APPAREIL GÉNITAL FEMELLE
deutospermatoblastes qui présente les mêmes phases que la {r° division. L’aster n’a cependant que 14-16 bâtonnets, c’est-à-dire plus de la moitié que dans le cas précédent. L'anneau et les corpuscules équatoriaux d'Herdmann n'ont pas été observés. Après la séparation des deux cellules, le reste des demi-fuseaux de l’aster se sépare de la masse de chromatine d'où résulte la formation du point fixé de la paroi cellulaire, enfin le demi-fuseau se relâche et devient la sphère homogène du spermatide. La division cellulaire est ainsi terminée. Les changements que subit désormais le spermatide ont pour objet de le transformer en spermatozoïde. Le novau devient homogène; la chromatine se sépare de la membrane, elle ne demeure en connexion avec elle qu’au pôle opposé (?) à la sphère et elle se retire vers l'intérieur. Le noyau s’entoure d’une zone incolore et devient plus petit par suite de l'émission de gouttelettes de suc nucléaire, il repose maintenant sur la paroi cellulaire et il est muni de la sphère qui semble avoir momentanément deux centrosomes. Enfin la membrane nucléaire disparait jusqu'au point où elle était unie à la chromatine. De ce point d'union partent, comme deux ailes, deux prolongements qui sont courbés concentriquement avec le noyau et atteignent à la moitié de sa hauteur. Sans qu'on ait pu voir comment, la queue apparait comme une fine ligne entre le pôle cellulaire et le pôle nucléaire. Le plus souvent la sphère est située latéralement par rapport à elle, mais peut aussi en être traversée. Sur la paroi cellulaire, la fine ligne forme un épaississement peut-être constitué par une rangée de granulations, mais qui n’est pas encore annulaire. Dans le nid, les spermatocytes se disposent de manière que la plupart des têtes soient dirigées vers la paroi, les queues s’orientant vers l’intérieur. Les spermatocytes deviennent de plus en plus longues el le reste de la membrane nucléaire plus évidente à l'extrémité externe du noyau, tandis que des prolongements aliformes se réduisent. Le noyau lui-même se pelotonne dans la cellule. La sphère est en même temps devenue très longue et complètement homogène, de telle sorte qu’on n'y peut plus distinguer la queue. Le segment moyen se développe à ses dépens. A l'extrémité antérieure de la queue il n'y a pas de bouton terminal. Le pelotonnement du segment moyen devient de plus en plus prononcé et finalement la tête décrit plusieurs tours d'hélice lévogyres. En même temps les spermatocytes se logent dans le protoplasme de la cellule de soutien. Ces dernières étaient jusque-là des celiules peu apparentes à noyau pâle, fixées sur la paroi du nid; leur protoplasme devient plus apparent et enveloppe les spermatides. Le protoplasme des spermatides se limite alors à la tête, au segment moyen et au commencement de la queue. Les spermatides fixées à une même cellule de soutien forment d’abord une figure en bourrelet; bientôt elles deviennent parallèles entre elles. La tête et le segment moyen se colorent toujours vivement et s'assimilent le protoplasme de la spermatide. Des « corps problématiques » réfringents apparaissent dans la cellule de soutien dont le protoplasme se soude entre les spermatides désormais mürs. ,
. Appareil génital femelle. — Il existe généralement deux ovaires chez les ÉLASMOBRANCHES:; il n’y a d'exception que pour les Scylliorhinus, les GALEIDE et les CARCHARHDÆ où il n'existe qu'un seul ovaire quelque peu asymétriquement développé le long de la ligne médiane dorsale. Les oviductes sont constitués par les canaux de Müller (p. 2635). Chacun d'eux est divisé par une valvule annulaire en une région supérieure grêle et tubulaire, l'oviducte proprement dit, et une région
élargie, l'utérus; l'oviducte est tapissé d’un épithélium vibratile qui fait défaut dans l'utérus. Les deux utérus s'ouvrent dans le cloaque par un orifice commun situé en arrière de l'orifice de l’uretère. Dans les parois de l'oviducte se développe une glande de forme très variable sécrétant la coque de l'œuf. Celle glande est surtout importante chez les Élasmobranches ovipares (Scylliorhinus, Pristiurus, Cestracion, BATIDÆ, HOLOCEPHALA); la coque de l'œuf est ici épaisse, cornée, biconvexe, rectangulaire, avec ses angles prolongés en filaments enroulés en hélice. Chez les Requins vivipares (NOTIDANIDE, Scymnorhinus, Squalus, Etmoperus, Galeus, Mustelus, Carcharias, Sphyrna, Rhina, Torpedo, TRYGONIDÆ, MYLIOBATIDE), la coque est molle, mince, ou même absente (Etmoperus); l'embryon se développe dans l'utérus. Entre la coque et le vitellus on trouve toujours une épaisse couche d'albumen.
L'appareil génital femelle des Dipnés est placé sur le bord externe des reins et, dans la période de repos, ne couvre pas plus d’un cinquième de la circonférence du tube digestif, tandis qu'il l'enveloppe entièrement durant la période d'activité. L'ovaire s'étend sur toute la longueur du corps; le canal de Müller, qui lui sert d’oviducte, est pourvu d’une glande de l’albumen. A la maturité, l'ovaire du Ceratodus a la forme d'un sac sur la paroi interne duquel les œufs se développent; à ce moment un abondant réseau capillaire se montre autour du follicule dont les éléments se multiplient rapidement et pénètrent, pour servir à son alimentation, dans le vitellus de l'œuf.
L'appareil génital femelle des Spatuluria et des Acipenser rappelle celui des Sélaciens. Les oviductes représentés par le canal de Müller s'unissent avec le canal excréteur des reins pour former un canal collecteur primaire. Au contraire, chez les Lepidosteus, l'oviducte est en continuité avec l'ovaire, mais part de sa région moyenne au lieu de partir de son extrémité postérieure. Cette modification nous conduit vers les Téléostéens; elle semble indiquer nettement que ces derniers, dont les dispositions générales de l'appareil génital sont relativement simples, ne représentent nullement un état primitif, mais, comme nous l'avons fait observer pour l'appareil rénal, une simplification d’un état compliqué, déjà réalisé chez les Vers.
L'ovaire ! des TÉLÉOSTÉENS est représenté par deux bandes allongées, symétriques de chaque côté de la colonne vertébrale et rattachées au péritoine. Il est tantôt simple (Anguille), tantôt composé d'une série de feuillets (Salmonidæ); dans ce dernier cas, les œufs ne se développent que sur une faible étendue. Le plus souvent les œufs se forment en grand nombre et se disposent en couches longitudinales ou transversales (Clupea harengqus, Gadus barbatus, Serranus, Scomber vulgaris, Zeus faber, Perca fluviatilis, Uranoscopus scaber, etc.), ou bien la paroi de l'ovaire présente une duplicature; quelquefois ils forment à la surface de l'ovaire des protubérances irrégulières (Blennius viviparus, LopnoBRANcurA). L'ovaire est enveloppé par un repli péritonéal. Les œufs, à maturité, peuvent être mis en liberté directement dans la cavité périlonéale et sont alors pondus par un pore abdominal (SALMONIDEÆ, Anguilla, fig. 281%, À); mais il se différencie souvent aux dépens de l'enveloppe péritonéale un sac ovarien dans lequel tombent les œufs et auquel fait suite un oviducte. Les deux oviductes, bien plus courts que les canaux déférents et souvent à
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