DÉVELOPPEMENT ET ORGANISATION DES RÉDIES
tudinales; puis vient une couche cellulaire à éléments plus ou moins nettement séparés, grands, rarement disposés en plusieurs assises, reposant parfois, chez les vieux sporocystes, sur une couche protoplasmique nucléée; cette assise cellulaire délimite la cavité du spo-
rocysle, cavité qui est peu 1 à peu oblitérée par les individus de nouvelle formation; quelquefois, chez les jeunes sporocystes celte cavilé est oblitérée par du parenchyme (sporocystes de la Cercaria armata) où traversée par des cordons fibreux (sp. du Dist. ovocaudatum). Deux néphridies ramifiées, pouvant porter chacune jusqu’à trente ampoules ter-
Fig. 1298. — Leucochloridium pa-
minales (Distomum ovocau- radoæum, sporocyste ramilé de L : la Succinea putris.—1, coupe à datum, Diplodiseus subelu- travers l'extremité en massue
vatus), s'ouvrent séparé- le e menban ment près de l'extrémité individu entier; s, stolons; 4, postérieure du corps. Les ER P'AAGAR Sporocystes sout souvent
enveloppés par une membrane constituée aux dépens des tissus de leur hôte et qui a reçu le nom de puletot.
Développement et organisation des rédies. — Certaines cellules de lassise cellulaire du sporocyste sont l’origine des rédies; elles peuvent, en conséquence, être désignées sous le nom de cellules germinatives. Ces cellules sont quelquefois groupées ensemble en deux, trois ou quatre points (sporocystes de la Cercaria «rmata, du Distomum ovocaudatum) où occupent une place déterminée à l'extrémité postérieure du corps du sporocyste (Diplodiscus, Cladocælium hepaticum). Chaque groupe de cellules nait d'une cellule unique (fig. 1229, n° 1). La structure de ces cellules germinatives et surtout leur évolution autorisent à les considérer comme des œufs à développement parthénogénétique. Ces cellules se divisent un assez grand nombre de fois par voie karyokinétique et forment ainsi des amas cellulaires, à cellules un peu inégales. Lorsque le nombre des cellules s’est élevé à dix ou douze, l’une des cellules superficielles s’aplatit en forme de verre de montre; le même phénomène se produit en un certain nombre de points; loutes les cellules ainsi modifiées se fusionnent et forment finalement une enveloppe transparente où les noyaux demeurent seuls reconnaissables; ces noyaux finissent même par disparaitre et l'enveloppe se chilinise; pendant ce temps, les cellules profondes continuent à se multiplier. Peu à peu l'embryon s’allonge, et ses cellules se disposent en une couche périphérique et une masse axiale, qui se différencie graduellement d'avant en arrière en une sorte de cylindre recouvert d'une fine membrane (fig. 1231, n° 1) et dans lequel apparait une lumière, tandis que son extrémité antérieure se transforme en un
pharynx sphéroïdal. Ce pharyux est d’abord solide; mais ses cellules externes se disposent peu à peu en une assise régulière (n° 2, ph) d'où dériveront les muscles radiaires de l'organe, tandis que les cellules centrales se fusionneront, perdant leur noyau et formant finalement le revêtement cuticulaire interne du pharynx; à ce
Fig. 1229. — Développement de rédies dans les sporocystes du Cladocæ- Fig. 1230. — Sporocyste avec lium hepaticum. — 1, sporocyste contenant des cellules-germes et des rédies (2) du Cladocælium germes (g) à divers degrés de segmentation; — 2, le mème avec des hepaticum (d'après Leuckart).
germes plus avancés (7) et une rédie complètement développée.
moment le pharynx s'ouvre au dehors, à l'extrémité antérieure ducorps (n° 3). Pendant cetempsles cellules non employées à la formation du tubedigestif se groupent en une couche périphérique et une couche profonde, formant, en arrière, sur le prolongement du tube digestif un amas de cellules sans membrane, à noyaux vésiculeux qui produiront la couche germinalive ; un espace apparait alors entre le tube digestif et la couche germinative; c'est le rudiment de la cavité générale. En arrière du pharynx, d’autres cel-
Fig. 1231. — Phases successives du développement d'une rédie. lules se groupent pour ph, pharynx; i, sac digestif; e, cellules embryonnaires. M k constituer le système ner-
veux. La rédie, désormais bien caractérisée, présente encore deux extrémités semblables: bientôt un peu en avant du milieu de son corps apparait un petit bourrelet annulaire, rudiment de la couronne céphalique, tandis qu'en arrière deux saillies représentent les moignons; puis la région postérieure du corps s’allonge els’amincit, d'où il résulte que le tube digestif parait relativement plus court. On peut trouver, non compris les amas germinatifs, jusqu’à huit rédies dans un même sporocyste de Clad.