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(B a l an ogl oss us )
(TYPE MORPHOLOGIQUE) Circulation (Suite).
b., bouche; dphg., diaphragmes; ft. br fentes branchiales; glm., glomérule ;
n. drs.j nerf dorsal;
o. br., orifice externe des sacs branchiaux ; prt. coll.j péritoine collaire;
p. trp., pore de la trompe;
prt. trp., péritoine de la trompe;
r., capillaires des parois du sac branchial; rp. pph., replis péripharyngiens ; sin. ctr., sinus central;
/. drs vaisseau dorsal ; v. langt., vaisseau de la languette; v. I. d., vaisseau latéral droit; v. pph. vaisseau pêripharyngien ;
/. spt., vaisseau des septa; v. vnt., vaisseau ventral.
Fig. 1. Disposition des troncs vasculaires (Sch.).
Fig. 2. Circulation de la partie supérieure du corps vue du côté dorsal (Sch.].
Fig. 3. Disposition des vaisseaux sanguins de la région branchiale vue de face (Sch.).
Zoologie concrète. T. VIII.
HÉRICORDES — BALÂNOGLOSSUS 43
partout, comme cette couche elle-même; mais on ne sait rien de positif à cet égard (*).
Disons tout de suite que le système nerveux tout entier n'est qu’une dépendance de cette couche générale dont il constitue des condensations locales et qu’il a partout la même situation anatomique, sauf la seule exception du tronc nerveux du collier.
Troncs nerveux dorsal et ventral. — Tout le long des lignes médianes dorsale et ventrale du tronc règne un cordon nerveux continu. Leur présence se révèle au dehors : 1° par une tendance à l’invagination en sillon qui se manifeste, d’une manière plus ou moins marquée suivant les espèces, le long des deux lignes médianes du tronc, mais surtout du côté ventral; 2° par un léger bourrelet déterminé par l’accumulation des fibres qui constituent ces cordons nerveux; 3° par un aspect un peu différent de l’épiderme qui les recouvre, aspect dû à ce que ses cellules sont plus basses et entièrement dépourvues d’éléments glandulaires. Ces cordons sont formés par une condensation et une orientation des fibrilles de la couche nerveuse générale qui, ici, s’accumulent et se disposent en un faisceau longitudinal. 11 s’y joint en outre des cellules situées h la face externe des cordons, entre les éléments épidermiques et les fibres. Ces cellules confinent à celles de l’épiderme et n’en sont point séparées nettement, mais elles s’en distinguent par leurs caractères histologiques. Les premières sont allongées, cylindriques, ont un noyau ovoïde à grand axe dirigé radiairement et s’insèrent par leur pied sur la limitante, en traversant la couche des fibrilles nerveuses sans se confondre avec elles. Les secondes, au contraire, ont un noyau arrondi, un corps plus ramassé et leur prolongement basilaire, arrivé dans la couche des fibrilles nerveuses, se détourne à angle droit parallèlement à la surface pour se continuer dans cette couche qui se trouve, en fait, formée par l'ensemble de ces prolongements. Aces éléments se joignent quelques rares cellules nerveuses géantes dont les prolongements nerveux se distinguent également par leur grosseur. Ces deux cordons se perdent peu à peu vers le bas. En haut, le ventral s’arrête à la base du collier pour se jeter dans l’anneau péripharyngien; le dorsal entre en communication avec cet anneau mais le traverse pour se continuer avec le tronc nerveux collaire.
Anneau nerveux collaire péripharyngien (fig. 39, an. coll.). — Exactement sous le sillon qui sépare le tronc du collier se trouve, toujours dans la même situation par rapport à l’épiderme, un cordon nerveux qui a la même structure que les troncs dorsal et ventral et qui relie ces deux troncs par une connexion plus directe que celle qu’établit entre eux d’une manière diffuse le réseau épidermique général. Le tronc ventral (n. v.) s’arrête en se jetant dans cet anneau avec lequel il se continue. On peut même dire que l’anneau résulte de sa bifurcation,
J1) On a suggéré sans prouves l'idée que toutes les cellules épidermiques étaient sensitives.
HÉMICORDES — BALANOGLOSSUS
car l’union se fait en V et non en T. Le cordon dorsal (n. cl .), au contraire, entre en relation avec lui, mais sans perdre son individualité et se continue au delà.
Anneau nerveux du 'pédoncule de la trompe ( an . pd .). — Ce second anneau nerveux situé autour du pédoncule de la trompe n’est point aussi limité que le premier; il se confond, en effet, insensiblement, surtout vers le haut, avec la couche nerveuse générale de la trompe. Il est formé par des fibres qui partent de F extrémité supérieure du cordon collaire et se jettent en éventail sur la base de la trompe, formant autour de cette base une accumulation un peu plus accentuée que sur les parties situées au-dessus.
Il existe aussi une sorte d’anneau nerveux à peu près semblable dans le bord libre du collier, et que l'on pourrait appeler Vanneau collaire supérieur.
Gordon nerveux du collier ( crd . coll. , et 1, ftg. 2 , crd. nr.). — C’est ici la partie la plus différenciée du système nerveux, et c’est avec quelque raison que divers auteurs la considèrent comme formant le vrai système nerveux central et lui donnent le nom de moelle collaire. Ici, comme pour certains autres organes, le moyen le plus rapide d’arriver à une compréhension complète de la disposition et de la structure est de suivre le développement. A un certain moment, le cordon nerveux collaire ne diffère en rien de celui qui suit la face dorsale du tronc. Ce dernier, en abordant le collier qui est, comme on sait, d'un diamètre un peu plus grand que le tronc, monte sur la paroi dorsale du collier et la parcourt dans toute sa longueur. Si donc le cordon collaire achevait in situ sa différenciation histologique, il se présenterait, comme sur le dos, sous l’aspect d'un faisceau de fibrilles nerveuses couché sur la basale, entre les pieds des cellules épidermiques et surmonté d’une couche de cellules nerveuses donnant origine à ses fibres, la plupart petites, quelques-unes géantes; en arrière, serait la couche superficielle de l’épiderme formée par la portion distale des cellules de soutien, contenant les noyaux et dépourvue d’éléments glandulaires; plus en dehors sur les côtés, l’épiderme reprendrait son caractère normal et ses cellules glandulaires entremêlées de cellules de soutien. Supposons maintenant (et c/est ainsi que la chose se passe en effet) que la région dorsale du collier s'invagine à la manière du sillon médullaire d’un Vertébré et s'isole complètement de la paroi du corps, sous la forme d’un tube libre dans la cavité collaire, mais rattaché par ses extrémités à la paroi du corps aux points précis où le mouvement d’invagination a cessé de se faire sentir, et s’ouvrant là au dehors par un orifice, donnant accès dans son canal intérieur. Il se trouvera naturellement que l’orifice inférieur sera situé à la limite inférieure du collier, là où le diamètre subit une petite mais brusque diminution pour passer au diamètre du corps. L’orifice supérieur (p. nrl.) se trouvera dans l’angle formé par le dos du pédoncule de la trompe et la paroi supérieure du collier. Tout l’intérieur du tube sera
IIEMICORDES