I., lacunes périphériques
I. dph.; lacunes du diaphragme; ni st. vnt.j mésentère; prt. col!., péritoine collaire ; prt. trp.j péritoine de la trompe; sin. eut., sinus central ; v. br., vaisseaux branchiaux ; v. d., vaisseau dorsal :
v. Iag.r vaisseaux de la languette; v. pph., vaisseau péripharyngien ; v spt.f vaisseaux des septa; v. vnt.j vaisseau ventral.
Coupe sagittale de la partie supérieure du corps dans laquelle le tube digestif et le diaphragme tronco-collaire ont été respectés (Sch.).
Zoologie concrète. T. VIII
dvt.
c. a/ni.
prt.trp
■dvt.
Jvn.c/nA.
v. pph
K prt.coll.
dvt.pd'
(ivLppd
■ mé-t.vnt
...v. vnt."
HÉMICORDES — BALANOGLOSSUS
suit principalement la face externe du glomérule et descend en se condensant de plus en plus jusqu’à former de chaque côté un vaisseau qui, après avoir quitté l’organe, se place sur les côtés du diverticule pharyngien et descend dans le pédicule de la trompe (*). Avant de le suivre dans son trajet ultérieur, mentionnons deux courants afférents pour le glomérule, qui mettent cet organe en relation avec les lacunes sous-épidermiques de la trompe. L’un (5, c.ant.) lui apporte le sang des parties ventrales en suivant le bord supérieur du septum ventral logé dans la limitante de ce septum ; l’autre (c. pst.) suit le bord supérieur du septum dorsal, logé dans la limitante sous -péritonéale de la région, et lui apporte le sang des parties dorsales.
Vaisseaux péripharyngiens. — Dans le pédicule de la trompe, les vaisseaux efférents du glomérule (5 et 6, fig. 2, v. pph .) traversent le tissu chondroïde, se placent dans l’angle entre les crura du squelette et le col du diverticule pharyngien et arrivent ainsi au collier qu’ils abordent sur les côtés de la bouche. Là, ils pénètrent dans ces deux replis arciformes que nous avons appelés (Voir p. 19) les replis péripharyngiens (6, fig • 2, rp. pph.). Dans ces replis, ils ne restent pas simples, mais se divisent en plexus formés d'un petit nombre de branches qui d’ailleurs restent rapprochées et suivent le même trajet. Ces canaux sont conduits par les replis péripharyngiens à la face ventrale du pharynx, au point où cet organe traverse le diaphragme tronco-collaire pour se conlinuer là avec le vaisseau ventral du tronc (5, v. vnt.) (*).
Vaisseau ventral (v. vnt.). — Parallèle au vaisseau dorsal, situé de même dans le mésentère (ici dans le mésentère ventral, bien entendu), pourvu comme lui de muscles dépendant des parties voisines, il se dirige de même vers la queue où il se perd. Il ne peut être suivi aussi loin que le vaisseau dorsal. Comme ce dernier, il communique dans tout son parcours avec les lacunes cutanées et intestinales voisines.
Vaisseaux latèro-dorsaux (6, fig. i, v. /. c/.). — Ces canaux sont situés sous les lignes sub-médianes et traversent comme elles les régions bran-
P) D'après lit ll, les doux vaisseaux efférents du glomérule sont réunis par une anastomose transversale qui passe dans l'angle que forme la carène du squelette de la trompe avec la portion de ce squelette qui la surmonte,
(2) Mais cette union n'a pas lieu directement. Le vaisseau ventral se jette sur la ligne médiane ventrale dans une lacune circulaire (/. dph.) contenue dans l’épaisseur du diaphragme collaire et qui recueille le sang du réseau lacunaire qui existe dans ce diaphragme comme partout dans la peau et dans les parois digestives. Les vaisseaux péripharyngiens, d’autre part, se jettent dans cette même lacune circulaire, mais à sa face opposée et à quelque distance de la ligne médiane. Ces vaisseaux comme cotte lacune sont dépourvus de musculature ; les vaisseaux ont un endothélium (sauf chez B tilanoij lassas), tandis que la lacune n'en a point.
Chez Ptychodera, oïl les replis péripharyngiens forment un collier transversal à la partie supérieure du pharynx, les vaisseaux péripharyngiens font de même et sc réunissent aussi dès ce niveau en uu canal ou un plexus impair médian qui continue eii avant du pharynx le trajet du vaisseau ventral. Mais ce canal diffère ici aussi du vaisseau ventral par l’ahsence de muscles, et ici aussi il ne communique avec ce dernier que par l'intermédiaire du sinus circulaire du diaphragme tronco-collaire,
HÉMICORDES — BALANOGLOSSUS
chiale, génitale et hépatique. Ils prennent origine en haut dans le réseau lacunaire cutané, et circulent d’abord sur l’épiderme. Mais, au point où commencent les mésentères accessoires latéro-dorsaux, ils s’engagent dans leur épaisseur (fig. 36, v. I .) et sont conduits par eux à l’intestin
où ils se terminent au delà de la région hépatique eu se continuant avec le réseau lacunaire de cet organe. Dans leur trajet supérieur, ils reçoivent aussi le sang des lacunes génitales. Leurs parois sont musculeuses. Ils n’existent tels que chez Phjchodera et Schizocardium. Chez Glandiceps et Balanoglossus, il n’en existe qu’un court tronçon représentant leur partie inférieure et s'abouchant à ses deux extrémités dans les lacunes intestinales.
Réseaux lacunaires cutané et intestinal.
— Dans toute l’étendue des parois du corps et du tube digestif règne un riche réseau lacunaire sanguin. Sur le tube digestif, ce réseau est particulièrement développé dans la région hépatique. Partout il se montre formé de lacunes irrégulières dépourvues de muscles et d’endothélium, situées dans la limitante intermédiaire à l’épithélium et à la musculature. Ce réseau est alimenté par les vaisseaux dorsal et ventral au moyen de canaux qui s’en détachent et gagnent, en suivant les mésentères (ou directement dans les points où ceux-ci sont absents), la paroi du corps ou celle du tube digestif (5, /.). Ces deux réseaux établissent ainsi une communication entre les deux vaisseaux du tronc et réciproquement. Le riche réseau du diaphragme tronco-collaire (/. dph.) et le sinus circulaire contenu dans ce diaphragme établissent encore une communication entre les deux réseaux et entre les deux vaisseaux. Une autre communication entre les deux réseaux s’établit au bord supérieur du collier, là où la paroi du corps s’enfonce vers la bouche. Enfin, le réseau pariétal de la trompe est alimenté par un courant qui se détache du sinus basilaire (Voir p. 38, note 2) et se jette dans les lacunes du pédoncule de la trompe du côté dorsal. Nous avons décrit déjà les deux canaux qui ramènent au glomérule le sang des lacunes de la trompe (1).
Fig. 36.
Coupe transversale dans la région génitale de Ptychodera aurantiaca montrant les pores secondaires des glandes génitales (d ap. Spengel).
est., estomac; gtx., ovaires; mst. 1., mésentère latéral; n. <1., nerf dorsal; n. v., nerf ventral; o. g., orifice génital; o. orifices génitaux secondaires.
(]) Dags le collier où les mésentères sont très courts, les relations entre les vaisseaux et les lacunes pariétales 11e sont directes qu’à la partie inférieure du collier.
Chez Glandiceps et Balanor/lossm (sauf H. Kovalevskyi) où les diverticules cœlomiques péripharyngiens sont absents, les lacunes péripharyngiennes conservent la même situation que sur le reste du tube digestif. Chez Schizocardium et Ptychodera , il est curieux de constater que les lacunes se trouvent dans la paroi externe des diverticules péripharyngiens.
Chez Ptychodera , le vaisseau dorsal émet dans le collier de petits canaux vasculaires qui