CÔTES ET PARAPOPHYSES, ARÊTES
à peu et une parapophyse se développe au-dessous de la diapophyse (fig. 1705)
Fig. 1709. — Coupe transversale à travers la moitié antérieure du corps d'un Calamoichthys calabaricus. — P, plaques osseuses dermiques; {, dissépiments intermusculaires ; c, corde dorsale ; L, cloison horizontale; n, nerf latéral; cs, côte supérieure (d'après Güppert).
pour les soutenir. Dans la région caudale, celles d'une même vertèbre s'unissent pour porter les rayons de la nageoire caudale.
Les côtes des DrpNés (fig. 1710), des Lepidosteus, des Amia se comportent sensiblement comme les côtes inférieures des Polypterus. Elles ne pénètrent “pas dans la musculature et suivent le long de la paroi de la cavité générale le trajet des septums musculaires transversaux. Chez l’Amia et le Lepidosteus, les parapophyses prennent part à la constitution du corps de la vertèbre; elles sont dans le premier genre dirigées en arrière et assez longues, et les côtes qu’elles supportent sont, dans la région caudale, réunies sur la ligne médiane par un appendice médian.
Les côtès des TÉLÉOSTÉENS portées par des parapophyses plus ou moins développées suivent également la paroi
Fig. 1710. — Coupe transversale à travers la région moyenne du corps du Protopterus annectens. — t, dissépiments intermuseulaires ; A, cloison horizontale; ap, cle inférieure, ou arc pleural; n, nerf latéral; e, élui de la corde; p, poumon (d'après Güppert).
de la cavité générale. Elles manquent chez les Lopaunx, beaucoup de BALISTIDÆ (Ostracion), les TErRoDoNTIDE, les Lopnograncues et autres formes à musculature
peu développée !. Au lieu de persister pour circonscrire la cavité de la région Caudale comme chez les Dipnés et les Ganoïdes osseux, elles disparaissent dans cette région et ce sont les parapophyses seulement, parfois soudées à une pièce impaire, qui entourent le canal caudal. Quelquefois cependant ces parapophyses, tout en se rejoignant, peuvent contiuuer à porter des côtes (Ælops, Butirinus, etc.), ce qui démontre nettement l'indépendance des deux formations. De même qu'il existe chez quelques Sélaciens des rudiments des côtes inférieures des autres Poissons, les côtes supérieures des Sélaciens et des Crossoptérygiens sont représentées chez les Salmo, les Clupea, et aussi les Monacanthus par des pièces cartilagineuses occupant la même position, mais indépendantes de la colonne vertébrale.
Arêtes. — Outre les côtes, il existe chez beaucoup de Téléostéens :
des pièces de soutien de la musculature qui n'ont pas été précédées de formations cartilagineuses : ce sont les arêtes (fig. 1711, ad), habituellement indépendantes, mais qui peuvent aussi se souder aux vertèbres. Elles se développent dans les cloisons conjonctives transversales de la musculature, soit dorsale, soit ventrale, ou même dans le septum horizontal. Dans ce dernier cas, il peut être d'autant plus difficile de décider si ce ne sont pas des rudiments de côles supé-
rieures (Salmo, Clupea, Monacanthus), qu'il existe chez quelques peu ee: pe Cransversale à travers la région moyenne + Sélaciens des-pièces,carlilagineuses dorsales ; ml, Ménirft dr at F3 Re à qui peuvent ètre comparées sx cs, côte supérieure; al, arèles latérales; av, arètes ven- çôtes inférieures et qu'il semble trales; c, corde dorsale ; e, étui de la corde: vn, vessie 4 Des natatoire (d'après Güppert). “+ dès lors que l'existence de deux sortes de côles fasse partie du plan général de l'organisation des Poissons. Ces arêtes horizontales se relient parfois au squelette tégumentaire (LornoBrANcurA). Elles présentent d'innombrables variations ; souvent elles sont bifurquées à une de leurs extrémités. Elles dépassent quelquefois les dimensions des côtes (Thynnus).
Squelette des nageoires impaires. — La nageoire médiane impaire (p. 2362), qu'elle soit continue (diphycerques et géphyrocerques) ou discontinue (hbétérocerques
1 GüPrenr, Untersuchungen zur Morphologie der Fischri Morphologisch Jahrb. Bd. XXII, 1895. 9 phologie der Fischrippen, P g | Docro, Sur la Morphologie des côtes, Bulletin scientifique de la France et de la Belgique, t XXIV, 1892, — {d., Sur la Morphologie des côtes de la colonne vertébrale, ibid. t. XXN, 1893.
et homocerques) présente un appareil de soutien que l'on trouve à son état de simplicité le plus grand chez les PLEURACANTuHIDE fossiles et chez les Dipnés. D'abord développée sur toute la longueur du corps (PLEURACANTRIDE, jeunes Ceratodus), elle se limite peu à peu à la région caudale et son appareil de soutien dérive des apophyses épineuses. Celles-ci, dans la région antérieure du corps, se continuent déjà en un rayon formé d’une série linéaire de pièces mobiles (fig. 1700, 4, p. 2411); un second rayon s'ajoute au premier dans la région caudale, où l’on compte, par conséquent, deux rayons par vertèbre. Chez les PLEURACANTHIDE, ces rayons peuvent être ramifiés d'une manière assez irrégulière soit dans la nageoire dorsale et dans la nageoire anale (Xenacan- 1 thus, fig. 1712), soit dans l’anale seulement (Pleuracanthus); un rayon de la dorsale peut émigrer jusque sur la tête. Ces rayons sont revêtus d'une gaine osseuse; ils ne pénètrent pas dans le repli membraneux qui forme la nageoire, mais soutiennent eux-mêmes des productions tégumentaires élastiques, les fibres cornées, qui sont contenues dans ce repli.
Chez les autres ÉLASMOBRANCHES la nageoire impaire est discontinue et chacune de ses parties peut présenter dans son squelette des particularités spéciales. Chez beaucoup de Sélaciens ce squelette est directement supporté par la colonne vertébrale; il est même formé chez les Mustelus de baguettes cartilagineuses pressées les unes contre les autres, divisées chacune en trois pièces, plus nombreuses que les vertèbres pour une région donnée du corps; la ressemblance de ces baguettes avec les rayons des Dipnés est évidente. On trouve également en avant de la première nageoire dorsale, chez les Squatina, Fig: 1712. — N° 1, première et, n° 2, deuxième
ES : : » nageoires anales du Xenacanthus Deckeri, vues des pièces cartilagineuses, non segmentées du côté droit. — 4, rayon antérieur; 54, 82,83, correspondant à peu près aux vertèbres ; mais RER PR Es | aa’; a',rayon à la base même de la nageoire ces baguettes se fusionnent en larges plaques s'étendant sur plusieurs vertèbres. Des plaques basales semblables se retrouvent chez un grand nombre d'autres formes (Pristiophorus, etc.) et sont accompagnées d’une ou deux rangées plus ou moins complètes de pièces plus petites. Dans une autre série de formes, ce squelette s'est éloigné de la colonne vertébrale, tout en présentant des modifications dont l'analogie avec celles que nous venons de décrire indique que cette disjonction est un phénomène secondaire. C'est seulement, par exemple, par cette disjonction que le squelette de la première nageoire dorsale des Zygæna diffère de celui des Mustelus. Les Hexanchus présentent déjà des plaques basales grandes et en petit nombre, supportant des rayons divisés en trois segments, dont les inférieurs tendent aussi
à se fusionner avec leurs voisins et à constituer de nouvelles plaques. En s’écartant | de la colonne vertébrale, le squelette de la nageoire pénètre plus avant dans celle-ci; ses rayons sont d’ailleurs continués jusqu'au bord de l'organe par des fibres cornées, analogues à celles des Dipnés. Chez les Sgualus il n’y a, à la première dorsale, qu’une seule grande plaque basale triangulaire, supportant des rangées de plaques plus petites et dont les supérieures sont plus nombreuses, par conséquent de dimension moindre que les inférieures. A ce squelette fondamental s'ajoutent ici des aiguillons situés respectivement en avant de chaque dorsale. Ces aiguillons partent du tégument, s'appuient sur le bord antérieur du squelette cartilagieux et s'enfoncent parfois jusqu'au contact de la colonne vertébrale; leur disposition confirme l’origine tégamentaire des formations osseuses qui couvrent les cartilages avant de se substituer à eux. Un aiguillon analogue se retrouve en avant de la nageoire caudale de beaucoup de Raies el tient la place de la deuxième dorsale (Trygon, Urolophus, Pteroplatea, Myliobatis, Dicerobatis, etc.). Il en existe un éga-