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CARAPACE CÉPHALIQUE

ment dirigé en bas et en arrière, le processus pharyngien, que traverse l'aorte et qui peut lui former un appareil de soutien. Get appareil est réduit à son état le plus simple chez les Cobitis, Acanthophthalmus, etc.; mais dans les formes plus élevées, chez qui des dents puissantes se sont développées sur le 5° arc branchial, il sert de soutien à cet arc après que les épibranchiaux des arcs précédents ont perdu cette fonction par suite du développement de l'organe connu sous le nom d'organe pharyngien contractile. À l'occipital basilaire s'ajoutent souvent les corps d'un certain nombre de vertèbres, trois chez l'Amia, un chez les Lepidosteus et beaucoup de Téléostéens. L'occipital supérieur résulte de la formation d'une gaine osseuse autour des arcs neuraux d’une ou deux de ces vertèbres, dont le corps peut toutefois demeurer distinct (Gadus). De chaque côté, au-dessus de loccipital basilaire, se développent les occipitaux latéraux qui forment la plus grande partie ou la totalité du contour du trou occipital. Ces os présentent souvent chez les CHARACINIDE et les CYPRINIDE une foutanelle dont l'existence a pour effet d’amortir les chocs dangereux pour l’encéphale.

3° Carapace céphalique. — Chez les DipNÉs anciens toute la région céphalique est protégée par des plaques osseuses petites, sensiblement égales entre elles, régulièrement disposées en mosaique (Dipterus), développées dans les téguments et qui cou-

Fig. 1691. — Crâne de Parbus fluviatilis, vu de dos; dans la vrent une surface beaucoup plus figure 2, les os de la carapace céphalique ont été enlevés,

sauf l'ethmoïde. Mèmes lettres que dans la figure 1690 (d'après

grande que celle qui correspond Sa gén.

au cartilage crànien. On peut désigner l’ensemble de ces pièces sous le nom de carapace céphalique. I existe une carapace analogue chez les GANOÏDEs et les TÉLÉOSTÉENS actuels, mais elle est formée, en général, d'un nombre restreint de grands os plats, occupant les uns par rapport aux autres des positions définies. Ces os ont commencé à se différencier par leur taille des os voisins, dont un certain nombre peuvent encore coexister avec eux. La carapace céphalique des Drpnés actuels est en voie de réduction. Chez le Ceratodus Forsteri, elle comprend une pièce antérieure impaire, le supraethmoïde, et une rangée transversale de cinq grandes plaques. Le supraethmoide subsiste chez le Lepidosiren, mais il n'est suivi que de deux langueltes osseuses, latérales et symétriques dites supraorbitaires.

Les plaques de la carapace céphalique forment chez les GANOÏDES une mosaique dans laquelle se distinguent par leurs dimensions des plaques fondamentales qui se retrouvent avec leurs connexions chez tous les autres Poissons et des plaques inter-

calaires dont le nombre et la position sont variables d'un type à l’autre. On peut distinguer d’ailleurs dans la carapace trois régions : la région supracränienne, la région périorbitaire et la région operculaire.

Les pièces de la région supracränienne s'intercalent peu à peu parmi celles qui se sont développées sur le cartilage crânien. Dès lors le cartilage disparait, il est remplacé par de la substance osseuse suivant le procédé décrit p. 222; mais il en subsiste toujours quelque trace. Le crâne osseux s'enfonce lui-même sous les téguments, et il peut se constituer au-dessus de lui un nouveau revêtement écailleux parfois presque complet. Les plaques fondamentales de la région supracränienne sont, de chaque côté de la ligne médiane (fig. 1690 et 1691) : 1° dans la région orbilaire, le frontal (f); 2° dans la région acoustique, le pariétal et le squamosal. Les autres pièces présentent chez les Ganoides une disposition variable, mais se fixent chez les Téléostéens. Le rostre des Esturgeons est, en effet, couvert par une mosaïique de plaques, au nombre de vingt-sept d'ordinaire, qui sont dites plaques rostrales ; de chaque côté, trois d’entre elles circonscrivent les narines, et sur la ligne médiane les dernières de ces plaques rostrales pénètrent entre les frontaux et les séparent. Déjà chez les Spatularia le nombre de ces plaques rostrales se réduit beaucoup et les frontaux sont contigus sur toute leur étendue, disposilion qui devient ensuite tout à fait générale; si bien que les deux frontaux peuvent se souder en un os frontal médian unique (GADID#). Chez les Lepidosteus, Amia, Polypterus, les plaques rostrales des Esturgeons sont remplacées par des plaques peu nombreuses et qui demeurent à peu près les mêmes chez tous les Téléostéens; ce sont (fig. 1694) : l'ethmoïde, tout à fait antérieur, unique et médian (et); les deux os nasauæ, en arrière des narines (na); les deux antéorbitaires ou préorbitaires (at), situés chacun en dehors du nasal correspondant et arrivant jusqu'au bord de la mâchoire. En arrière des pariétaux, entre les deux régions operculaires, tous les Ganoïdes actuels présentent une mosaique de plaques occipitales, en nombre variable, parfois d'un côté à l’autre de la tête (Acipenser, Polypterus). Ces plaques sont généralement au nombre de six chez l'Esturgeon : deux médianes; l'occipitale supérieure et la nuchale ; quatre latérales, les occipitales externes et les supra-claviculaires. Le nombre de ces plaques s'élève à une trentaine chez les Polypterus; chez l’'Amia (fig. 1693) il tombe au contraire à six, qui ont reçu des noms particuliers, les supraclaviculaires, les extraclariculaires et les extrascapulaires, supratemporales ou occipitales externes (e). Ces plaques occipitales disparaissent chez les Téléostéens et sont remplacées par un 0s impair, l'occipital supérieur, qui souvent s’introduit entre les pariétaux (Salmo, Gadus, elc.), peut les absorber complètement (SILURIDÆ) et parfois recouvre la plus grande partie de la cavité crânienne (Thynnus). L'occipital supérieur parait un os de nouvelle formation qui se constitue sur les apophyses épineuses des vertèbres fusionnées avec l’occipital basilaire, après la disparition des plaques occipitales.

La région supracränienne est séparée chez les Polypterus de la région orbitaire et de la région operculaire par une rangée continue de petites pièces osseuses qui part du bord postérieur de chaque orbite et s'élend jusqu'au bord postérieur de la carapace Céphalique; l'orbite elle-même est limilée en dessous par le maxillaire. Au contraire chez l'Amia et chez lous les Téléostéens, des os nombreux occupent la région périorbitaire, tandis que les os de la région operculaire sont immédiatement en contact avec ceux de la région supracrânienne. Les plaques périorbitaires

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