HÉMICORDES — B A LA NO G LO S S US
Fis. 14.
du collier. Ces fibres sont naturellement d’autant plus longues et plus obliques qu’elles sont plus ventrales. Les plus voisines du plan sagittal, du côté dorsal et du côté ventral, franchissent la ligne médiane et s’entrecroisent avec celles du côté opposé.
Les muscles radiaires ( mcl . rds . et me/, rcl. /., et fig. 14) se portent de la paroi externe aux parties voisines. Ceux de la partie supérieure se portent à la paroi supérieure invaginée et maintiennent sa disposition infundibuliforme; ceux de la partie inférieure se portent à la paroi pharyngienne, les plus élevés en descendant, les plus inférieurs en montant, de manière à s’entrecroiser entre eux.
Tissu conjonctif . — Comme dans la trompe, un tissu conjonctif abondant, mais très délicat, comble les vides de la musculature et étend en dedans d’elle son réseau délié, ne laissant tout à fait libre que la portion latérale inférieure de la cavité où fait saillie de chaque côté le canal collaire.
Cœlome collaire . — Ce cœlorne a été implicitement décrit dans les descriptions précédentes. 11 reste seulement à faire remarquer qu’il ne paraît point tapissé d’endothélium. Seuls les canaux collaires en sont revêtus, comme nous l’avons indiqué plus haut, tant à leur face externe, libre dans la cavité collaire, qu’à leur intérieur.
Il resterait pour achever l’étude du collier, à décrire son cordon nerveux dorsal, ses vaisseaux et ses espaces pèrihæmal et péripharyngien . Mais ces descriptions trouveront mieux leur place aux chapitres consacrés au système nerveux, à l’appareil circulatoire et au cœlome du tronc, dont les espaces pèrihæmal et péripharyngien sont des dépendances.
Le tronc formant la majeure partie du corps de l’animal, ne peut être décrit, comme la trompe et le collier, dans son ensemble avec les organes qu’il contient. Nous décrirons seulement sa musculature et son cœlome, puis nous envisagerons en eux-mêmes les organes qu’il renferme
en tant qu’ appareils appartenant à l’ensemble de l’économie.
Musculature du tronc. — La couche circulaire est très peu développée.
Les fibres (fig. 15) sont franchement circulaires et passent sans interruption d’un côté à l’autre. En dedans d’elle, existe une couche longi-
Coupc transversale dans la partie supérieure du collier chez Plychodera clavigera (d'ap. Spengel),
Fig. 15.
Cellule musculaire du tronc de Balanoglassits Kupfferi (d’ap. Spengel),
vasculaires péripharyngiens so sondaient progressivement de bas en haut, pour constituer la portion pharyngienne du vaisseau veniral : elles forment au-dessus du collier transversal péripharyngien un anneau musculaire péribuccal disposé comme un sphincter pour cet orifice. Ce ne sont là, en somme, que des variations secondaires dépendant d’une première modification qui, elle-même, n’a rien d’essentiel.