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supérieurs; les neurones cérébelleux de la couche de Purkinje et de la couche granuleuse.
De deux catégories d'éléments de soutien, les cellules de l'épendyme sont de beaucoup les plus nombreuses; ce sont des cellules bipolaires dont le corps s'insère sur les parois des cavités ventriculaires ; leur prolongement central, uniquement cuticulaire, fait saillie dans le ventricule et a été pris longtemps pour un cil vibratile; leur prolongement périphérique traverse normalement toute l'épaisseur du cerveau et vient s'insérer par un pelit renflement sous la pie-mère; il est couvert de très courts prjongements qui lui donnent un aspect caractéristique. Il n'existe guère d'autres cellules de soutien chez les jeunes Poissons; au cours de la vie quelques-unes de ces cellules peuvent quitter leur position pariétale, pénétrer dans la substance grise (SÉLACIENS), passer entre cette substance et la substance blanche (SÉLACIENS et TÉLÉOSTÉENS) et former enfin une gaine aux vaisseaux ; elles acquièrent alors des prolongements radiairement disposés et ramifiés en tous sens; ces cellules en araignée sont encore peu nombreuses et nettement localisées chez les Poissons; elles deviennent de plus en plus nombreuses et caractérisent la névroglie chez les Vertébrés supérieurs.
Divers auditeurs ont donné une description détaillée de l'agencement de ces éléments nerveux dans le cerveau des Poissons; nous ne saurions entrer dans le détail de leurs observations bien résumées et discutées dans le mémoire, cité précédemment, de Catois, auquel nous renverrons le lecteur; mais nous reproduisons une figure d'ensemble de cet auteur (fig. 1810) qui donne une idée nette de la disposition générale des neurones dans le cerveau. De ses recherches il semble résulter la proposition suivante : Le télencéphale des Poissons représente : 4° un centre récepteur des impressions olfactives et accessoirement d’autres impressions sensitives, et 2° un centre incitateur réagissant secondairement sur les autres départements de l’encéphale.
Le diencéphale traversé par des fibres nerveuses de provenance mulliple est le centre de coordination de réflexes nombreux et contient un ensemble de relais placés sur le trajet de diverses voies nerveuses; le thalamus est principalement en rapport avec le nerf optique.
La région supérieure du mésencéphale ou toit des lobes optiques est essentiellement un centre récepteur des impressions visuelles; les éléments constitutifs de ce centre, disposés en assises multiples sur une longue étendue actionnent à leur tour d'autres centres du névraxe; les masses ganglionnaires de la région centrale sont de véritables centres actifs, tandis que la région basale ou pédonculaire est surtout formée par un ensemble de fibres d'association; les racines de la 3° paire de nerfs présentent une décussation partielle.
Le cervelet est l'homologue du vermis des Oiseaux et des Mammifères; mais les noyaux ganglionnaires cérébelleux y sont encore peu différenciés; il est en rapport avec de nombreuses parties du névraxe.
De l'ensemble de la structure du cerveau des Poissons comparée à celle qu'on observe chez les Vertébrés supérieurs, il semble résulter que ces animaux, faute de cellules pyramidales, ou cellules psychiques ne peuvent présenter ni associations d'idées, ni vérilables manifestations intellectuelles et que leur mémoire est réduite à des réactions simples, plus ou moins automatiques, dues à la persistance