‹ Traité de zoologie concrèteChapitre 10 sur 79 · HÉMICORDES — B A LA NO GLOSS US · texte numérisé non relu

HÉMICORDES — B A LA NO GLOSS US

Circulation branchiale . — La circulation branchiale est très difficile à étudier, aussi nos connaissances à son sujet sont-elles encore fort imcomplètes.

l)u vaisseau dorsal partent dans la région branchiale autant de vaisseaux qu'il y a de branchies. Mais ces vaisseaux ne correspondent exactement ni au milieu des branchies ni à leurs cloisons de séparation. Suivons l'un d’eux. Use détache de la face ventrale du tronc dorsal (5 et 6, fig. 3), s'engage dans le mésentère dorsal (*), se porte vers la branchie correspondante et là se divise en deux branches superposées dont l’une (6, fig . 3, v. langt.) va à la languette de la branchie, l’autre (v. spt.) au septum qui la sépare de la'branchie voisine, le plus souvent de celle qui est immédiatement au-dessus.

Le vaisseau de la languette se divise de nouveau en deux branches qui se portent sur les deux faces de la cavilé cœlomique comprise dans son épaisseur, et là, suivant un trajet dorso-ventral courbe, voisin du bord interne, s’épuisent peu à peu en arrivant à l’extrémité ventrale de ce bord. Ce vaisseau fournit par son bord externe convexe un riche réseau capillaire qui revêt la face correspondante. Mais il est à remarquer que ce réseau n’est pas situé au point où il serait le plus efficace pour la fonction respiratoire, c’est-à-dire dans la limitante, immédiatement sous l’épithélium; il est placé au contraire en dedans de la lame squelettique delà languette sous l’épithélium du diverticule cœlomique situé dans l’épaisseur de la languette.

Le vaisseau du septum suit le bord externe de la pièce squelettique septale, couché dans le sillon que forment en s’écartant à leur bord externe et inférieur les deux lames accolées qui forment cette pièce (*). Dans un cas seulement, chez Pt. sarniensis, Spengel a pu voir un réseau capillaire qui, parti de ce vaisseau, recouvrait toute la partie delà cloison septale située en dehors de lui. Mais il est à croire que ce réseau (6, fig. 3, r.) existe toujours. Ce vaisseau se jette à son extrémité ventrale dans les lacunes de la portion non respiratoire de l’œsophage (*).

se portent vers la paroi dorsale du collier (fig. 37), mais se terminent en cæcum, après s’être ou non quelque peu ramifiés, et flottent librement dans 1»' cœlome collaire sans atteindre la paroi dorsale.

fi) Quand ce mésentère est absent, comme chez 3. Kovalevskyi et Cl. Hacksi , le vaisseau dorsal est immédiatement appliqué à Desophage et oiw oie directement ses branches aux branchies.

(2) Chez St h izocardium , Clttndiceps et chez H. Kovaleveskyi , il existe un deuxième vaisseau septal qui suit le bord interne du septum et qui très probablement se continue en avant avec le vaisseau du bord externe.

(3) Chez Ptychodera , un vaisseau longitudinal est logé de chaque côté dans les bords épaissis en bourrelet de la fente de communication entre les portions branchiale et alimentaire de l'oesophage. Ce vaisseau, appelé vaisseau marginal , recueille en avant

Fig. 37.

Coupe du vaisseau ventral de Ptychoderci minuta dans le collier (d’ap. Spengel).

HÉMICOUDES — BALANOGLOSSUS

Dans les genres où existent des synapticules, on n’a pu découvrir à leur intérieur aucune trace de canaux sanguins.

Le sang est incolore et contient un nombre restreint de corpuscules âmœboïdes incolores aussi.

Système excréteur. — Les seuls organes excréteurs sont le glomèrule de la trompe et les cellules glandulaires (fig. 38, gl.) des épithéliums

Finr. as.

Fig. 39.

Balanogîossus . Coupe de la paroi du corps eut., cuticule; ep., épiderme ; gl., glandes; nf. <1., tronc nerveux dorsal.

cutané et pharyngien ; ils ont été décrits avec ces organes.

Système nerveux. — Il se compose des parties suivantes (fig. 39) : la couche nerveuse épidermique, les troncs nerveux ventral ( n . v.) et dorsal ( n . d.), le tronc collaire (crd. coll .) et les anneaux nerveux du collier (an. coll.) et de la trompe (an. pd.).

Couche nerveuse épidermique. — Dans toute l’étendue de l’épiderme,

Schéma du système nerveux.

entre les pieds de ses cellules, au contact an* co11-’ anneau uervt‘ux a la baf® d" coiiior;

A, nii.ixl., anneau nerveux du pediculo de la

de la limitante, règne une couche ner- trompe; crd. coll., tronc nerveux collaire;

yeuse ininterrompue (fie. 38, nf. d.). ,^p™°

Cette couche, de puissance assez variable, atteint de V10 à ï)7 de l’épaisseur totale de Uépiderme; elle s’étend en général jusqu’au niveau des noyaux les plus profonds. Elle est formée uniquement de fines fibrilles qui courent en tous sens parallèlement à la basale. Nous verrons tout à l’heure quelle est leur origine; quant à leur terminaison, il semble raisonnable d’admettre qu’elle doit se faire à des cellules épidermiques spéciales jouant un rôle sensitif et répandues

tous les vaisseaux des scpla. Spengel ne dit pas comment se termine ce vaisseau à ses extrémités. Sans doute il se perd dans les réseaux lacunaires, pharyngien et intestinal,

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