‹ Traité de zoologie (volume 5)Chapitre 330 sur 396 · AIS · texte numérisé non relu

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Fig. 811. — Obisium trombidioi- - Ga des, type de Chernète ou Pseudoscorpion; Æf, pattes-mâchoires (Règne animal).

Fig. 812. — Phalangium opilio, mâle, type d'Opiliones (Règne animal).

filament mobile, au-dessous duquel s'ouvre l’anus et qui est divisé en un grand nombre d'articles. Cette queue disparait chez les Phrynes (fig. 810) dont l’abdomen ne compte plus que onze anneaux. Ce nombre est conservé chez les Pseudoscorpions (fig. 811); il tombe à dix ou même neuf chez les Solifuges (fig. 813), à huit chez les Opilionides ou Faucheurs (fig. 812). Les segments de l'abdomen absolument

indistincts à l’âge adulte chez les Araignées sont nettement apparents pendant la période embryonnaire (fig. 860, p. 1097); on peut alors reconnaitre les traces de douze segments, dont quatre ont un grand développement tandis que les autres se fusionnent en une seule masse qui constitue l'extrémité postérieure de l'abdomen. Il y a donc, au point de vue du nombre des segments abdominaux, une intéressante gradation dans les divers groupes d’Arachnides, et le nombre douze pourrait être considéré comme primitif si le crochet venimeux des Scorpions et la queue des Thélyphones ne nous avertissaient que ce nombre à dù être plus élevé. Il existe encore sur le céphalothorax des Scorpions deux légers sillons transversaux, dont l’un interrompu au milieu, comme indication de la séparation initiale des métamérides dont il est composé. Il 2 Sy en est de même chez divers Chernètes (Chelifer cyrneus, C. lampropsalis, deux sutures; Chiridium muscorum, une suture), Faucheurs (Ischyropsalis, une suture; PHA- LANGIDÆ, deux), Aranéides (UROCTERIDÆ, beaucoup d'AGELENIDÆ, DICTYNIDÆ, Cybeodes, Agræca, etc.). Chez les ATTIDÆ la région qui porte les yeux est souvent assez nettement séparée du reste du céphalothorax pour qu’on puisse décomposer celuici en une région céphalique et une région : thoracique distinctes; mais c’est seulement LS chez les Solifuges (fig. 813) où les segments

À Z N AN thoraciques sont également distincts, que À la séparation de la tête et du thorax s’ac- 7N N cuse d’une façon bien nette; la tête porte JÀ N / À chez ces Arachnides trois paires d’appen- À A dices : les chélicères, les maxillipèdes et la

Fig. 813. — Galeodes araneoïdes, type de Solifuge PTE PAIE de RARES le thorax (Règne animal). ne comprend plus, en consequence, que

trois segments.

La séparation des segments abdominaux est toujours très nette chez les Scorpions, les Pédipalpes, les Chernètes et les Solifuges; elle est, par exception, conservée chez les Aranéides du genre Liphistus; elle a entièrement disparu chez les autres (fig. 814). Elle tend du reste à s’effacer déjà chez un certain nombre de Faucheurs. Les cinq premiers segments sont souvent difficiles à reconnaitre dans cet ordre, et chez les NEMASTOMATIDÆ, TROGULIDÆ, GONYLEPTIDÆ, ils forment avec le céphalothorax un vaste bouclier dorsal où une légère strie sépare seule les deux régions l'une de l’autre. Les trois derniers segments sont habituellement libres et bien séparés; ils sont cependant invisibles du côté dorsal chez les GONYLEPTIDÆ; on les reconnait seulement en regardant la surface tronquée de la partie postérieure du corps, où ils dessinent trois cercles concentriques : le sixième segment est de même seul apparent du côté dorsal chez les TRoGULIDÆ. Ces animaux, avec leur corps imparfaitement segmentéet leurs pattes courtes, rappellent déjà les Acariens, ‘comme les GiBocetuinæ et les SIRONIDÆ rappellent les Chernètes, de sorte que

par l'intermédiaire des Opiliones une série presque continue s'établit des Scorpions aux Acariens (fig. 818), de même qu’une autre série semble conduire des Scorpions aux Aranéides par l'intermédiaire des Pédipalpes.

Du côté dorsal, le céphalothorax porte toujours des yeux simples dont le mode de groupement, étudié jusque dans le moindre détail par les nomenclateurs, leur a fourni une foule de caractères distinctifs; la région sur laquelle les yeux sont distribués est l'aire oculaire; la région comprise entre cette aire et l’insertion des chélicères est le bandeau, dont le bord antérieur estle bord frontal (fig. 815); la forme, les proportions et le degré d’inclinaison du bandeau sont encore des caractères fréquemment utilisés dans la définition des genres d’Aranéides. Le bandeau et l'aire oculaire constituent une région céphalique idéale qui représente parfois à elle seule près de la moitié du céphalothorax, et prend une part importante à la détermination de sa forme. C’est grâce à elle qu'il parait aussi large en avant qu'en arrière et brusquement tronqué chez les ÂATTIDÆ (fig. 816), quelque peu rétréci chez les AGELENIDE et les DRASSIDÆ, davantage chez les ÉPEIRIDÆ, ENYOIDÆ,

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