‹ Traité de zoologie (volume 4)Chapitre 52 sur 202 · LITE · texte numérisé non relu

LITE

Fig. 1067, — Platida anomioïdes; la Fig. 1068. — Megathyris decollata ; la valve ventrale est enlevée valve ventraie est enlevée pour mon- pour laisser voir les bras (d'après Woodward). trer les bras, 0.

lania); ceux des Lingules, quoique libres, peuvent à peine saillir hors de la coquille, tandis que ceux des Rhynchonella (fig. 1069) peuvent s'étendre à 3 ou 4 centimètres au delà. Les mouvements des bras sont toujours d'une grande lenteur. Ces organes portent un grand nombre de cirres (jusqu'à 3000), ciliés, régulièrement espacés, qui rappellent par leur fonction et leur apparence extérieure les tentacules des Bryo-

zoaires, et notamment ceux que portent les bras des Rhabdopleura. Ces cirres sont tantôt disposés sur un seul rang, tantôt sur deux rangs alternants; ils sont mobiles,

Fig. 1069. — ARhynchonella (Hemi-

contractiles et sans cesse animés de mouvements divers. Chaque bras porte, en outre, longeant la base des cirres une membrane libre, la lèvre, qui se relie dorsalement à la lèvre du côté opposé, en passant au-dessous de la bouche. La ligne des cirres se continue d’autre part au-dessous de cet orifice, et leur base est, dans la région buccale, unie par une membrane qui forme une sorte de lèvre inférieure. La lèvre et les cirres peuvent:se

hynis) psittacea : dens Ja valve rabattre sur la bouche de manière à la masquer com-

dorsale (d'après Owen).

plètement. La structure des cirres et des bras ne diffère pas essentiellement de celle des téguments dont ils ne sont que des appendices. On y retrouve toujours les deux épithéliums comprenant entre eux une lame cartilagineuse ; seulement ici l’épithélium interne est pavimenteux. Une cloison complète, partant de la base de la lèvre, divise la cavité du bras en deux canaux très inégaux, l’un à section circulaire, le canal de la

Fig. 1070. — Extrémité d'un bras Fig. 1071. — Zacazella mediterranea; lèvre, l'autre en forme de Crania rostrata. — b, bras; valve ventrale enlevée (d’après Wood-

e, cuisse (d'après Joubin).

ward). de demi-croissant, le canal des cirres (fig. 1072);

la cavité de ce dernier est encore rétrécie par la présence du muscle rétracteur du bras. Ces deux canaux, indépendants sur toute leur étendue, s'ouvrent dans la

Fig. 1072. — Coupe d'un bras de Linqula anatina. — À, canal du bras ; Z, canal des cirres ; M, musele du bras ; L, lèvre; C. cirres (d'après Gratiolet).

cavité viscérale, les canaux de la lèvre par deux orifices valvulaires, situés de chaque côté, les canaux des cirres par un orifice unique, médian, qui s'ouvre dans la région périœsophagienne comme les deux premiers, de sorte que par cette région périæsophagienne, modifiée d'une manière spéciale, les deux systèmes de canaux communiquent ensemble. Les cirres ne contiennent qu'un canal étroit qui communique avec le canal brachial correspondant de l’æsophage. Le cartilage des cirres se décompose en une série de disques empilés; il est, en outre, souvent marqué à sa surface de lignes en relief, s'enroulant en hélice et rappelant le filament hélicoïdal des trachées des Insectes. Au-dessous de ce cartilage se trouvent des fibres musculaires, des fibrilles nerveuses et enfin l'épithélium interne à gros noyaux; les disques cartilagineux sont dans certains genres (Mühlfeldtia,

Terebratulina) associés à des spicules calcaires, formant également des anneaux qui permettent au cirre de s’enrouler en spirale.

Appareil musculaire. — Les Brachiopodes sont pourvus de muscles nombreux qu'on peut diviser en trois groupes : 1° les muscles divaricateurs où diducteurs qui ouvrent la coquille; 2° les muscles adducteurs ou occluseurs qui la ferment; 3° les

muscles ajusteurs qui déterminent la position des deux valves de la coquille, soit l'une par rapport à l’autre (Inarticulés), soit par rapport au pédoncule (Articulés).

Ces muscles sont plus nombreux chez les INARTI- CULÉS que chez les ARTICU- LÉs et autrement disposés.

Leurs insertions forment,

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