‹ Traité de zoologie (volume 2)Chapitre 22 sur 96 · HN · texte numérisé non relu

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Fig. 17913. — Chimæra monstrosa (d'après le Règne animal).

lement dans la première dorsale des Holocéphales (fig. 1713); il est fixé sur une crête cartilagineuse supportée par les premières vertèbres fusionnées et résultant elle-même de la fusion des plaques basales demeurées distinctes chez les Sélaciens. Il n'existe également qu'une plaque cartilagineuse dans la deuxième nageoire; celte plaque est éloignée de la colonne vertébrale et supporte des filaments cornés.

Chez les GANOïDESs osseux et les TÉLÉOSTÉENS, les nageoires impaires sont soutenues par des rayons indépendants les uns des autres dans toute leur longueur et dont la correspondance avec les vertèbres est le plus souvent évidente, comme chez les Dipnés. Mais ici les rayons se continuent jusqu’au bord de la nageoire et suppriment, par conséquent, les filaments cornés des groupes inférieurs; on ne trouve de tels filaments que dans la nageoire adipeuse des SALMONIFORMES. Les rayons des Poissons osseux ne sont d'abord que des plaqueltes osseuses tégumentaires, disposées en série linéaire de la base au bord supérieur de la nageoire; les rayons ainsi formés de petites plaques mobiles sont dits rayons mous. Le plus souvent ces plaquettes se soudent entre elles à la base du rayon, dont la région externe demeure ainsi seule divisée en articles; cette région articulée est le plus souvent dichotomisée de sorte que le rayon parait se terminer en pinceau. Chez les Polypterus (fig. 1714) chaque rayon, au lieu de se dichotomiser, porte en arrière une série de rameaux qui s'étendent obliquement dans la membrane de la nageoire. La membrane de la dernière nageoire dorsale conflue avec celle de la nageoire caudale et les rameaux de ses rayons sont dirigés dans le même sens que les rayons de la caudale et peuvent être confondus avec eux, quoique d'une origine

toute différente. Chez les PnyYsOsTOMES et les ANACANTHINIENS tous les rayons mous des nageoires impaires sont divisés en pinceau; cependant chez beaucoup de Sizuripæ et de CYrRÎNIDÆ les articles du premier rayon de la première dorsale, comme ceux du rayon principal de chacune des nombreuses dorsales des POoLYPTERIDÆ, se soudent, et ce rayon est ainsi transformé en un puissant aiguillon défensif, souvent denté, articulé sur la pièce de support. Chez les ACANTHO- PTÈRES l'ossification s'étend à un nombre plus ou moins grand de rayons de la dorsale, et la région correspondant à ces rayons peut former une première dorsale

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Fig. 1914. — Polypterus bichir.

distincte (la plupart des PERCIDE), où demeurer continue avec la région dont les rayons sont mous (SERRANIDE, etc.; voir la classification).

Chaque rayon s'articule avec une pièce osseuse indivise, le support, qui s'insinue d'ordinaire entre deux apophyses épineuses consécutives, et mérite ainsi le nom d'os interspinal. Ces os interspinaux sont homologues des baguettes cartilagineuses divisées en trois segments des Élasmobranches; ils sont encore bisegmentés chez les Esturgeons; en général, ils s'élargissent à leur extrémité supérieure par laquelle ils peuvent se toucher, s’articuler ou se souder.

Lorsqu'ils s’éloignent delacolonne vertébrale, ilsdemeurent unisentre eux et aux apophyses épineuses par une membrane; mais leurs rapports avec les vertèbres cessent d’être aussi net-

tement déterminés, et ne cu rte semblent alors corres- oc, nageoire caudale dans laquelle on voit se continuer la pointe de la pondre à une seule et pére Ne de amitié dorsale; v, ventrale même vertèbre. Il peut même arriver que tous les supports se soudent en un os unique assez semblable à un humérus ou à un fémur, comme c'était le cas pour le Tristichopterus alatus !, ganoïde du Dévonien d'Écosse (fig. 1715). Cette soudure se produisait ici aussi bien dans la deuxième nageoire dorsale que dans l’anale et l'os ainsi réalisé était suivi dans la deuxième dorsale de trois, dans l’anale de quatre baguettes d'où partaient les rayons. Devenue indépendante de la colonne vertébrale la nageoire dorsale peut se transporter en avant, commencer par exemple sur la tête même, comme chez les

1 EGERTON and Ramsay TraQuaiR, On the structure and affinitiv of Tristichopterus alalus, Trans. roy. Sociely, Edinburgh, 1875, t. XXVII, p. 383; pl. XXXI.

CORYPBÆNIDE, les TRACHYPTERIDE (fig. 4716 el 1717) et quelques PLEURONECTIDÆ, Y laisser émigrer quelques-uns de ses rayons (LoPnibÆ, fig. 1657, p. 2368) ou même y former des organes spéciaux comme la ventouse des Remora (p. 2##1). Chez les Poissons diphycerques et géphyrocerques, les nageoires dorsale, caudale et anale ne faisant qu'un, le squelette de la caudale ne présente aucune particularité remarquable. Il n’en est plus de même chez les Poissons hétérocerques ou chez

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