ARE
N N DEXIOTRICHIDÆ (Type morphologique). Conjugaison.
A à U, stades successifs de la conjugaison; Mg., macrogamète; mg., microgamète; N,m, macroet micronucléus du microgamète; N', n', macro- et micronucléus du macrogamète ; N, n, macroet micronucléus de nouvelle formation,
gamète (A : Mg.) apte à se conjuguer, le poursuit, l’atteint et s'attache
() Souvent il n’y a qu'une division en deux, parfois il y en a trois donnant huit indivi-
à lui un peu au-dessous de la couronne ciliaire, par son extrémité postérieure (2), et les deux couronnes ciliaires ne tardent pas à disparaître (C). Dans les deux individus, le N se fragmente et les fragments se résorbent lentement à la manière ordinaire (N. et N'.). Nous n’aurons plus à nous en occuper.
Les phénomènes micronucléaires sont d'abord normaux. Chacun des deux n se divise en quatre dont trois disparaissent et le quatrième se divise en deux, un pronucléus 4 et un pronucléus 9, et le pronucléus « de chacun des deux conjoints se porte vers le pronucléus g de l'autre resté immobile (*). Mais ici le n montre une différence importante : au lieu que, des deux côtés, les couples de pronucléus se fusionnent, cela n’a lieu que dans le macrogamète. Son pronucléus & et le pronucléus ? que lui a envoyé le microgamète (7) se fusionnent comme d’ordinaire en un n conjugué (J:n+n—n), tandis que dans le macrogamète, les deux pronucléus, après s'être rapprochés, s'arrêtent sans se joindre et bientôt se résorbent. Cela s'explique tout naturellement par le fait que le microgamète, au lieu de se séparer comme d'ordinaire après l'échange des pronucléus, achève au contraire de se fondre dans le macrogamèle (/, K, L, M). Son cytoplasme passe peu à peu dans celui
dus. Dans d’autres cas (Vorticella macrotoma, Lagenophrys), il y a division des individus ordinaires en deux autres très inégaux dont le gros deviendra un macrogamète et le petit un microgamète. Dans le genre Zoothamnium il y a des macrogamètes spéciaux prédestinés, situés sur les rameaux de premier ordre de la colonie à l’aisselle des rameaux de deuxième ordre.
(1) En réalité les choses se passent un peu autrement : le n du microgamèle se divise d’abord en deux (2: n). Ces deux grossissent et se comportent chacun à la manière ordinaire, c'est-à-dire se divisent chacun en quatre par deux bipartitions successives (£ : n). Mais les quatre descendants de l’un d'eux se résorbent, tandis que, de l’autre, trois seulement subissent ce sort (F:n), en sorte, qu'il ne reste plus, comme d'ordinaire, qu'un seul n (G:n) qui va se diviser en un pronucléus 4 et un pronucléus @ (Æ). Le seul effet persistant de cette particularité c’est que le n survivant chez le microôgamète représente seulement un huitième de la substance du n primitif, au lieu d'en représenter | . un quart comme chez le macrogamète et
DEXIOTRICHIDÆ (Type morphologique). Ghez les autres Ciliés. On peut exprimer Diagramme de la conjugaison ù . 5
(d’ap. Maupas). encore cela en disant que le microgamèle
expulse sept globules polaires au lieu de
trois, ou trois au lieu de deux, selon que l’on compte ou non les descendants
des n abortifs.
Le diagramme ci-dessus (fig. 822) montre clairement cette série de phénomènes.
Fig. 822.
PÉRITRICHIDES : DEXIOTRICHIDES 489
du macrogamète et sa membrane, vidée et flétrie, après être restée quelque temps appendue au point de soudure, finit par tomber et se perdre (0). Il ne reste done plus qu'un individu, et un seul n conjugué (X : n) lui suffit. À partir de ce moment, les phénomènes ne diffèrent plus de ceux du cas typique que par un détail un peu secondaire qui est celui-ci. Le n conjugué, au lieu de se diviser en deux dont l’un sera le N et l’autre le n définitifs, se divise en huit dont sept grossissent et deviennent autant de N (? : N), tandis que le huitième reste petit et se divise successivement en sept (P, Q, R, S : n) (‘). De là résultent sept couples formés chacun d’un N et un n que des bipartitions successives répartiront bientôt en sept individus régulièrement constitués (U/). La conjugaison est donc totale et non simplement nucléaire.
GENRES
Trichodina (Stein) (fig. 823, 824). La Trichodine est presque la réalisation de notre type morphologique.
Elle n’en diffère essentielle- peer ment que par la transformation de l'extrémité inférieure en une ventouse (fig. 824).
Sa forme est celle d’un disque peu élevé dont les deux bases HA seraientévasées,lasupérieure Trichodina
I tn rt ; Da Trichodina Disque adhésif (d’ap. JUNE QUE ROC STE RS (d'ap. Fabre-Domergue). Fabre-Domergue).
inférieure est entourée par le cercle des cils, la couronne ciliaire inférieure représente par conséquent la portion du corps située dans cette couronne ; chez notre type morphologique elle est excavée et transformée en un appareil adhésif. Pour cela, la membrane qui tapisse la cavité porte des épaisissements en forme de baguettes et de crampons qui servent, on ne sait trop comment, à la faire adhérer au support. On trouve d’abord un anneau périphérique strié et portant une couronne de 20 à 25 crochets, puis, en dedans de ceux-ci, des baguettes radiaires en nombre égal qui partent de la base des crochets et vont jusqu'au centre. Ces productions sont de mème nature chimique que la membrane, mais d’une constitution physique plus dense et plus résistante, elles sous-tendent des parties membraneuses dont les figures indiquent la disposition et qui concourent sans doute au résultat sans que l'on sache bien comment. Immédiatement au-dessus de la couronne ciliaire, insérée à la périphérie du disque adhésif, se trouve une membrane péripédieuse circulaire qui s’élale sur les cils de la couronne et recouvre leur moitié proximale. Le
(1) Il y a trois bipartitions successives qui devraient donner naissance à huit noyaux, mais l’une de celles de la deuxième génération ne se produit pas.
corps est tout à fait dépourvu de cils. Le péristome et l’organisation intérieure sont entièrement conformes à notre type morphologique, seulement l'entrée du vestibule est située franchement sur la surface verticale du corps et c'est seulement après un certain parcours ascendant que la zone adorale atteint le bord du péristome horizontal et achève alors son trajet en suivant ce bord (mm, Parasite sur divers animaux marins et d'eau douce: Hydres, Eponges, Planaires, Acéphales, Batraciens, Poissons) (*). Nous allons maintenant rencontrer une longue série de genres qui vont dériver les uns des autres par une série de complications progressives portant sur quatre points : 1° formation d’un rebord contractileautour du péristome ; 2° production d’un pédoncule pour se fixer; 3° sécrétion de logettes pour s’abriter; 4° enfin, formation de colonies arborescentes par division avec séparation incomplète. La Vorticelle, genre principal du groupe, va nous montrer d’un coup l'apparition des deux premiers caractères. ne Vorticella (Linné, emend. MARS NE Ehrenberg) (fig. 825 à \ — 07 829). L'animal ala forme d'un cône à base tournée en haut (fig. 825) et dont le sommet, légerement tronqué, donne naissance à un long et mince pédoncule (pd.) par lequel il se fixe à quelque objet immergé.
Ce pédoncule n'est pas une sécrétion, c’est une dépendance du corps, c'est la partie inférieure du corps elle-même qui s’est étirée en un long et et mince prolongement.
Nous verrons quelle est À sa structure en décri- Vorticella en état d'extension (Sch.).
vant la musculature. La a. anus; b., bouche ; eloe., cloche; cokr., collerette; eour., couronne ciliaire ; disq., disque; entonm., entonnoir; mb., mem-
portion située au-dessus branelles; Mhb.u., membrane ondulante; N, macronucléus;
deluiestdivisée en deux n, micronucléus; pd., commencement du pédoncule; ph., pha- ; : 3 rynx ; R.v.p., réservoir de la vésicule pulsatile ; sill., sillon;
autres par un étroit sil- vest., vestibule; Wp., vésicule pulsatile ; Za., zone adorale.
lon transversal circulaire au fond duquel la membrane absente laisse l’ectoplasme à nu. Ce
()} Quand l'animal adhère au support, sa membrane péripédieuse est rabattue sur les cils de la couronne ciliaire qui sont immobiles; pour se déplacer,
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sillon occupe exactement la place de la couronne ciliaire absente et nous verrons bientôt que, dans certaines conditions, cette couronne reparaît exactement dans ce sillon. Sauf ce cas et sauf bien entendu la zone adorale, il n’y a nulle part de cils ni de productions ciliaires quelconques. On a appelé entonnoir (entonn.) la partie du corps située entre ce sillon et le pédoncule, et cloche (cloc.) tout ce qui est au-dessus. Les parois de la cloche montent vers le péristome qui occupe, comme d'ordinaire, la base supérieure ; mais, au lieu de se jeter simplement sur lui de manière à ce que le bord supérieur des parois verlicales se confonde avec le bord externe de la base horizontale, elles s’en écartent, le dépassent et forment tout autour de lui une forte collerette (colr.), séparée de lui par un sillon circulaire (si/l.). Cette collerette souvent décrite comme la portion périphérique du péristome est, en réalité, tout à fait indépendante de lui et a une origine à part.
On donne souvent le nom de disque au péristome vrai (disq.), c'està-dire à tout ce qui est au dedans du sillon. Comme la collerette est très contractile, elle peut se fermer au-dessus de lui comme une bourse dont on lire les cordons, de manière à protéger les parties sous-jacentes. C'est là son principal rôle, mais elle sert aussi à déterminer, entre sa base interne et le péristome, le sillon circulaire (si/{.) que suivent les aliments pour arriver à la bouche. Ce sillon n'a pas partout une profondeur égale. Au niveau du bord droit, il est peu profond, mais il se creuse et s'élargit en contournant le disque en avant et en arrière, pour atteindre à gauche et un peu en avant son maximum de largeur et de profondeur. Là, il aboutit à un large orifice (vest.) qui est celuidu vestibule.
Le périsitome ou le disque (disq.), si l’on veut, a la forme d'un large plateau horizontal porté sur un large et court pédoncule, formé par la lèvre interne du sillon qui le sépare de la collerette. Ce pédoncule est naturellement plus élevé du côté gauche où est le vestibule, que du côté droit où le sillon est le moins profond. Il est bordé d’une zone adorale (Z.a.) qui tourne autour de lui en hélice et plonge dans le vestibule. La zone commence, par son extrémité adorale, au bord antérieur du disque ou mème un peu à droite, passe successivement à gauche, en arrière et de nouveau à droite en descendant peu à peu sur le pédoncule du disque de manière à se trouver, après un tour complet, un peu au-dessous de son point de départ. De là elle continue à tourner en descendant et arrive ainsi (Wb.u.) à l'entrée du vestibule où elle plonge toujours en tournant en hélice.
il décolle sa membrane, agite ses cils et se meut en glissant sur son support sans se séparer de lui. Il peut aussi se détacher tout à fait et nager en pleine eau en tournant. Sa couronne ciliaire est seule active dans tous ces mouvements. — Genres voisins : Anhymenia (Fabre-Domergue), sans membrane péripédieuse, simple sous-genre ; Cyclochæta (Jackson), avec une couronne de hautes soies dressées remplaçant cette membrane, se subdivisant en deux sous-genres :
Leiotrocha (Fabre-Domergue), à anneau du disque adhésif denticulé, et
La forme et la disposition du vestibule, l'anus (a.), la vésicule pulsatile (V.p.) avec son réservoir (2. V.p.),la constitution de la zone adorale (Z.a.), la continuation de la membrane ondulante (Mb.u.) qui fait suite aux membranelles (#4.) dans le vestibule, celle des cils paroraux jusqu'au fond du pharynx, le macronucléus (W.), le micronucléus (n.), tout cela est entièrement conforme à notre type morphologique. Il n’y a qu’à reporter ici ce que nous avons dit à ce moment (').
Cyclocyrrha (Fabre-Domergue), à anneau du disque adhésif non denticulé;
“Hastatella (Erlanger), libre, à soies fortes et nombreuses {40 y. Eau douce, stagnante);
Trichodinopsis (Claparède et Lachmann), à péristome très mtréci (0,13. Intestin et poumon de Cyclostoma elegans). — Ici se rattache avec doute,
Hemispeira (Fabre-Domergue), genre à zone dextre et à affinités multiples et indécises. Ces divers genres forment E famille des UrcrorarINz [Urceolarina (Stein)].
(1) Il ne nous reste pour compléter cette description anatomique qu'à parler maintenant du système musculaire de l'animal, système extrêmement développé et compliqué. Il a été étudié avec beaucoup de détails par Enrz [91].
Le tégument se compose, comme d'ordinaire, de la membrane et de l’ectoplasme. La membrane a iei une individualité bien plus marquée qu’à l'ordinaire; elle est limitée par un double contour très net; vue de face, elle paraît ornée de dessins losangiques réguliers qui, sur la coupe optique, montrent un certain relief comme s'ils résultaient d'écailles imbriquées. L’ectoplasme est formé de deux couches, une superficielle constituée par les plans musculaires que nous allons bientôt décrire et une profonde de structure très particulière.
Cette couche profonde est formée d’une assise unique de petits corpuscules que l'on serait tenté d’assimiler à de minimes cellule (fig. 826). Chacun est formé, en effet, d'une petite masse protoplasmique figurant le cytoplasme et d’une partie centrale plus dense, plus chromophile, figurant le noyau. Evidemment, ce ne sont pas de vraies cellules, mais des condensations locales régulières de cytoplasme. Pour rappeler ces analogies, on a appelé la masse totale cytophane et le grain central Xaryophane. On distingue parfois une sorte de filament spiral s'étendant du karyophane à la surface du cytophane en décrivant un ou deux tours. Cette particularité appuyée sur quelques considérations théoriques a fait attribuer à ces petits organes des fonctions nerveuses, mais il n’y a là rien de positif. L'endoplasme se montre, lui aussi, formé de cytophanes au moins dans ses couches superficielles.
La couche superficielle de l’ectoplasme est formée de deux Vorticella. assises de myonèmes (fig. 827), une externe et une interne, com- Structure de l’ectoprenant chacune deux couches de fibrilles, une circulaire externe plasme montrant etune longitudinale interne. On trouve donc de dehors en dedans : OR Ge
19 Une couche circulaire externe [mc. ext.) formée par une (d’ el Entz) seule immense fibre héliçoïdale qui monte, en tours serrés, de Ja base du pédoncule jusqu’au centre du disque, en garnissant toute la paroi sans interruption; elle se révèle au dehors par une fine striation transversale ;
2° Une couche longitudinale externe (ml. ext.) formée de fibrilles qui vont aussi, serrées les unes contre les autres, de l'extrémité inférieure du pédoncule jusqu’au centre du disque, garnissant, elles aussi, toute la surface du corps; sur le disque, ces fibrilles deviennent radiaires. Au niveau de la collerette, les fibrilles de ces deux couches suivent ce repli, montant dans sa paroi externe, redescendant sous sa paroi interne, passent sous le fond du sillon et arrivent au disque par son pédoncule ;
3° Une couche circulaire interne (mc. int.) très incomplète, absente sur le pédon-
re
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La division des Vorticelles se fait suivant un plan vertical antéropostérieur, non médian : les deux individus filles sont donc inégaux. L'un conserve la bouche et le pédoncule, l’autre se forme une bouche nouvelle, à la manière décrite à propos du type morphologique, et estdépourvu
cule, sur la cloche et sur le disque, et formant seulement quelques tours de spire à la base de l’entonnoir et un fort sphincter dans le bord libre de la collerette. C'est ce sphincter qui sert à fermer la collerette comme une bourse au-dessus du disque;
40 Enfin, une couche longitudinale interne (ml. int.) quise comporte comme la longitudinale externe, mais est formée de fibrilles beaucoup moins nombreuses, plus espacées et, arrivée au sommet du pédoncule, quitte la paroi et se jette sur le cordon central du pédoncule pour former le spasmonème dont nous allons bientôt parler.
En outre de ces myonèmes ectoplasmiques, il existe un gros faisceau central, contenu dans l’endoplasme, c’est le rétracteur du disque. Il s'attache à la base du disque et se porte, de là, vers le pharynx pour s'attacher, sans doute, à sa membrane par ses fibrilles dissociées. Il sert à rétracter le disque lorsque la collerette se ferme au-dessus de lui.
Le pédoncule (fig. 827, 828) est formé d'une paroi et d’un cordon central baigné dans un liquide qui occupe l’espace intermédiaire.
La paroi n’est autre chose que le prolongement de celle de l’entonnoir. Elle a donc la même structure: on y trouve la membrane, puis les deux couches musculaires externes (les deux internes manquent, puisque la circulaire interne fait défaut là comme sur la cloche et que la longitudinale interne s’est séparée de la paroi pour se joindre au cordon axial), puis l’assise cytophanique de la couche profonde de l’ecloplasme. Vers le bas du pé-
doncule, toutes ces couches devien- Vorticella.
nent indistinctes, et la membrane Disposition des deux couches de myonèmes
perd sa structure. Le liquide n'est ectoplasmiques (Sch.).
qu'un élément de remplissage. Dans un des secteurs, la membrane superficielle est enlevée Reste à décrire le cordon axial. pour montrer la couche externe des myonèmes composée
C ; al è , de fibres circulaires me. ext. et de fibres longitudinales
s € cordon ax1al à POUT ParTOL UNE mi. ext. Dans l’autre secteur, on a enlevé en outre la
gaine anhiste qui sépare son con- couche externe des myonèmes pour montrer la couche in-
tenu du liquide précédent. Ce con- terne composée de fibres circulaires me. int. et de fibres ATaE longitudinal .int.
tenu comprend deux parties juxta- "3002228 ml int
posées (fig. 828) : le spasmonème et le cordon plasmatique.
Le spasmonème (spas.) forme un cordon rectiligne ou irrégulièrement onduleux, occupant dans la gaine une position excentrique. Il est formé uniquement de myonèmes longitudinaux qui ne sont autres que ceux de la couche longitudinale interne de l’entonnoir groupés en un faisceau massif.
Le cordon plasmatique se compose de deux parties : a) l'axonème (axo.), cordon central, rectiligne, parallèle au spasmonème et formé de gros cytophanes reliés par
inf
de pédoncule. Par là, la division se rapproche du bourgeonnement puisque l’on peut distinguer un individu mère et un individu fille. Ce dernier ne
de nombreux et fins tractus longitudinaux, b) le spironème (spir.) qui décrit une hélice dextre à tours serrés autour de l’axonème. Ce spironème est lui-même formé de trois
Vorticella.
Structure du pédoncule (im. Entz).
Le dessin représente l'extrémité
inférieure avec le disque adhésif.
axo., axonème; spas., spasmonème spir., spironème,
parties concentriques : «) un axe central (contourné en hélice comme le reste du spironème), rappelant en petit l’axonème et formé comme lui d’une seule file de cytophanes reliés par un filament comme les grains d’un chapelet; $) une enveloppe anhiste entourant le reste ; y) enfin une couche de myonèmes longitudinaux disposés entre l'axe et la gaine. Comme toujours, tous ces organes contractiles sont anisotropes, c’est-à-dire biréfringents.
Le fonctionnement de toutes ces parties n’est pas aisé à définir. Mettons de côté les cytophanes et par conséquent l’axonème qui en est formé, car, qu'ils soient ou non des éléments nerveux, ils ne sont évidemment pas les agents mécaniques de la contraction. L'action des myonèmes du corps se laisse aisément définir, surtout pour le sphincter de la collerette et le rétracteur du disque. Dans le corps, les éléments longitudinaux doivent servir à ouvrir la collerette et à étaler l'animal, tandis que les éléments circulaires servent peut-être à faire saillir le
disque en comprimant l’endoplasme. Mais c’est pour le pédoncule que la chose est
difficile. Quand la Vorticelle est inquiétée, brusquement, elle se contracte (fig. 829), retire son disque (disq.), ferme sa collerette (colr.), prend une forme sphérique et, en même temps, son pédoncule {pd.) se raccourcit en se tortillant en tire-bouchon dans le même sens que le spironème. Or cet état, qui semblerait être le résultat de la contraction active des éléments du pédonceule, est au contraire un état passif, car les Vorticelles mortes ou enkystées ont leur pédoncule entortillé.
C'est la distention rectiligne qui est l'état actif. D'autre part, quand par la putréfaction les parties molles du pédoncule ont été détruites et que la membrane reste seule, le pédoncule s'étend de nouveau. L'élasticité de la membrane tend donc à l’étendre, ce n'est donc pas elle qui l’enroule, et il faut qu'il y ait, parmi les autres éléments du pédoncule, une partie qui joue le rôle de
AE colr dé Fig. 829. AE
cour
1 > Vorticella contracté (Sch.).
a., anus ; b., bouche; eloc., cloche; colr., collerette ; cour., couronne ; disq., disque ; entonm., entonnoir ; Mhb.uw,, membrane ondulante:; N, macronucléus; m, micronucléus ; pd., commencement du pédoncule ; sill., sillon ; W.p., vésicule pulsatile ; Z.a., zone adorale.
ressort élastique passif, plus fort que la membrane et déterminant l’enroulement.
mt PR
PÉRITRICHIDES : DEXIOTRICHIDES 495
forme pas tout de suite un pédoncule. Il se munit d'abord d'une couronne ciliaire à l'endroit correspondant au sillon qui sépare la cloche de l’entonnoir, couronne formée, en réalité, de petites membranelles. II nage, l'extrémité inférieure en avant, à la recherche d'une place pour se fixer. Quand il l’a trouvée, il se fixe par cette extrémité et développe son pédoncule. À la place de la couronne ciliaire disparue, on trouve le sillon circulaire qui persiste chez l'adulte.
Quand les conditions deviennent mauvaises, en particulier quand l'eau se putréfie, l'adulte développe une couronne ciliaire de membranelles qui sortent de son sillon, il rompt son attache à son pédoncule, et se lance à la nage. Il nage comme le jeune, la couronne ciliaire en avant et la collerette complètement fermée par-dessus son péristome. Quand il a trouvé une place qui lui convient, il se fixe, résorbe les membranelles de sa couronne ciliaire, ouvre sa collerette, recommence à manger et, peu à peu, reforme son pédoncule.
Il en est de mème au sortir d’un enkystement, car la Vorticelle s’enkyste au bout de son pédoncule, mais bientôt le kyste tombe et, au sortir du kyste, l'animal est libre.
La longueur de ces détails se justifie par l'importance de cette forme et sa remarquable différenciation (0,2, sans le pédoncule. Mer et eau douce).
Avant la Vorticelle que nous avons cru devoir décrire la première pour donner tout de suite une idée des particularités du péristome, nous aurions dû placer, si nous avions voulu suivre l'ordre taxonomique régulier un petit nombre de formes dépourvues de pédoncule, Il est aisé de les définir en quelques mots.
Que l’on suppose une Vorticelle de forme cylindrique, sans pédoncule, se terminant à la partie inférieure par un disque adhésif analogue à celui de la Trichodine, mais sans vélum ni couronne ciliaire, et l’on aura l’un des trois genres :
Mais quel est cet élément? Enrz à qui nous empruntons la descriplion de tout ce système veut que ce soit le spasmonème. Mais on ne voit pas comment il déterminerait le tortillement du pédoncule en tire-bouchon. Il nous semble plus naturel d’admettre que c'est la gaine du spironème et peut-être son axe et l’axonème qui jouent ce rôle. Les myonèmes en hélice de la paroi du pédoncule et ceux du spironème seraient les agents de l'allongement car, en se contractant, ils tendent à se rapprocher de la direction rectiligne et par conséquent à délordre le pédoncule et à bander le ressort spiral. Le spasmonème servirait à donner plus de vivacité au mouvement de rétraction en lirant suivant une des composantes du mouvement de retrait. Les fibrilles hélicoïdales de la paroi semblent bien faibles pour lutter contre la tension du ressort spiral. Mais nous ne savons rien de la force de celui-ci. C'est peut-être pour reposer leurs muscles extenseurs que l’on voit souvent les Vorticelles se contracter brusquement sans cause appréciable, comme nous elignons de l'œil pour reposer le releveur de la paupière. Au surplus la question réclame de nouvelles études.
Scyphidia (Lachmann) (fig. 830) qui, quoique dépourvu d'anneau adhésif, vit fixé (0,12. Mer et d’eau douce, sur des Gastéropodes ). mé
Gerda(Claparède et Lachmann) (fig. 831), qui on" sen distingue par une forme plus effilée ?:% vers le haut (0, 2. Eau douce);
Astylozoon (Engelmann) qui se caractérise par une vie libre et par son extrémité inférieure effilée, munie de deux soies saltatrices (0, 1. Eau douce) (").
Revenant maintenant à la Vorticelle, Scyphidia nous trouvons une série de genres qui (Um: Claparède rh ; « 5 et Lachmann).
en dérivent d’une manière très naturelle.
Carchesium (Ehrenberg) (fig. 832) est une Vorticelle chez laquelle, dans la division, l'individu qui ne garde pas le pédoncule maternel, au lieu de se séparer tout à fait et d'aller se fixer ailleurs, reste attaché à la d15g base de celui-ci et se sécrète là un nouveau pé- Colr doncule. Il en résulte F que les cordons contractiles des pédoncules ne sont pas continus et que les individus peuvent se contracter
isolément ou par groupes. L'ensemble forme un petit arbuscule dichotomique (La colonie
Fig.830- : disq Fig. 831.
disq.….. -colr