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ANNEXES BRANCHIALES

Le repli tégumentaire qui forme l'opercule s'étend d’ailleurs en arrière bien au delà des lames osseuses, développées dans son épaisseur; la région ainsi débordante, soutenue par les rayons branchiostèges est la membrane branchiale où branchiostège. Les deux membranes branchiales symétriques peuvent s'étendre 1 en repli sous la gorge, se rapprocher l'une de l’autre et même arriver à se joindre; leurs divers élats de rapprochement fournissent à la taxonomie des

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Fig. 1764. — Région céphalobranchiale de

Fig. 1765. — 1. Saccobranchus singio dont la paroi du corps l'Heterobranchus anguillaris, vu du côté a été enlevée à droite pour montrer le sac respiratoire dorsal et légèrement incliné vers la gau- droit. — a, aorte vue à travers le sillon vertébral ; à, b', 4", che; l'opereule a été enlevé de manière à

artères descendant au sac branchial; #1, musele constricteur du sac branchial. — 2. Sac branchial gauche ouvert et étalé pour montrer les vaisseaux internes. — va, branche issue du vaisseau afférent de la 4° branchie; b', b', b" artères issues de l'aorte (d'après Willis).

montrer les organes branchiaux accessoires et les poches qui les contiennent, — ft, tentacules céphaliques; 0, œil; a, a', 2° et 4 ares branchiaux ; r, r’, leurs appendices ramifiés; s, sac contenant ces appendices (d'après Alessandrii).

caractères importants. A leurs deux extrémités ces mêmes membranes peuvent aussi se souder plus ou moins au tégument qui recouvre la ceinture scapulaire; la fente operculaire peut être ainsi très rétrécie; cette disposition constitue pour les poissons à locomotion lente (Orthagoriscus mola, LOPnOBRANCHES) une protection efficace contre les parasites; elle s'oppose d'autre part à l'évaporation rapide de l'eau qui baigne les branchies et permet à certains poissons des cours d’eau ou

des rivages de vivre à l'air libre et même d'effectuer des migralions à terre. Les orifices branchiaux des Lophobranches sont dorsaux et munis d’un sphincter.

Poumons et vessie natatoire. — Chez les DIpNÉS apparaissent de remarquables annexes de l'appareil digestif qui présentent une étroite parenté morphologique avec les poumons des Batraciens et des Vertébrés aériens, en même temps qu’une remarquable identlilé de connexions avec les sacs annexés aux branchies des Saccobranches el des Amphipnous (p. 2484); on les a comparées, d'autre part, avec l'organe habituellement désigné chez les Poissons sous le nom de vessie nataloire. Ces organes se compliquent de manière à assurer la respiration aérienne; tandis que la vessie nataloire est un organe purement hydrostatique.

C'est à la coexistence avec les branchies de poumons servant réellement à la respiration que les Dienés doivent leur nom. Les poumons de ces animaux s'ouvrent dans l'æsophage, immédiatement en arrière du dernier arc branchial, par une fente allongée, située à la face ventirale de ce canal et entourée, sur sa paroi interne, d’un repli annulaire de la muqueuse. En avant de ce repli se trouve une plaque cartilagineuse médiane, en forme de langue, à bord antérieur convexe, à bord postérieur concave, embrassant le pli de la muqueuse. Celte plaque, légèrement saillante dans la cavité pharyngienne, est un fibro-cartilage, riche en cellules, qui résulte de la transformation de l’aponévrose d'un puissant dilatateur de la fente dont les fibres sout les unes rayonnantes, les autres annulaires. A la fente fait suite une courte poche à laquelle sont suspendus les deux poumons. Ces poumons sont confondus à leur base sur une longueur d’un centimètre et demi environ chez les Protopterus, sur toute leur longueur chez les Ceratodus, où il n'existe plus aucune trace de séparation, et où ils paraissent, en conséquence, remplacés par un poumon unique. Les poumons des Protopterus sont des sacs allongés, arrondis en arrière, fortement aplatis et légèrement lobés sur leur bord; ils s'étendent sur toute la longueur du corps, à droite et à gauche de l'aorte et adhèrent par leur face dorsale à l'aponévrose transverse; le péritoine ne les enveloppe, en conséquence, que sur leur face ventrale. Sur le trajet des vaisseaux leur muqueuse est soulevée de manière à figurer des bandeleltes ou des alvéoles irrégulières; ces alvéoles se régularisent dans le poumon unique du Ceralodus. Dans une eau aérée, les poumons de ce deruier animal reçoivent du sang rouge et le sang qui en sort est noir; c'est le phénomène que présente aussi la vessie natatoire chez les autres Poissons; mais si l'eau est chargée de gaz irrespirables, les branchies ne fonctionnent plus; c'est du sang noir qui pénètre dans la paroi du poumon et du sang rouge qui en sort.

La prétendue vessie natatloire du Polypterus ressemble beaucoup aux poumons des Dipnés. L'œsophage présente sur son ecoté ventral une fente longitudinale entourée d’une lèvre fortement saillante et d'un sphincter; cette fente s'ouvre, d'autre part, dans la région moyenne d'un étroit et court canal qui en avant se termine en un cæcum bilobé et en arrière se divise en deux canaux conduisant respectivement dans denx sacs ovoides dont le droit est beaucoup plus long que le gauche. Ces sacs conservent entre leurs parois plusieurs couches de fibres musculaires entrecroisées; leur paroi interne est lisse.

Chez les GANoibes el chez les TÉLÉOSTÉENS PHYSOSTOMES, la vessie natatoire communique également avec l’æœsophage, mais au lieu d’être ventral comme dans les types précédents, l’orifice de communication est dorsal. Celte communication

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