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Fig. 746. — Appareil circulatoire des Amphipodes
et des Amphisopodes. — 1. Appareil circulatoire de la Caprella acanthifera. — cc, anneau vertical péricérébral, caractéristique des Amphipodes; as, aorte thoracique; p, péricarde; €, cœur; pt, vaisseaux afférents du péricarde ; ai, aorte inférieure; n, la branche terminale au point où elle se perd dans les lacunes; =, ses branches latérales au point où elles se perdent dans le sinus ventral; cb, vaisseaux afférents, et ab, vaisseaux efférents des branchies; ap, vaisseau afférent ; ep, vaisseau efférent de la deuxième paire de pattes ; pl, extrémité supérieure du sinus ventral; g, point où l'aorte supérieure se perd dans les lacunes. — 2. Coupe théorique à travers un segment de Caprella, mêmes lettres et en outre S, sinus ventral; I, intestin. — 3. Circulation dans la région antérieure du corps de la Paratanaïs Savignyi : A1, antennule; A», antenne ; O, œil; #4, mandibule; m, mâchoire; pm, maxillipède; C4, 1° péréiopode chéliforme coupé; S, orifice de sortie de la carapace; BC, région lacunaire de la carapace; Æ, orifice d'entrée de la carapacte; ach, at, canaux afférents du 1‘ et du 2° péréiopode; €, cœur; p, péricarde; as, aorte supérieure; g, terminaison de l'aorte supérieure dans les lacunes. — 4. Appendice vibrant de la 2° paire de péréiopodes de la même; à, basipodite; e, appendice vibrant; f, soies plumeuses qui le surmontent (d'après Delage).
en avant de son extrémité. Quelquefois (Anilocra) elles se confondent après un court trajet pour se séparer de nouveau.
Chez les formes de Crustacés étudiées jusqu'ici le cœur ne fournissait que les deux aortes, et, chez les TANAIDÆ, une seule paire d’artères; il donne naissance maintenant à une paire d’artéres thoraciques par segment; mais comme il ne s'étend dans le thorax qu’à une faible distance de l'abdomen il n’envoie directement d’artères (artères thoraciques primaires) qu'aux trois derniers segments thoraciques; il ne fournit même que deux artères chez les Praniza qui n’ont que cinq segments thoraciques apparents, et n’en fournit plus du tout chez les BoPyYRibæ et les ENTo- NIscibÆ. Les artères des quatre premiers segments semblent s'être confondues, de chaque côté de l’aorte antérieure, en une seule grosse artère latérale (fig. 741, 1), d’où se détachent successive ment les quatre artères thoraciques secondaires, correspondant aux quatre premiers segments du thorax. Ces artères latérales remontent en avant, en touchant sur presque tout leur trajet l'aorte antérieure chez les Praniza; elles se fusionnent avec elle, chez les BoPYRIDÆ, de sorte que ce vaisseau fournit six paires d’artères thoraciques et se termine en formant autour de l'estomac un anneau complet. Le plan général de l'appareil artériel des Isopodes étant ainsi caractérisé, il est nécessaire de revenir à l'étude de ses diverses parties. ;
Le cœur (c) est toujours situé dans l’abdomen et dans la partie postérieure du thorax ; sa forme et le nombre de ses ouvertures varient un peu avec les proportions de l'animal; dans les espèces allongées le cœur est tubulaire et présente deux (Anilocra, Ligia) ou quatre fentes alternes (Conilera, Anceus, etc.); dans les formes courtes (Sphæroma), il est pyriforme et ses ouvertures sont symétriquement placées.
L'aorte antérieure irrigue les veux, les ganglions cérébroïdes, les antennules et les antennes; après avoir fourni des rameaux à ces organes, elle disparait dans les lacunes, chez les Anceus et les BopyribÆ; dans les formes plus élevées, elle fournit, aussitôt après avoir traversé le collier nerveux, un collier périæsophagien, analogue à celui des Amphipodes, mais duquel naït une artère prénervienne, Située entre la chaine nerveuse et les téguments. Les aortes abdominales envoient un rameau dans chacun des anneaux branchifères de l'abdomen; elles se terminent dans la dernière paire de pléopodes et le telson.
Les artéres latérales fournissent, outre les artères thoraciques secondaires, des branches au tube digestif, aux glandes pyloriques, aux glandes génitales. Les artères thoraciques se terminent dans les pattes, mais donnent des rameaux aux téguments dorsaux, aux lames pleurales, aux lames incubatrices; enfin elles envoient aux téguments ventraux, dans chaque méride, une branche qui, au moins dans un anneau, jamais dans les sept, s’anastomose directement, ou par l'intermédiaire de ramifications avec des rameaux correspondants de l'artère prénervienne.
Après avoir parcouru les ramifications des artères, le liquide nourricier tombe dans la cavité générale d’où il pénètre, par des orifices ménagés à cet effet, dans des sinus ventraux thoraciques qui peuvent être au nombre de trois (Anülocra), se bifurquent en arrivant dans l’abdomen chez les Bopyrus, et partout ailleurs se réunissent, au contraire, en un seul sinus abdominal : cinq paires de vaisseaux portent le sang de ce sinus dans les branchies; cinq paires de vaisseaux branchiopéricardiques ramènent le sang des branchies dans l’espace péricardique où le cœur le puise, pour le lancer à nouveau dans les artères. L'espace péricardique est
pratiqué simplement dans les masses musculaires abdominales et n’est que rarement (Bopyrus) limité par une membrane propre isolable. Le cœur des STOMATOPODES ! commence immédiatement après l'estomac et s'étend