée en bas avec un goulot rétréci à sa naissance et évasé à sa terminaison. Il ne forme pas de colonies (Environ 30 x avec la capsule.
Mer et eau douce) (?).
Salpingæca (S. ampulla) (d’ap. Kent).
Polyæca (Kent) (fig. 528) est un Sal-
pingæca qui se distingue de celui-ci par le fait qu'il forme des colonies : les jeunes issus de la division se fixant par leur pédoncule aux bords de la capsule des individus anciens (Mer).
() La colonie est discoïde et les individus, dont le nombre peut atteindre une soixantaine, y sont irrégulièrement distribués et jouissent d’une certaine mobilité dans la masse. Ils peuvent passer à un état amæboïde et rentrer au centre de la colonie pour s’y enkyster et sporuler. Ce genre a une certaine célébrité parce qu'il avait été donné comme fournissant le passage des Protozoaires aux Spongiaires, théorie abandonnée aujourd'hui.
2) Mais les proportions du goulot par rapport à l'urne et sa forme établissent des différences spécifiques assez importantes.
527). L'animal ne diffère pas de ceux des genres
Polyæca (P. dichotoma (d’ap. Kent).
L'animal est d'ordinaire, mais pas toujours, relié au fond de sa capsule par un ligament contractile. Il peut quelquefois se détacher et nager avec sa capsule en pleine
La grande homogénéité de structure de toutes ces formes n'est un peu altérée que par un dernier genre, Fig. 529.
Phalansterium (Cienkovsky) (fig. 529) chez lequel la grande collerette mobile des autres types est remplacée par une étroite collerette +211 tubuliforme fixe et sem- ee blable à ce que sont celles des autres genres dans leur état de rétraction maxima.
L'animal forme des colonies discoïdes ou arborescentes, constituées par des tubes gélatineux sécrétés par les individus et soudés entre eux de diverses façons, mais jamais ramifiés
(Colonies, environ 0,13 p. Eau douce) (*).
Phalansterium (P. digitatum) (d’ap. Stein).
2 Sous-ORDRE
HÉTÉROMASTIGIDES. — HETEROMASTIGIDÆ [Boponin4 (Bütschli emend.)]
Revenons au type morphologique des Monadida (V.p. 319). Nous aurons, pour le transformer en type de ce groupe, à lui faire subir les mêmes modifications que pour obtenir le type des Acraspédines. C'est la même structure du corps, avec un téqument très délicat permettant des déformations presque amæboïdes, la même absence de bouche; le noyau et la vésicule pulsatile sont à la même place, le premier vers la partie inférieure, la seconde vers le haut. Le caractère essentiel réside dans la structure de l'extrémité supérieure et dans les fouets.
eau et l’on a voulu faire de cette forme libre un prétendu genre Lagenæca (Kent).
Il se divise dans sa capsule, s’y enkyste, y sporule, en un mot ne s’en sépare jamais. On a observé chez certaines espèces une division transversale dans laquelle l'animal perd sa collerette et son flagellum et sépare de lui un individu amæboïde qui va plus loin se fixer et se transformer en un jeune Salpingæca, tandis que l’autre individu garde la capsule et régénère un flagellum et une collerette.
(!} Quelques auteurs nient l'existence de cette collerette et placent ce genre parmi les Spongomonadines.
MONADIDES : HÉTÉROMASTIGIDES
Un peu au-dessous du pôle supérieur de l'animal, se trouve une encoche latérale, et du fond de cette encoche naissent deux fouets. L'un
(lg. s.) est dirigé en haut, c’est le [lagellum ordinaire. L'autre est donc le flagellum accessoire ; il est cependant plus gros d'ordinaire que le principal et s’en distingue surtout en ce qu'il est dirigé vers le bas (/lg. i.). L'animal peut se servir de ce fouet accessoire pour se fixer temporairement : l'extrémité de cet appendice s’attachant à un support quelconque. Quand :il nage lentement, il se sert seulement de son fouet principal, l’autre se laissant traîner inerte, et ne servant qu à de rares intervalles à changer la direction au moyen de quelques secousses, à la manière d'un gouvernail ; mais quand il veut se hâter les deux fouets contribuent également au mouvement. Parfois aussi, il nage sous l’action de son fouet ac-
Fig. 530.
cessoire seulement. Il faut donc que HETEROMASTIGID Æ. le mode d'action de ces deux fouets Type morphologique (Sch.).
soit inverse, puisque l’un tire pendant que l’autre pousse. Le mode de
fig. s., flagellum supérieur ; fig. i., flagellum
inférieur,
capture des proies est aussi très particulier. Le lieu d'élection pour l'absorption des aliments est exclusivement cette partie du corps qui surmonte les fouets à la manière d’un rostre. Là, la surface est glutineuse, molle, différenciée enfin de telle façon que les particules alimentaires qui viennent s’y coller sont retenues et aussitôt dégluties.
La division longitudinale, la sporulation sous un kyste ont été observées ainsi que la conjugaison.
GENRES
Bodo (Stein) (fig. 531). C'est à peu près notre type morphologique. La partie du corps située audessus des foucts est conformée en rostre et le noyau se trouve à peu près central (20 à 30 4. Eau douce et parfois mer ().
(1) Certaines formes peuvent passer à un état amœæboïde. Certaines espèces vivent en parasites dans le tube
Fig. 531.
Bodo (B. edax) (d'ap. Klebs).
a, un individu avec son noyau et sa vésicule pulsatile ; b, un individu suçant une proie, p.
as
Phyllomitus (Stein) (fig. 532) a ses deux fouets insérés dans une assez profonde fossette par laquelle a lieu la déglutition des aliments. C'est comme si le rostre de Bodo s'était élargi el excavé (Environ 20 y. Eau douce). ;
Colponema (Stein) peut être considéré comme un Phyllomitus chez lequel un sillon, parti de la fossette buccale, parcourrait toute la face ventrale. Le fouet accessoire est logé dans ce sillon (30 4. Eau douce).
Cest avec quelque hésitation que nous plaçons ici, avec Klebs, le genre si singulier
Oxyrrhis (Dujardin) (fig. 533) conformé un peu comme Phylloïnitus, mais chez lequel l'excavation buccale est très grande et s'enfonce en une sorte de pharynx dans le COrps, presque comme chez les Euglènes dont il diffère d’ailleurs par ses téguments délicats. Il se meut, le fouet en bas, à la manière d'un Dinoflagellé (30 y.
Mer) (*).
Trimastix (Kent) (fig. 534). Le corps est piriforme, à extrémité supérieure très effilée. De cette pointe, part le fouet principal dirigé en haut.
Immédiatement au-dessous de celui-ci, naissent deux fouets accessoires, d'égale longueur, un peu
Fig. 532.
Phyllomitus (d’ap. Klebs).
Fig. 533. \ Fig. 534.
Oxyrrhis (im. Kent).
plus petits que le fouet principal, et dirigés l’un et ne l’autre en bas. Le côté droit du corps se développe Fe Eur im. ent).
en une sorte de membrane verticale, saillante en avant, contre laquelle un des deux fouets accessoires se maintient
digestif de divers animaux (Zacerta, Grillotalpa et sa Fig. 535. Fig. 536. larve).
Pleuromonas (Perty) (fig. 535) est un Zodo réniforme dont les deux fouets sont assez écartés à leur base. Chez
Rhinchomonas (Klebs) (fig. 536), le fouet principal est remplacé par une sorte de trompe très mobile. L'absorption de la nourriture se fait par la base de cette trompe, au-dessus du fouet accessoire. FE. ee
(1) Les genres précédents, constituant la famille des (d’ap. Fisch). Bopoxixx | Bodonina (Bütsehli}, Zeteromitidæ (Kent)], n'ont qu'un seul fouet accessoire.
Les suivants formant celle des TrDIASTIGINZ |Trimastigina (Blochmann)] en ont deux. Ils se distinguent absolument des Monades à deux fouets accessoires par le fait qu'ici, ces deux fouels sont dirigés en bas, ce qui oblige à les incorporer aux Hétéromastigides.
Rhynchomonas
(d’ap.Klebs).
MONADIDES : POLYMASTIGIDES 3937
accolé. La vésicule pulsatile est placée très haut, immé- Figs: BST. diatement au-dessous de la base des fouets (15 u. Eau de u mer croupie) (*). | 1
Il faut faire une place à part au genre 4 Costia (Leclercq) (fig. 537), chez lequel les trois fouets sont dirigés en bas et logés dans un sillon ventral pen- || dant le repos, tandis que, pendant la natation, tous les trois sont libres et relevés vers le haut (0,3. Mer, eau douce, infusions) (*).
Costia (C. necatrix) (d'ap. Henneguy).
POLYMASTIGIDES. — POLYMASTIGIDÆ
| | [PozrmAsriGINÆ (Bütschli, emend. Klebs)] |
3° SOouSs-ORDRE
Il se caractérise uniquement par ses fouets, en nombre supérieur à trois. Les téguments sont délicats comme dans les groupes précédents, mais le noyau est souvent en haut, prenant la place de la vésicule qui se place à la partie inférieure. La position et la direction de ces fouets et les caractères de la bouche se montreront clairement dans les des-
criptions suivantes. TE Fig. 538.
Nous diviserons ce sous-ordre en quatre tribus : ASTOMINA, dépourvus de bouche; MoNosSTOMINA, avec une bouche unique; DISTOMINA, à deux bouches; TRICHONYMPHINA, formes aberrantes ayant des À caractères de Ciliés. [é
Dallingeria (Kent) (fig. 538), où il n’y a pas cette membrane et où les deux fouets accessoires s’insèrent plus latéralement et plus bas; Elvirea (Parona).
PJ y en a un très grand et deux beaucoup plus petits. Le sillon, très dilatable, forme en haut une large excavation superficielle quand il est ouvert. Le noyau est au-dessus de la vésicule.
Le C. necatrix est le Bodo necator de Henneguy (20 à 30 y) qui vit fixé sur l’épiderme des alevins de Truite (Zrutta), chez lesquels il produit, quand il est abondant, une maladie mortelle.
Dallingeria (D. Drysdalii) (d’ap. Dallinger et Drysdale).
tre TriBu ASTOMINES. — 4STOMINA [HOLOMASTIGINÆ (Lauterborn)]
C'est un Polymastigide à nombreux flagellums et sans bouche préformée.
Ce groupe ne renferme qu’un petit nombre de genres placés auparavant en ee aux Flagellés comme formes incertæ sedis et dont un seul est certain, le genre Mon
GENRES
Multicilia (Cienkovsky) (fig. 539) est un petit être incolore, de forme arrondie, ovoïde ou un peu irrégulière et très métabolique, qui porte, répartis sur toute la surface de son corps, de longs flagellums grèles \ ) qui s’agitent paresseusement et irrégulièrement, UE sans les fouettements énergiques et réguliers habituels à ces organes. Cela semble être dû LR d’ailleurs à leur longueur et à leur faiblesse plutôt qu à une différence de nature. Parfois, entre eux, apparaissent de petits pseudopodes courts et obtus. Ce sont ces pseudopodes occasionnels et non les flagellums permanents qui servent à capturer la nourriture (consistant en Flagellés de plus petite taille) qui est absorbée par un point quelconque du corps. Occasionnellement, ces pseudopodes peuvent aussi servir à la reptation. Il y a un (Ï. marina) ou plusieurs (M. lacustris) noyaux, tantôt des vésicules pulsatiles (1. lacustris), tantôt point (M. marina). L'animal se reproduit par division (20 à 30. Mer et eau douce) ().
Fig. 539.
Multicilia (d’ap. Cienkovsky).
U) À ce genre se rattachent un certain nombre de formes douteuses :
Haliophrynella (Vejdovsky) que son auteur rapporte aux Héliozoaires, mais dont les longs appendices ressemblent plus à des flagellums | qu'à des pseudopodes. Bütschli tendrait à y voir peut-être une larve Ÿ de Bothriocéphale ;
Grassia (Fisch) (fig. 540) qui avait été décrit comme une forme auto- ; nome très semblable à la précédente, s’en distinguerait par des AN flagellums plus nombreux et posséderait, outre le noyau, deux L petites vésicules pulsatiles (A peine B 4. Parasite dans le tube di- Grasse gestif de la Grenouille et dans le sang de la Rainette [Æyla|). (d'ap. Fisch).
Mais ScHUBERG [89] a démontré que la forme qui habite l'intestin n’est autre chose qu'une cellule épithéliale de la paroi digestive détachée et déformée. Ce genre devra sans doute disparaître. Cela est encore plus certain pour le prétendu
Asthmatos (Salisbury) qui vivrait en parasite sur les muqueuses oculaire et respiratoire
des personnes atteintes d'asthme et de coryza des foins et serait la cause de leur
Fig. 540.
MONADIDES : POLYMASTIGIDES 339
2 TRIBU MONOSTOMINES. — MONOSTOMINA
[TETRAMITINA (Bütschli)]
Il peut être défini en quelques mots.
Il suffit de prendre notre type morphologique de Monadide (V. p. 319) et de placer à la partie supérieure dela face ventrale une large dépression peu profonde servant de lieu d’ingestion, puis d'insérer quatre ou six fouets à la partie supérieure de cette dépression.
Fig. 541.
GENRES Ce
Collodictyon (Carter) (fig. 542) a la fe forme d’un ovoïde aplati. Re NE La dépression buccale n’est ue pas bien marquée, mais il y a un sillon vertical assez accentué sur l’une de ses faces. Il y a quatre flagellums formant deux paires C/odictyon
Fe (C. sulcatus) symétriques (35 . Eau douce). (im. Stein).
Tetramitus (Perty) (fig. 543)
n’a pas de sillon ventral, mais la dépression buccale est très grande. Un des flagellumsestordinairement .
dirigé en bas (50 y. Mer et eau douce).
Monocercomonas (Grassi) diffère du précédent par sa forme effilée en bas et sa fossette buc-
Fig. 543.
CR
US ARE ee, Tone MONOSTOMINA cale à Peine indiquée (T. descissus) (Type morphologique) (Sch.). (15 {. Parasite dans l’in- (d’ap. Klebs). b., dépression buccale; f., flagellums.
testin de divers Insectes et Reptiles et chez l'Homme dans certaines diarrhées) (°). affection. Ce n’est sans doute, comme l’a dit Leidy, que des cellules vibratiles plus ou moins altérées, détachées de l’épithélium nasal. (1) Le genre.
Trichomastix (Blochmann) n’en diffère que par des caractères secondaires.
Trichomonas (Donné) (fig. 544) a les mêmes caractères et ses trois flagellums ascendants sont normaux, mais le descendant est remplacé par une membrane ondulante ventrale. Le corps se termine ordinairement en pointe vers le bas. Il y a, en outre, une petite lame dorsale (40. Intestin de divers animaux: Rat, Souris, Chat, Cobaye, Canard, Limace, et dans le mucus vaginal de la Femme).
Megastoma (Grassi) a, au contraire, la dépression buccale beaucoup plus grande, bordée de deux ou trois paires de fouets insérés sur les bords et le corps terminé par une queue effilée qui porte une paire de longs fouets (Intestin grêle de \ l'Homme, du Chat et de la Souris) (*). \
: Trichomonas 3° TRIBU (im. Stein).
DISTOMINES. — DISTOMINA [DisromaArA (Klebs)]
La constitution caractéristique des Polymastigidæ, conservée en tout ce qui concerne les autres caractères, est modifiée par \ \ DÉS le fait que les fouets se sont | | séparés en deux groupes symétriques, situés l’un à droite l’autre à gauche, et à chacun desquels est annexée une grande dépression buccale (b.) constituée d’ailleurs essentiellement comme la dépression unique de T'etramitus. Il y a quatre cils de chaque côté, dont trois ascendants(c.)ou transversaux et un plus grand descendant (c'.). Tous s'insèrent à la partie supérieure de la dépression buccale et c’est surtout au-dessous de leur insertion que se fait l'ingestion des aliments.
DISTOMINA (Type morphologique) (Sch.).
A AA \ | ER VOISIN "AT . b., b., dépressions buccales ; e., cils ascendants ; €”., cils Polymastix {(Bütschli) serait un Tricho- descendants ; N., noyau ; V. p., vésicule pulsatile,
monas armé de trichocystes. Mais la vraie nature de ces prétendus trichocystes n’est, paraït-il, rien moins que certaine.
UPS PTT RP VILA COS ER -®
MONADIDES : POLYMASTIGIDES
GENRES
Trigonomonas (Klebs) (fig. 546) est notre type morphologique avec une
forme triangulaire a : É Fig. 546.
et trois fouets seu- *. ; lement à la partie supérieure de chaque bouche (20 y.
Eau croupie).
Hexamitus(Dujardin) (fig.547,548). Pour faire de notre type un Hexamitus, il PR CS faut supposer que (T.compressa) (im. Klebs).
les deux bords de À chaque bouche se sontélevés et avancés l’un vers l’autre de manière à dessiner
Hexamilus {)
de chaque côté un canal vertical et (7. inflatus) (im. Klebs). |
latéral, fendu le long de son bord
externe; mais, la fente est presque fermée dans la plus
\ grande partie de sa longueur, et largement ouverte à son RE extrémilé inférieure évasée. Les trois fouets supérieurs Aeramitus
sont placés hors de la bouche et ne servent qu’à la loco-
fixé par ses cils inférieurs
motion; le fouet inférieur plus long et plus fort est au (im. Stein). contraire resté engagé dans le canal et sort par son orifice inférieur. C'est lui seul qui, en tournoyant, détermine un courant alimentaire ascendant qui entre dans le canal buccal et y pousse les particules alimentaires qui sont aussitôt absorbées (20 à 30 y. Eau douce croupie et intestin de quelques Amphibiens et de l'Huitre) (2):
Trepomonas (Dujardin) (fig. 549) peut aussi se comprendre aisément malgré
sa forme singulière, en partant encore de notre type. Supposons qu'un seul des deux bords de chaque bouche se soit développé en une large expansion aliforme verticale, recourbée vers la bouche. Il en résultera que la bouche, au lieu de regarder latéralement, regardera directement en avant ou en arrière. Or, pour l’une des bouches, la lèvre est formée par le bord dorsal, pour l’autre,
Trepomonas
(T. rotans) (im. Klebs).
par le bord ventral, en sorte que l’une regarde en avant, l’autre en
(!} L'animal nage en tournant sur lui-même. Il peut se fixer par l'extrémité de ses fouets inférieurs (fig. 548) et se balancer ou tourner sur ce double pédoncule
accidentel.
Urophagus (Klebs) est un genre voisin à extrémité inférieure formant une sorte de prolongement bilabié par où les aliments arrivent aux fentes buecales (Eau douce).
arrière, sans qu’on puisse dire cependant où est le ventre et où est le dos puisque, en tournant de 180° autour de son axe, l'animal ne change pas d'aspect. Vers le milieu de cette longue fosse buccale, s'insèrent (dans chacune} trois à quatre flagellums, dont deux ou trois (appelés cils buccaux) assez courts, égaux, descendants, insérés dans la cavité même et un plus grand, inséré près du bord et dirigé vers le bas (20 y. Eau croupie) (*).
Spironema (Klebs) (fig. 550) offre une disposition analogue, mais les deux bouches sont obtenues par une simple excavalion en gouttière de la partie supérieure du corps aux deux bords opposés des faces opposées, et les fouets, assez nombreux, sont insérés au bord externe libre de Spiroriema chacune des deux bouches. Le corps, en outre, est effilé en (Swutticiliatum) pointe vers le bas (15 à 20 p. Eaux stagnantes) (?). Gap On
4e TRIBU
TRICHONYMPHINES. — TRICHONYMPHINA [T'rIcHoNYMPnIDA (Leidy, emend.)]
Nous plaçons iei comme tribu des Polymastigidæ un petit groupe d'êtres dont la position n’est pas encore définitivement établie, mais qui semblent bien se rattacher ici par leurs affinités principales.
C'est un petit être ovoïde mesurant 20 à 30 p et vivant en parasite dans le rectum de quelque Orthoptère. Le corps est dépourvu d'appendices mobiles ; de l’extrémité supérieure part une abondante touffe de longs flagellums
{:) Le corps est souvent métabolique, HE | le noyau est vers le haut, la vésicule a \| 7 une position variable. LUN (?) Le genre Gyromonas (Seligo) paraît voisin du précédent. Assez douteuses sont les affinités de Pteridomonas (Pénard) parfois fixé par un filament inférieur et possédant au haut une sorte d'excavation pharyngienne d’où sort un grand flagellum entouré à sa base d'un cerele de 12 à 18 cils assez développés.
TRICHONYMPHINA (Type morphologique) (Sch.).
POMERERS
MONADIDES : POLYMASTIGIDES 343
grèles qui s’agitent en ondulant sans énergie. À leur base, se trouve un petit orifice buccal. Le corps est revêtu d'une membrane. A l'intérieur, dans un cytoplasme sans différenciation en endoplasme et ectoplasme, se trouvent un noyau vésiculeux situé assez haut et de nombreuses particules alimen- Ne NN ne taires semblables aux résidus NI =.
que contient le rectum de leur hôte. On ne connait pas la reproduction (*).
g. 552, Fig. 553:
GENRES Lophomonas (Stein) (fig. 552) ne diffère de notre type en rien Lophomonas NA , ; & “ (L. Blattarum) GAS d’essentiel. Les flagellums sont (d'ap. Stein). RO re insérés sur une petite surface VE en fer à cheval située au sommet tronqué du corps Leidyonella
(0,03. Rectum de Periplaneta et peut-être Grillotalpa) A (L. AE Rte mt
individu et le détail
Leidyonella (Frenzel) (fig. 555) diffère du précé- AP nl dent par son extrémité supérieure prolongée en un col court, effilé, terminé par un bouton qui donne insertion aux flagellums. Il y a, en outre, une houppe de flagellums semblables à l'extrémité inférieure (0,2 à 0,45. Rectum d'Æutermes) (°).
Trichonympha (Leidy) (fig. 554) a l'extrémité supérieure du corps saillante, séparée du reste par un sillon transversal et semblable à une mamelle surmontée de son mamelon. C'est sur cette partie que sont insérés les longs flagellums disposés sur trois cercles. Une quatrième rangée circulaire, insérée au voisinage de l'extrémité inférieure, repré-
() Lorsque l’animal devient très adulte, il a une tendance à perdre ses flagellums. L'existence de la bouche n’est pas tout à fait certaine. Cependant elle est bien probable, car on est sûr, par la présence des parcelles alimentaires dans son intérieur, que l'animal avale de la nourriture solide et l’on a souvent cru voir, là et nulle part Trichonympha ailleurs, un petit orifice. (T. agilis) (d’ap. Leidy).
Ce que l’on a pris chez quelques genres comme une couche d’alvéoles ectoplasmiques comparable à celle des Infusoires semble être dù à de simples petits bâtonnets renforçant une cutieule plus épaisse. Cela a de l'importance au point de vue des affinités éventuelles de ces êtres avec les Infusoires.
L'habitat est caractéristique pour tout le groupe.
(?) Il y a de part et d'autre da noyau deux masses de protoplasma différencié de nature inconnue.
(} On voit bien ici le caractère de la cuticule qui à dù en imposer pour une couche alvéolaire.
sente la houppe terminale du genre précédent (0,12. Rectum de Termes). Jœnia (Grassi) ressemblerait plutôt à Lophomonas, mais il en diffère par sa forme allongée, son extrémité supérieure plus largement tronquée, ses flagellums périphériques récumbants et la présence d’une
garniture de courtes soies en forme de cils immobiles sur tout le corps (Rectum de Callotermes) (1).
APPENDICE AUX TRYCHONYMPHINA
Nous placerons ici, en appendice aux Trichonymphines, deux genres que Bürscaur place dans leur groupe, mais qui mériteraient aussi bien d'être joints aux Infusoires holotriches comme l'indique FReNzEL [91]. Ils diffèrent des premiers et de tous les Flagellés par un revètement ciliaire général vrai, el se rapprochent par là des Ciliés, sauf l’absence d'ectoplasme, de micronucléus et peut-être de bouche. Ils ont exactement l'habitat el les mœurs des Trichonymphides. Voici ces
Pyrsonympha (Leidy) (fig. 555) a la forme d'une pointe allongée; l’extrémité obtuse, tournée vers le bas, porte un petit nr. JR prolongement caudal et, tout le long d’un des At A5 bords, règne une sorte de membrane ondulante. Tout le corps est garni d'un revètement uniforme de vrais cils assez fins. On n'a pu découvrir de bouche bien que l'animal absorbe certainement de la nourrilure solide que l’on retrouve dans son cytoplasme, tout comme chez les Trichonymphines (0,1. Rectum de À
3 Pyrsonympha Dinennympha Termes) (2). (P. vertens) (D. gracilis)
Dinennympha (Leidy), (fig. 556) en diffère par (d'ap.Leidy). (d’ap. Leidy). sa forme rubanée, contournée en spirale et peut-être par un petit bouquet de cils à l'extrémité supérieure (0,1. Rectum de Termes) (°).
Fig. 557.
() Il y a, en outre, au-dessous du noyau, un long processus strié comparable à un faisceau de queues de spermatozoïdes, qui est tout à fait énigmatique.
(*)} Parfois, on le rencontre tout à fait dépourvu de cils, mais ce n'est peut-être là qu'un phénomène secondaire comme chez les Trichonymphines vieux.
#) Il faut sans doute ajouter ici quelques formes que Leidy donne comme des jeunes de Trichonympha [fig. 557), mais dont les rela- À
tions de parenté avec ce genre ne sont nullement démontrées et qui Trichonympha ont, comme les deux genres précédents, un revêtement ciliaire Forme jeune (?) général. (d’ap. Leidy).
EUFLAGELLÉS : EUGLÉNIDES 345
2e ORDRE
EUGLÉNIDES. — EUGLENIDA
[EvGzENIDINA (Bütschli, emend.)]
TYPE MORPHOLOGIQUE (FIG. 558 er 559)
Les Flagellés de cet ordre se distinguent de ceux de l’ordre précédent par deux caractères essentiels : 1° leur tégument (mb.) est ferme, solide, bien délimité et, s’il permet encore les changements de forme, du moins s'opposet-il définitivement à toute espèce de mouvement amæboïde (*); 2° la petite dépression buccale s’est transformée en un profond entonnoir (ph.) bien dessiné, souvrant à l'extrémité supérieure et un peu ventralement, et formé par un refoulement des téguments. Les parois de cet entonnoir ou pharynx ont donc la même structure que la surface externe du corps, mais le fond laisse à nu l’endoplasme (.), et c'est là que se fait la pénétration des aliments. Le flagellum naît un peu audessus de ce point, à la face dorsale de l’entonnoir. La vésicule pulsatile (Vc.) se distingue par des connexions particulières. Elle est placée à quelque dislance au-dessous de l'orifice interne du pharynx et se montre là entourée d’une couronne de petites vésicules formatrices (V’.).Ellese vide, nonau dehors, mais one dans une vésicule collectrice, parfois (Type morphologique) (Sch.).
b., orifice buceal : fig., flagellum ; mb., mem-
brane ; N., noyau; ph., pharynx ; r., réser- } voir ; W'., vésicules formatrices ; Ve., vési- (1) La structure de ce tégument est d’ail- cule pulsatile.
leurs assez mal déterminée. Il n’y a pas de
distinction nette entre membrane et ectoplasme, comme si celle-ci s'était confondue avec la couche superficielle de ce dernier, imprégnée de substances non digestibles dans la pepsine et résistant à la putréfaction. Ce n'est cependant point de la cellulose. Au-dessous de cette couche, il n’y a pas d'ectoplasme mou; c’est directement l'endoplasme qui se rencontre là avec ses caractères ordinaires et sa mobilité très grande. Cependant, chez les formes contractiles, se trouvent, à la face profonde du tégument, des fibrilles, les unes longitudinales, les autres circulaires qui semblent bien être l'agent spécial de la contractilité,
Fig. 558.
URSS ns Den de dd nn, és hé
appelée réservoir (r.),quis'ouvreelle-même à l'orifice terminal du pharynx. I n'y a pas là, sans doute, de conduit permanent, mais une simple communication qui s'établit au moment de la systole par rupture de Ja mince couche de cytoplasme qui sépare la vésicule du fond du pharynx. Le corps renferme de nombreux grains d'une substance amylacée,
le paramylon (fig. 559), qui se présente sous la forme de
courts bâtonnets à structure stratifiée comme l’amidon. C’est un produit de réserve qui s'accumule quand la nourriture est abondante et s’épuise pendant la disette.
Da L'ordre des Æuglénides se divise naturellement en trois (Type mor- groupes auxquels nous préférons donner le nom de tribus
phologique)
Paramylon, que Celui de sous-ordres pour ne pas attribuer aux différences qui les séparent une valeur exagérée : ASsTASINA, sans chlorophylle et à pharynx presque fermé au fond ; EÉUGLENINA, avec chlorophylle et à pharynx presque fermé au fond; PERANEMINA, sans chlorophylle et à pharynx largement ouvert au
fond.
dre TRriIBU
ASTASINES — ASITAIS INA je [A STASI1DA (Klebs non Bütschli)]
Fig. 560
TYPE MORPHOLOGIQUE us
CFIG. 560)
Les Astasines se distinguent du type morphologique des Æuglenida par un seul caractère. Leur pharynx conique (ph.) se termine presque en pointe au fond et ce sommet étroit est presque obturé par la base du flagellum (/{g.) qui s’insère précisément là.
Il reste cependant un petit espace libre (b.)et cet espace est indispensable pour l’ouverture de la vésicule collectrice, mais il est trop petit pour admettre de la nourriture solide. Il n’est même pas certain qu'il serve à l'introduction de liquides alimentaires (*).
L'animal se nourrit donc par imbibition, par osmose, à travers son
(!) Cela est bien probable, cependant, d'après les observations de KAvkINE [s6]. Peutêtre même l'animal absorbe-t-il de temps à autre quelques minimes particules solides.
ASTASINA (Type morphologique) (Sch.).
b., orifice terminal du pharynx ; flg., flagellum ; mb., membrane tégumentaire ; r»., réservoir ; V., vésicules formatrices; Ve., vésicule pulsatile,