SENS NV AS SSES
DHASES
Fig. 1348, — Solenomya togata, vue par la face ventrale. Le pied p est développé et son disque terminal épanout (d'après Philippi).
Fig. 1349. — Venus verrucosa, épanouie, — $s, siphons mar quant l'extrémité postérieure ; p, pied comprimé en forme de hache, servant à fouir le sable.
Fig. 1350. — ZLucinat jamaicensis, vue du cdté gauche dont la valve et la plus grande partie du lobe palléal ont été enlevés. - m, Manteau; a, adducteur antérieur; 0, musele palléal;
e, branchie; g, pied vermiforme (d'après Deshayes).
l'est d'autant moins que l'animal en fait un moindre usage, et chez les formes dont le byssus constitue un appareil définitif de fixation (TRIDACNIDÆ, ANOMNDE), il est
1 De rehexuc, hache, et mouc, pied.
tout à fait rudimentaire; de même lorsque l'animal demeure couché sur un côté (PEcrINIDE), ou se fixe par l’une de ses valves (CHAMIDÆ); dans ce cas, le pied peut même disparaitre totalement (OSTREIDÆ, ÊTHERHDEÆ), ou présenter des adaptations spéciales; il se termine, par exemple chez les SPONDYLIDÆ, par un organe globuleux, pédonculé, creusé en forme de cornet. En revanche, le pied à base cylindrique des
Fig. 1352, — Mytilus edulis, vu du côté gauche, dont le lobe palléal a été relevé. — 0, bouche; S, palpe latéral externe: Br, branchie; B, byssus; P, pied; », bord du manteau (d’après Deshayes).
Lamellibranches fouisseurs peut par son extrémité, qui s'élargit alors en disque, redevenir un organe de reptation (certains ÉERICINIDÆ, Lepton,fig.1353). Le pieddes Lamellibranches, lorsqu'il FR RE — est bien développé, est gé- Fig. 1351. — Solenocurtus candi- Kig. 1353. — Lepton squanmosum, néralement plus ou moins
dus, vu par sa face ventrale. — épanoui et en marche. — {, cire onyahi par les viscères. Ses p, pied; ”1m, muscles croisés de buccal; f, pied; m»m, manteau; s, EE
la suture palléale; s, siphons siphon anal (d'après Forbes et muscles s’orientent chez les soudés; a, extrémité du siphon Hanley).
formes les plus archaiques dans une direction longitudinale et continuent à former une couche presque continue; mais ils ne tardent pas, chez les formes plus récentes, à se disposer en faisceaux qui s'insèrent sur la coquille (p. 1941), et se distribuent en quatre paires, deux antérieures, une moyenne et une postérieure. Les muscles antérieurs sont les uns protracteurs, les autres rétracteurs du pied; cette dernière fonction est aussi celle des muscles postérieurs ; les muscles moyens sont les élévateurs du pied. Les quatre rétracteurs extrêmes sont parfois seuls bien développés; quand l'appareil byssogène est volumineux, ces muscles rétracteurs, et notamment les postérieurs, s’insèrent sur lui et deviennent ainsi les muscles rétracteurs du byssus. Chez les Monomyaires en général, les rétracteurs postérieurs persistent seuls; dans les formes fixées par une valve on peut même ne retrouver que l'un de ces muscles (le gauche chez les Pecten); tous deux peuvent enfin disparaitre (Pecten magellanisus).
afférent (d'après Deshayes).
Le pied des Céphalopodes est confondu avec la tête et comprend les appendices habituellement désignés sous le nom de bras.
Ce pied est assez différemment conformé chez les Nautilus et chez les autres Céphalopodes. Ilest constitué dans le premier de ces genres (fig. 1354) par un grand nombre d'expansions tentaculiformes qui peuvent être rélractées chacune entièrement à l’intérieur d'une gaine située à leur base. Ces tentacules sont portés par trois paires d’expansions membraneuses; les deux premières paires sont placées au voisinage de la bouche, et chaque expansion porte chez la femelle douze ou treize tentacules dits tentacules labiaux; chez le mâle quatre des tentacules labiaux de gauche se réunissent pour former un organe nommé spadice qui sert probablement à l’accouplement; chacune des deux expansions restantes porte dix-sept tentacules plus grands, les fentacules brachiaux, Deux autres expansions membraneuses, que l'on peut regarder comme des tentacules modifiés, | s’étalent au-dessus de l'ouverture de la coquille lorsque l'animal est rétracté et forment ainsi Fig. 1354. — Schéma d'un Nautiie en expansion ce qu'on nomme le capuchon. Enfin chaque NE EG PE ON MR œil est compris entre deux tentacules, l'un antérieur, l’autre postérieur, qui sont vraisemblablement homologues des tenlacules des Gastéropodes et qui ne sauraient, en conséquence, être compris dans le domaine du pied.
Chez tous les autres Céphalopodes (DIBRANCHIAUX) les bras forment une simple couronne autour de la bouche. Dans un premier groupe on en compte dix (fig. 1355) d'où la dénomination de DECAPODA attribuée aux Céphalopodes qui présentent Ce caractère et qui se distineuent ainsi des OCTOo- PODA, Où il n'y a plus que huit bras. Des dix DRE Ai DEUQ) Pre on nent a ta et de
huit sont relativement membrane buecale divisée en huit lobes portant chacun deux rangs de courts, coniques, poin- ventouses ; d, bras dorsaux; t, bras tentaculaires avec leur extrémité élargie
et seule garnie de ventouses, e; f, entonnoir, tus, semblables entre eux, garnis de ventouses sur toute leur longueur; les deux autres sont, au contraire, allongés, rétractiles et terminés par une expansion spatuliforme qui seule porte des ventouses. Ce sont les bras tentaculaires, qui atteignent parfois
des dimensions énormes (fig. 1357). Les bras tentaculaires font défaut chez les OcroropA, dont les bras ordinaires acquièrent en revanche un développement plus considérable et sont plus souvent que ceux des DECAPODA unis par une palmure (Cirroteuthis, elc.).
Les ventouses des Octopodes sont constituées par une cupule musculaire dont la cavité est divisée par un rétrécissement annulaire en deux chambres superposées, la chambre acétabulaire, qui est la plus profonde, et l'infundibulum. Le fond de la chambre acétabulaire est susceptible de prendre une convexité plus ou moins grande et de fonctionner comme une sorte de piston en s’approchant plus ou moins
Fig. 1396. — Sepia, vue latéralement. — 1,2,3,4, les Fig. 1357. — Architeuthis princeps. — La longueur quatre paires de bras sessiles: {f, bras tentacu- du manteau seule est de 2 m. 50 (d’après Verrill) laires; e, entonnoir; s, coquille interne (d’après Lovén).
de l’orifice de l’anneau rétréci. Chacune des cellules épithéliales de Pinfundibulum porte une plaque cornée sur laquelle s'élève un denticule. Lorsque la ventouse va se fixer, par le jeu des nombreuses fibres museulaires de direction différente qu'elle contient, l'infundibulum s'étale en un disque qui s'applique exactement sur la surface de fixation dans laquelle s’enfoncent les denticules; le fond de la chambre acétabulaire se soulève, en se rapprochant de l’orifice de l'anneau rétréci de manière à remplir toute la chambre acétabulaire ; dès lors la ventouse, ne contenant plus ni air ni liquide, adhère non seulement par contact, mais par l'action même de la pression extérieure. La rétraction du fond de la chambre acétabulaire à pour conséquence de faire pénétrer le tégument de la proie saisie, s'il est mou, à l’intérieur de la ventonse, et d'augmenter en conséquence l’adhérence de celle-ci. Chez la