‹ Traité de zoologie (volume 4)Chapitre 10 sur 202 · HELENE · texte numérisé non relu

HELENE

paires pour que la disposition

des lèvres arrive au type sit (Spi- Fig. 998. — 1, extrémité antérieure du corps de la Filaria denti-

À culata, montrant la bouche b et les verticilles d'épines; — 2, extré-

roptera obtusa, n° 4). De même, mité antérieure du corps du Dispharagus laticeps, montrant la

- bouche b, les papilles buccales p, la fraise f et les papilles tac-

a pe che des ASCARIDE peut tiles latérales, £; — 3, extrémité antérieure du corps d'un Anky-

dériver soit du type quatre par lostoma duodenale; b, bouche; d, dents; 4, capsule buccale. la soudure sur la ligne mé-

diane de deux lèvres latérales dorsales, ce qui expliquerait pourquoi leur lèvre

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dorsale est beaucoup plus grande que les ventrales; soit du type six, par la soudure deux à deux de deux lèvres consécutives. Il peut enfin arriver que les lèvres et les papilles, qui accompagnent la bouche, se groupent suivant deux types différents, les lèvres, par exemple, suivant le type deux ou le type six, les papilles suivant le type quatre (Spiroptera capitellata, fig. 997, n° 2; S. obtusa, n° 4); de même une ouverture buccale hexagonale peut coincider avec l'existence de quatre papilles (Leiuris leptocephalus). Les espèces du genre Dispharagus présentent à l'extrémité antérieure du corps, immédiatement en arrière de la bouche, d’autres formations intéressantes qui ont été désignées sous le nom de fraises (fig. 998, n° 2, f). Les fraises, quand elles existent, sont au nombre de deux et symétriques. Ce sont deux gouttières superficielles, l’une dorsale, l’autre ventrale, ayant la forme d’un fer à cheval dont le sommet serait voisin de la bouche et dont les branches se dirigeraient en arrière. Ces deux branches se réfléchissent généralement en avant de chaque côté; elles peuvent demeurer indépendantes des branches correspondantes de la fraise symétrique (D. anthuris), ou s'unir avec elles, les deux fraises constituant alors une gouttière continue, formée de deux arcs descendants, unis entre eux par deux arcs latéraux ascendants; c’est le cas le plus général (D. alatus, D. quadrilobus, D. laticeps, D. nasutus, D. elongatus, D. uncinatus, D. spiniferus). La gouttière est parfois enfoncée dans les téguments au lieu d’avoir ses bords saillants (D. depressus, D. anthuris). Dans la famille des STRONGYLIDÆ et chez un certain nombre de FILARIDÆ ou d'OxXYURIDÆ, la bouche conduit dans une capsule sphéroïidale ou aplatie de nature cuticulaire (fig. 999, c), mais dont la surface viscérale est couverte par un prolongement de la couche souscuticulaire. La substance de cette capsule est toujours homogène, et l’on n’y observe jamais de couches successives. La surface interne peut être lisse, présenter des saillies régulières en forme de lobes, ou des dents diversement placées. On compte, par exemple, six lobes chez les Strongylus dimidiatus, Oxyuris curvula, O. obesa. Les dents peuvent se développer encore près de son bord antérieur (Filaria leptocephala), ou bien se disposer symétriquement, soit de chaque côté de la ligne médiane ventrale (Ankylostoma duoie. 00 A térterre ne DU soit latéralement, soit sur la face dorsale enveloppée de la dernière mue d’un et la face ventrale (Filaria leptocephala). A D) CE don L’armature buccale présente un intérêt particude la mue ; e, capsule buccale; d,grosses lier chez les Nématoïdes libres toute leur vie ou ne AN et transitoirement. Habituellement chez les larves ou les nymphes qui, après une phase de liberté, doivent pénétrer dans un hôte temporaire et cheminer à travers ses téguments, ou à travers ses parois intestinales, la bouche est surmontée d'un aiguillon chiüineux de forme variable. De chaque côlé de la bouche, les Dionyx Lacazi enkystés chez les Pontodrilus, présentent deux crochets chitineux recourbés. Chez les Nématoides libres, on peut rencontrer des formes de bouche très diverses.

Chez les ENCHELYDIHDÆ, la bouche est simple et l’'œsophage arrive jusqu’à elle sans se modifier et en s’élargissant en entonnoir; chez les RHABDITIDÆ, LASIOMITIDE, DORYLAIMIDÆ, ONCHOLAIMIDÆE, EURYSTOMIDE, il existe derrière l'ouverture bucale, une cavité, la cavité buccale où pharynæ, bien distincte de l'æœsophage (fig. 1000 et 1001). La disposilion et les armatures chitineuses diverses que présente la cavité buccale ont même fourni la caractéristique de ces familles En assez Erant Fig. 1000, — Armature buccale des Nématoïdes libres. — 1, cavité buccale nombre de leurs avec aiguillon de Dorylaimus stagnalis; æ, l, lèvres; c, cavité buccale ; genres (p- 1423 et sui- k, aiguillon; æ, œsophage; 2, cavité buccale avec dent de Wononchus bra-

chyuris ; e, cavité buccale; p, papilles; d, dent dorsale ; #7, paroi chitineuse ; vantes). La capsule æ, œsophage; 3, tèle de Æhabditis aspera; mèmes lettres (d'après Bütschli).

buccale est protrac-

tile, et peut être portée en avant par l'œsophage chez les Dorylaimus et surtout les Calyptronema où le pharynx ne .peut même rentrer dans la cavité générale, et se prolonge en un repli tégumentaire qui se rabat en manchette autour de l'extrémité antérieure du corps.

La tendance marquée que présentent les parties buceales de beaucoup de Nématoides à Fig. 1001. — 1, tête de Tylopharynæ striata ; 0, bouche; m, bandes se A DÉneRexastmslonient ra nee nas esp à à fe ou triangulairement n’est tactiles; 0, organe latéral; æ, œsophage (d'après de Man). peut-être pas sans liaison avec la forme la plus habituellement répandue de l’æsophage chez ces animaux. L'œsophage est presque toujours en effet un conduit renflé en arrière, dont le contour extérieur est arrondi ou vaguement triangulaire, tandis que la lumière du conduit a généralement une section hexagonale; mais des six sommets de l'hexagone trois sont d'habitude peu saillants et alternent avec trois autres qui font, au contraire, une forte saillie de manière à passer à la forme triangulaire. L'un des sommets du triangle est toujours tourné du côté ventral; quelquefois ces sommets s'élargissent en chapeau de champignon, de manière que trois bandelettes à section triangulaire font saillie dans l’œsophage (Ascaris ferox). Une cuticule plus ou moins épaisse revêt la lumière de l'æsophage, qui est limité extérieurement par une membrane anhiste; entre les deux se place le tissu œso-

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phagien principalement composé de fibres musculaires. La cuticule interne présente souvent des épaississements longitudinaux soit sur sa face externe, soit sur sa face interne. Les fibres musculaires de l'œsophage sont les unes rayonnantes, les autres longitudinales. Ces dernières, bien développées chez les Ascaris, surtout au voisinage de la paroi interne, sont épaisses chez les Oryuris; elles manquent chez les Strongylus. Chez la Filaria papillosa, elles s’enroulent autour de l’œsophage en deux hélices inverses, au-dessous de sa membrane externe. Les tibrilles musculaires sont dans tous les cas plongées dans une substance protoplasmique, parsemée de noyaux. Celte substance ne présente pas nécessairement la même constitution tout le long de l'æsophage. Dans le genre Filaria, elle est claire et riche en fibres musculaires dans la région antérieure, granuleuse et riche en noyaux dans la région postérieure. On remarque des différences analogues d’un genre à l'autre. Il est évident que grâce à la disposition de ses fibres musculaires, l’œsophage peut se dilater ou se resserrer alternativement et fonctionner comme une véritable pompe aspirante.

Le renflement postérieur de l’'æsophage est réalisé tantôt graduellement, tantôt brusquement; il constitue le bulbe œsophagien (Oxyuris, fig. 1002, bd; Rhabditis, Heterodera Schachtii, etc.). Ce bulbe présente souvent à son intérieur des formations chitineuses saillantes qui fonctionnent comme un appareil masticateur. De ces pièces, bien développées, notamment chez les Oxyuris (fig. 1002, n° 3, v, y), les unes sont fixes, les autres situées au-dessus d'elles, mobiles; toutes sont striées; le mouvement de va-et-vient qu'impriment aux pièces mobiles les muscles dont elles sont pourvues, leur permettent de frotter contre les pièces fixes, et les aliments pris entre elles sont rapidement broyés. Les parois du bulbe œsophagien présentent souvent un accroissement marqué de la quantité de leur substance granuleuse; les noyaux y deviennent plus abondants, et le bulbe peut alors être considéré non plus comme un bulbe dentaire, mais comme un bulbe glandulaire (Ascaris mystax, Cucullanus elegans); d'autres fois, c’est un simple appareil de succion (Heterodera Schachtii).

Dans les genres Trichina, Trichocephalus, Trichosoma, Mermis, l'œsophage offre des dispositions toutes particulières. Chez les Trichina, il se fait remarquer par son extrême brièvelé; l'intestin est de même court comparativement au rectum qui est très allongé. Dans les genres Trichosoma et Trichocephalus, l'œsophage se divise en deux régions : la région antérieure est cylindrique, sa lumière est triangulaire, la structure de ses parois se conforme au type général; la région postérieure est extrêmement allongée, sa lumière est circulaire et excentrique, sa surface externe marquée d'étranglements régulièrement espacés et sa paroi formée d'une substance homogène dans laquelle sont parsemés des noyaux. Enfin, chez les Mermis, l'œsophage renflé en bouteille à son extrémité postérieure, ne s'ouvre pas dans l'intestin. La substance qui constitue ses parois est analogue à celle qui forme la région postérieure de l’œsophage des Trichosoma. La division de l'œsophage en deux régions s’observe encore chez un certain nombre de Nématoides parasites (Dispharagus, Atractis). Assez souvent, il existe deux renflements œsophagiens (Oxyuris blatticola, Rhabditis, elc.).

L'œsophage s'ouvre, en général, dans l'intestin après s'être plus ou moins brusquement étranglé. Chez l'Ascaris acus, du Brochet, il se prolonge en arrière en un cæcum qui marche parallèlement à l'intestin; un cæcum œsophagien semblable est accompagné d'un cæcum intestinal dirigé en avant chez les A. spiculigera, pedum,

obtusocaudata, adunca, clavata; le cæcum intestinal existe seul chez les A. gypina, depressa, spiralis, ensicaudata, crenata, heteroura, etc. L'Oxyuris blattæ présente à son tour un diverticule intestinal, en forme de bouteille et dirigé en arrière (fig. 1002, n°5 4 et 2, j).

Assez souvent (VAGANTIA), au point de jonction de l'estomac et de l'intestin,

Les SSSR =

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