ORGANES GÉNITAUX
et de vitellus, remplit, dans chaque segment, tout l'intervalle entre le tube digestif et la paroi du corps; toutefois ce tissu sexuel peut être limité à la paroi des vaisseaux ; d'autre part les glandes mâles se réduisent souvent à deux testicules contenus dans un même segment, c'est ce qui arrive chez la Leontis Dumerilii où la position du segment sexué mâle oscille entre le 19° et le 25e rang. Cette localisation des organes génitaux est également fréquente chez les SYLLIDÆ; chez les EXOGONINÆ et EUSYLLINE ces organes sont situés dans la région qui suit immédiatement la trompe; ils se trouvent dans la région proboscidienne chez l'Autolytus longeferiens, mais en général chez les AUTOLY- TINÆ, ils ne se montrent qu’à partir du 1#° seg-
ment sétigère (A.pictus, Procerastea) ou même Re Re rrn D EARAN Pa Pm AREAS. se localisent dans la région postérieure du libre (d'après Gegenbaur).
corps ; chez les EUuNICID# (Nematonereis uni-
cornis, Lumbriconereis nardonis) les éléments sexuels apparaissent sur des trabécules ou des vaisseaux transverses, flottant dans la cavité générale, et formant des anses dont le nombre est égal à celui des segments; ils manquent aux segments antérieurs et aux derniers. C’est aussi sur des cæcums vasculaires voisins des parois du corps que se développent les organes génitaux de beaucoup de SYLLIDÆ, de nombreuses Annélides errantes ou sédentaires, et ils se montrent fréquemment au voisinage de chaque néphridie (ARENICOLIDE). Comme les néphridies sont, en général, au voisinage des parapodes, ceux-ci sont habituellement gonflés d'œufs à l’époque de la maturité sexuelle. Bien avant cette époque, les ovaires se montrent sous la forme de cordons pelotonnés en connexion avec les parapodes chez les APHRODiTID#. C’est également dans les parapodes, mais à la surface de leurs vaisseaux, accolées aux néphridies que se développent les grappes ovariques des SPIONIDÆ (Polydora, Nerine). Le nombre des grappes ovariques des S{ylarioïdes ne dépasse pas quatre; elles sont suspendues par un pédondule vasculaire au vaisseau ventral, et il en est de même des testicules. Nous arrivons ainsi aux glandes génitales des AMPHARETIDÆ qui se développent directement sur le vaisseau ventral. On les trouve sur toute la longueur de l'abdomen dans la partie supérieure des chambres latérales, à la face postérieure des cloisons rudimentaires de ces chambres et sur la lèvre supérieure de la dernière paire d'entonnoirs vibratiles (Melinna palmata). Chez les TEREBELLIDE elles sont limitées à la chambre thoracique postérieure ou même à un certain nombre de segments de celte chambre (segments 6-13 de l'Amphitrite rubra; 7-8 de la Lanice conchilega). Elles sont portées par le vaisseau ventral (Amphitrite rubra, fig. 1126, p. 1578, gdr) ou par les branches qui en dérivent (Polymnit nebulosa). En certains points de ce vaisseau les cellules de la couche péritonéale grossissent, leur protoplasme devient plus granuleux, leur noyau plus volumineux et plus clair; ces cellules se multiplient, forment une masse qui s'élève peu à peu au-dessus des parties non différenciées de la couche péritonéale, et finalement, la surface du vaisseau ventral se trouve revêtue de villosités renflées en massue. Chacune de ces villosilés est, dans sa partie inférieure, revêlue par la membrane péritonéale; mais dans sa région renflée cette membrane disparait, et les ovules prêts à se détacher forment une masse nue, müriforme. La
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partie rétrécie, en quelque sorte pédonculaire, de la villosité est formée d’une masse protoplasmique, présentant de nombreux noyaux granuleux, mais dont la division en cellules distinctes est à peine indiquée; un peu plus haut les noyaux présentent tous les signes de la division mitosique, en même temps que les limites des cellules s’accusent; enfin le protoplasme devient plus clair, et ses granules plus grossiers revêtent les caractères de granules nourriciers. Les cellules arrivées à ce degré de développement tombent dans la cavité générale; elles se transforment directement en œufs si l'individu est femelle; s’il est mâle, les cellules devenues libres subissent encore de nouvelles divisions et ce sont les produits de ces divisions qui se transforment en spermatozoïdes. Chez les CIRRATULIDÆ, les premiers segments du corps ne contiennent pas de glandes génitales; elles apparaissent sur le 15° segment chez les Chætozone, du 30° au 50€ chez les Cirratulus; elles se constituent aux dépens des éléments péritonéaux sur la face postérieure des dissépiments dans la région des veines branchiales qui sont situées sur la face antérieure. Enfin les éléments sexuels se détachent de bonne heure chez les SERPULIDÆ, et c’est en liberté dans la cavité générale qu'ils accomplissent la plus grande partie de leur évolution. Les ovules sont d’ailleurs peu nombreux chez les petites espèces
L voisinesdes Spirorbis
d (fes dde near p. 1547) et des Filogran«.
b Parmi les CAPITEL- LIDÆ qui sont dépourvues de vaisseaux, le point de départ des éléments sexuels des deux sexes, dans les genres Notomastus, Mas-
tobranchus, Hetero- Fig. 1137. — Figure schématique représentantl' organisation d'un Myzostomun. x — ph, pharynx; €, Co, Cirres marginaux; P, bouche; p1.ps. parapodes; », mastus, Capitella, est ventouses © ï, ramifications du tube digestif; FE, estomac ; À, rectum; o, exclusivement la paovaire; 4, orifice femelle; c/, cloaque; t, testicule; 6, orifice mâle; W, chaîne 3 nerveuse (d'après von Graff). roi de la chambre périnervienne; il se forme ainsi une plaque génitale, à laquelle se joint dans le genre Dasybranchus le mésentère ventral; quelques parties du mésentère et de la somatopleure peuvent aussi ébaucher des éléments sexuels chez les Heteromastus, mais ces éléments n'ar-
rivent pas à maturité. Les éléments génitaux se développent habituellement dans
el C10