‹ Traité de zoologie (volume 2)Chapitre 20 sur 96 · CÔTES ET PARAPOPHYSES, ARÊTES · texte numérisé non relu

CÔTES ET PARAPOPHYSES, ARÊTES

à une apophyse épineuse; mais il peut aussi arriver que chacun d'eux émette un prolongement qui n’atteint pas son symétrique; deux ou plusieurs arcs consécutifs peuvent en revanche être unis entre eux par des processus longitudinaux.

A la base des arcs neuraux, les corps des vertèbres présentent souvent d’autres prolongements qui peuvent dans certains cas remonter sur Ces arcs eux-mêmes (Gadus eglefinus). Des formations analogues prennent une plus grande importance chez le Polypterus et le Calamoichthys (fig. 1705), et constituent la diapophyse qui porte la côte dorsale de ces animaux (p. 2416).

Côtes et parapophyses. — Les côtes sont d'abord des arcs cartilagineux, dépendant des arcs hémaux des vertèbres et développés dans les cloisons conjonctives qui séparent les uns des autres les segments musculaires de la paroi du corps.

Elles manquent aux CY- CLOSTOMES, sont à peine indiquées chez les Ho- LOCÉPHALES, mais se développent déjà nettementchez les SÉLACIENS.

Les arcs hémaux äüu tronc s’allongent ici en Parapophyses qui se trouvent presque sur la paroi interne de la cavité générale et supportent à leur extrémité d’autres pièces cartila-

gineuses également su-

. . . Le p 44 à Éeri 4 du erficiell u Fig. 1706. — Coupe transversale à travers la région moyenne du corps P ne LE sont les Mustelus vulgaris. — h, cloison horizontale; c, corde dorsale; md, muscôtes. Le plus souvent, culature dorsale; o, cloison oblique qui la sépare de la musculature i : ventrale mv; nl, nerf latéral; /, ligne latérale: es, côte supérieure; cen(cotessont|/conrtes; b, corps vertébral; n, néphridies (d'après Güppert).

mais elles peuvent aussi s’allonger (Scylliorhinus) dans la cloison de séparation des muscles dorsaux et ventraux de la paroi latérale du corps. Elles se relient d'abord dorsalement au septum horizontal (fig. 1706, k); plus loin, elles passent vers l'extérieur du côté ventral, en suivant par places les lignes d'insertion des septum verticaux sur le septum horizontal ‘ et en demeurant en rapport étroit avec la musculature. En se rapprochant de la queue, la partie de la côte en contact avec la paroi interne de la cavité générale se raccourcit de plus en plus, et la côte, elle-même très courte, finit par pénétrer directement dans la musculature. Il n’y a pas de côtes dans la région

1 Goerre, Die Wirbelsaüle und ihre Anhange, Arch. f. mikrwsk. Anatomie, Bd. XV et XVI.

caudale où les ares hémaux se rejoignent pour entourer le canal vasculaire caudal. Des pièces accessoires formées aux dépens de l'ébauche cartilagineuse de la côte peuvent demeurer indépendantes à la base de la côte ou se rattacher à la colonne vertébrale (Squatina).

Les côtes des Ganoïpes, même celles des CHONDROSTÉENS, sont en grande partie ossifiées. Chez les Esturgeons, tandis que les parapophyses grandissent, d'avant en arrière, les côtes qu’elles portent et qui circonscrivaient d’abord une partie de la cavité cœlomique (fig. 1707, pl) se réduisent peu à peu (fig. 1708) et les arcs hémaux se développent pour embrasser, à leur place, le canal caudal, continua-

Fig. 1707. — Coupe transversale à travers la région Fig. 1708. — Coupe à travers la région postérieure antérieure du tronc de l'Acipenser ruthenus. — du tronc de l'Acipenser ruthenus. — ml, muscles n, nerf latéral; A, cloison horizontale; pl, côtes de la ligne latérale; nl, nerf latéral; €, corde inférieures ; €, étui de la corde; b, corps vertébral ; dorsale; A, septum horizontal; B, corps vertéa, aorte (d'après Güppert). bral (d'après Güppert).

tion de cette cavité. Les premières côtes s'engagent dans la musculature, et s'y terminent par une extrémité renforcée et recourbée en dehors; elles sont contenues dans les cloisons conjonctives des muscles latéraux ventraux et non, comme chez les Sélaciens, dans le septum horizontal. La courbure des côtes correspond exactement au bord supérieur d'un champ de la paroi latérale du corps dans lequel se place la nageoire pectorale lorsqu'elle est en adduction.

Chez les CROSSOPTÉRYGIENS chaque vertèbre porte, de chaque côté, une côte supérieure et une côte inférieure. Les côtes supérieures fixées à leur diapophyse (p. 2415) s'engagent, comme la côte unique des Sélaciens, dans le septum musculaire horizontal (fig. 1709); elles se réduisent en approchant de la région caudale, où leur diapophyse finit par subsister seule. Les côtes inférieures demeurent près de la surface interne de la paroi du corps; elles manquent (Calamoichthys) ou sont peu développées (Polypterus) dans la région antérieure du corps; elles grandissent peu

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