STRUCTURE DU TÉGUMENT
Gobius, les Periophthalmus, les LiPARIDÆ, les GOBIESOCIDE, les ventrales se transforment en un disque adhésif au moyen duquel le Poisson peut se fixer sous les
pierres (fig. 1744, p. 2443).
Structure du tégument. — Le tégument des Poissons comprend toujours un
épiderme et un derme ou corium. Chez les très jeunes Ammocætes l’épiderme est formé d'éléments de formes diverses, bien distincts les uns des autres au contact du derme, où ils forment la matrice epidermique, mais dont les limites s’effacent dans la région superficielle qui forme une couche protectrice, à noyaux nombreux; celte couche est limitée par une mince cuticule. Le derme consiste en une lame transparente limitée vers la cavité générale par une assise de cellules conjonctives aplaties. Plus tard les cellules épidermiques, bien distinctes, se superposent irrégulièrement en plusieurs assises, et la couche dermique transparente s'épaissit. Le tégument se présente d’ailleurs chez les adultes avec divers degrés de différenciation. Chez les Bdellostoma (fig. 1658), sous une mince cuticule, percée de canalicules, on observe, une assise à peu près régulière des cellules presque rectangulaires, suivie d'une couche épaisse de cellules muqueuses à contenu transparent, à noyau basilaire, et dont les plus superficielles sont caliciformes. Parmi elles sont des cellules beaucoup plus grandes, ellipsoidales, à noyau entouré d’une masse protoplasmique étoilée; puis viennent des cellules indifférenciées, reposant sur une membrane basale.
Fig. 1658. — Coupe dans l'épiderme dorsal d’un Bdellostoma. — c, cuticule; d, cellule granuleuse; 4, cellule muqueuse; a, jeune cellule muqueuse; m,membrane basilaire (d'après Maurer).
Chez les Myxine (fig. 1659) les cellules muqueuses sont encore très nombreuses ;
Fig. 1659. — Coupe de l’épiderme ventral d'une Myxine. — d, e, f, cellules muqueuses à des états différents de développement; 0, cuticule; ÿ, cellules granuleuses (d'après Maurer).
elles sont éparses chez les Petromyzon (fig. 1660). Parmi elles se trouvent chez les Myvine de grandes cellules à filaments, sécrélant une substance qui s'allonge en filaments enroulés. A leur place on observe chez les Petromyzon de très
grandes cellules claviformes et de grandes cellules granuleuses. Les cellules claviformes (ig. 1660, À) dérivent directement de la matrice ou couche formatrice de l’épiderme, avec laquelle elles demeurent en rapport, tout en pénétrant très avant dans ses couches superficielles; ces cellules contiennent d’abondants produits de sécrétion. Les cellules granuleuses(s) sont grandes, arrondies et remplies de granulations brillantes; de leur intérieur partent deux ou trois longs prolongements qui vont se perdre parmi les cellules de la matrice épidermique.
Chez les SÉLACIENS (fig.
1661), l'épiderme peut aussi se diviser en une matrice et une couche
protectrice ; ilne contient Fig. 1660. — Coupe verticale dans l’épiderme dorsal d'un Petromyzon. de cellules muqueuses — c, cuticule; s, cellules granuleuses; #, cellule en massue (d'après Mauss que dans ses couches profondes ; ses couches superficielles sont exclusivement formées de cellules polygonales, aplaties, toutes semblables entre elles. L'épiderme disparait au-dessus des pièces solides qui se forment dans le tégument et ne persiste que dans leurs intervalles. Les cellules épider miques sont peu diffé- ' rentes les unes des autres chez les DipNÉés; on reconnait cependant parmi elles des cellules muqueuses à leur noyau basilaire et au bouchon muqueux qu'elles contiennent ; ces cellules sont souvent fusiformes ou lagéniformes chez les Ceratodus;ilexiste,d'autre
Fig. 1661. — Coupe verticale de la peau d'un embryon de Squale, — part, de grosses cellules C, derme; c, ce, c. couches du derme;. d, la plus superficielle de ces = De Ag couches; p, papille; Æ, épiderme: e, couche de cellules cylindriques arrondies De le Proto de l'épiderme ; o, couche de l'émail (d'après Hertwig). pterus, où l’épiderme est
recouvert d'une cuticule remplacée chez les Ceratodus par une couche homogène. L'épiderme des GANOÏDES et des TÉLÉOSTÉENS (lig. 1662) est formé de cellules stratifiées dont les plus superficielles, recouvertes par une cuticule, sont aplaties, les plus profondes cylindriques. Dans la moitié externe de l'épiderme se trouvent de grandes cellules muqueuses, claires, sphéroïdales, qui deviennent caliciformes en se rapprochant de la périphérie; plus profondément de nombreuses cellules claviformes allongent leur extrémité amincie