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DÉVELOPPEMENT DES ORGANES GÉNITAUX

gnent leur maximum de développement dans la région moyenne de l'organe, et s'amincissent à la fois vers l'oviducte et vers le vagin; entre les papilles, à la base

des cellules, on observe de nombreux spermatozoïdes disposés en un réseau qui dessine le contour basilaire de chaque cellule. Les spermatozoïdes logés au fond de ces sillons sont à l'abri du mouvement de descente des œufs vers l'extérieur ; ils peuvent, en conséquence, séjourner dans l'utérus, et remonter grâce aux mouvements amiboiïdes dont ils sont doués jusqu'à la naissance de l'oviducte. Les papilles qui surmontent les cellules sont allongées dans le même sens que l'utérus et aplaties perpendiculairement à leur longueur de manière à figurer une sorte de crête. Tout le long de cette crête la substance protoplasmique de la cellule se concrète de manière à constituer une substance corticale nettement différenciée du reste de la substance cellulaire. La papille se ramifie assez souvent dans la région supérieure de la matrice. Entre la membrane basilaire et la base élargie des cellules papillaires se trouve, comme à l'extrémité inférieure de l’oviducte, une couche de muscles transverses. Cette structure liée aux conditions dans lesquelles doit s’accomplir la fécondation dans les formes à long utérus se simplifie beaucoup dans les formes où le tube génital ne comprend qu'une portion réfléchie qui correspond à l'ovaire et à l’oviducte, sans ligne de démarcation, et une portion qui aboutit au vagin et qui est l’utérus, comme on le voit chez les Nématoides libres.

En rapport avec l'appareil génital femelle, on trouve chez l'Oncholaimus fuseus un singulier organe, constitué par un tube libre dans la cavité générale, du côté dorsal, qui se met en rapport antérieurement avec les deux branches de lutérus et, en arrière, s'ouvre au dehors par deux petits tubes symétriques dont les orifices sont situés un peu en avant de l'anus. Cet organe tubulaire est toujours rempli d'un produit de sécrétion dont l’usage est inconnu.

Développement des organes génitaux. — La première indication des organes génitaux des deux sexes est une cellule unique qui est déjà reconnaissable chez les embryons. Cette cellule grandit; son noyau se divise, et elle prend la forme d'un cylindre de plus en plus allongé sur la longueur duquel les noyaux sont répartis, Chez les Trichina, Trichocephalus et Trichosoma, vers l'extrémité aveugle du tube génilal et sur toute sa longueur, d'un seul côté, ce tube est couvert d'une masse protoplasmique

Fig. 1014. — Appareil génita femelle de l'Afractis dactylura.— O, ovaire proprement dit; D, région où se rassemblent les œufs mürs ; Ov, oviductes ; /r, partie utérine de l'oviduete; U, utérus: sp, groupes de spermatozoïdes ; Jj, jeune éclos dans la matrice; Vg, vagin; V{, vulve:

A, anus (d'après Hallez).

contenant de nombreux noyaux autour de chacun desquels se différencient les cellules génitales qui se détachent successivement. Partout ailleurs la masse

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plurinucléée qui résulte du développement de la cellule se divise en deux couches, un « stroma » périphérique et une masse axiale qu'on peut appeler le cordon génital. En général le cordon axial est très développé et le stroma assez mince; c'est le contraire chez la Leptodera appendiculatu dont le stroma très épais contient d'énormes noyaux, tandis que le cordon génital grêle et bourré de nombreux petits noyaux demeure confondu avec le stroma sur près d'un quart de la longueur de la masse génitale. Au moment où le cordon génital vient de se différencier, la masse dont il fait partie est d'ordinaire amincie aux deux extrémités où l'on aperçoit une masse nucléée, la cellule terminale, légèrement renflée dans sa région moyenne.

Jusqu'ici il est impossible de distinguer les deux sexes l’un de l'autre; mais bientôt, tandis que chez les femelles les deux extrémités de la masse génitale gardent une organisation similaire, chez les mâles une des extrémités se différencie pour constituer le canal déférent et le canal éjaculateur. Le vagin se forme bientôt, au niveau de la région moyenne de la masse génitale qui ne tarde pas à se différencier à son tour, pour donner les utérus et les oviductes. À partir de ce moment, les éléments sexuels commencent à se caractériser, et leur mode de formation doit être étudié séparément. On constate cependant encore une similitude dans leur mode de développement, consistant en ce que seule la couche superficielle du cordon génital est employée à former soit des cellules ovulaires, soit des spermatogonies. Les cellules ovulaires et les spermatogonies demeurent donc attachées à un axe de substance non différenciée qui a reçu le nom de rachis; elles se remplissent dans les deux cas de granulations dans la région de leur pôle d’accroissement. Le rachis demeure toujours indistinct aux extrémités du cordon génital où les éléments sont à l’état embryonnaire.

Développement des spermatozoïdes; leur forme. — Les spermatogonies ne se distinguent des ovules, dans leur période d’accroissement, que parce que leur noyau demeure plus petit; mais bientôt, les granules foncés se concentrent autour du noyau, en un point voisin de la périphérie, et prennent une disposition rayonnante; puis ils se répartissent en autant de groupes que la spermatogonie doit former de cellules-filles. La spermatogonie ne tarde pas alors à se séparer du rachis, et à se résoudre en spermatozoides. Ces derniers sont, à ce moment, des corpuscules arrondis, nucléés, granuleux. Ils se modifient successivement dans le canal déférent et dans la matrice, mais sans s'éloigner beaucoup de cette forme sphéroidale; ils prennent dans la matrice l'aspect d'une cloche surmontée d’une poignée, d'une coupe, d'un dé à coudre, d'une poire, d’un Coin, mais ils n’acquièrent jamais la queue vibrante qui permet aux spermalozoides des autres animaux, les Arthropodes exceptés, d'exécuter de si rapides mouvements; ils ne se déplacent dans la matrice que grâce aux mouvements amiboides, à la vérité assez rapides, dont ils sont susceptibles.

Les spermatozoides des Nématoides contiennent, outre le noyau que colorent vivement en rouge les réactifs carminés, un gros corps réfringent que le picrocarmin colore en vert. Ce corps est placé au-dessus du noyau, du côté du pôle aigu du spermatozoïde. Le corps réfringent peut avoir la forme d’un bâtonnet, d’un cône, d'un cylindre, d'un œuf, d'un champignon, et toutes ces formes peuvent être rencontrées sur le spermatozoide mûr d'une même espèce (Ascaris megalocephala) ;

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