‹ Traité de zoologie (volume 2)Chapitre 19 sur 96 · É ST SUP · texte numérisé non relu

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ra na Fig. 1701. — Squelette des nageoires dorsale et anale du Chlamydoselachus, avec la portion correspondante de la colonne vertébrale. — nd, nageoire dorsale ; rd, ses rayons cartilagineux; V, colonne verté-

brale; ?, pièces intercalaires; n, arcs neuraux; €, corps des vertèbres; 4, ares hémaux; ra, rayons de ja nageoire anale; re, rayons de la caudale; na, nageoire anale (d'après Garman).

hémaux embrassent l'aorte (fig. 1703, Ub, Av) dans le tronc, l'aorte et la veine caudale dans la queue. Il existe entre les-uns et les autres des pièces intercalaires, mais elles ne prennent aucune part à l’occlusion du canal rachidien. Les arcs neuraux les plus antérieurs se fusionnent entre eux et avec le crâne. Leurs processus épineux s'ossifient ainsi que leurs branches, mais à un degré moindre. Les ares vertébraux sont totalement ossifiés chez beaucoup de LEPIbosTEIDÆ fossiles; ils sont en rapport avec la corde chez les Hypsocormus; leur base s’élargit au contact de celle-ci de manière à l’embrasser partiellement chez les PYCNOpONTIDÆ; puis les bases des arcs neuraux grandissant de haut en bas, celles des arcs hémaux grandissant de bas en haut, la corde se trouve enveloppée par un double système de pièces alternantes qui peuvent en laisser une partie à découvert (Caturus) ou la masquer entièrement (Callopterus, Eurynemus). De chaque côté, deux pièces consécutives issues l’une de l'arc neural, l'autre de l'arc hémal, sont nécessaires pour

former un corps de vertèbre. Ces deux demi-vertèbres peuvent présenter des formes et des rapports divers d'où résultent plusieurs modes de juxtaposition; elles finissent par se souder chez une partie des LepiposTEibÆ fossiles et chez les CRos- SOPTÉRYGIENS de manière à former un corps de vertèbre annulaire sur les côtés duquel une suture oblique indique encore la dualité primitive. Enfin (Bulanostomu fossiles, Polypterus, Amia) le corps vertébral s'épaissit dans sa région moyenne et détermine, dans cette région, l’étranglement de la corde, réalisant ainsi la forme définitive de la colonne vertébrale des TÉLÉOSTÉENS. Par tachygénèse l'ossification des arcs et du corps des vertèbres peut arriver à se faire d’une manière indépendante, comme si le corps n'était pas primitivement une dépendance des ares. Dès lors la liaison des arcs et du corps peut s'effectuer pig, 1702. — Colonne vertébrale de Spade diverses façons. Chez les Aspidorhynchus ils rer Sir ma she gt mt sont simplement en contact, tandis que les pièces intercalaires; Cs, corde dorsale ; corps vertébraux faiblement amphicæliens des tr M ee Polypterus et des Amia sont reliés aux arcs correspondants par des cartilages. Les vertèbres des Lepidosteus sont opésihouralisnrisft La colonne vertébrale des TÉLÉOSTÉENS conserve toujours dans son axe des restes de la corde dorsale, qui prennent un plus grand développement dans les régions intervertébrales, de sorte que le corps des vertèbres est toujours amphicælien, comme chez les ÉLASMo- BRANCHES. La corde ne garde cependant pas sa structure primitive. Tantôt la substance intercellulaire devient très abondante; tantôt ses cellules se vacuolisent, et fréquemment il se creuse dans sa masse de grandes cavités remplies de liquide (Barbus, Naucrates); de semblables cavités peuvent se former entre la gaine et la corde. Le rôle du | tissu cartilagineux dans le développement de la pig, 1703. — Coupe verticale d'une vercolonne vertébrale diminue cependant graduelle- Lie 20e Le re ment et l’on peut suivre parfois sur la même tique longitudinal; SS, couche squecolonne vertébrale, d'avant en arrière, toutes les RME A nm fe ide phases de sa suppression. Chez les PHYSOSTOMES intercalaires; Cs, gaine de la corde; on trouve fréquemment les ébauches de quatre 2,214; Fe élastique extenes an

ares inférieurs; A0, aorte; #o, branpièces cartilagineuses (fig. 1704) qui prennent une ches transversales des ares inférieurs . « : 4 entourant l'aorte en dessous; Z, parpart variable à la constitution des arcs neural et ties basilaires des ares inférieurs hémal; le plus souvent les ares hémaux sont (d'après Wiedersheim). constitués par du tissu osseux. L'apparition de ce tissu refoule les rudiments cartilagineux dans le corps des vertèbres et ils peuvent alors sur les coupes transversales de ce corps dessiner une croix (Esox lucius, fig. 1704, k, K); mais même dans le corps des vertèbres ils sont fréquemment

résorbés, et c’est déjà le cas chez l'Amia. D’autres fois, chez les CYPRINIDÆ, par

exemple, la gaine de la corde se calcifie dans la région correspondant au lieu d'insertion des ébauches cartilagineuses des arcs et s'oppose ainsi à la croissance

Fig. 1704. — Coupe verticale au milieu d'une vertèbre d'Esox lucius. — k, k, croix cartilaginease dont les bras supérieurs correspondant aux ares neuraux, les bras inférieurs aux ares hémaux (A) des vertèbres; n, canal médullaire ; cs, gaine de la corde; ch, corde (d'après Gegenbaur).

de la corde dans cette région. La région calcifiée est plus tard remplacée par de la substance osseuse qui s'étend sur les parties intervertébrales de la corde; celles-ci continuant à s'accroitre de leur côté, la vertèbre prend la forme amphicælienne.

On peut compter jusqu'à 365 vertèbres chez les Sélaciens; les Esturgeons en ont également un grand uombre, les Anguilles plus de 200, Chez les autres Physostomes leur nombre ne dépasse pas 80; il est bien plus faible chez les Acanthoptères, sauf dans quelques groupes d'Opmibupz et de Scou- BERIDÆ formés de Poissons qui rampent à l'aide des ondulalions de leur corps. Chez les Poissons dont les principaux organes de locomotion sont les nageoires, le nombre des vertèbres arrive à se fixer dans toute l'étendue de la même famille, et les nombres de vertèbres du tronc et de la queue

finissent même par être respectivemment constants. (Voir la classification). Le plus

Fig. 1705. — Coupe à travers la 2° vertèbre caudale du Calamoichthys calabaricus. — B, corps de la vertèbre portant une diapophyse et au-dessous d'elle une parapophyse; a, suture entre la parapophyse et ce qui reste de l'arc hémal AA; C, cartilage issn de la corde et correspondant aux parties latérales du corps de la vertèbre et à l'arc neural, N; Æc, étui de la corde; el, membrane élastique ; Processus épineux de l'arc hémal (d'après Güppert).

petit nombre observé (15) se trouve chez les Ostracion.

La réduction et la fixation du nombre des vertèbres à mesure que la fonction de locomotion se localise dans des régions plus limitées du corps est conforme aux règles générales de la morphologie. Celle réduction tient en parlie aux adaptations que présentent les vertèbres dans la région locomotrice, en partie aux modificattons qu'elles éprouvent aux deux extrémilés de la colonne vertébrale où un certain nombre d'entre elles se soudent souvent ou disparaissent; surtout à l'extrémité postérieure.

Modifications des arcs neuraux; diapophyses. — Lesares vertébraux peuvent présenter à leur périphérie

diverses modifications. D'habitude les arcs neuraux s'unissent sur la ligne médiane

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