CO II
Balanoglosse une rcs-
. . 0 . Fig. 264.
semblance beaucoup plus étroite qu'on n’aurait cru. 11 suffit de comparer les schémas c i-co n t r e (fig. 264 à 267) pour constater une ressemblance évidente entre la cavité supérieure impaire du premier et le cœlome de la trompe du second, entre les cavi- collaire;c. te., cavité j
tés collaires de celuici et la paire supérieure de poches de celui-là, enfin entre les vésicules inférieures formant chez l'un et l’autre une seule paire qui reste indivise il est vrai chez le Balanoglosse, tandis qu’elle se segmente en myotonies chez l’Amphioxiis.
5° Le squelette de la trompe , des branchies et tout le système conjonctif présentent des ressemblances indéniables que nous avons exposées et des différences qui s’expliquent suffisamment par le perfectionnement plus grand de tous les systèmes de rAmphioxus qui est à un degré plus élevé de l’échelle des animaux. Rappelons aussi l’indice de gouttières épipharyngiennes et d’endostyle, le rudiment de cavité péribranchiale du B. Kupfferi et l’assimilation possible des pores collaires aux entonnoirs atrio-cœlomiques de Ray Lankester.
Schéma
de la formation des cavités cœlomiques chez Balanoglossus (d’ap. Mac Bride).
c. cepli., cavité de la trompe; c. coll.. cavilé collaire; c. te., cavité du tronc.
Schéma
montrant de profil les cavités cœlomiques du Balanoglossus (d’ap. Mac Bride), c. coll., cavité collaire; c. te., cavité du tronc; c. trp., cavité de la trompe.
Schéma
montrant de profil les cavités cœlomiques de V Amphioxus (d’ap. Mac Bride).
e. repli., cavité céphalique; e. coll., c. te., cavité du tronc.
PnOCOBDÉS
Par contre, la non annulation du corps, la non segmentation du mésoderme et surtout l'absence presque complète de ressemblance entre les formes larvaires sont des différences importantes. Cette dernière même serait capitale et pourrait faire écarter toute idée de rapprochement si Ton était en état d’affirmer que ces larves présentent une réelle reproduction de la phylogénèse. Or, pour le Balanoglossus tout au moins, il est fort possible que la larve doive une bonne partie de ses caractères à une adaptation à la vie pélagique.
En somme, le Balanoglossus nous semble présenter des affinités lointaines avec les Echinodermes, plus lointaines encore avec les Annélides, moins éloignées peut-être avec les Géphyriens dont il se rapproche par Axobranches; mais ses affinités immédiates nous semblent être avec les Procordés auxquels nous les rattachons. 11 représenterait un stade de l’évolution du Vertébré antérieur à l’Amphioxus et dans lequel la métamérisation du tronc n'aurait pas encore commencé à se montrer.
Amphioxus et Tuniciers.
Comme celles de l’Amphioxus et du Balanoglossus, les relations du Balanoglossus avec les Tuniciers ont été traitées dans le premier article de ce chapitre. Nous ne croyons même pas utile de les résumer ici, ces relations étant bien connues et n’étant plus guère contestées. Un point seulement mérite d’être discuté, c’est la question de savoir si les Tuniciers sont des Procordés dégénérés ou si l’Amphioxus et les Vertébrés sont des Tuniciers ayant acquis une segmentation mélamérique du tronc. La question est universellement tranchée dans le premier sens en raison de la disparition de la queue chez le Tunicier adulte. Cependant Buooks a émis une théorie remarquable qui ferait descendre les Tuniciers et tous les Chordata de l’Appendiculaire. Mais cette question sera traitée à la fin de ce chapitre, dans un article spécial sur l’origine des Vertébrés auquel nous préférons renvoyer.
Amphioxus et Annélides.
Plusieurs des caractères qui éloignent l’Amphioxus des Vertébrés (et ils sont nombreux comme on le verra bientôt) rapprochent cet être des Invertébrés et, dans une certaine mesure, des Annélides. La segmentation totale du mésoderme, la métamérisation des organes génitaux et surtout les tubules de Boveri, si semblables à des organes segmentaires, ont été invoqués par S. Miisot comme établissant pour l’Amphioxus des affinités